Quittez votre club photo ! (avec Richie Lem’)

Date de la dernière mise à jour : le 23 octobre 2019


Introduction

Aujourd’hui j’ai décidé de ressortir Pipou, ma belle à défoncer du cliché, et elle va avoir un sale boulot à faire. Dans cet article, on va se pencher sur les clubs photo. J’ai toujours dit qu’ils ne servaient à acquérir que deux choses : des certitudes et du bokeh, et il est temps de voir ça plus en détails. Lançons dont ce que je nomme la grande opération verre-pilé & gravillons citron.

Quand on parle de clubs photo, de quoi parle-t-on au juste ?

En France, on adore les associations. Dès qu’il y a 2 pleupleus qui aiment la même marque de céréales, la création d’une association est envisagée. On estime à 1 500 000 le nombre d’associations actives dans le pays. Ça en fait un paquet oui, on est comme ça en France : solidaires et grégaires quand il s’agit de parler de tricot, mais beaucoup moins quand il s’agit d’accueillir des migrants.

Sans aucune surprise, il aurait été étonnant que cette appétence pour les associations s’arrête aux portes de la photographie. Ainsi, sont nés les clubs photo. Le premier d’entre-eux, est la Société héliographique, créée en 1851. L’existence de cette société d’amateurs a pris fin officiellement en mars 1853, mais la Société héliographique sera un modèle pour de nouvelles associations comme la Société française de photographie qui, dès novembre 1854, accueille la plupart de ses membres. Donc en gros, on a arrêté de dire « héliographie » pour privilégier le terme « photographie », et plutôt que de changer le nom, on a préféré refaire une nouvelle société. Habile.

Désormais, les clubs photo, arrière-petits-enfants lointains de la Société photographique, sont des lieux où des retraités se rejoignent pour s’adonner à leur passion : la photographie. C’est là une façon tant récréative que ludique de lutter contre la vacuité de la vie, en éloignant de son esprit l’heure fatidique où tout sentira un peu le sapin.

Dans ces clubs on vous parlera de technique, de matériel, de beaucoup de bokeh et très rarement d’art, la fermeture d’esprit étant une des caractéristiques premières d’admission. La plupart d’entre eux consacrent aussi beaucoup de temps (outre l’onanisme) à la préparation des concours de la « fédé », et de l’exposition annuelle. Pour savoir si vous êtes dans un club photo, c’est très simple, si deux ou plus des éléments ci-dessous sont présents, c’est bien un club photo.

On va donc s’atteler à voir ensemble pourquoi y participer est une perte de temps, que vous pouvez consacrer à des choses éminemment plus pertinentes quant à votre pratique.

Dans cet article, je serai une fois de plus accompagné de mon side-kick Richie Lem’, avec qui j’avais déjà écrit l’article sur l’argentique. Bon, cette fois nos contenus sont moins mélangés, donc la partie où il s’adresse à vous est indiquée. Je vous remets l’article si jamais vous l’avez raté. Ceci étant dit, démarrons.

Disclaimer

Petite précision avant de commencer les hostilités : je me doute bien que ce que je dis et décris ici ne reflète pas la situation dans 100% des clubs. Bien évidemment, il y a des exceptions, j’en ai bien conscience, et ça n’est pas le sujet. Il est donc inutile de commenter en disant que « mais non tu as tort, dans mon club en fait… » : je sais. On va s’intéresser au comportement de l’écrasante majorité et non parler du meilleur pote que vous vous êtes fait dans la masse.

D’ailleurs, en faisant des recherches pour cet article, j’ai regardé ce que faisait le club photo de ma ville. Et j’avoue avoir été agréablement surpris de ce que fait le Photo Club de Lille. Leur site est chouette, les membres ont l’air plutôt jeunes (ce qui n’est pas un signe systématique d’ouverture d’esprit, certes, mais change de ce qu’on voit d’habitude), et les travaux présentés sortent du triptyque macro-HDR-gamines à poil. Bref, faudrait que j’y aille un jour. Si un de ses membres passe par là, qu’il lève la main ou se taise à jamais.

Pourquoi les clubs ne servent à rien

J’avoue que les quelques contacts que j’ai eus avec les clubs photos depuis que je me suis mis à la photographie n’ont pas été très glorieux. Ils sont à la photographie ce que Manuel Valls est à la politique : une suite d’échecs pleine de volonté. On y constate un entre-soi certain, une fermeture d’esprit totale (n’essayez jamais d’y parler des travaux de William Eggleston, il n’y a pas de bokeh), et une préférence certaine pour le facile et le convenu. Bref, on y a un vif intérêt pour le piqué, au lieu de chercher à être piqué au vif. Oubliez les Punctum.

(Si vous ne connaissez pas Eggleston, regardez ça)

C’est un peu comme si Flickr et 500px s’étaient matérialisés, et que la bataille pour les likes et les égos se déroulait dans le vrai monde. Si j’en parle, alors qu’au final je suis assez peu concerné (je prends grand soin de m’en tenir éloigné), c’est aussi parce qu’une bonne partie de mon lectorat atterrit chez moi après être ressorti lessivé de ces lieux. On y entre pour apprendre, et comme les singes de l’oeuvre de Pierre Boulle, on en ressort lassé par la répétition constante des mêmes préceptes éculés et ineptes. C’est la caverne de Platon, mais version pré-retraités en manque de créativité artistique et de validation sociale.

Je peux parfaitement comprendre ce qui pousse à y mettre les pieds (par principe, avant d’y aller, on ne peut pas savoir ce qui nous y attend). Vous démarrez et vous avez besoin de conseils sans savoir où les trouver. Vous avez envie que quelqu’un de plus expérimenté vous guide. Vous avez besoin de retours sur vos travaux, ou de compagnie pour pratiquer. Mais comme on va le voir, ça n’est jamais une bonne idée de chercher ces éléments dans les clubs.

Vous êtes autonome

Si, en vrai je vous jure, vous pouvez vous en sortir.

Alors, tout le monde ne semble pas être au courant et côtoyer l’humanité au quotidien m’éloigne parfois de cette certitude mais : vous êtes tous des adultes autonomes capables de vous prendre en charge. Ça fait peut-être un choc dit comme ça, parce que c’est toujours agréable de se faire prendre par la main, mais la réalité est là. Vous pouvez vous débrouiller tout seul pour acquérir n’importe quelles connaissances. Vous n’avez pas systématiquement besoin d’être formé par quelqu’un.

On va prendre un exemple, et sans doute celui que je connais le mieux : le mien. Commençons donc par ce que l’on pourrait appeler une : Micro-histoire de moi-même, par moi-même.

thomasjeune
Rassurez-vous on va commencer un peu plus tard.
Ps : Mes parents ont voulu me troller en me faisant porter ça. On dirait un scout communiste.

La question est donc : comment est-ce que je suis passé de « Je ne sais absolument rien sur la photographie » à « je vous bassine avec des livres et des photographes à longueur de temps » ?  Parce que oui, c’est de là que je suis parti, il y a quelques années, je devais penser qu’Eggleston était un fromage hollandais ou que Cartier-Bresson une marque de chaussons produits en Ardèche. Si vous me lisez régulièrement, vous devez déjà avoir largement plus de culture que ce que j’avais quand j’ai repris la photographie fin 2013. En fait, je pense que ma chatte, en dormant dans ma bibliothèque, a elle aussi plus de connaissances sur l’édition photographique que ce que j’avais à l’époque. J’étais à 100% un débutant sur le sujet, et je ne suis pas issu d’une quelconque « élite de sachants » (je déteste le terme d’ailleurs), ni ne vient d’un milieu particulièrement favorisé :

  • Je n’ai pas fait de grandes école d’art,
  • Je n’ai même pas fait d’études d’art (mis à par un trimestre d’histoire de l’art en seconde, pardonnez-moi),
  • Je ne suis pas conservateur dans un grand musée ou autre institution prestigieuse,
  • Je ne viens pas DU TOUT d’une famille d’artistes ou qui serait connectée au monde culturel.

Non, en fait, moi, j’ai juste lu des livres. C’est aussi simple que ça. Un jour je me suis dit « tiens, je vais apprendre des trucs sur le sujet », et j’ai acheté et lu un livre. Puis un deuxième. Puis un troisième. Cela ne demande rien d’autre, c’est extrêmement facile et vous pourriez commencer seul dès aujourd’hui. D’ailleurs, je vous mâche le travail de sélection ici :

Très honnêtement, il y a peu de choses plus démocratiques que les livres, tout le monde y a accès. On a même des institutions qui sont construites et financées sur des fonds publics, avec des gens payés par l’Etat et les collectivités locales, pour vous donner accès à ces livres : les bibliothèques.

Après, je peux comprendre que lire des pages et des pages ça puisse en barber certains, mais vous pouvez trouver aussi beaucoup de contenus (là aussi gratuits) sur internet, d’autant plus si vous parlez anglais. Ci-dessous, un petit best-of de ce que je recommande sur YouTube.

Donc vous pouvez vous former seul et pour une somme très restreinte. Mais étant au summum de ma compréhension (chose assez rare, je l’avoue), je comprends aussi que vous ayez besoin d’être pris par la main, ou un peu guidé pour être formé en photographie. Certes, je privilégie l’autonomie (c’est une question de caractère et de valeur personnelle), mais je reconnais que vous pouvez gagner beaucoup de temps en ayant une formation digne de ce nom. Et j’insiste sur cette partie : digne de ce nom, ça veut dire pédagogique, éprouvée, complète et non tirée d’une pratique purement empirique et personnelle qui servirait tant à « former » une personne qu’à conforter son auteur dans ses certitudes. Et encore une fois, il n’y a pas besoin d’aller dans un club photo pour trouver ça.

Sur internet, je conseille les formations de Laurent Breillat, vous pouvez apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur la photographie, grâce à lui, et cela depuis chez vous. S’il est numéro un sur le marché, ça n’est pas pour rien hein.

Ps : Je préfère préciser que si je parle des formations de Laurent c'est pour deux raison, à savoir :
- Elles sont de qualité, tout le monde en ressort satisfait (cf. les témoignages) et elles ont été littéralement suivies par des milliers de personnes.
- C'est aussi pour montrer que vous pouvez avoir accès de chez vous à une véritable formation, pédagogique et à votre rythme et donc... être autonome.

PS² : Ceci n'est pas un placement de produit, le lien n'est pas affilié. Je vous en parle juste parce que je trouve qu'elles sont très bien, de la même façon que je vous conseille régulièrement des lectures.

Alors certes, en parlant de mon expérience j’ai parlé de culture et non pas d’apprendre à se servir d’un boîtier (ce que la suite du paragraphe aborde), mais vous comprenez l’idée : vous n’avez pas besoin d’aller dans un club photo pour apprendre quoique ce soit. C’est une perte de temps, vous pouvez trouver des contenus meilleurs, et plus diversifiés vous-même.

Et d’ailleurs, c’est quelque-chose qui est typique de notre époque : jamais dans l’histoire de l’humanité l’accès à la connaissance n’a été aussi facile qu’aujourd’hui. Cela devient complètement dingue. Par exemple, le programme de l’École centrale de Lille consacré à la gestion de projet rencontre un important succès sur le continent africain : plus de 20 % des 11 300 inscrits viennent d’Afrique (voir cet article). Ça veut dire qu’à l’heure où vous lisez ce texte, des milliers de personnes se forment à distance à la gestion de projet en Afrique. N’allez pas me faire croire que vous avez besoin de Robert, 75 ans dont « 50 ans de photographie et 20 médailles de la fédé » pour vous expliquer comment utiliser votre boîtier.

Ah ! Et si la gestion de projet ne vous intéresse pas, sachez qu’on peut aussi apprendre l’astrophysique depuis son canapé. Quand je vous dis qu’on vit une époque formidable.

Un art de la répétition

Si vous allez dans un club photo pour avoir un avis sur votre travail et chercher des axes de progression, encore une fois, vous allez très probablement faire fausse route. Pour prendre une analogie aquatique, on y est plus proche de la machine à laver qui tourne en rond, que du toboggan qui vous fera avancer. Bref, on parle de répétition, pas d’évolution. La validation et la recherche de poncifs photographiques, c’est un phénomène que l’on retrouve énormément sur internet, j’en avais déjà parlé notamment dans ce billet :

Le mécanisme est simple et tient principalement de deux aspects :

  • Les personnes qui vont valider votre travail vont le faire que par rapport à ce qu’elles ont comme connaissances de ce que sont des bonnes et des mauvaises photographies (à ce sujet, voir cet article). Forcément, comme on y préfère les pixels aux pages des livres, si vos photographies sortent un peu trop des poncifs habituels ou de la fameuse règle des tiers, on va vous inciter à les changer. D’ailleurs, c’est sans doute un test à faire : prenez quelques photographies d’Eggleston présenté ci-dessus, et montrez-les à votre club. Les réactions vous diront long sur l’intérêt que vous avez à y rester. Parce que clairement, si vous êtes le plus malin / ouvert d’esprit d’une pièce, c’est que vous êtes dans la mauvaise pièce.
  • Ce genre d’analyse ne fera de vous qu’à photographe moyen. Pas forcément à cause du retour que l’on va vous faire, mais à cause du nombre de retours que l’on va vous faire. Chercher à plaire à la masse, par définition, c’est produire une photographie « moyenne », car qui plait en moyenne aux gens. C’est très bien et très intéressant quand on cherche à faire des photographies pour Ikea ou Yellowcorner, beaucoup moins quand on essaie de développer une photographie personnelle et sensée.

Sans surprise donc, je persiste et signe sur ce sujet : si vous avez besoin d’un retour sur votre travail photographique, les clubs photo (de par les références des intervenants ainsi que leur nombre) sont une très mauvaise idée. Quand il s’agit d’évaluer un travail, il vaut mieux privilégier la qualité que la quantité (qui ne vous aide jamais à vous décider de toute façon). Personnellement, sur un projet donné, j’évite de demander l’avis de plus de 2-3 personnes, que je choisis soigneusement. Si dans votre entourage vous n’avez pas de personnes qui ont un vrai bagage culturel et artistique sur la photographie pour vous aiguiller, voici quelques pistes où obtenir un avis :

  • Les centres photographiques. Quand je vivais à Rouen, la directrice du centre photographique proposait régulièrement des revues, elles étaient toujours très enrichissantes. Regardez ce qui se fait près de chez vous (cela peut aussi se trouver dans un FRAC – Fond Régional d’Art Contemporain), bref, faites de la veille.
  • Les festivals. Il y a souvent des lectures de portfolio qui y sont organisées en marge des événements. Bien évidemment, il s’agit encore une fois de privilégier la qualité (en allant au 104 à Paris par exemple pendant Circulation(s)). Vous ne gagnerez rien à présenter vos images au festival de Trouperdu-Sur-Auge où l’on expose de la macro HDR plutôt qu’au photo club du coin.
  • Les salons. C’est à mon sens la seule raison valable d’aller au Salon de la photographie à Paris par exemple. Les magazines Fisheye et Polka y organisent chaque année des lectures de portfolios, tenues par des galeries, et je les recommande chaudement.
  • Les galeries. Comme pour les centres cités ci-dessus, il leur arrive d’organiser des lectures au moment d’une exposition par exemple. Surveillez ce qui se fait, ou encore mieux : contactez-les pour vous renseigner (mémo : vous êtes un adulte autonome).

Donc pour résumer, pour ce sujet aussi, il n’y a aucun intérêt à mettre les pieds dans un club plutôt que dans le bureau de quelqu’un dont c’est le métier. C’est accessible, souvent gratuitement, et d’expérience, c’est très enrichissant. La première lecture de portfolio que j’ai faite m’a donné au moins 6 mois de travail et de réflexion.

Une pratique solitaire

Ah, elle est pas belle la sortie qui pue le néo-colonialisme à plein nez ? On est pas bien là, avec nos vestes à poches et nos 70-200 à photographier des « autochtones » qui n’ont pour seule hâte que d’aller remettre un jean ? C’est beau l’authenticité, surtout quand c’est fabriqué.

La photographie est un art solitaire. C’est dans sa nature, vous êtes seul et uniquement seul quand vous appuyez sur le déclencheur. Vous pouvez faire tout le processus de production seul, de A à Z. C’est d’ailleurs pour ça que je l’ai choisi, avant je faisais de la musique. Pour la musique, on est très vite obligé d’être plusieurs (même dans le cas où l’on joue et chante seul par exemple, il faut bien de l’aide à un moment pour enregistrer ou autre). En photographie, ça n’est pas le cas, et c’était plus compatible avec ma vie professionnelle. Bref. Chercher à travailler en groupe, c’est aller contre ce qui fait de la photographie ce qu’elle est : un art solitaire.

Je précise cependant qu’il existe des duos dont j’ai déjà parlé, comme Marchand & Meffre. Mais, soit ils travaillent sur le même projet ensemble (ce qui n’est jamais le cas des sorties de groupe), soit ils travaillent sur un même lieu, mais se laissent respirer. Il s’agit d’une compagnie ponctuelle, pas de s’aligner en rangs d’oignons pour photographier la même chose à 10 images par seconde. C’est ce que font Pauline Alioua et Chris Garvi par exemple, qui en parlent très bien dans cette vidéo :

De façon plus générale, je ne vois pas l’intérêt de pratiquer en groupe. C’est quoi le but en arrivant chacun avec sa veste à poches (désolé, je ne me remets pas de ce look), avec les mêmes objectifs, au même endroit, photographier les mêmes choses ? On cherche quoi ? Où est la place d’une démarche réfléchie et personnelle là dedans ?

Aller photographier en groupe, c’est un sorte de randonnée améliorée, rien de plus. C’est très bien pour s’échanger les derniers conseils en crèmes qui luttent efficacement contre l’arthrose, beaucoup moins pour développer sa pratique.

Prenez le temps de vous retrouver avec vous-même, d’être seul, de voir ce qui vous intéresse, vous. C’est comme ça que l’on fait éclore son regard, qu’on apprend à voir ce qui nous plaît vraiment. Je ne vois pas comment les photographies d’Errance, de Raymond Depardon auraient pu être produites autrement.

Raisonner par l’absurde

Comme je l’ai dit un peu plus haut, les clubs photo existent quasiment depuis les débuts de la photographie. Grossièrement, on s’est retenu 10 ans le temps de voir si la technologie était viable, puis on a commencé à se rassembler autour. Du coup, on va réfléchir par l’absurde : imaginons que j’ai totalement tort (HUM HUM), que les clubs photo soient un excellent moyen de progression depuis des décennies et que je suis probablement trop perché pour le voir.

Où sont les photographes reconnus qui en sont issus ?

Pourquoi est-ce que la photographie qui en est issue est absente des collections des grands musées (MoMA, MoMA SF, George Eastman House, Jeu de Paume, Grand Palais, MEP…) ? Pourquoi est-ce que l’on ne vend pas des photographies de clubs photo à Paris Photo ? Pourquoi est-ce que cette photographie est absente de tous les livres d’histoire ? Pourquoi est-ce que les grands prix (fondation Hasselblad, Prix HSBC pour la Photographie, prix Oskar Barnack, Bourse du Guggenheim…) ne la récompensent jamais ? Pourquoi les grands éditeurs photo (Steidl, Delpire, Tashen, Textuel, Thames & Hudson, Xavier Barral…) ne publient jamais de livres des meilleurs photo clubs ?

Je grossis volontairement le trait, mais vous avez l’idée : si les clubs photo étaient des usines à artistes reconnus, on s’en serait rendu compte. Et quand je dis « reconnus », je parle d’institutions sérieuses, pas de clubs photo qui inventent leurs propres prix pour s’auto-congratuler dans leurs coins (coucou la FIAP et ses « champions du monde« ). Je me doute bien que la plupart de ces clubs regroupent essentiellement des amateurs, mais sur les 290 listés par Compétence Photo, sur toutes ces années et sur tous ces membres, si la formule était correcte, il est hautement improbable que rien de bien n’en soit jamais sorti. Si les photographes ayant fait l’histoire ont tous des parcours très variés et ne sont pas forcément issus d’école d’art (Salgado est par exemple économiste), aucun ne s’est formé au club photo du village. Tirez-en vos propres conclusions.

Mais plus que des réflexions théoriques sur la pertinence et les bénéfices supposés de faire partie d’un club, nous allons passer aux constatations pratiques. Je laisse la main à Richie.

Constat & analyses (Richie Lem’)

Pourquoi les clubs photo ?

Comme l’a dit Thomas, le but n’est ici aucunement de jeter l’opprobre sur l’ensemble des clubs photo. Il y en a 550 en France affiliés à la Fédération Française de Photographie, qui serions-nous pour en juger l’ensemble ?

Ce qui nous a mené à parler des clubs photo est une simple réponse à un article, signé du « double champion du monde de photographie » Roger Jourdain. Immédiatement, nous avons voulu en savoir plus sur ce titre dont nous ignorions tout. Comment être champion dans une activité artistique ? Manger 120 hot-dogs en 10 minutes, c’est quantifiable, courir 200 mètres en un certain temps, c’est quantifiable, mais comment quantifier un travail photographique pour en tirer un statut de « champion » ?

Je me suis d’abord demandé qui gagnerait entre Van Gogh et Gauguin, entre Giacometti et Rodin, entre Hitchcock et Kubrick ? Et en phase finale qui gagnerait le titre de champion entre Miles Davis et Rembrandt ? (oui à ce niveau d’incongruité on peut bien faire un duel entre deux arts.)

Sans réponse logique, j’ai décidé d’aller voir plus loin. Sur sa page, Roger Jourdain – double champion du monde de photographie fait allusion à la FIAP : Fédération Internationale de l’Art Photographique. Et c’est ici que se trouve le club de tous les clubs, le point-zéro de tout ce que l’on a appris et qui nous a amenés à écrire ce billet. Je vous préviens c’est un univers parallèle et fascinant, et il n’est pas le fait de deux ou trois papys en vestes-sans-manches-pleines-de-poches-pleines-d’accessoires-de-chasse-et-de-photo et housses-de-téléphones-portables-à-la-ceinture qui comparent le bokeh de leurs 70-200 f/2.8 ED VR II en écoutant du Phil Collins ou du Mark Knopfler le dimanche. Non, il est le fait de centaines, de milliers de clubs de papys en vestes-sans-manches-pleines-de-poches-pleines-d’accessoires-de-chasse-et-de-photo. Au moins autant que Genesis a pu vendre d’albums, c’est dire.

Le club des clubs

La FIAP est, selon Wikipedia et leur propre site, une fédération qui regroupe plus d’un million de photographes de tous les continents habités par l’homme, et qui a pour but de promouvoir l’art photographique. Une sorte de Magnum des clubs photo ? Peut-être même que Magnum en est membre ! Pour en savoir plus, j’ai lu (peut-être un peu rapidement, mais libre à vous d’approfondir) leur règlement de plus de 150 pages.

Bon, il faut quand même deux pages pour définir la norme du logo. Remarquez l’usage du latin et la présence de la planète Terre, nous approchons l’universel.

Qu’est-ce qu’on peut bien trouver dans le mode d’emploi d’une fédération photo, mis à part le statut de l’association et quelques lignes de bonne conduite ? On y trouve les règles pour gravir l’échelle et devenir Champion du Monde de photographie !

Je ne vais pas alourdir l’article par une compilation d’images issues de cette bible mais vous en résumer ma lecture, sans déformation aucune vous pourrez vérifier par vous-même.

Des images sur la page d’accueil de la Global Photographic Union. Le voyage trop typique et le McCurrysme sont mis en avant chez les photographes de clubs de clubs. Et la street HDR en noir et blanc n’est pas un fantasme ici, elle existe.

C’est donc une association ultra organisée, où l’on retrouve tout un tas de protagonistes différents dont certains sont membres opérationnels – dont les noms sont classés selon l’ordre alphabétique française de l’ONU (sic) – c’est à dire ni plus ni moins par ordre alphabétique, mais ajouter « ONU » ça doit donner un côté officiel et plus international encore.

Certains sont AFIAP – Artiste FIAP, ou mieux : EFIAP – Excellence FIAP – parce qu’ils ont une « excellente technique » et qu’ils ont été reconnus dans au moins 30 salons internationaux sous le patronage de la FIAP et ce dans 20 pays différents au moins (bonjour le bilan carbone). Il y a également des ESFIAP – Excellence for Service Rendered, les Officiers de Liaison; c’est plein d’acronymes et de conditions compliquées pour passer d’un statut à l’autre. Bon j’avais promis pas trop d’images mais comprendre la difficulté du truc, il vous faut un petit tableau.

Parce que vous pouvez être Excellent FIAP, mais qu’il faut vous départager avec votre camarade, on a créé les grades ! Je plains sincérement le mec qui vérifie et calcule tout ce charabia pour savoir qui est Diamond 2/d3.

Ça serait presque pompeux, et puis comment savoir qui a quel niveau ? Parce que de grands meetings sont tenus de temps à autres, et il faut bien qu’on puisse savoir qui est EFIAP Diamond 3 + et qui ne l’est pas. On s’est pas cassé le cul pour rien à calculer sur excel pendant 4 heures pour savoir si notre safari photo en Rhodésie du Nord-Est compte pour trois depuis que c’est devenu la Rhodésie du Nord puis la Zambie. Il y a une solution : les médailles. Ainsi chaque membre peut avoir des médailles pour chaque fait, et marquer ses distinctions sur sa carte de membre, histoire de montrer qui il est. En plus des médailles, il y a tout un lot de statuettes, de certificats de ceci et cela, souvent signés par une demi-douzaine de présidents de tel ou tel bureau. Mais ne croyez pas que la FIAP est seule dans ces pratiques, la Photographic Society of America (PSA) joue dans la même cour, et la Global Photographic Union (CGU) a pour spécialité de donner des distinctions divines : ainsi vous aurez un certificat d’obtention de la distinction « Aphrodite » ou « Zeus » selon vos résultats.

Plein de médailles et de certificats, plus qu’à les mettre en signature.

Et plus il y a de médailles moins ça rigole, il y en a plus que de Pokémons dans toutes les éditions confondues. Mais avez-vous bien vu la dernière petite phrase de la précédente photo du règlement ? Elle passerait presque inaperçue :

These photographs must be different and not resemble or be similar to those submitted for other distinctions.

(« Ces photographies doivent être différentes et ne pas ressembler ou être similaires à celles présentées pour d’autres distinctions. »)

Voilà qui est intéressant ! Pour effectivement me figurer de la diversité de la créativité artistique, j’ai décidé d’aller voir ce qui se fait de mieux dans la catégorie dont le nom à le plus de gueule de la fédé : chez les MASTERS OF FIAP (abrégés MFIAP, oui ils aiment les acronymes).

Que produisent les maîtres du club des clubs ?

Dans un souci de neutralité, et de partialité, j’ai sélectionné quelques images publiques provenant de portfolios publiés sur le site de la Fédération, choisis parmi les 150 MFIAP dont j’ai consulté la quasi totalité des profils. Les disciplines photographiques abordées sont régulièrement la nature, le reportage et le portrait. Voici une sélection de photos « nature », Ann Joyce Bastion pour la première, puis Andreas Torres, Jean-Claude Menneron et enfin Gerard Jouffray pour la photo de plante un peu stylisée.

Ps : Toutes les photographies sont propriété de leurs auteurs, se trouvent en libre accès sur internet et ne sont affichées ici que dans un simple but pédagogique.  

Loin de moi l’envie de juger de la qualité des images ci-dessus, je n’oserais bien sûr pas me lancer dans l’exercice périlleux d’une critique de photo de Maître FIAP, mais je suis dubitatif quant à la réalité de l’application de cette règle « These photographs must be different and not resemble  » citée plus haut. Cela dit, vous remarquerez que la présentation rappelant en tout point un herbier pour les deux premières images montre la porosité entre photographie artistique et photographie scientifique. Si l’écriture d’un roman est artistique, qu’en est-il de celle d’un dictionnaire ?

Passons à la catégorie suivante, le portrait. Ici beaucoup de travaux sur les photographies, une mise en scène à faire pâlir Cécil Beaton pour la première image d’Antoine Roland, un découpage des éléments qui rappelle Guy Bourdin chez Dominique Tuilard – la projection laitière contre le ventre évoque la naissance et c’est comme un poing dans la figure visuel.

La troisième image, signée Madhu Sarkar, est l’une des plus mystiques que j’ai pu voir, sans nul doute une référence visuelle directe à Salvador Dalí dans ce fondu entre l’instrument et les seins. Un éloge de la féminité dans les courbes de ce violon – on entendrait presque les « Monroe Hips » chantées par Tom Waits. Et ce barbelé, tranchant avec la légèreté de la feuille d’automne sur laquelle repose l’ensemble, fige l’image dans l’interdit. C’est une interprétation personnelle, hein, d’un mélange de portrait et de nature morte qui ne peut laisser insensible.

Ps² : Toutes les photographies sont propriété de leurs auteurs, se trouvent en libre accès sur internet et ne sont affichées ici que dans un simple but pédagogique. 

Passons les artistes, les exceptionnels et les maîtres pour voir ce qu’il se fait au plus haut niveau, chez les Bests of the Bests. Il n’y en a qu’un par an qui peut se targuer d’être le champion du monde.

Vous l’aurez compris, il aura eu tous les titres, toutes les médailles, aura concouru dans toutes les catégories et sur tous les continents avant d’en arriver là.

Pour cela il doit être au top de l’animalier, au top du reportage, de la photo de nature, du portrait, au top de tout ce qui peut se faire en photographie. Il doit être donc au dessus de tous les artistes présents dans la bibliographie de Thomas, en même temps.

In each salon with FIAP Patronage, the author who has achieved the highest number of acceptances, is awarded with the special FIAP Light Blue Pin and considered as FIAP Best Author of the salon.
The author who has been awarded with the highest number of FIAP Light Blue Pins in a year, is designated as Best of the Best for that year.

(« Dans chaque salon bénéficiant du patronage FIAP, l’auteur qui a obtenu le plus grand nombre d’acceptations est récompensé par le Pins Bleu Clair de la FIAP et est considéré comme le meilleur auteur du salon par la FIAP.
L’auteur qui s’est vu attribuer le plus grand nombre de Pins Bleu Clair de la FIAP depuis un an est désigné meilleur parmi les meilleures pour cette année. »)

Best of the best of the club of all clubs

Voilà qu’on y arrive, à notre double champion du monde de la photographie. C’est assez compliqué, parce le portfolio de son site présente un nombre de catégories impressionnant : course automobile, mariages, paysages, la moitié de la faune connue de l’homme, et il peut y avoir 1 000 photos par catégorie; il y aurait – je n’ai pas compté – 48 000 photos sur son site. Sans doute plus que de quoi recouvrir en impressions 10*15 le MoMa et le Louvre. Et encore, il ne s’agit là que du meilleur de sa production.

Une bannière bardée de prix.

Il y a trop à voir sur son site, dont je vous propose le lien ici avec une image un peu choisie au hasard et qui a gagné une médaille d’or. C’est sur sa page facebook qu’il m’a été le plus facile de capter l’esprit du photographe français le plus primé.

Ici, un extrait de présentation et un conseil pour percer. Les propos sont les siens, publics sur le mur de sa page Facebook, tout comme les photographies ci-dessous présentées à but pédagogique et non commentées.

Je vais m’arrêter là avec M.Jourdain, je ne voudrais surtout pas qu’il pense à une once d’acharnement de ma part, et s’il participe et gagne beaucoup de prix, c’est très bien et j’espère qu’il en est très heureux.

Ailleurs, j’en ai vu d’autres, des vice-champions, des lauréats de plein de prix exotiques, et si eux aussi sont heureux de gagner ces prix et de ses les remettre les uns les autres, c’est aussi très bien.

Cependant, cependant, cependant.

Cependant s’adresser aux plus jeunes photographes avec une assurance systématiquement liée à l’âge, aux prix et à l’expérience du temps est insupportable. Faire de la macro de fleur ou d’animaux morts mis en situation pendant 25 ans en boucle ne donne aucune légitimité.

Combien de messages j’ai lus, commençant par des « ça fait 45 ans que je fais de la photographie » ou « j’ai été publié dans Nature magazine en 1994 » pour poser une sorte de prestance sur la table. Impressionner le débutant qui n’arrivera jamais à shooter un pigeon à 1 mètre avec son kit 18-55 aussi bien que vous shootez un vautour à 150 mètres avec votre 500mm, c’est très petit.

Déconseiller la photo de rue avec de faux arguments du type « c’est illégal de prendre les gens dans la rue je le fais jamais et tu devrais pas » c’est très petit.

Et ce n’est qu’une partie des choses que j’ai pu lire, une sorte d’élitisme suranné, mélange poisseux de condescendance et de mesurage de chibres.

Les bons clubs photo

Encore une fois, je n’ai pas listé les bons et les mauvais, dans chaque cas il doit y avoir des personnes intéressantes, et c’est un peu triste, je m’en rends compte, que beaucoup doivent se taire face à la prestance de certains et certaines, à leur ancienneté et à leur sur-place qu’ils ignorent sûrement eux-mêmes.

Les médailles, ça sert pas à grand chose non ? Faire des photos pour des médailles, c’est quantifier, c’est calculer, c’est vouloir plaire, c’est semer un plant de tomates aux OGM, l’arroser de pesticides et d’engrais afin qu’il produise le plus possible, le plus souvent possible, et le plus vite possible. Ça fera des tomates bien rondes, bien brillantes et bien insipides.

Je suis quand même convaincu qu’il y a des clubs photo qui avancent, j’en veux pour exemple certains dont j’ai visité les pages sur les réseaux sociaux et sur internet; prenez celui de Denain, dans le Nord, qui organise des rencontres qui ont l’air passionnantes avec des photographes locaux ou de renommée nationale, qui fait des reportages sur la vie locale sans qu’il ne soit question de recopier 500px, et partage des lectures et apprentissages.

Conclusion

Ceux qui me lisent depuis longtemps en ont conscience, les nouveaux sans doute un peu moins : par ce genre d’article, je cherche plus à secouer la fourmilière, à forcer le lectorat à réfléchir sur sa pratique, qu’à imposer des vérités absolues. D’où le disclaimer au début de l’article. Il s’agissait simplement ici d’évaluer l’intérêt de faire partie d’un club photo pour apprendre, progresser, et pratiquer, et l’on voit bien qu’il est si tenu que s’il n’existait pas, on ne ferait pas la différence.

Si vous êtes dans un club, et que vous reconnaissez les travers que qu’on décrit ici (entre-soi, fermeture d’esprit, manque de culture, problèmes d’égo) : quittez-le, vous n’en avez pas besoin. Vous pouvez trouver ailleurs, et seul, les outils nécessaires à votre progression. C’est possible, c’est accessible, ça n’est pas difficile.

En revanche, si votre club est cool, si on y parle de culture, si les critiques sont ouvertes et non dirigistes, bah n’hésitez pas à donner son adresse en commentaire et à appeler les copains. Si c’est pas loin je passerai, promis, et j’apporte la bière.

Bon, je serai un bien piètre blogueur si je me contentais de taper dans le tas, de vous mettre face à un constat, sans vous donner des pistes pour améliorer les choses. Ainsi, si j’avais un club photo à animer, voici ce que j’aimerai y faire :

  • La lecture et l’analyse d’un livre par mois. Les membres doivent le lire dans le mois, et on discute en assemblée (avec forcément une personne qui a préparé le sujet et qui peut présenter plus largement l’oeuvre). Si jamais le budget est restreint, vous pouvez conseiller des photo-poche, 13€ par mois, pour pratiquer la photographie, c’est raisonnable. Vous devez poser des questions comme : Quelles images vous avez préférées et pourquoi ? Qu’est-ce que vous en retenez pour votre pratique ? Quels autres artistes sont proches ou sont influencés par celui-ci ? Cela peut aussi se faire avec un exposition, ou un film. Pensez bien à garder une trace de tout cela, que la connaissance extraite de ces analyses communes ne soit pas perdue.
  • Interdire toute discussion autour du matériel et de la technique. Sérieusement, « y a trois molettes », qu’on en finisse avec ce sujet. Vous avez mieux à faire de votre temps qu’à parler de réglages. D’ailleurs ne venez pas avec votre appareil.
  • L’édition inversée. Un membre arrive avec un corpus de photographies qu’il souhaite éditer (soit passer d’un gros tas d’images à une série qui fasse sens). Cela se fait avec des tirages de lecture au format papier. Il donne ces images à plusieurs personnes (maximum 3) qui doivent se mettre d’accord sur le corpus final, puis le présenter aux autres membres et les convaincre que cette édition est la plus juste quant au travail présenté.
  • Des interventions, beaucoup d’interventions. Essayez au maximum de faire venir parler de photographie des gens dont c’est le métier. Et je ne parle pas uniquement du photographe de studio du village, ou de celui qui a gagné 3 prix à un concours régional. Galeristes, éditeurs de livres, curateurs, commissaires d’expo, photographes, tireurs… Bref, multipliez les sujets et les compétences, soyez ouverts. Centrez vos questions sur des « pourquoi » et pas sur des « comment ».
  • Les découvertes du mois. Un membre doit passer à la fin de la réunion hebdomadaire (à tour de rôle) présenter 3 découvertes artistiques qu’il a faites ce mois-ci et les expliquer au groupe. Le format doit être bref, et aller à l’essentiel, 10 minutes pas plus. Le membre qui ne respecte pas cette règle est obligé de faire de la macro-sunset-HDR et de la présenter à l’exposition de fin d’année.
  • L’exposition idéale. Chaque membre doit se mettre dans la peau d’un curateur et présenter, une fois par an, son exposition idéale, celle qu’il ferait s’il avait tous les moyens du monde à sa disposition. Elle doit se composer de 10 tirages (de un ou X photographes différents). Il doit expliquer le thème de son exposition, pourquoi il a choisi ces images, comment il compte les agencer, les tirer et ainsi de suite. Échangez autour de ses propositions ensuite. Vous apprendrez plein de choses sur vos goûts, et la façon dont vous aimez découvrir de la photographie. Et soyez créatif, c’est l’exposition idéale, donc il n’y a pas de budget limite !

Tant qu’on y est, vous pouvez aussi suggérer aux membres de votre club quelques-uns des exercices ci-dessous :

Pour terminer, je vous mets un petit lien vers le blog de Richie, centré autour de la photographie de rue, la pratique, et le voyage, c’est ce dernier point qu’il aborde dans cet article (à garder précieusement) :


Pendant l’écriture de ce billet, j’ai écouté cette playlist (parce que je ne m’en lasserai jamais) :


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114 Comments

  1. En cours de lecture intégrale de ton blog, je ne laisse pas toujours de trace écrite, alors pour commencer bravo et merci pour le travail fourni, c’est juste génial.
    Juste une petite histoire qui m’a fait penser à cet article :
    Dans notre photoclub, nous présentons régulièrement les travaux de photographes célèbres ou moins connus. Et nous invitons tous les membres à participer. Cette semaine une personne propose de nous présenter un photographe, version russe de Serge Ramelli. 0_0 De la photo nature, paysage, faune, portrait avec les mêmes preset LR. (D’ailleurs Serge fait des promo ces temps, c’est l’occasion ou jamais…)
    Bref ! Je suis heureux
    A +

  2. A quand un article  » Quittez les Youtubeurs »? 😉

      • Je n’avais pas lu l’article, les vacances sont passées par là, désolé;
        mais je voulais plus particulièrement parler des Youtubeurs, qui depuis quelques années professent sur la chaine, ne sont là, que pour fournir des recettes, tout comme dans la plupart des Clubs Photos, d’ailleurs, à la différence et ce n’est pas un détail, s’ils peuvent en vivre, pourquoi pas ! d’où mon interrogation, et qui, bien souvent,n’ont aucune démarche photographique à proposer et le pire, glissent énormément d’erreurs dans leurs pseudos cours. Je n’ai jamais imaginé un apprenti en cuisine donner des cours de gastronomie à la terre entière, et c’est pourtant ce qui se passe avec YouTube. A quelques rares exceptions prés, bien sur. « Je ne vous jette pas la pierre, Pierre ». Tous ces pseudos photographes qui ne jurent que par le 70-200 f2.8, qu’il faut bien évidement toujours utiliser à f2.8, je pouffe, c’est à se demander pourquoi les fabricants placent d’autres ouvertures sur leurs objectifs? Afin de parvenir à avoir le plus beau « bokeh », bien évidement!!! Et je ne suis pas certain que cet exemple soit sorti des Clubs Photos, mais plutôt d’Internet avec l’avènement de YouTube et la démocratisation du numérique. Et il y a bien d’autres exemples encore, la macro, la photo animalière, ( le nombre de photographes qui se passionnent pour la nature, c’est incroyable, mais combien connaissent le biotope qu’ils photographient?) Sans oublier le glaçon islandais entouré d’une eau laiteuse !!! Il suffit de taper sur un moteur de recherches  » photo glaçon islandais »( Et là, je te rejoins pleinement sur ton article). Tous ces photographes, jamais avares de conseils, dont ont voit par ailleurs, très rarement une vraie démarche personnelle.
        C’est de cela dont je voulais parler et je suis certain que tu saurais nous pondre un article décapant. Au plaisir de te lire, bonne continuation, que ce soir sur le blog ou sur YouTube. Je suis bien obligé d’avouer que tu fais partie des rares que je suis, alors que durant deux ans, j’ai écumé la chaine YouTube, dans le but, non pas d’apprendre, ( même s’il y a toujours à apprendre , bien sur),mais d’établir un visuel de ce que l’on pouvait découvrir , et en faire une synthèse à destination de jeunes photographes .

        • lors que durant deux ans, j’ai écumé la chaine YouTube,

          Laquelle ? J’ai ouvert la mienne y’a 4 mois haha.

          Oui, je partage ton constat en effet. Il y a matière à faire un article, un jour peut-être si le courage m’en dit ^^

          A+

          • La tienne, depuis le début, il y a quatre mois, avant je suivais ton blog, et je continue. Mais des dizaines d’autres chaines, depuis deux ans. Un travail de fourmi et de patience afin de « référencer » et séparer le bon grain de l’ivraie. A +

          • C’est toi qui devrait le faire l’article haha.

  3. fomalhaut

    Hello Thomas,
    Je viens de participer à la séance de rentrée annuelle du Club.
    Pas de surprise : je m’y suis senti comme un étranger, qui ne parle pas de la même chose.
    Qu’ils restent dans leur machin, je me barre….indécrottables !
    Merci pour l’ouverture d’esprit. Mais plus on s’élève et moins il y a de monde. Ceci dit sans la moindre prétention.
    Bien à toi et à bientôt.

  4. Michel

    Bonjour
    Vous êtes loin de la réalité concernant la grande association de photo de France. J’ai assisté récemment à l’assemblée générale d’une union départementale. Je me suis posé la question concernant le peu de club présent. J’y suis allé pour la 1ère fois. J’ai compris lors du déroulement de la journée. Distribution de prix, distribution de médailles, distribution de diplômes…… Les clubs présents sont venus chercher leurs médailles et bien entendu j’étais le seul à ne rien chercher. Je suis allé pour faire des propositions pour modifier ou faire évoluer des comportements qui sont décrits dans certains des commentaires.
    Ce n’est pas un fonctionnement associatif. Le seul point qui a été abordé : la formation payantes.
    C’est d’ailleurs sur ce point que vous pouvez vous entendre. Les formations proposées sont du même type que celle de Laurent.
    Je n’ai rien contre Laurent ni contre sa série à Venise, mais ce que j’ai pût constater depuis des années ce n’est pas une formation de ce genre qui développe ta créativité ni le fait de lires des dizaines de livres, mais tes yeux et ton cœur, ta sensibilité….
    P.s. Ne m’en veux pas j’ai plus de livres que toi, j’ai eu plus de temps que toi pour ma bibliothèque. Je prête mes livres à tous mes amis amoureux de la photographie. Mais je ne me photographie pas devant ma bibliothèque
    Il y a de très bons club photo et un conseil pour les débutants aller dans un club photo pour vous faire votre propre jugement

    • Bonjour,

      J’ai du mal à être d’accord avec le fait que les livres ne développent pas la créativité. Les livres sont vecteurs de culture, ils nourrissent notre propre culture et par ricochet, notre sensibilité… On est nécessairement influencé par quelque chose, toujours.

      J’ai remarqué que Thomas faisait souvent des parallèles avec la musique, en voilà un : Jimi Hendrix a révolutionné le rock, et l’approche de la guitare électrique. Si il a pu le faire, c’est parce qu’il avait digéré des années de culture du blues (obviously), de la soul (il a fait quelques sessions pour la Motown), de la pop etc etc. J’abrège ici et ne parle pas de son rapport au jazz (pour aller plus loin : http://www.lecerclepoints.com/livre-jimi-hendrix-vie-legende-charles-shaar-murray-9782020224925.htm). Nous sommes toujours la somme de multiples stimuli qui construisent notre créativité et la développent.
      L’immaculé créativité n’existe pas.

      Il faudrait qu’un jour l’humanité en finisse avec ce mythe idiot de la créativité qui vient du cœur ou je ne sais quoi qui laisse à penser que certains seraient capables de faire preuve de créativité (des élus ?) et d’autres non. Si on prend le temps de la travailler comme un muscle, la créativité se développe d’elle même. Les livres et toutes les autres ressources traitant d’un sujet sont les protéines qui l’alimentent, la réflexion en serait peut être l’exercice la faisant travailler…

      Par ailleurs, l’art n’est pas qu’une question de « yeux » et de « cœur » (des mots valises qui veulent tout et rien dire). L’émotion et la subjectivité font partie de la pratique artistique, bien sur. Mais le raisonnement et la cohérence du propos aussi. C’est peut être justement ça qui est passionnant.
      Si on fonctionnait exclusivement sur l’émotion, on ne produirait que des œuvres faciles à comprendre, procurant des émotions simples et on les consommeraient comme un kebab après quelques pintes avec des amis (avec un plaisir immédiat certain, mais aucun souvenir marquant dans la durée).

      (L’argument d’autorité basé sur l’age n’est pas un argument valide)

      Bonne journée !

    • Michel

      Bonjour
      L’exemple de Jimi Hendrix comme quelqu’un qui a digéré des années de culture de blues, jazz et un bon exemple pour confirmer mes propos
      Première guitare à 15, carrière de 1965 à 1970, décédé à 27ans.
      Hendrix était un génie et ce n’était pas le seul Rory Gallaguer qui a débuté comme guitariste professionnel à l’âge de 15 ans était considéré par Hendrix comme l’un des meilleurs guitaristes. Tu peux toujours développer sur « la somme de leur stimuli » comme tu peux faire écouter à ton enfant de la musique pendant ses 9 mois de gestation et lui faire digérer de la musique pendant vingt ans tu n’en feras pas pour autant un musicien.
      Mais revenons à la photo quel photographe a osé parler de cœur? Un indice sa phrase « mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur »
      Il est difficile en quelques mots de définir sa « conception » de la photo et pour éviter un débat ou la réponse et un renvoi à internet….
      Je me retrouve à 98% dans les propos écrit par David DuChemin dans son livre l’Ame d’une image.
      On a un peu dévier du sujet : Quitter vos clubs photos
      Il faut séparer la fédération nationale et internationale et leur pratique des clubs photos
      Beaucoup de club photo ne sont pas adhérant à une fédération et on un fonctionnement qui correspond au plus grand nombre de leur membre, je rappelle que personne n’est obligé d’adhérer ou de faire partie d’une association
      Conseils pour les clubs :
      Ne pas faire une adhésion obligatoire à la fédération dans leur cotisation.
      Ne pas faire acheter le même livre et faire lire celui ci avant de passer à l’interrogation écrite.
      Faire un tour de table en début de séance pour discuter des problèmes techniques, matériel, logiciels pendant 10 à 15mm
      Organiser des formations internes qui permettent de répondre aux diverses interrogations et demandes
      Oublier les concours mensuels proposer des exercices qui permettent à vos adhérents de progresser dans la prise de vue et la maîtrise de leur appareil. Je conseil le livre 52 défis créatifs pour le photographe de Anne-Laure Jacquart si vous êtes en panne d’idées
      Pour les intervenants extérieurs, les relations avec les artistes peintre, sculpteur etc.. les clubs photos ont été de tout temps les précurseurs
      Faites des rencontres entre club, cela ce fait mais pas assez
      Supprimer la connexion internet pendant vos séances.
      Continuez à organiser des sorties pour faire des photos avec des sujets précis, cela fait longtemps que les sorties ne ressemble plus à l’image décrite dans cet article. Les seuls attroupements se sont les cars de touristes et parfois un photographe pro qui fait photographier à l’ensemble de ses « élèves » le même monument historique.
      Faites vous plaisir en photographiant ce que vous aimez photo de rue, portraits, fleurs, animaux etc… et passer moins de temps sur la toile.
      Pendant que je rédigeais ce petit mot, j’ai écouté un vinyl datant des années 80 de
      And also the trees
      Le s morceaux suivant :
      Shantell
      The secret sea
      Toute la face un
      En même temps je buvais un café noir serré et je croquais un morceau de chocolat

  5. Très bon sujet pour la fin de l’été: permet d’utiliser une dernière fois la pelle utilisée à la plage, et donne un bon sujet pour la réunion de rentrée des clubs photo, avec des discussions animées, probablement…

    Quelques remarques et commentaires à chaud

    Si les remarques sur le fonctionnement, l’imaginaire, etc. des clubs photos (« affiliés Fédé ») sont assez justes (évidemment, avec le point sur le fait qu’en réalité on est plutôt sur un dégradé de gris à la JJG que sur un noir et blanc ultra contrasté), il manque à mon goût une exploration un peu plus systématique de l’histoire des dits clubs photos, soit un éclairage plus poussé sur cette longue tradition: d’où ils viennent, quel rôle ils ont pu jouer dans le développement des pratiques, etc. Je pense que cette tradition, tant sur les aspects « discussion technique » que « sortie photo », … peut éclairer le fonctionnement actuel d’une partie des clubs photos (qui, évidemment, évoluent). Y compris avec un petit passage bourdieusien (« un art moyen » style) sur le rôle en matière de « distinction » (sociale: il n’y a pas si longtemps, la photo restait du doamine de l’amateur éclairé (niveau technique: pdv et développement, tirage) avec un peu de moyens (et de temps), mais aussi esthétique: en gros, le positionnement « au-dessus » de l’amateur qui ne sait pas cadrer, et « à côté » de l’artiste, surtout contemporain, qui (se) prend un peu la tête. Qui peut aussi expliquer pourquoi le profil type (« moyen ») de l’adhérent au club photo n’est pas celui du photographe amateur « moyen » (outre les questions de disponibilité (temps) et de « mindset », le concept même d’association dans laquelle on se retrouve de manière hebdomadaire étant probablement moins d’actualité – cf la question de l’histoire et de la tradition).
    Sur le fait que c’est une pratique essentiellement solitaire, on peut vouloir se retrouver, pour échanger, discuter des projets, etc. voire avoir des projets en commun. Bien sûr il y a les réseaux sociaux, mais ce n’est pas tout à fait pareil. Sur la transmission/l’acquisition de compétences techniques, c’est clairement une question de positionnement: un club pour lequel c’est une part importante de son activité doit apporter une différentiation vs you tubes & blogs & co (& vs lecture de livres, évidemment, mais la lecture de livres se prête assez bien à des échanges de vive voix, genre « conversation », voir paragraphe suivant)

    Si on le prend positivement, ce post peut être un bon moyen, pour les clubs photos, de réfléchir à leur identité, à ce qu’ils veulent être et faire, … : être un centre de formation, une annexe d’images du monde, un lieu où des photographes, toutes et tous avec leurs individualités, viennent confronter leur regard, leur démarche, leur pratique, ….

    PS: et pour conclure, rappelons qu’Harry Callahan (l’autre) a rejoiint le photo de Detroit (plus précisément celui de Chrysler) en 1941, avant de le quitter quelques années plus tard … quand il a décidé de consacrer sa vie à la photo, en remerciant le ciel de lavoir envoyé dans un photo-club où il a pu définir précisément ce qu’il ne voulait pas faire (accessoirement, il y a rencontré Ansel Adams, ce a influé dans sa décision de se consacrer à la photo).
    [anecdote à confirmer, les bio sur internet ne faisant état que de son adhésion, pas de sa démission, mais il faut que je retrouve le livre et le passage]

    • Merci pour l’anecdote. Pour l’histoire je ne l’ai pas fait parce que ça ne m’intéresse absolument pas, mais je sais qu’un autre lecteur a publié un article plus détaillé.
      Concernant la pratique solitaire : oui on peut se retrouver et avoir des projets en commun, y’a plein de collectifs sympa organisés comme ça. C’est plus le côté : tous alignés en rang d’oignon à photographier les mêmes choses que je trouve ridicule.

  6. casanova

    Bonjour,

    Effectivement.

    Pour ma part, une séance dans un club et j’ai frisé la crise d’angoisse…Autour d’une triste table dans un triste local à écouter le Gourou; à écouter celui qui ne jurait que par Nikon; l’autre que par ses noir et blanc; l’autre par sa nouvelle imprimante; l’autre en son pouvoir de trésorier…

    Séance de photos, des photos du Gourou et bien mal à celui qui n’admirait pas l’Oeuvre Gourou. Égoïstement, à l’époque, j’étais à la recherche d’une formation sur un ou des logiciels pour retouches. Que nenni ! Pas un ordi. Juste les photos du Gourou. Franchement souvenir pénible quand en plus à la fin l’on se retourne vers vous et que l’on vous demande votre avis…Pitié, fuyons !

    A mon avis, vous pouvez étendre cet article à certains forums, où oiseaux, mouches, fleurs, tatis, tontons, clochers, poses lentes (vous oubliez la pose lente lol)….font l’admiration des patapots.

    Cordialement

  7. Daphnée

    Ha ha, j’ai bien ri!
    Je suis allée quelques fois dans un club photo, et après la blagounette « nous on est des vraitographes », j’ai eu une subite envie de me pendre( ou boire leur café).
    Donc maintenant c’est expos, bouquins et humour vrai!

    Merci Thomas!

  8. Faut voir.

    Pour avoir tenu 3 semaines dans un club photo d’école d’ingénieurs, je dirais que les papis bokeh en veste beige à poches n’ont pas l’apanage de la masturbation technique.

    Le problème inhérent au club de « … », quelle que soit la thématique « … », c’est que l’aspect sociabilité et convivialité peut rapidement prendre le pas sur « … ». Il convient de se mettre d’accord explicitement si le club a pour but de prendre le thé entre potes autour d’un sujet imposé, ou de progresser collectivement dans une pratique individuelle (ce qui est quand même un peu une contradiction dans les termes). Mais, même dans le second cas, la grégarité est quand même rarement compatible avec l’étude rigoureuse.

    Après, comme d’hab… Si, comme le suggère le lien posté plus haut dans les commentaires, les clubs photos ont été dès l’origine des lieux anti-académisme/anti-élites dédiés à la technique (seule partie tangible du processus artistique, tu me diras), pas étonnant qu’ils aient finis par recréer leur propre élite et leur propre académisme de lauréats de la « Fédé ». On a vu la même chose avec le communisme ou même la république en général, qui ont recréé des élites et des formes de noblesse (à coups de diplômes, médailles, charges honorifiques, etc.) tout en faisant semblant de se construire autour d’un idéal d’égalité. Finalement, on est juste dans le contre-pouvoir des académies parisiennes. Les mecs voulaient leur tribune, ils l’ont eu. Le folklore anti-establishment, c’est juste un positionnement marketing pour percer.

    Maintenant, les papys bokeh. Je pense qu’il faut insister sur le fait que leur âge n’est pas directement en cause. Ce qui est en cause, c’est qu’ils ont — plus vite que les jeunes — tendance à sombrer dans l’aisance cognitive (https://www.youtube.com/watch?v=qEJgmuFliqo), et donc à confondre habitudes et expérience. Pour sortir de l’aisance cognitive, la question à se poser c’est « comment est-ce que je sais ce que je sais ? ». Si la réponse est « parce que j’ai essayé de faire le contraire, et ça ne marchait pas », on a probablement affaire à de l’expérience. Si la réponse est « parce qu’on a toujours fait comme ça, et que ça marche », on a affaire à une habitude perçue à tord comme une connaissance (parce qu’une connaissance n’est une connaissance que si elle résiste à une démarche de validation, et qu’il n’y a pas de démarche si on se contente d’appliquer une recette). L’expérience, c’est aussi comprendre pourquoi ce qui marche marche, et ce qui ne marche pas ne marche pas. Pour ces gens là, l’âge est comme un entonnoir : plus ils avancent, et plus leur attention se limite à ce qui est devant eux, en ignorant complètement ce qui se passe autour. Et plus on les encense, plus on les encourage à rétrécir encore l’entonnoir (le speech du super-lauréat est quand même priceless, à ce niveau là, compte tenu du niveau de kitsch de ses photos… le mec a perdu tout réflexivité et ça n’a pas l’air de le gêner).

    Pourquoi ne pas juste les laisser vivre ? Parce qu’ils font perdre du temps à tout le monde.

    Mais bon, tout ça se ramène à une réflexion beaucoup plus générale autour de la validation de la connaissance, des différences entre anecdotes personnelles et expérience généralisable par inductivisme, à base d’épistémologie constructiviste, de psychologie cognitive, et de logique pure. Autant dire que personne n’a le temps pour ça, parce que c’est de la masturbation intellectuelle et qu’il y a tellement de pré-requis à se farcir avant de seulement rentrer dans le vif du sujet que la plupart des gens auront rallumé TF1 avant la fin de l’introduction…

    Donc on fait des articles critiques pour pointer les erreurs cognitives dans le jugement des autres, et on se fait mal voir parce qu’on est pas gentil avec eux.

  9. Bonjour Thomas,
    voilà bien une « photographie de notre époque, l’individualisme glorifié et l’appel au délitement de notre tissus social jusque dans ses photoclubs. Apprendre c’est aussi se confronter et échanger, ce que l’on peut difficilement faire seul. que serait Picasso sans Matisse ?
    La création artistique est elle obligatoirement solitaire ? pas vraiment que dire alors des ateliers florentins de la renaissance? des relations de Van Gogh, ou de Caillebotte avec Monet ?
    Je passe le ton condescendant et à charge de ton billet, on y trouve c’est certain mais également des contre vérités.
    Entrer dans un club ferait tourner en rond l’adhérent comme le moine autour de son cloître , impossible de sortie des croyances enseignées, pourquoi pas ça peut être le cas. Mais on peut aussi voir la vie du moine photographe comme une pyramide à l’image de la pyramide de Maslow.
    A la base on y trouve une formation classique avec des concours pour se confronter se rassurer t s’améliorer techniquement, puis au sommet les formations d’auteur pour apprendre à désapprendre, développer sa personnalité photographique, s’accomplir, voilà ce que l’on peut aussi y trouver.
    Il y a des double champions du monde dont je n’avais jamais entendu parler,
    mais il est possible également de travailler avec des formateurs comme Coucosh (architecte DPLG, beaux arts de Paris etc) ou Martine Ravache (école du Louvre) pourquoi ne pas en parler ?
    Pourquoi parler des MFIAP et occulter les grand prix d’auteur ?
    Pourquoi ne rien dire sur l’implication des photoclubs dans la vie locale et dans nombre de manifestations photographiques ?
    En un mot impliquez vous dans la vraie vie et développez vos photoclubs

    • Pourquoi pourquoi pourquoi… A la limite, si t’as envie d’écrire un article qui explique à quel point les clubs photo sont merveilleux, prends ta plume et fais-le.

      puis au sommet les formations d’auteur pour apprendre à désapprendre

      Déjà j’approuve la comparaison avec le monastère : on y fait vœu d’obéissance et on y suit des règles. C’est parfait. Et « désapprendre » c’est quand même perdre beaucoup de temps pour rien cette démarche 🙂

      Pourquoi parler des MFIAP et occulter les grand prix d’auteur ?

      J’en parle, partie 2.4 Raisonner par l’absurde.

      En un mot impliquez vous dans la vraie vie et développez vos photoclubs

      En un mot, si tu penses pouvoir me dire ce que je dois faire par commentaire, tu peux aller rendre ton clavier et ta box internet au magasin. Le Blog et la chaîne YouTube ont une audience bien plus large que n’importe quel club.
      J’ai pu parler d’idées sur la photo et de culture à beaucoup plus de monde que dans n’importe quel club.
      La dernière vidéo a été vue 2 500 fois depuis sa parution la semaine dernière. Essaie de parler d’édition photo à autant de monde d’un coup dans la « vraie vie ». Qu’est-ce qui a le plus d’impact à ton avis ? Qu’est-ce qui aide le plus de gens ?

      Donc bon, je vais garder cette option là hein.

      • Je ne te demandes pas de me dire ce que je dois faire je te demandes de répondre si possible aux questions que je te poses, donc pourquoi ne retenir que les éléments à charge ?

        « raisonner par l’absurde »
        Donc si je comprends bien, n’ont d’égard à tes yeux que ceux qui sont adoubés par les grandes institutions les grandes galeries ou les grands éditeurs, tu es donc ce qu’on appelle un suiveur c’est à dire celui qui suit béatement les influenceurs. Mais une question me vient alors, comment forges tu ta propre opinion? comment fais tu pour juger qu’un jeune inconnu a ou non du talent ?

        La dernière vidéo a été vue 2500 fois
        Très bien, si le contenu est de qualité c’est très bien mais attention Kim Kardaschian aussi elle a beaucoup de vues !!!!! mais à un moment ou un autre la chasse d’eau sera tirée.

        • Je ne te demandes pas de me dire ce que je dois faire

          Bah pourtant tu te le permets avec moi hein.

          Si je ne te réponds pas, c’est parce que je n’ai pas de temps à perdre à répondre à des propos que je ne tiens pas. Tu extrapoles et tu interprètes, c’est plus ton problème que le mien. Je suis responsable de ce que j’écris, pas de ce que tu comprends.

          Juste un exemple : Je ne dis jamais que la création artistique est obligatoirement solitaire, mais que la photographie l’est par nature (tu es seul à appuyer sur le bouton au final). Après si tu lis bien l’article, je parle de duos qui créent ensemble, j’en cite deux, et ça m’arrive de pratiquer aussi comme ça. C’est plus le côté « sortie photo où on ramène tous la même chose » que je dénigre.

          Il en va de même pour tes autres remarques, donc non, je ne vais pas y répondre 🙂

          Et ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit : je ne dis pas qu’elle est bien parce qu’elle a fait beaucoup de vues. Ce n’est pas mon propos. Je disais simplement que c’est un médium plus efficace (vu que ça touche plus de monde) que de monter un club comme tu le suggérais.

          • Courage fuyons….
            Une preuve de plus que les débats ouverts sur internet n’ont généralement aucun intérêt.
            Lorsque je dis « impliquez vous » il ne t’a pas échappé que j’utilisais la troisième personne, tu peux donc en conclure que ceci ne t’était pas adressé mais plutôt à tes lecteurs.
            Je tiens à préciser que n’ayant jamais fait parti d’un club photo je n’ai aucun intérêt dans ce débat, juste un petit ton qui m’a passablement énervé.

            En conclusion je dirais que bloggers et clubs ont tout intérêt à collaborer, ça ne peut qu’être bénéfique pour les deux, j’avais conseillé un de tes collègues à des responsables FPF pour des formations en histoire de la photo mais les préjugés sont pour l’instant trop forts.

            Je souhaite tout de même longue vie à ton blog

          • Je ne fuis pas. Il y a plein de débats sur le Blog et certains ont été passionnants.
            Je dis simplement que je ne réponds pas aux remarques sur des propos que je ne tiens pas.
            Quand tu me dis « l’individualisme glorifié et l’appel au délitement de notre tissus social jusque dans ses photoclubs. », c’est faux. Ce n’est ni ce que je dis, ni ce que je pense (d’ailleurs, j’organise moi-même de temps en temps des événements sur Lille). Donc bon, c’est fatiguant de répondre aux interprétations des gens ça se comprend.
            Collaborer, je ne sais pas. Je mets du contenu en ligne, s’en sert qui veut.

            Lorsque je dis « impliquez vous » il ne t’a pas échappé que j’utilisais la troisième personne, tu peux donc en conclure que ceci ne t’était pas adressé mais plutôt à tes lecteurs.

            Bah vous c’est la 2e personne hein, c’était pas hyper clair (le problème de l’écrit), mais ok.

  10. Bonsoir, c’est papy bokeh,

    Dans la liste des choses cool à voir ou à faire, nous présentons depuis quelques temps un photographe tous les 2 mois (20 photos projetées avec commentaires). Voici les photographes déjà présentés : Henri-Cartier Bresson, Studio Harcourt, Hannah Peters, Michel d’Oultremont, Annie Leibovitz, Philippe Manguin, Raymond Depardon.
    A venir : Peter Beard, Tony Crocetta, Marc Riboud.

    Bien cordialement
    Michel

  11. Bravo Thomas pour votre commentaire.
    J’adhére à vos propos, étant donné que j’ai été président d’UR= union régionale.
    J’ai travaillé à developper le travail d »auteur et nous avons réussi dans cette voie.
    Une remarque quand vous allez à la MEP, Jeu de paume, Paris-photo, fotofever, RIP d’Arles, il y a plein de jeunes femme et hommes, alors que dans le clubs c’est un peu les maisons de retraite?????

    • Hello,

      Merci 🙂
      Pour l’âge, je ne fais pas trop attention. Paris Photo est assez âgé, mais l’entrée à 32€ n’incite pas les étudiants à y aller.

      • Thomas, pour Paris photo, les étudiants ont des tarifs préférentiels. J’ai obtenu des tarifs à 20€ pour des achats groupés.
        Bonne journée

  12. Aïe Thomas et Richie, arrêtez tout !
    Je pense qu’il y a une incompréhension entre vous et la FIAP. Vous, vous êtes dans un rapport artistique à la photographie. Alors que, et on le lit clairement dans l’en-tête du règlement interne de la FIAP (que vous avez reproduit plus haut), la FIAP est la FEDERATION INTERNATIONALE DE L’ART HOTOGRAPHIQUE ». Et oui mes amis, l’art HOTOGRAPHIQUE, ce qui n’a rien à voir avec la photo. Et c’est vrai, il faut le reconnaître, que dans l’hotographie ils déchirent les gars…
    En tout cas merci pour ce bon moment, je me suis bien amusé à lire ce post !

  13. Jannine

    Ouf les clichés (non photographiques… ont la vie dure !!!) et c’est hyper daté….
    faut dire que vous êtes de la province…. non j’avertis (disclaimer en anglais) c’est sur cela fait très joli (comme le bokeh…) de mettre des mots anglais pour faire in… mais avertir ne tiens pas de l’humour….
    Moi je suis une femme … plus très jeune, mais pas encore retraitée (ceux la aussi ils vous ont fait quoi?) et qui m’épanouie correctement au sein d’un club de l’ouest parisien. Ambiance sympa, (pas de gilet à poches…) de presque tout âge (y a un trou entre 24 et 34…) et nous nous retrouvons pour aller faire un tour à la MEP (Maison européenne de la Photo à Paris… pour les non connaisseurs… ignares…) ou l’on assiste à des conférences et plein d’autres musées, galeries etc.… et bien c’est beaucoup plus sympa en petit groupe pour pouvoir en discuter que de rester seule sur internet !!!! mais ce n’est que mon humble avis.
    La photo est un art solitaire, mais tout comme les peintres le faire en groupe cela va toujours mieux… et puis la finalité ce n’est pas d’afficher ses (et faudrait il que cela soit toujours les siennes.. !!!) photo sur un réseau social ou personne ne se connait, moi je préfère une expo avec des gens vivants qui partagent un verre et des anecdotes et parfois aussi des encouragements.
    Alors je suis ravie d’appartenir à un club pour voir des gens qui partage une même passion, d’échanger et nous avons même la chance que nos expos toujours encadrées par des professionnels attirent des découvreurs de talent, nous avons eu l’année dernière une série d’une consœur remarquée et intégrée à la bibliothèque nationale… et oui!!! faut dire qu’elle a du talent.
    Donc je ne saurai vous conseiller de mieux vous documenter sur les clubs photos … tous ne ressemblent pas à votre caricature provinciale de plouc….
    Bien à vous

    • Du coup, t’as lu le disclaimer mais tu ne l’as pas compris.

      Shrug

      Ps : J’ai terminé mes études & bossé à Paris 4 ans ensuite, donc si y’a bien un truc daté, c’est cette remarque.

      • Jannine

        Tu es surement beaucoup trop intelligent pour moi…..
        Comme souvent avec les gens autoproclamé sur internet….
        Fais attention à la tête et aux chevilles… ça enflent….

        • Non, non, ça ne vient pas de moi. Les autres lecteurs ont compris le truc (= on ne vise pas tout le monde), donc à priori le problème de compréhension est de ton côté de l’écran, surtout si on te le dit souvent 😉 .
          Après, tu peux te mettre tes remarques où je pense, et jusqu’à ce que ça te gratte la gorge. Je suis auto-proclamé de rien du tout. J’écris des trucs, des gens les lisent, point. 🙂

          Quoiqu’il en soit, si ton petit plaisir c’est de comprendre ce qui t’arrange des articles et de rager dans ton coin : please, be my guest. C’est ton temps que tu perds, pas le mien.

    • Christian

      Je ne suis pas d’accord avec les clichés de Thomas, je l’ai dit un peu plus bas, bon d’une manière plus soft il est vrai. Par contre vous même, vous réalisez un sacré cliché : tout ce qui n’est pas Parisien est « Plouc ». Il faudra vous mettre dans la tête, une bonne fois pour toutes, que les provinciaux, nous ne sommes pas des dégénérés.

    • La photo est un art solitaire, mais tout comme les peintres le faire en groupe cela va toujours mieux…

      « Toujours » ? Y’a des statistiques là dessus ?

      Je comprends pas trop ce que vous reprochez à Thomas, il fait un « disclaimer » qui dit que tous les clubs photos ne sont pas comme ça, et vous dites que le votre n’est pas comme ça, donc vous êtes d’accord.

      Deuxièmement, ça a été un peu ma part du boulot de regarder ce que faisaient pas mal de clubs photo, en naviguant de liens en liens, et si pas mal de commentaires précédents le votre nous confirment ces clichés (qui nous font rire, mais on peut bien rire de tout ça non ?) c’est qu’on s’est pas trop planté.

      Vous avez sans doute vu les liens vers les différents photographes dans l’article, vous qui êtes allée à la MEP où ne sont jamais exposés les « champions » (aux dernières nouvelles, j’y suis pas allé dernièrement), pensez-vous qu’il y a là le même niveau ?

  14. Denis Kayser

    Intolérance, mépris, dérision, incohérence, méchanceté, autoritarisme!
    Pour quel combat?
    Dérisoire et tellement décevant.

    • Coucou petit fragile. Toi t’as pas lu le disclaimer.
      On se demande de quel côté de l’écran est la déception.

      Ps : si t’as des arguments, normalement c’est là qu’il faut les mettre.

  15. Olivier Duverger

    Rien à voir avec les clubs photos (je partage vos avis sur le sujet, alors je suis un peu triste, comme se rendre compte qu’on est d’accord avec son interlocuteur au début d’un débat), mais avec l’introduction sur les associations. Oui, il y a beaucoup d’association de tricot et de patchwork mais aussi énormément d’associations qui luttent pour les exilés, les droits de l’homme, et sans associations, l’état de l’humanité en France serait presque à zéro. Les pleupleus s’associent avant tout pour le bien ! (Sans compter et tu dois le savoir, que l’association est la seule forme légale pour se verser des cachets et facturer des concerts à des salles de spectacle)

  16. Hello Thomas,

    Merci pour cet article que j’ai dévoré, l’analyse est juste meme si le ton est un peu vachard. J’ai vécu cette situation et connu ce type de club (un « atelier photo » parce que les autorités municipales trouvaient le terme club trop « entre-soi » et trop « elitiste »). Dans mon cas précis, cet atelier était avant un tout un instrument de « faire-valoir » pour le formateur qui correspondait tout à fait au portrait du pré-retraité à l’ego sur dimensionné, tirant sa légitimité d’une certaine compétence technique mais sans aucun sens artistique, adepte du style « pompier » à la Serge Ramelli… L’activité a vite tourné en rond autour du HDR, de la pose longue et des photos des monuments de la ville d’a coté. J’en suis sorti assez rapidement bien que je reconnaisse aisement avoir été contaminé par le HDR – sunset parce que c’est facile et que ca procure des pseudos satisfactions immédiates (mesurées au nombre de like sur les réseaux sociaux). Je me soigne activement et j’en sors tout doucement. Entre temps, l’atelier a explosé, miné par l’ambiance délétère imprimée par le formateur-gourou… J’y ai rencontré quelques personnes sympas qui n’ont pas réussi à me faire changer d’avis : les sorties photos seul avec soi-même sont les seules qui vaillent… A te lire bientot, Eric

  17. Pierrot

    Hello,
    Trois ans de Club, retraité mais sans la veste à poches (il va falloir vous soigner, là …).
    Il ne vous vient pas à l’esprit que cela puisse plaire à beaucoup de monde cette ambiance Club ?
    Si, peut-être ???
    Alors pourquoi tant de moqueries
    Vous auriez pu exposer vos (bonnes) idées dans un style plus sympa …
    Oui, mais c’est moins drôle, je sais …
    Bonne route
    Bientôt la retraite ?

    • Oh non, c’est encore loin, je n’ai même pas fait la moitié de la route.
      Plaire ou ne pas plaire, ça n’est pas la question. La vraie c’est : est-ce que c’est vraiment productif ? Qu’est-ce que ça apporte vraiment ?

      La réponse est dans l’article.

    • Bonjour !
      Mais les vestes à poches, a l’origine je n’ai rien contre, ça a l’air plutôt pratique. Mais en regardant des meetings (voir la photo des 150 types avec leurs zooms blancs qui font un demi-cercle autour des musiciens africains) j’en ai vu plus que dans toute ma vie. Oui c’est un cliché, comme les housse de téléphone portable à la ceinture et le fait de promener son matos au salon de la photo.
      Mais ça c’est pas vraiment méchant hein, ils sont au cliché du club photo ce que sont les Leicaistes d’instagram qui publient plus de photos de leurs boitiers que de photos prises avec.
      Puis sur le contenu, c’est pas si moqueur. Mais parfois, il y a de telles images qu’il faut remettre les choses en place. Dire que tout mérite des médailles n’est utile à personne.

      (Bruce Gilden a une veste à poches, du coup ça me donne secrètement envie.)

      Bonne journée !

  18. Nous sommes contents qu’avec nos petites têtes toutes pimpantes sur le site Web, nous figurons dans ton disclamer. Je n’avais pas mis ma veste à poches ce jour-là, j’ai bien fait 😉

    Si tu veux parler asso photo, expo ou bible de chevet comme « Errances » autour d’une bière, c’est avec plaisir ! Je comprends ton point de vue sur certains aspect. Pour moi, le dynamisme d’un club dépend beaucoup des membres mais surtout de l’esprit dans lequel il a été crée. Certains peuvent se regarder le nombril, d’autres le font pour se rencontrer et échanger en toute simplicité.

    Personnellement, j’y suis arrivée en 2012 avec l’envie d’évoluer et de ne pas rester toute seule dans mon coin avec mes photographies dans un disque dur. J’ai découvert un club dynamique, intergénérationnel, non-allergique à Eggleston ou Leiter, ouvert d’esprit. Je me suis surtout fait de très bons amis avec qui je partage une passion commune 😉 🙂

  19. CHRISTIAN

    J’ai bien lu l’ensemble de l’article et effectivement il y a certains clichés que j’ai pu constater. J’ai juste une réflexion : pour vous, les retraités ne sont pas créatifs, ils ne font que dans le médiocre place aux jeunes qui eux vont apporter de la nouveauté. C’est une image ? un peu facile de le présenter comme cela. Attention, les années passent très très vite………..

    • On s’amuse d’un cliché. Mais, promis, si tu me trouves une photo d’un jeune de 20 ans, avec un 70-200 et une veste à poche, je corrige l’article.

      • CHRISTIAN

        Oh avec PS je devrais arriver à sortir quelque chose Non ?
        Du coup j’ai une question : 65 ans, j’ai débuté la photo il y a 2 ans avec 2 formations de Laurent. Tu me conseilles de faire quoi ? J’arrête de suite, je revends mon matériel ? Je précise j’ai juste le 18/55 du kit (pas de 70-200) et pas de gilet mais un sac à dos photo (+ pratique pour mes ballades en montagne)……Comment il faut dire maintenant : lol, mdr,…..

  20. Fred Petit

    Sérieux, ça ne va pas du tout ton article, Thomas, à la lecture de tes réponses !!

    Faut que tu écrives DISCLAIMER en beaucoup plus gros, m’enfin !!

    Même pas sûr que ça suffirait, ceci dit…

    Peut-être en 3D qui tourne sur lui-même, en rouge bien flashy, qui fait beeeep sans arrêt, tiens…

    Mais…

    Même pas sûr que ça suffirait (bis)

  21. fomalhaut

    Hello Thomas,
    Comment connais-tu Jean-Pierre ? Tu es venu au Club ? Ta satire sarcastique est d’un réalisme plus que saisissant. MDR comme disent les non-retraités…on s’y croirait.
    Des années de Rollier d’Europe et de Diablotin entre-autre, et les panos HDR bien sûr. La veste à poche, le zoom, CANON, le piqué, le bokeh, les 2/3….
    Merci pour ce bon moment de franche rigolade.
    Au plaisir de te lire.

  22. C’est quoi cette caricature des clubs photos. Je trouve la critique trop facile. Thomas, tu oublies quand même un point essentiel, les clubs sont le reflet de leurs membres et si tu conseilles aux membres déçus de les quitter, ça va pas beaucoup avancer. J’ai intégré un club, il y a 2 ans, j’ai aussi noté les travers que tu tournes en dérision, mais j’ai pris la décision d’intégrer le bureau et d’y apporter ma vision.
    Ça avance doucement mais sûrement.

  23. Jean-Claude ROUX

    Grace à la lecture de votre article, je ne reprendrai pas cette année d’affiliation à la Fédération ni dans mon club. Par contre j’ai une question à vous poser / Certaines agences de voyages proposent des circuits en France et à l’étranger avec un photographe professionnel. Est-ce une bonne chose ? Merci pour votre réponse. j’apprécie vos vidéos et articles. Cordialement.

    • Hello, merci pour vos encouragements 🙂
      Cela dépend de qui en fait. Une masterclass avec Joël Meyerowitz oui, avec MonPetitReflex, gardez vos sous.
      Un voyage ça me paraît beaucoup aussi, c’est long quand même. Mais à voir, ça dépend vraiment de la formule.

  24. Photonbleu

    Je te trouve injuste Thomas car tu as oublié une chose essentielle : fréquenter un club photo permet quand même d’avoir des conseils avisés si on a besoin d’un cardiologue
    Je rêve moi aussi d’un « club » ou on appliquerait les consignes que tu donnes. J’y ajouterais ceci : interdit de présenter des images sans donner des sources d’inspiration en citant 2/3 photographes ou artistes.
    Perso je suis chaud, si il y a dans le sud ouest des Yvelines des gens partant pour un crer un « club » comme ca (promis on trouvera autre chose que club !)

    • Haha, je n’y ai pas pensé, je n’ai pas de problèmes de cœur encore 🙂
      La source d’inspiration, c’est un peu dur. Des fois tu fais des trucs parce que t’en as envie sans forcément partir du travail de quelqu’un d’autre. C’est très restrictif !
      A la limite, comme façon de gagner des points bonus si l’auteur s’en sent capable.

  25. Valentin L

    Excellent article, au vitriol, comme d’habitude. Ce que tu dis est vrai. J’ai fait parti d’un club pendant quelques mois dans le village (donc beaucoup de retraités aux multipoches avec des bibelots de chasseurs, comme tu le dis). Et, c’est vrai, que ca parlais beaucoup beaucoup beaucoup de technique, vraiment trop et 99% du temps de technique. L’art photographique représentait environ 1% des discussions. J’ai assisté à 2 présentations de photographes, totalement inconnu, tant mieux, mais en regardant leur photos, c’était toujours le même principes, de la Macro-HDR du pissenlit du jardin de tante Raymonde, le banc du village en noir et blanc, … bref, toujours la même chose.

    Je trouve m’être améliorer artistiquement, en suivant des comptes instagram, en regardant aussi les vidéos de Chris (Améliorer Ses Photos, qui a un univers qui me plait énormément), en lisant des livres d’auteurs, en regardant des centaines et des centaines de photographies. Du point de vu technique que je pense maitriser depuis, c’est essentiellement sur youtube avec Laurent Breillat.

    Je ne regrette pas du tout d’être parti de ce club.

    Et quand ouvres-tu ton club, ca m’intéresse aussi !

  26. Brosse Alain

    Très intéressante analyse du fonctionnement de certains clubs photos . Pour approfondir le sujet on peut lire l’article de l’historien de l’art Christian Joschke . Il explique qu’il a bien eu dès le départ des clubs photos , une préférence pour diffuser une connaissance technique et matériel . Mais une méfiance voir une défiance envers  » l’élite artistique  » . Édifiant et haletant à lire.
    https://www.cairn.info/revue-actes-de-la-recherche-en-sciences-sociales-2004-4-page-66.htm

  27. Cet article est plutôt « jugeant » concernant les membres des clubs et/ou les retraités (je ne suis ni l’un ni l’autre). Mais j’en comprends l’esprit et suis d’accord avec l’idée d’aller chercher par soi-même ce qui convient à chacun. Cultiver son regard, développer un sens critique, apprendre à se connaître et à se questionner, savoir où on veut aller, et surtout … travailler.
    Bref : avoir un itinéraire personnel et particulier.
    Cependant, restons ouvert, autant de photographes, autant de pratiques et, surtout, d’aspirations différentes. Chacun trouve son chemin de différentes façons, certains par leurs propres moyens, d’autres par le biais de clubs, en solitaire ou en convivialité.
    Ce qui est super, c’est qu’il y a abondance en matière d’apprentissage, on peut choisir entre livres, stages, expos, internet, clubs, amis, émissions… encore mieux, mixer tout ça pour enrichir sa démarche. C’est pas génial ?
    Toujours au plaisir de vous lire !

  28. Louis Devillers

    Moi j’ai pris de magnifiques photos de cygnes à 1m avec mon 18-55 ! (ah non c’était de la grosse merde autant pour moi).

    Bon comme j’ai pas grand chose à dire mis à part que vous m’avez bien fait marrer, tout en étant pertinent (sans déconner les vestes sans manches à poches c’est vraiment très très moche, le monde doit savoir), bah je dirais rien de dingue mis à part que c’était un chouette article, et comme j’ai pas commenter la dernière vidéo YouTube je viens apporter ma formule (si rare sur les internets) : Des bisous. (oui c’est encore moi, toujours moi)

  29. Jean Bérubé

    Je suis en accord à peu près complet avec ce qui a été exprimé ici. Il faut se dégager des contraintes (car ces organisations contraignent, qu’on le veuille ou non) des clubs de photo. La seule remarque que je ferais concerne votre presque acharnement à l’égard des retraités. Dommage de stigmatiser cette frange de la population. Si ces clubs rassemblent plusieurs retraités, ils n’y sont peut-être (certainement ?) pas toujours majoritaires. De même, tous les retraités ne s’y associent pas nécessairement pour se développer. J’ajouterais que pour certaines personnes (retraitées ou pas), l’appartenance à un club peut être une étape très importante menant à une prise de conscience « libératrice ».

    Je suis retraité.
    Je ne suis pas dans un club.
    Je fais de la photo en solitaire 99,9% du temps.
    Dans certains pays (ex.: Mexique), ce sont des jeunes qui ont une caméra et qui s’associent pour partager leur passion. Pas les personnes plus âgées.

    • Hello,

      D’où le disclaimer. Après, les retraités c’est un cliché qui nous amuse beaucoup.
      Il suffit d’aller au salon de la photo, pour les voir par dizaines avec les 70-200 et les vestes à poches.
      Si ça n’est pas une réalité, on retrouve ça suffisamment régulièrement pour dire que c’est assez commun.

  30. Jacques Rousseau

    Bonjour Thomas

    J’aime tes articles et tes videos. J’y aprends beaucoup et en général je suis d’accord avec toi. Il y a un côté iconoclaste, vitriol mais après il faut prendre du recul et garder ce qui fait faire notre miel. Alors je fais partie des retraités récents. Après des pratiques empiriques j’ai suivi les formations de Laurent qui m’ont donné les bases techniques indispensables qui le donnent le background nécessaire lors des prises de vues en fonction du contexte. Et de réagir rapidement. J’ai beaucoup aimé les videos sur les conférences de Duchemin. Oui je fais partie du club photo de mon village, convivial qui par certains aspects forcément ressemble à ce que tu dis. Mais ce n’est pas l’alpha et l’omega, loin de là. C’est convivial, il y a des bons conseils qui ne sont pas des vérités assénées. Donc pour la culture je vais voir ailleurs et beaucoup ce qui est disponible sur internet. Et en tout cas, je prends les photos beaucoup à l’instinct de ce qui me fait plaisir, qui m’inspire et en tout cas pas pour faire plaisir au plus grand nombre et à coller à des standards.

  31. Thomas,
    Je t’invite à venir faire une intervention au photo club de Paris Val de Bièvres, auquel j’appartiens depuis 7 ans.
    J’y ai beaucoup progressé mais bien sûr, ce n’est pas suffisant. Tous les jours, je lis, vois des expositions, fais des workshops et maintenant des masterclass avec des photographes reconnus.
    Il faut savoir faire le tri par soi-même parmi les différents ateliers proposés. Pour ma part, cela m’a incité à me remettre à l’argentique, explorer les procédés anciens, explorer les limites de la photo, casser les codes. Oui ,oui tout ça dans un photo club. Et ce n’est qu’une petite partie des nombreuses activités proposées chaque jour.

  32. S’il est vrai que je retrouve dans tes propos certaines sensations que je ressens au sein du photo-club dont je fais partie (APC Anneyron) je ne suis pas pour autant 100% en accords avec ton analyse, et c’est justement ce qui fait le charme de ce blog.
    Effectivement, une fois éjecté les querelles d’égaux, on se retrouve vite dans les mêmes bis-repetitas, d’année en année, avec ceux qui avancent, et ceux qui font sans cesse un pas en arrière, mais vu sous un autre angle, ça peut aussi être intéressant de partager avec les nouveaux adhérents, ou les anciens qui n’ont pas autant de temps que moi à consacrer à la photo (beaucoup sont plus jeunes et travaillent au quotidien en plus de leur vie de famille) ses « compétences » ou plutôt son expérience.
    Et puis il y a le côté convivialité, rencontrer des gens qui ont une autre vie pour partager avec eux quelques moments passionnés c’est aussi très enrichissant.
    Merci Thomas pour ce partage, partagé à 60% 😉

    • D’où le disclaimer au début de l’article. Je me doute que ça n’est pas le cas de tous les clubs

      • Je vais faire passer le lien vers cet article à mon photo-club, car après le départ du Président juste avant les vacances (et le Vice-Président prochainement) , nous devrions être en pleine restructuration à la rentrée. Ton photo-club idéal me semble être une bonne base pour revoir notre orientation.
        Encore merci Thomas

  33. Blandine

    Il a l air sympa le club photos de tes rêves ! Quand est-ce que tu l’ouvres ? Je m’inscris direct 😉
    Merci de partager des solutions alternatives c’est surtout ça que je cherche quand je lis tes articles: ou autre façon de voir la photo et de prendre la responsabilité de produire des photo qui nous corresponde !

  34. Didier

    Bonjour
    Je viens de lire votre article sur les club-photo !!!!!
    Tout d’abord je vous crois très mal renseigné, oui il existe bien certains clubs comme décrits, mais si ils existent c’est qu’il y a des gens pour y aller (avec une source d’intérêt !!!) mais il y a aussi des clubs ouverts, faisant appel a des artistes reconnus, pédagogique, curieux etc.… perso j’ai fais trois club avant de trouver celui qui m’apporte plus ce que je souhaite. La aussi il faut s’intéresser et mouiller un peu la chemise….. c’est comme pour la bouffe oui le petit commerce avec son artisan dévoué consciencieux et qui vous déniche des petites pépites c’est super mais nous allons tous aux hypermarchés, c’est facile de critiquer… et puis internet il y a aussi a redire…
    alors cessez de jouer aux gourous qui ont toujours raison mais qui ne crachent pas dans la soupe…. en en retirant des royalties.
    Soyez libre (de ne plus vous lire) et de vos choix (a priori personne n’est obligé de s’affilié à un club…)
    Bien cordialement

    • Avant de venir casser les pieds : tu as lu l’article ? Ou tu t’es dit que le titre c’était suffisant pour pouvoir poster un commentaire ?
      C’est dit DANS l’article, 2 fois, que tous les clubs ne sont pas visés et que l’on ne fait pas de généralité.

      Je peux faire plein de choses, mais pas lire le contenu à ta place.

  35. arnaud

    Bonjour, article très intéressant. Ne faisant pas partie d’un club et ne connaissant pas personnellement de membres de clubs photo je ne m’exprimerai pas particulièrement là-dessus. En attendant les pistes évoquées à la fin de l’article me semblent dignes d’intérêt . D’une manière générale je suis en accord avec le fait que trop souvent on « entre » dans la photo par la technique, le matériel. Cela tient probablement au fait que la majorité des articles, des interlocuteurs sont orientés sur ces sujets. Aujourd’hui, il est probablement plus facile et attractif d’aborder arts et culture via des blogs ou des chaines youtube comme les votres, quitte à approfondir au moyen de livres par exemple.

    Enfin, je me permettrai juste une remarque, il semble que la photo d’un des membres de club (portrait femme enceinte) représente un coquillage et non une projection de lait ou autre liquide (dont l’interprétation pourrait s’avérer douteuse). Cela n’apporte rien au fond de l’article j’en conviens.
    Arnaud.

  36. Je crois qu’il y a un malentendu ! Un club photo, enfin la plupart fonctionnent comme ceux qui sont basés sur la danse/tricot/yoga/dessin/etc. C’est juste des passes temps ! On est en plein dans la société de spectacle d’un certain G.B. Tiens je suis allé voir la page internet de mon ancien club, il est écris « échange, Partage, Convivialité » c’est claire non ? En fait on retrouve le même schémas dans les forums…

    Effectivement on y apprends pas grand chose à part les fameuses règles photographique, je pense que pour beaucoup se mouler dans un cocon ça rassure. Donc y trouver (sauf exception) une culture photographique c’est peine perdue…

    Je pense que la photographie est un acte profondément solitaire, on apprends à porter son regard seul même si quelque part on a des influences, toute la difficulté c’est justement de s’en défaire…

  37. Georges Pellegrino

    Cher Thommas, Richie,
    C’est enfoncer une porte ouverte que de dire être d’accord avec vos propos, d’en épouser la philosophie. J’ai toutefois une certaine retenue sur des points qui pourraient porter à croire que les « organisations » (ou clubs) ne servent à rien.
    Après 15 ans de club photo, j’ai quitté ce club en 2013 avec la profonde conviction de ne plus jamais fréquenter de club photo. Pour quelle raison ? depuis 5 années je n’épuisai à dire et faire comprendre que nous faisions de la belle photo qui n’avait rien à raconter. J’ai voulu faire évoluer le club dans cette direction, sans succès, donc, je suis parti.
    Puis en 2016 on vient me demander de m’occuper de la rédaction d’une revue « de la fédération ». J’y ai vu une opportunité permettant de « faire passer des idées ».
    Pour revenir au sujet de votre article (que j’apprécie comme tous les autres dont je suis un fidèle lecture sinon supporter). Oui la plupart des clubs sont des regroupement de retraités qui adorent se retrouver entre copains et boire un coup, à oui, parler aussi de photos, surtout comme on en faisait il y a 30 ou 40 ans.
    Mais un club, une fédération de photographes amateurs peut et doit aussi servir à aller au delà de la « belle photo ». C’est ce que l’on tente de faire, sachant que l’on touche 15 à 20 % des membres intéressés par cette approche. Alors me direz vous, pourquoi au sein d’une organisation (club / fédération) ! N’ayant toujours pas trouvé le moyen d’inviter des photographes (pro, ayant des connaissance en photographie, histoire de l’art ……..) qui consacreraient une journée, gratuitement, sans dédommagement ni compensation (boisson, repas, etc..), il indispensable de trouver un moyen de créer des entrés d’argent servant à l’organisation de toutes ces activités (séminaires, revues, etc et aussi concours).
    J’arrête ici et pour précision, je suis localisé en Belgique, mais la région du Nord de la France, m’est connu pour ces activités en photographie.
    et, au risque de vous décevoir, j’ai 75 ans (dit avec humour).
    Bien à vous et cordialement
    Georges Pellegrino

    • Bonjour George. Merci pour ce retour.
      En effet, la question financière complique les choses. C’est pour ça que je commence par proposer de lire des livres, c’est vraiment facile d’accès et ça pourrait en débloquer certains.
      A+ !

  38. Je fais partie d’un club photo ! et je m’en excuse. Je suis votre blog régulièrement et apprend beaucoup. Tout ou presque de ce qui est dit dans cet article, je le retrouve dans le club. Quand je leur parle de livres d’auteurs et de visites d’expo, j’entends « je viens d’acheter le dernier livre sur lightroom CC et compagnie » ou « moi je travaille, je n’ai pas le temps de me déplacer ».
    Mon club est à la campagne, et dans notre province, c’est les photos d’oiseaux en tous genres qui encombre le circuit.
    C’est vrai que la technique est le principal de discussions, mais quand j’ose leur dire que j’essaie de faire des photos à la prise de vue et que je n’utilise pas Photoshop, on ne comprend pas.
    C’est pas grave je continue dans mon photo club car j’y ai trouvé des copains, et je continuerai à leur faire partager vos articles.

    • Merci beaucoup Pierre et… bon courage !
      Pourquoi ne pas commencer par leurs parler de quelques bouquins ?
      Le Photo poche sur Doisneau ou Cartier-Bresson c’est très simple d’accès déjà.

      • Pour moi un livre indispensable c’est celui de JC Béchet « Influences ». Il résume, avec force illustrations, l’histoire et l’évolution de la photographie. En ce qui me concerne c’est ma bible, d’autant que j’ai fait un stage de 5 jours avec lui en avril dernier et là aussi je me suis rendu compte que la « Fédé » était loin de la « vraie » photo.

  39. Commençons par le début, j’aime beaucoup votre approche de la photo et vos vidéos. J’ai très brièvement fréquenté un club-photo et je m’en suis éloigné car les concours de la Fédération ne sont pas mon idéal.
    Maintenant, je trouve votre article caricatural et inutile, même s’il est bien documenté et argumenté. Votre position est surtout dans l’air du temps : refus du collectif, éloge de l’autonomie et confiance à internet pour recréer du lien. Vous dites que la photographie est solitaire et vous faites un parallèle avec la peinture mais en peinture, combien de liens, combien d’écoles, d’ateliers partagés. Moi, j’ai besoin des autres, en direct !! Quand aux clubs, j’ai envie de dire : laissez les vivre. Ils ne correspondent pas à votre approche (ni à la mienne) à votre époque (ni a la mienne) soit ! J’ai vu que les gens qui y allaient sont heureux de se retrouver, de créer des événements ensemble (les fameux concours et expos !). Tous les clubs ne sont pas aussi caricaturaux que ceux que vous décrivez. Au plaisir de vous voir et de vous lire !

    • même s’il est bien documenté et argumenté.

      Merci 🙂

      Tous les clubs ne sont pas aussi caricaturaux que ceux que vous décrivez.

      Je sais, c’est pour ça qu’on a mis un diclaimer dans l’article.
      Je ne refuse pas le collectif (j’adore le travail de Magnum !), je dis juste qu’il n’est pas obligatoirement nécessaire.
      Quant au « il faut être gentil et laisser les autres », ce n’est pas la politique de la maison. Pour le lisse et le consensuel, lesnumeriques.com.

  40. Bonjour,
    Merci pour cet article.
    J’ai commencé la photo par hasard avec mon petit compact pour petit à petit découvrir le monde fabuleux de la photographie et toutes ses possibilités. Et je ne m’en lasse pas.
    Je n’ai jamais ressenti le besoin d’adhérer à un club, plutôt même de m’en éloigner.
    J’ai appris sur internet (principalement le site de Laurent Breillat) et par les livres.
    J’ai trouvé mon style en étant un minimum influencée et cela me convient parfaitement.
    Merci pour vos conseils
    Virginie

  41. Bruno Savatte

    Très bon article, bravo les gars ! (c’est émouvant ces collaborations)
    Je trouve votre analyse pertinente, bien argumentée mais pourtant je vous annonce que je vais sans doute retourner dans « mon » club photo prochainement … et à cause de vous en plus !

    Petite explication. Il y a 15 ans, mon activité photographique (argentique , hein) balbutiait depuis 5 ans et ne me satisfaisait pas. Quelques guides techniques ( hé oui pas d’ininitiation à la culture photo ..) plus tard et je me retrouve dans un club photo. C’était une association de réinsertion qui proposait une activité labo en bas du FJT et qui l’ouvrait certains soirs de semaine au club. J’y ai été initié au développemnt personnel ( de pellicules!), à quelques notions de tirages et à une sortie photo laborieuse, le tout dans une ambiance foutoir gaucho-ramollo-hippie. Au bout d’à peine six mois, quelques prise de gueules sur l’intérêt du collectif dans un plaisir solitaire ( moi, j’aime pas les gens!), j’ai claqué la porte avec le virus labo que j’ai essayé de ramener au domicile. Installation d’un labo de fortune avec évier dans la penderie, récupération d’un vieux Ahel lourd comme un âne mort, bricolages divers. Un élevage de pissouses, un engagement civique et l’arrivée massive du numérique ont eu raison de cette maladie chronophage qu’est l’argentique.
    Depuis tout se passait bien, j’expérimentais avec délectation les joies expansives du shooting de masse, résistais au GAS tout en lisant la presse spécialisé ( le masochisme!) et trainais dans quelques forums, suivais quelques bloggeurs blagueurs, m’ouvrais à la culture photogaphique, vistais quelques expo … Je fomentais même l’idée de quelques projets photos très personnel, histoire d’apporter au monde ma vision du beau  😉
    Et v’là que des gugusses me refilent une poussée d’argentite avec des challenges en dièse, comme le zona est la résurgence de la varicelle ! On ressort les vieux boitiers, dépoussiérage, regarnissage, enfilage de pelloche, armement et rhâââ … déclenchement suave de l’obturateur. On retrouve le temps de se poser en juillet, on imagine des choses plus intimes, moins industrielles. Et on repense au tirage alors qu’ une petite voix ( féminine, aimante, chaleureuse mais ferme) te dit que ça va pas être possible. Du coup, j’ai repris contact avec la version actuelle du club local dans le but affiché de profiter du labo et de sa logistique (en espérant que le turn over des membres me permettra de ne pas reclaquer la lourde!) .
    Et voilà où je voulais en venir : l’intérêt d’un club photo est la logistique matérielle (labo, agrandisseurs, cuves, kit studio …) qu’il peut offrir avec l’inconvénient de la mutualisation ( disponibilté, promiscuité, papy bokeh…)

    PS : Oui, je sais tout ça pour ça !

    • Hahah, nan mais c’est intéressant comme parcours.
      A Lille on a un labo comme ça aussi, en libre accès sans que ça soit un « club ».
      Ça fait des semaines qu’on doit aller le tester avec Richard mais on traîne un peu.
      C’est une très bonne raison quand même !

  42. Très amusant…j’ai reconnu pas mal de choses que vous évoquez dans les 2 clubs photo où je suis passé…ainsi que sur le champion du monde que j’ai côtoyé lors d’un festival.

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