Grands photographes
Portraits, parcours et œuvres des grands noms de la photographie. Une bibliothèque de référence pour bâtir sa culture photo.

Brassaï : l’œil de Paris, la nuit et ce qu’il y avait derrière les murs
Une Gauloise pour mesurer le temps de pose, une Boyard si la nuit est plus épaisse. C’est avec ça, et un appareil à plaques acheté à crédit, qu’un Hongrois de trente ans a fait de la nuit parisienne un territoire photographique. Portrait de Brassaï : les bas-fonds, les graffiti, Picasso, et les mises en scène…


Mary Ellen Mark : la photographe qui n’a jamais su dire au revoir
Elle a photographié la même adolescente pendant trente-deux ans. Dix ans à se faire jeter d’une rue de Bombay avant qu’on la laisse entrer, trente-six jours enfermée dans un service psychiatrique : Mary Ellen Mark n’a jamais su boucler un reportage et repartir. C’est ce qui fait tenir son œuvre, et c’est aussi ce qui…


Richard Avedon : le portraitiste qui ne croyait pas à la ressemblance
Sa famille empruntait des chiens aux voisins pour avoir l’air heureuse sur ses photos de vacances. Quarante ans plus tard, il scotchait un fond de papier blanc sur des murs de café du Texas pour photographier des vagabonds, et vendait leurs visages 14 000 dollars pièce. Soixante ans de carrière, deux vies apparemment inconciliables, et…


Francesca Woodman : l’œuvre de cinq ans qu’on lit toujours à l’envers
Huit cents images en cinq ans, tirées à peine plus grand qu’une carte postale, et une œuvre que tout le monde s’obstine à lire en partant de sa fin. Voici Francesca Woodman avant la légende : une étudiante qui résolvait des problèmes de forme avec son propre corps, et qui rêvait de faire de la…


Todd Hido : la fenêtre allumée, le pare-brise embué et l’Amérique qui va mal
Une maison de banlieue, une fenêtre allumée, quatre minutes de pose et un homme seul dans sa voiture à trois heures du matin. Todd Hido a bâti trente ans d’œuvre sur ce dispositif, en partant d’un cours de photo choisi pour sécher les cours.


Dorothea Lange : la photographe qui apprenait à voir sans appareil photo
Février 1936, sous la pluie, elle fait demi-tour sur trente-deux kilomètres et repart avec la photographie la plus reproduite d’Amérique. Ce qu’on ne raconte jamais : elle a mis la scène en place, effacé un pouce au retouchage, et la femme du cadre est restée anonyme pendant quarante-deux ans.


Robert Mapplethorpe : le formaliste que l’Amérique a fait passer en procès
En octobre 1990, huit jurés de Cincinnati doivent décider si sept photographies sont de l’art. Le musée risque la prison, le photographe est mort depuis dix-huit mois. Et pendant ce temps, on oublie de regarder ce qu’il a vraiment fait : poser une fleur, un corps ou une princesse au centre d’un carré, avec exactement…


Claude Cahun : quarante ans d’autoportraits pour ne jamais se ressembler
Elle a photographié son propre visage pendant quarante ans sans jamais exposer une seule image, puis elle a tenu tête à la Wehrmacht avec des tracts glissés dans des paquets de cigarettes. L’œuvre a failli disparaître dans un lot de caisses vendu aux enchères.


Sergio Larrain : le photographe qui a tout gagné, puis tout rendu
Il entre chez Magnum à vingt-sept ans, photographie un parrain sicilien endormi et inspire une Palme d’or sans le savoir. Puis il range son appareil et monte dans les Andes pour quarante ans. Portrait du photographe qui a tout gagné avant de tout rendre.


Robert Doisneau : le faussaire qui a fabriqué le Paris qu’on croit connaître
Tout le monde connaît son baiser devant l’hôtel de ville, et à peu près personne ne connaît le reste : cinq ans d’usine chez Renault, des faux papiers pour la Résistance, 450 000 négatifs et un procès qui a empoisonné sa dernière année. Portrait du photographe le plus reproduit et le plus mal lu de…


Nan Goldin : De la Ballad aux Sackler, photographier pour ne pas disparaître
Nan Goldin ne photographie pas le monde. Elle photographie les gens qu’elle aime, ceux qu’elle a perdus, et elle le fait avec une honnêteté qui fait mal. Du suicide de sa sœur Barbara au combat contre les Sackler, retour sur une œuvre qui a redéfini ce que la photographie peut montrer.


Bernard Plossu : l’instant non décisif, ou l’art de tout enlever
Un jour des années soixante-dix, Bernard Plossu a brûlé dans son jardin toutes les photos qu’il avait faites au grand-angle. Négatifs compris. Ce qu’il a gardé : un 50 mm, une paire de chaussures, et cinquante ans d’une des œuvres les plus radicales de la photographie française.
