La photographie d’Harry Gruyaert : des couleurs et du temps

Date de la dernière mise à jour : le 3 septembre 2018


Introduction

Je vous avais déjà parlé d’Harry Gruyaert dans l’article Tour du monde de la photographie couleur, mais après avoir continué à creuser son œuvre je me suis rendu compte qu’il restait encore beaucoup de leçons à prendre de son travail. Donc pour commencer, je vous invite à relire ce billet si vous ne l’avez pas déjà fait, j’évite les redites sur le Blog donc je n’en répèterai pas le contenu ici. Du reste, ma source principale pour cet article a été le catalogue édité par Textuels à l’occasion d’une exposition rétrospective de Gruyaert à la MEP, qui a le mérite d’être extrêmement bien réalisé, les reproductions sont magnifiques. J’ai aussi utilisé mes propres neurones, as usual.

L’idée du billet est donc de faire un petit tour de son parcours et de sa pratique pour voir ce que l’on peut en garder pour alimenter les nôtres, comme je l’avais fait pour Louis Faurer. Mais avant de démarrer, j’ai une simple question : vous dites « Harry Gru-ya-ert » ou « Harry Gruyère » (comme le fromage) ? C’est entièrement mystérieux pour moi, battons-nous en commentaires à ce sujet.

Ps : toutes les photographies illustrant de l'article, sauf mention contraire, sont d'Harry Gruyaert.

Micro-biographie

Harry Gruyaert est né à Anvers en 1941, et cela aura une influence décisive sur son parcours personnel et photographique. Son père, enseignant chez Gevaert, lui apprend la technique photographique et filmique. Ensuite, après avoir travaillé comme directeur de la photo pour la télévision flamande, il quitte la Belgique et voyage beaucoup, aux États-Unis, en Angleterre, en France, au Maroc. Tous ces voyages sont importants pour Gruyaert, ils lui permettront ensuite de retrouver la Belgique,avec un regard différent. Et chaque expérience, comme pour tout le monde d’ailleurs, laissera sa trace dans sa photographie.

Par exemple, lors de son passage à Paris (où il travaille pour Elle) il a souhaité rencontrer William Klein pour devenir son assistant. Il l’a rencontré avec Jean-Loup Sieff… j’aurais bien aimé y être au passage. En discutant avec eux, il se dit qu’il n’apprendra rien de plus comme assistant, et veut tracer sa route pour laisser libre court à son tempérament. Cette volonté d’autonomie se retrouve dans ce qui est désormais sa philosophie : quand on lui demande quel conseil donner à un jeune photographe (jeune dans sa pratique hein, pas son âge) il répond « Ne pas se laisser influencer« . Pour lui, il faut s’occuper de soi-même, les jeunes artistes voient trop de livres. Lors d’une lecture de portfolio, il est capable de dire « Lui il a lu ceci, lui il a lu cela ». D’autant plus, qu’à son époque la photographie couleur n’existant pas (enfin pas dans le monde artistique), il a fait son truc dans son coin, quand on l’a qualifié de « jeune Saul Leiter » il n’avait pas compris la référence. C’est un sujet dont parle aussi Martin Parr (ici), un conseil à garder dans un coin de sa tête 😉

En 1978 lors d’une exposition au Maroc il rencontre Henri Cartier-Bresson (oui, à l’époque j’ai l’impression que la photographie c’était un club de vacances où tout le monde était copain, bref), qui lui propose, après avoir vu son travail, de peindre ses photographies (celle d’Henri) avec des pastels. Gruyaert refusera, en disant qu’il n’est pas peintre. C’est une anecdote qui prend son ampleur avec un peu de contexte : Henri Cartier-Bresson se considérait comme peintre et non comme photographe (ce qui est assez particulier quand on est considéré comme l’œil du XXe siècle mais bon). En disant cela, Gruyaert affirme l’existence de la photographie couleur comme un art à part entière (il n’est pas peintre, car photographe), et ayant parfaitement sa place dans la photographie d’art, qui commence tout juste à accepter la couleur à cette époque.

Il est entré en 1982 à l’Agence Magnum, 10 ans avant Martin Parr. Et comme pour lui, ça a été compliqué, car il divise. Une partie des membres pense que le laisser entrer perdra l’agence, au passé fortement documentaire, tandis que l’autre camp pense qu’il s’agit d’un talent essentiel. Il sera finalement coopté, et c’est tant mieux pour l’histoire de la photographie. Bref, ça c’était pour le contexte général, voyons ensemble les grandes périodes qui ont composé sa carrière artistique.

Les TV shots

Sa carrière démarre en 1972, l’année où il crée la série des images intitulée TV Shots. Comme l’indique le titre, ce sont des photogra­phies d’écrans de télévision, ou de fragments d’écrans, prises durant les Jeux olympiques de Munich : elles constituent un mix de la télévision de la période, on y retrouve des images des épreuves sportives, de séries télé, d’informations, de films, de publicités, de concours canins, etc. Une sorte de zapping photographique, un échantillonnage culturel, un flux électronique figé dont les couleurs trafi­quées interpellent. Plus que le contenu des images, arrachées de leur contexte par la photographie, ce sont bien la couleur et sa sensualité qui fascinent déjà Gruyaert. Ces couleurs sont obtenues par un assistant qui mani­pule l’antenne pour dérégler la réception « normale » jusqu’à obtenir une palette saisissante, captées par la légendaire pellicule Kodachrome qu’il utilisait. On imagine la scène.

Ces couleurs acidulées, chimiques, saturées, stridentes, psychédéliques, clinquantes, nous ramènent au pop art, et plus précisément aux sérigraphies d’Andy Warhol, aux aplats sans profondeur des Flowers par exemple, qui datent du milieu des années 1960.

Andy Warhol – Flowers

Même si l’écran plat n’existait pas encore à l’époque la vitre du poste TV constituait pour un photographe l’un des objets les plus dénués de profondeur de champ qu’il pût trouver, ainsi qu’un cadre et une image ready-made.

Le Maroc

Gruyaert a sillonné le Maroc pendant 20 ans où il découvre et retrouve à chaque voyage « un accord splendide entre les formes, les couleurs, les gestes quotidiens et la nature« . La lumière marocaine, à la fois violente et douce, abstraite et sensuelle, donne des images qui seront typiques de son travail : des opposi­tions citadines d’ombre et de lumière, de grands aplats noirs qui tranchent avec des murs d’un ocre lumineux : un cycliste passe, ombre parmi les ombres, un homme debout nous tourne le dos, minuscule et parfaite­ment placé près de l’angle d’un bâtiment jaune. L’instant décisif est presque là, Gruyaert ayant toujours admiré Henri Cartier-Bresson, cet « effacement » typique qui lui permettait de se couler tout près des gens, sans rien troubler de leur situation. Pour qualifier le travail de Gruyaert, il faudrait presque parler de « lumière décisive », ou, plus précisément d’un système couleurs-lumière-rencontre décisif. C’est facile à retenir en plus.

Photographie de Ouarzazate, une de ses photographies préférées

Lors qu’il se trouve au Maroc pour photographier l’Atlas, il rencontre un photographe qui s’arrête après quelques prises de vues, parce qu’il pense avoir « LA » bonne photo, qui lui permettra de satisfaire les exigences de son commanditaire (un journal vraisemblablement). Gruyaert lui, continue photographiant que pour son propre plaisir. De cette anecdote, il gardera une certaine méfiance pour la photographie documentaire, genre auquel il n’appartiendra jamais.

Retour en Belgique

Après le Maroc, puis l’Inde, il éprouve la nécessité de retourner en Belgique. Gruyaert désire y voir plus clair dans son héritage flamand ; les images qu’il y produit montrent une influence évidente du surréalisme belge : rencontres inopinées, voire incongrues, entre un homme et une femme contemplant un tableau de Magritte dans un musée, ou encore entre un défilé de grenadiers napoléoniens. Il y a là de l’humour, de l’incerti­tude, un jeu de l’imprévu.

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Binche, Belgium, 1981

Une certaine pratique de la photographie

L’usage de la couleur

La couleur, c’est un moyen de sculpter ce que je vois. La couleur n’illustre pas un sujet ou la scène que je photographie, c’est une valeur en soi. C’est même l’émotion de la photographie.

Harry Gruyaert

L’histoire de la couleur en photographie est compliquée, longtemps rejetée au second rang, et souvent à raison. Ainsi, Walker Evans et Cartier-Bresson jugeaient la couleur vulgaire dans les années 50. A cette époque il s’agissait grossièrement de photographies en noir et blanc faites avec du film couleur, l’imagerie de National Geographic en est un bon exemple : des cieux bleus bien bleus, des chemises rouges bien rouges, etc. Ou alors, on avait droit à des images aux belles couleurs agréablement disposées (de jolis voiliers au coucher du soleil – ça me démange mais je ne dirai rien – qui ne sont pas sans rappeler l’expressionisme en peinture, qui était lui beaucoup plus intéressant). Bref, tout ça pour dire que les photographes rejetant la couleur à l’époque ne le font pas par dogme, mais jugent sur pièce. Certains disent même d’ailleurs qu’elle aura un brillant avenir (Ansel Adams, maître du paysage en noir et blanc notamment), c’est juste que là, bah, c’est mauvais.

L’arrivée de William Eggleston au MoMA en 1976, et son exposition vue par Gruyaert est donc un véritable choc pour ce dernier. Tous deux sont de la même génération et partagent les mêmes références visuelles concernant la couleur : la peinture moderne, les magazines, la télévision, le cinéma. Mais pour le reste, tout les sépare :

  • Les meilleures images d’Eggleston sont prises dans une partie relativement réduite du Mississippi, alors que celles de Gruyaert proviennent du monde entier.
  • Eggleston compose ses images à partir d’une centralité irradiante, alors que Harry Gruyaert inverse volontiers les importances respectives du centre et de la périphérie dans ses compositions.
  • Enfin, ce qu’on a appelé le « flux de conscience » pour carac­tériser les images d’Eggleston ou celles de Stephen Shore, leur façon inédite d’assimiler la séquence du livre à une sorte de journal intime ou d’autoportrait déguisé, est très éloigné de la manière de Harry Gruyaert pour qui chaque image est un tout autonome, un univers en soi. On y reviendra.

Pour Gruyaert, la photographie n’est pas qu’une pratique artistique, c’est aussi une expérience physique, une excitation, un plaisir. Il s’agit d’être là, plus présent devant l’instant, et aussi moins vulnérable.

Il s’agit d’une vraie bagarre avec la réalité, une sorte de transe pour enregistrer une image ou peut-être tout manquer. C’est dans cette bagarre que je me situe le mieux.

Harry Gruyaert

Le goût du banal

Je suis intéressé par la banalité du quotidien, les objets autant que les humains.

Harry Gruyaert

La photographie de Gruyaert s’intéresse au quotidien, à l’everyday mundane comme disent les anglophones (je le partage là, je trouve l’expression ravissante). Dans la citation ci-dessus, le mot le plus important est « autant », dans ses images, couleurs, objets, lumières, tout est mis sur le même plan. Il n’y a pas de hiérarchie. Sa photographie est celle d’un environnement urbain figé, que la lumière et la couleur animent et découpent. Ses images sont parfois dépouillées, et parfois très complexes, celle de Ouarzazate en est le parfait exemple. Les plans et les personnes s’y superposent au rythme de la lumière marocaine, qui au tout, donne une tonalité pastelle, intemporelle. Bon, je ne suis pas très objectif, c’est le travail qui résonne parfaitement avec mes goûts.

Une histoire de temps

Comme le titre de ce billet le suggère, les photographies de Gruyaert sont connues et appréciées pour sa maîtrise totale des couleurs et des émotions qu’elles véhiculent, mais il contrôle aussi le temps d’une façon assez unique. Ses images sont des moments non résolus, elles dégagent une tension de l’inachevé. Y sont représentés des événements qui n’ont pas encore eu lieu, qui vont avoir lieu, et que l’on ne peut empêcher. L’instant d’après, le passant traverse la route, la voiture passe, le téléphone sonne, et tout est terminé.

L’autonomie des images

Les photographies d’Harry Gruyaert sont aussi autonomes, il n’y a pas de projet global comme celui d’un journal intime à la Eggleston, ni même celui d’une chronique à la Depardon. L’auteur est effacé. Ces images se situent aux antipodes d’une photographie humaniste (dont on sent chaque jour un peu plus les fondements s’affaisser), et sont reliées par un fil rouge qui finit par dessiner le motif d’un autoportrait : celui d’un voyageur « sentimental », d’un flâneur, dont les créa­tions poétiques, sensuelles et subtiles, transfigurent le banal.

Faire une photo, c’est à la fois chercher un contact et le refuser, être en même temps le plus là et le moins là.

Harry Gruyaert

L’autonomie de ses images signifie que chacune d’elle peut exister seule, indépendamment de celles qui la suit ou la précède. En cela, il est plus proche d’un Andreas Gursky (travaillant de grands tableaux photographiques) que des photographes cités ci-dessus.

Serait-ce des collages ?

La réalité ressemble à un collage de Picasso dont les éléments n’étaient pas faits pour être mis ensemble, mais qui, soudain juxtaposés, signifient et disent quelque chose d’original et de très fort, insaisissable avant.

Harry Gruyaert

À l’inverse des images d’Eggleston, mais un peu comme dans les paysages urbains de Lee Friedlander, les photos de Harry Gruyaert refusent le dogme de la centralité, cette construction réglée qui nous vient de la Renaissance. Ici, on a plus à faire à un collage d’éléments disparates, ou bien à un montage cinématographique dont le sens global excède les signifi­cations isolées des plans qui le constituent, la magie de l’ajout en somme. C’est un assemblage souvent décentré, une dissémination des zones d’excitation visuelle, un vide central, un fourmillement de micro-événements, une sorte de chaos d’accumulation de signes.

La présence du choc

Toutes ces images sont à mille lieues de l’exotisme à bon compte et du pittoresque facile. Le terme de « choc » est très approprié ici. Non pas en rapport avec le très frelaté « choc des photos », mais pour qualifier une émotion brusque due à une rencontre, avec les images d’un autre photographe, un pays, une œuvre, un moment. Un choc, selon Harry Gruyaert, c’est la possibilité d’enregistrer un ensemble couleurs-lumière-rencontre.

Walter Benjamin est le premier à avoir identifié le choc de la perception esthétique de la ville moderne : choc des enseignes, choc de la publicité, choc de la vitesse. Dans Sens unique (1928), Benjamin écrit :

[La publicité] détruit la marge de liberté propre à l’examen et nous jette les choses au visage de manière aussi dangereuse qu’une auto qui vient vers nous en vibrant sur l’écran de cinéma et qui grandit démesuré­ment

Walter Benjamin, Sens unique (1928).

Le choc, c’est ce qui nous cloue à notre fauteuil de cinéma et ce qui nous fait voir la ville comme une violente succession d’images cinématographiques. Les photogra­phies de Harry Gruyaert non seulement témoignent d’un tel choc, mais créent à leur tour chez le spectateur cette onde, cette perturbation inquiétante, déstabilisante, l’irruption brutale d’une étrangeté, un effet de sidération qui vient redoubler la sidération propre à toute photographie. C’est un peu comme un sentiment de mal-être, si on veut grossir le trait.

Le point technique

Difficile de parler d’un photographe avec un style graphique si marqué sans aborder la question de la technique. Bon, ça n’est pas mon dada en général, donc ici, point question d’ISO, de boitiers, ou de futilités du genre. On ne va parler que de ce qui a un véritable intérêt, et concernant sa pratique, il y a deux points notables :

  • Gruyaert ne fait pas de Dye transfer comme William Eggleston (ce qui aurait été tentant, le rendu des couleurs est bluffant) mais il utilise à la place le Cibachrome. Cela donne des images aux teintes saturées, et aux noirs profonds. Bien que cela ne rende pas parfaitement les pellicules Kodachrome que Gruyaert utilise, le résultat est quand même très bon. Les images que vous voyez dans ce billet sont donc issues de la numérisation des tirages, et non des négatifs, vous n’auriez pas ces couleurs sinon.
  • Toute cette sorcellerie chimique ayant disparu ou étant devenue hors de prix, Gruyaert est joyeusement passé au numérique. Je dis joyeusement, parce que c’est une technique qu’il dit apprécier, celle-ci lui permettant de revenir sans cesse sur son travail pour l’améliorer. Un peu comme le peintre Pierre Bonnard qui allait retoucher ses toiles en douce dans les musées.

Conclusion

Je pense que je referai régulièrement ce genre de billets très analytiques et centrés sur un photographe. Déjà parce qu’ils sont assez rare sur le web, mais aussi parce que j’ai l’impression que ce n’est qu’en allant vraiment décortiquer les choses profondément qu’on en tire des connaissances ayant une vraie utilité. Quoiqu’il en soit, cet article est comme du bon vin, si vous l’avez aimé, n’hésitez pas à le partager.

Je vous dis à bientôt, et en attendant, si vous voulez en apprendre plus, je vous laisse avec la voix d’Harry Gruyaert himself.


Empli de nostalgie, j’ai écouté ça pendant la rédaction de ce billet :

 

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25 Comments

  1. Guillaume

    On dit Harry Gruy-yart, Brigitte Patient a parlé de son dernier livre Est-West et elle prononce très bien son nom (https://www.franceinter.fr/emissions/regardez-voir/regardez-voir-23-decembre-2017).

    Merci pour ce billet, j’aime beaucoup son travail. J’ai le photo poche qui le concerne que tu avais recommandé dans un autre post.

    • Ha merci !
      Oui j’ai le photo poche aussi, ça fait un peu doublon avec l’ouvrage de chez Textuels mais bon.

      • Guillaume

        Vraiment! Doublon? Pourtant je ne trouve pas beaucoup de photos de Moscou ou de Las Vegas dans le photo poche…
        Que me conseillerais tu pour avoir un ouvrage « complémentaire »?

        • Hum, bah disons que les photographies les plus iconiques de Gruyaert sont dans les 2 ouvrages (textuels et photopoche).
          Les images de Vegas et de Moscou, doivent être dans le livre de Textuels (je dis ça de mémoire je ne le connais pas par cœur), mais ça n’est pas la plus grande partie.
          Si c’est celle-là que tu recherches, le mieux c’est d’acheter East/West.

          • Guillaume

            En fait je parlais de ce livre (East/West) depuis le début car c’est également un livre de chez Textuels… Donc tu me confirmes que East/West est un bon choix en complément du photopoche?

            Bonne continuation

          • Haaaa, je pensais que tu parlais de la monographie que je présente au début de l’article.
            Oui c’est top, fonce !

  2. Super billet ! Il pourrait aussi servir d’introduction à un autre billet, ayant pour thème les photographes portant le nom d’un fromage :-)) ! Blague à part, en photographie couleur on parle le plus souvent de Eggleston, Gruyaert, Shore, Meyerowitz, Saul Leiter.. à mon avis il y a aussi un photographe passé aux oubliettes, Ernst Haas, très populaire au tournant de années 60/70, et aujourd’hui un peu négligé. Certes, on l’a accusé de faire des photos faciles, commerciales.. Pourtant, à la fin des années 60, il était très novateur ! enfin, c’est mon avis.. En France, il y a aussi un photographe, fondateur d’une célèbre revue qui a vendu son âme au business (..la revue, pas le photographe..), qui fait des photos couleur dans l’esprit de Steven Shore.. Mais, j’avoue, je suis moins sensible à son travail.

    • Y’a d’autres photographes avec un nom de fromage ? Haha 😀

      J’avoue, Ernst Haas, je ne le connais pas trop, et je l’ai un peu zappé dans le billet Tour du monde de la photographie couleur. J’achèterai le photopoche à l’occasion pour découvrir ça.
      De quel photographe français tu parles ?

      • Je parlais de JC Béchet, qui a d’ailleurs écrit un bon livre, « Influences »

        • Ha oui je connais ! Mais je connais plus son travail d’auteur que de photographe.

        • GAUTHIER

          Bonjour Thomas
          C’est toi qui m’a fait découvrir Gruyaert et franchement j’adore. Concernant Béchet ses livres » influences  » et « petite philosophie pratique de la prise de vue photographique » m’ont poussé à découvrir ce photographe assez méconnu coté photographique .

    • D’accord avec toi sur Ernst Haas, Lionel. Mais pour ma part j’apprécie tout autant son travail noir et blanc.

  3. Quel bel article !! Merci d’avoir mis des mots sur le ressenti que je peux avoir en regardant ses photos.
    Et je partage ta conclusion, ce genre d’article c’est un plaisir à lire, on en redemande 🙂

    • Merci Audrey 🙂
      J’avoue que pour le moment (avec l’écriture de l’eBook) j’ai assez peu de visibilité sur les prochains billets.
      Enfin le prochain oui, je sais ce que c’est, mais après moins. Et c’est vrai que j’ai bien aimé faire celui-ci, et faire celui sur la photographie Noir & Blanc, c’est plus enrichissant personnellement. Wait & see donc !

  4. Denis Gosselin

    Bonjour Thomas,
    Merci pour cet article passionnant. Je connais mal l’œuvre de Gruyaert et je pense que son livre va rejoindre ma bibliothèque. Je viens de remarquer que dans ma collection de livres photo, il n’y a qu’un seul ouvrage d’un photographe pratiquant la couleur et c’est celui de Ernst Haas… Il est temps de remédier à la chose.
    J’ai découvert ton blog il y a quelques semaines et c’est un vrai plaisir de lecture. Jamais ennuyeux et toujours enrichissant.
    Félicitations.

  5. Un excellent article qui va au fond des choses, Thomas. J’ai particulièrement apprécié tes explications sur la notion de choc ainsi que le rapprochement avec Lee Friedlander sur la composition. Friedlander est un photographe très interpellant dont on ne parle pas assez. Et à quand un article sur l’effondrement de la photo humaniste?

    • Merci ! Content que ça t’ai plu. Et quand on me suggère un article, j’ai toujours la même réponse : prends ton clavier et essaie, c’est la meilleure façon d’avancer.
      Surtout que ça n’est pas forcément la période que je connais le mieux haha !

  6. Georges Mélon

    Pour la prononciation du Néerlandais : « uy » comme « oeil » en français et « ae » comme « â » en français. Donc « Gr-oeil-â-rt »

  7. J’ai acheté le photopoche sur ton conseil, très bien fait ( tu en reprends la trame dans cet article). J’ai celui d’Ernst Haas, qui m’a moins emballé… pourtant Haas a été un de mes premiers achats de livre photo : «  la Création », j’aime toujours !
    Un autre livre que je ressors souvent avec beaucoup de joie, le NewYork de Jay Maisel. Les meilleures photos de NY à mon avis. Introuvable hélas ( m’en fous, je l’ai !)

  8. Denis Gosselin

    Le Ernst Haas que je possède est paru chez Nathan en 1989 (cadeau d’anniversaire !). Sa série « abstractions » devrait te plaire.
    « European puzzle » de JC Béchet (éd. Loco, 2016) est aussi un livre que je consulte souvent avec plaisir, à découvrir absolument. Il fait suite à « American puzzle » en autres.

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