Comment détester malin : tous nos conseils et astuces

Date de la dernière mise à jour : le 9 mai 2017


Temps de lecture : 8 minutes et 22 secondes


Je dis souvent que ce que l’on déteste en dit autant sur nous que ce que l’on aime. Le problème, c’est que l’on a souvent tendance à ne pas creuser le travail que l’on rejette. C’est assez logique, quand je ne peux pas supporter quelque chose, je ne vais pas passer des heures à l’analyser.

Jusqu’à maintenant.

Je vous parle régulièrement de photographes que j’apprécie pour illustrer les articles, et je me suis dit que ça serait intéressant de faire l’inverse. D’essayer de comprendre pourquoi je n’apprécie pas certains travaux (« détester » est quand même un peu fort), de voir à partir de quand la ligne blanche est franchie, et ce que ça peut m’apprendre sur mes goûts et ce que je recherche en photographie (chez les autres, pour me nourrir, puis créer).

Commençons donc ce que l’on pourrait modestement appeler, une éloge de la haine.

Ps : l'article mélange travaux, thèmes, comportements. Le fil conducteur étant de comprendre ce que je n'aime pas. Et comme vous l'avez sans doute déjà deviné, petits malins que vous êtes, on baigne ici dans la plus pure des subjectivités. Tout ça est certes argumenté, mais n'engage que moi, si vous n'êtes pas d'accord, la boite à commentaires vous supplie de le lui dire. En avant !

Nurbex

Le mot « Nurbex » est un néologisme qui regroupe la photo de nue (« nu »!) et la photographie dédiée aux ruines/lieux abandonnés (le fameux « urbex ») ; bon, clairement, il ne fallait pas sortir de l’ENA pour le trouver, celui-là. Ces deux genres ont en commun leur capacité à attirer des débutants en mal d’inspiration, qui voient en eux une façon rapide soit d’acquérir un style, soit de se rapprocher du sexe opposé (un peu d’honnêteté allez).

Le propos de l’Urbex est très limité, il se résume à  : « Whoah c’est glauque« , « ça fait post-apocalpytique« , et le légendaire « Je m’aventure dans des lieux étranges« . Sérieusement, je n’en ai jamais vu aucun qui développe un autre thème. Je me demande même si on ne peut pas acheter des blogs & les photographies d’Urbex qui vont avec, prêts à l’emploi sur le Darknet.

Le nu, c’est un cas clairement différent, il s’agit d’un style à part entière et qui a vraiment tout mon respect. Mais diantre que c’est difficile ! Il doit s’agir d’un des genres photographiques les plus casse-gueule, tant les frontières entre vulgarité d’un côté, et pornographie de l’autre sont minces. La marge d’action pour créer quelque chose de personnel et d’esthétique est très fine, et peu sont les élus. Mélanger le nu à l’Urbex, c’est clairement une mauvaise idée, la photographie ne fonctionne pas comme les mathématiques, la médiocrité, quand elle est cumulée ne s’annule pas, mais se cumule. Autrement dit, moins et moins, ça fait encore moins.

« Oh je rêve nue dans les escaliers de l’ancien QG de campagne de François Fillon »

Là j’ai été gentil, je vous ai passé le plus vulgaire (principalement composé de tétons et de poses lascives), et, à l’inverse je vous laisse avec un magnifique nu de Ralph Gibson, j’adore la composition.

Nu – R. Gibson

Qu’est-ce que ça dit de ma propre pratique au final ? Que comme je l’avais dit dans l’article « Que photographier ? », je préfère faire quelque-chose de personnel, quitte à ce que ça soit mauvais, plutôt que de suivre une tendance pour remplir un blog. Alors, certes, ça demande de la réflexion, c’est pas le chemin le plus facile, mais c’est le seul à mon avis.

Sébastien Roignant – Soledad

Soledad – S. Roignant

J’entends d’ici les internets crier :

« OH MON DIEU IL CITE QUELQU’UN DIRECTEMENT ! OH LA LA LE MANQUE DE RESPECT SUR LES INTERNETS. TRAÎTRISE ET FÉLONIE ! ». 

Bon, on peut y aller ?

J’avais déjà parlé de Sébastien à deux reprise, dans l’article sur YouTube, et celui sur les internets. Sa chaîne YouTube est vraiment excellente, mais j’ai toujours été un peu gêné par le fait que la principale chaîne française consacrée à la photographie ne parle pas de photographie, mais de technique(1). Du coup je n’ai pas toujours été très juste avec lui, mais bon, là ça va être l’occasion de remettre les pendules à l’heure.

J’ai parlé du Nurbex en premier, parce que quand j’ai vu la série Soledad (du « Landscape nude » cette fois) j’ai eu un peu la même réaction : « Bon, ok, on mélange des filles nues avec du paysage, et ça refait un genre/série, mouais…« . Mais je me suis complètement fourvoyé, fou que j’étais. Je pense que c’est une série photographique qui a besoin du texte qui l’accompagne pour vivre pleinement. Et en effet, quand Sébastien y explique sa démarche (ici), je suis comme la France à l’été 1939 : conquis. J’aime beaucoup l’idée de remettre l’Homme dans la nature, de requestionner notre place dans le monde, etc. Certes, ce n’est pas le genre de photographie que je préfère, mais c’est du bon boulot. Tu m’as fait changer d’avis, Seb’, et c’était pas une mince affaire.

Plus personnellement (c’est un peu l’objet de l’article) ça me renvoie aussi à moi-même, qui n’aime que peu être en contact direct avec les gens pour ma photographie (même pour la photo de rue je reste assez en retrait). Cela vient d’une part de ma pratique de la musique : j’ai passé des années à gérer des répétitions, des egos, des envies, etc., là où la photographie me permet de travailler en restant indépendant, ça doit aussi être une question de goût personnel. Du coup, je pense que dans mon jugement initial il y avait un peu de « je n’aime pas faire ça, donc je n’aime pas ça« , mais je retiendrai la leçon.

Serge Ramelli

Les vrais lecteurs le savent, l’ont vu venir, ne sont pas surpris. Je ne pouvais faire un article analytique sur ce que je déteste (là, je peux garder le mot), sans en parler. Vous voulez du HDR dégueulasse ? Des cieux violets ? Des ombres à + 100 et des blancs à -100 dans Lightroom (la meilleure formule qui soit) ? Du sharpening ? VOUS VOULEZ DU SHARPENING ? Et bien gamin, ça va être ta fête.

Photographie – S. Ramelli

Photographie – S. Ramelli

Photographie – S. Ramelli

Serge Ramelli fait principalement des tutoriaux Lightroom et Photoshop, jusque-là rien de bien dramatique, on a tous besoin d’apprendre à s’en servir à un moment. Par contre, là où ça me travaille un peu plus, c’est qu’il fait la promotion d’une photographie creuse, totalement aseptisée, et dont chaque pixel n’a pour but que d’être mainstream, de plaire, de remplir un cahier des charges, et ça c’est vraiment pas mon truc. Parce que le but derrière, c’est de refourguer du preset Lightroom à la « en veux-tu ? en voilà !« . Sans blague, y a peu d’artistes qui arrivent à satisfaire mon goût à 100%, là où Ramelli arrive à faire l’inverse, et quasiment sans le moindre effort. On dirait même qu’il a créé un nouveau genre, un OVNI inclassable : la photographie putassière. Chapeau l’artiste ! Le plus hallucinant étant que Yellow Corner ait édité un de ses ouvrages A 50€ PUTAIN. Je rappelle qu’à ce tarif-là vous pouvez vous offrir 3 Photo Poche (disons Ander Petersen, Eugène W. Smith, et Harry Gruyaert pour être éclectique)(2).

Et l’air de rien, tout ça, ça dit plusieurs choses de ma propre pratique. Déjà, un peu comme pour le Nurbex, il vaut mieux réfléchir un peu que de faire n’importe quoi sous prétexte de trouver un style ou pire, de plaire. Deuxièmement, la photographie n’est clairement pas une histoire de recette sur un logiciel de retouche, vous en voyez le résultat. Et enfin, si vous faites de la photographie(3) dans le seul but de gagner de l’argent, je vous conseille plutôt de prendre votre carte chez Les Républicains, ça a l’air beaucoup plus rentable.

La photographie macro

A tous mes lecteurs qui font de la photographie macro, je m’excuse d’avance, mais là, c’est l’heure du festival. Allez, démarrons, plus vite on commence, plus vite ça sera terminé.

Illustration – Macro-photographie

Je n’ai jamais compris l’intérêt que peut avoir ce style photographique, que ce soit l’intérêt de le pratiquer, ou celui des images produites. Là, vous me direz, ce n’est que mon avis, et que tout le monde s’en tamponne le coquillard. Et vous avez raison. Mais ce n’est pas là que les faits sont d’une violence sans fin et ni appel : prenez toutes les histoires de la photographie (photographie contemporaine incluse) présentes dans la biblio et lisez-les (oui, ça fait un sacré pavé). Vous vous rendrez rapidement compte qu’on n’y parle absolument jamais de macrophotographie. Et ce n’est pas un oubli, ou le résultat d’une concertation improbable entre les auteurs de ces ouvrages. C’est juste que tout simplement, la macrophotographie n’a laissé aucune trace dans l’histoire de la discipline, n’a eu aucun impact, aucun intérêt qui mérite d’être narré. 

Une fois qu’on a dit ça, on a tout dit. La discipline peut avoir un intérêt scientifique (c’est je pense son but premier) pour le reste, c’est le néant. En plus de 150 ans de pratique de la photographie, si elle avait quelque chose d’intéressant à dire (sur tous les plans, esthétique, artistique, historique, social, etc.) je pense qu’on s’en serait rendu compte depuis longtemps. A la limite, et j’en parle parce que je le sens venir dans les commentaires d’ici, on peut trouver ces images « belles », mais comme j’en ai parlé dans « La démarche photographique », ce n’est ni un but, ni un propos. Le beau se fane, se périme et est lié à l’époque, bref, n’est pas suffisant pour sous-tendre un projet photographique.

On retombe sur le même comportement que celui que je dénonçais dans le Nurbex, là où ce dernier cachait une absence de réflexion personnelle par l’application de codes (« nu + graffitis »), ici c’est la technique qui fait le boulot, comble le vide créatif. Les seules fois où on entend parler de la discipline, c’est toujours par ce biais là : nouvel objectif qui va encore plus prêt, nouveau flash, etc. A l’inverse, vous pouvez chercher les expositions de macro-photographie à la MEP, je vous souhaite bien du courage. Et c’est là que ça m’apprend quelque-chose sur ma pratique et mes goûts : je ne pense pas qu’une technique (en particulier celle-ci : « photographier de près/en gros plan ») soit suffisante pour porter un projet photographique, ou dire quelque chose de son auteur et du monde. Si je devais hiérarchiser l’importance des éléments de la construction d’un projet, je dirai : Sujet > Traitement / Angle d’approche > Technique, et non l’inverse, ce que la macrophotographie par sa nature impose. Et vous vous en doutez, je ne suis pas du genre à balancer les choses à la légère, s’il y a bien une chose que je fais sur le Blog c’est documenter, creuser, questionner. En macrophotographie, je n’ai rien trouvé qui sorte de ce que je critique ici, qui ait pu me toucher alors qu’à priori je suis assez peu intéressé par cette branche.

Alors, on va encore me taxer d’élitisme et coetera, mais c’est une fois de plus tout l’inverse, je pense juste que l’on peut faire mieux que ça, ça me paraît légitime d’aspirer à plus. Avec toutes les possibilités que le monde vous offre, vous ne croyez pas qu’il y a plus intéressante que de photographier des fleurs échelle 2:1 ? Vous n’avez vraiment rien de plus pertinent à raconter ?

La photographie animalière

Guépard – National Geographic

Si tout le monde a repris son souffle on va continuer. Bon, là ça va se passer un peu mieux. A la base, je ne souhaitais pas parler de la photographie animalière, mais étant donné que certaines remarques du point précédent pourraient s’y appliquer, je me suis dit qu’un petit paragraphe pour éviter les ambiguïtés ne coûterait pas bien cher.

Le fait est que la photographie animalière est aussi une discipline très dépendante de la technique, tant de sa maîtrise que de la possession d’un matériel adapté (ce qui est déjà personnellement un frein, mais continuons…). Si l’on reprend les mêmes arguments que précédemment, la photographie animalière n’a pas marqué de sa patte (héhé :D) l’histoire de la discipline avec le même impact que le photojournalisme ou la photographie de paysage a pu le faire (là en vrac je pense notamment à Ansel Adams ou à la Mission photographique de la DATAR)

Photographie – V. Munier

Mais il y a un « mais ». Certes les possibilités expressives sont limités, certes la plupart des photographes se contentent d’une approche descriptive/scientifique (type National Geographic), mais certains photographes tirent leur épingle du jeu avec brio. C’est extrêmement difficile, tant la matière première à disposition est limitée et exigeante, mais c’est possible. C’est le cas de Nick Brandt, une superstar de la photographie animalière ou de Vincent Munier dont j’apprécie beaucoup les images du Grand Nord. On y sent sa passion pour ces terres, ces animaux (il avoue lui-même prendre un peu de temps pour l’observation avant de se décider à sortir son boitier) et surtout, on a froid en regardant les images. Pas facile à transmettre comme sentiment !

Photographie – V. Munier

Bref, malgré quelques similitudes dans mon discours, à mon sens la photographie animalière n’est pas à mettre dans le même panier que la macrophotographie. 

Photographie – N. Brandt ; Admirez au passage la différence de traitement énorme du sujet entre ces guépards ci, et ceux de National Geographic ci-dessus.

Photographie – N. Brandt

Conclusion

Au final, ne pas apprécier quelque chose, l’analyser, comprendre pourquoi ça nous touche comme ça est tout aussi intéressant que l’inverse. Je me demande d’ailleurs si je ne vais pas commencer à acheter des bouquins qui me répugnent (« La photographie de coucher de soleils pour les nuls »), histoire de continuer l’aventure (enfin, les prendre à la bibliothèque, ça sera financièrement plus logique). A méditer.

PS : A tous ceux que j'ai vexés, je vous invite à relire ce billet : La règle du Game.
PS² : Comme je l'ai dit, je serais ravi de débattre avec vous de tous ces sujets, par contre le premier qui me fait de l'Ab hominemil gagne sa place dans l'article.

Et pour finir dans le thème, je vous laisse avec A Day to Remember. A plus dans l’bus.


Notes : 

(1) Dans le sens où il n’y a pas de contenu sur la photographie : analysesd’ouvrages, visites d’expositions, présentations d’auteurs, etc. C’est pas un reproche, juste un constat. Chacun fait sa soupe, s’il l’avait fait, je n’aurais plus de boulot ici ! (retour au texte)

(2) D’ailleurs si vous voulez vraiment vous en offrir, allez voir par ici : La bibliographie.  (retour au texte)

(3) Je parle bien évidemment de photographie personnelle / artistique, je me doute bien que si c’est votre métier, vous ne faites pas ça pour gagner de l’amour et un peu d’eau fraîche. (retour au texte)


N'oubliez pas de partager l'article !
Share on Facebook37Tweet about this on Twitter4Share on Google+0Email this to someone

← Article précédent

Article suivant →

54 Commentaires

  1. La néophyte que je suis est étonnée de voir figurer la photographie animalière dans les « j’aime pas », et d’apprendre que cette dernière n’a pas marqué l’histoire de la photographie. Je te trouve un peu dur : c’est le propre de la publication descriptive/scientifique de rester objective et d’éviter les émotions, nan ? Finalement, c’est valable aussi pour la photographie de paysage et autres ? Je ne peux pas m’empêcher de penser aux photos de Georges Shiras et Rax qui m’ont toujours fascinées 😉

    • Hello Elsa,

      Tu as dû me lire un peu vite : « A la base, je ne souhaitais pas parler de la photographie animalière, mais étant donné que certaines remarques du point précédent pourraient s’y appliquer, je me suis dit qu’un petit paragraphe pour éviter les ambiguïtés ne coûterait pas bien cher. » et « Bref, malgré quelques similitudes dans mon discours, à mon sens la photographie animalière n’est pas à mettre dans le même panier que la macrophotographie. »

      C’est justement pour éviter qu’on me dise « Ce que tu dis pour la macro, ça marche pour l’animalier gnia gnia gnia » que j’ai écris quelques lignes dessus.

      Pour te répondre : « c’est le propre de la publication descriptive/scientifique de rester objective et d’éviter les émotions, nan ? ». Oui c’est exact, et c’est justement pour ça que ça n’a rien à voir avec de l’art. A-t-on déjà vu une exposition de photos satellites ? De bactéries au microscope ?
      Et justement, ce qui fait tout l’intérêt de la photographie de Rax, c’est qu’elle n’est pas du tout objective, la vision qu’il renvoie des territoires du Nord est la sienne, empreinte de sa vision et de son expérience. C’est ça qui en fait l’intérêt.

      🙂

      (Ps : désolé pour le ton neutre de la réponse, je l’ai rédigée avant de reconnaître ton mail haha 😀 )

  2. Encore un point de vue qui m’interpelle ! Mais bon sang, qu’est-ce que je vais photographier demain ? Heureusement je ne fais que ce qu’il me plait, même si ce genre de propos est capable de me faire réfléchir à deux fois avant d’appuyer sur le bouton !

    Merci !

  3. Aurélia

    Pourquoi ce plaidoyer contre la macro ? J’aurai pu comprendre sur un photographe ou un courant de la macro en particulier, mais sur la discipline entière… je ne comprends pas, parce que c’est à la limite du sectarisme ^^

    Bon on est d’accord, aucun photographe macro n’a pour le moment révolutionné la société ou l’art… Mais combien d’artistes peuvent y prétendre. Il n’empêche que nombre de photographes qui font de la macro ont une recherche personnelle, qui peut-être scientifique ou esthétique. D’ailleurs ces deux courants s’affrontent parfois…

    Je ne comprends pas non plus cette distinction entre la photo animalière (qui serait acceptable) et la macro (qui ne serait pas acceptable)… Une photo de léopard ou une photo de fourmis sont toutes les deux des photos animalières. Non ?

    D’autre part, en quoi la photo de fleurs en 2:1 aurait-elle plus d’intérêt qu’en plan large ? Finalement, tout dépend de ce qu’on met dans le cadre et de ce que l’on veut exprimer.

    Et pourquoi appuyer ton discours sur le fait que les livres d’histoire de la photographie occulte cette discipline ? (D’ailleurs quand est apparue la macro, je n’en sais rien et toi ?) En littérature, les sous-genres dits parfois mauvais genres, ont longtemps été mis à la marge avant de trouver une place de choix… Ce n’est pas parce que les penseurs ont occulté un pan ou oublier des artistes qu’ils ont raison. Il est courant dans l’histoire de l’art que des artistes soient oubliés, puis redécouverts. L’effet de mode est aussi présent dans ces livres, ils sont eux aussi encrés dans une époque. Sans compter que la photographie est un art jeune, qui a eu bien du mal a être reconnu comme tel.

    Enfin, tu écris :  » Avec toutes les possibilités que le monde vous offre, vous ne croyez pas qu’il y a plus intéressante que de photographier des fleurs échelle 2:1 ?  » Je dirais que le monde du petit (animalier ou autre) fait parti des possibles. Ce serait justement se l’interdire qui serait préjudiciable, qui sait si de grands artistes ne s’illustreront pas là justement ^^

    Pour conclure, nous ne sommes pas du tout d’accord sur la macro… mais je trouve ta démarche très intéressante. Il est bien de savoir ce que l’on n’aime pas et pourquoi, parce que ça nous dit beaucoup sur ce que l’on est et sur ce que l’on veut 🙂

    • Whoa. Le commentaire est presque plus long que le paragraphe !

      Je ne vais pas te répondre en détails, sinon je ne vais faire que paraphraser l’article (et puis le débat est ouvert c’est le principal, mon but n’est pas de le clore !). Seulement quelques points, qui n’étaient pas dans l’article :

      « Il n’empêche que nombre de photographes qui font de la macro ont une recherche personnelle, qui peut-être scientifique ou esthétique. » : C’est totalement antinomique, le principe même de la science c’est que ça n’est pas personnel. C’est la différence entre croyance et connaissance. Donc si tu fais de la macrophotographie « scientifiquement » ça n’a rien à voir avec de l’art.

      « Je ne comprends pas non plus cette distinction entre la photo animalière (qui serait acceptable) et la macro (qui ne serait pas acceptable)… Une photo de léopard ou une photo de fourmis sont toutes les deux des photos animalières. Non ?« . Oui, c’est vrai. Mais c’est là je pense qu’on est pas d’accord sur l’analyse (et c’est ce qui se retrouve après dans ton commentaire). A cet avis théorique, j’oppose un constat pragmatique/pratique : La photographie macro n’a pas laissé d’empreinte dans l’histoire de la photographie, et elle n’a pas été occulté. Ce n’est pas un oubli. Là où la photographie animalière oui, surtout quand elle dit quelque chose de nous et du monde (je pense au prix Wildlife Photographer of the Year). Donc la photographie est jeune oui, mais ça n’excuse rien, d’autant plus si on la considère comme en partie héritière de l’histoire de la peinture. Tous les genres photographiques existaient déjà en peinture : Paysage, portrait, documentaire (si l’on considère les tableaux historiques comme documentant l’histoire, je tire un peu le trait mais ça ne me paraît pas incorrect), animalier (c’est plus des croquis de biologistes mais l’idée est là), etc. La macro, toujours pas.

      Pour conclure aussi, je suis ravi qu’on ne soit pas d’accord, c’est ce qui fait l’intérêt de ce genre de posts 🙂

      • Je suis d’accord avec toi sur la macro, ET je pense que ça peut changer. Je n’exclue pas que des photographes marquent l’histoire avec la macro, mais je pense que ce sera avec d’autres sujets que les classiques fleurs et insectes 😉

  4. Pour de la macro (fleurs, fruits et légumes) qui dépote, on peut (doit ?) quand même citer Denis Brihat, Edward Weston, Horst P.Horst, Robert Mapplethorpe entre autres. Après, à voir si ça rentre dans la nature morte ou dans la macro.

  5. Merci Thomas pour cet article éclairant. En effet, comprendre pourquoi on n’aime pas certains types de photos fait partie du processus d’une démarche photographique. Par résonance, cela nous incite même à revenir avec plus de force vers les photographes qui nous inspirent.

  6. GAUTHIER

    Bonsoir Thomas
    Personnellement le nurbex je ne connaissais pas (honte à moi) mais effectivement au vu de tes photos d’exemple cela me donne envie de rire (c’est déjà ça) et la fille nue sur son escalier en ruine a l’air de s’emmerder ferme.
    La macro je connais mieux mais je n’ai jamais envisagé d’en réaliser car je ne trouvais rien de différent entre ma coccinelle et mes deux escargots de ceux déjà vu des centaines de fois. Concernant la photo animalière si beaucoup de clichés se ressemblent il y a parfois des séries qui méritent une attention particulière comme celles des deux photographes que tu sites et la série de Salgado sur les gorilles. Mais ce que je supporte mal ce sont les photos de gouttes d’eau ou de lait figées tombant dans un récipient quelconque et je n’ai jamais bien compris l’origine de ce rejet.

    • Oui j’en ai déjà vu. Pour moi ça à toujours été du jeu en studio ou du packshot. Je n’en vois pas assez pour y avoir réfléchi vraiment !

  7. esseul

    Bonjour,

    Je me sens si proche de vos analyses, mais je ne sais toujours pas répondre à la question, pourquoi c’est beau, pourquoi c’est moins beau, pourquoi c’est laid?

  8. Christophe

    Bonjour Thomas,
    Très bon article qui pousse à la réflection du j’aime pas.
    Perso le nue j’ai le même point de vue que toi.
    Par contre pour l’urbex mon avis est partagé entre j’aime et j’aime pas.
    Ex ce que fait le groupe de urbexground j’aime. D’ailleurs il faut aller voir leurs photos.
    En photo animalière j’aime le travail de Lauren Baheux
    Évidemment celui de Vincent.
    Pour la macro je préfère la proxi pour mettre l’insecte dans un conteste.

    • Oui, l’Urbex tout n’est pas totalement à jeter, mais disons que le style ne se porte pas de lui même, il faut un vrai projet derrière pour le tenir, ce qui est assez rare (on sort rarement du « c’est vieux et abandonné). J’avais bien aimé le travail de Kosuke Okahara sur Fukushima (mais je ne sais pas si on peut vraiment appeler ça de l’urbex). 🙂

    • Avis très perso : Laurent Baheux essaye de copier Nick Brandt et il n’y arrive pas (vulgarité du trop de contraste oblige). Mais là encore, ce n’est qu’un avis perso 😉

      • C’est surtout le fait qu’il me follow / unfollow dix fois par mois sur Twitter qui m’agace. Sûrement un robot mal programmé pour attirer de l’audience.

  9. Je te cite : « A-t-on déjà vu une exposition de photos satellites ? De bactéries au microscope ? »

    C’est un challenge ?

    Pour les photos satellite on attendra le retour de Thomas Pesquet, mais pour les photos de bactéries au microscope on peux jouer si tu veux 😀

    • Allons-y, c’est un challenge ! 🙂

      Pour les photos de Pesquest, la vraie question est : Qu’est-ce qu’elles racontent de plus que celles de n’importe quel astronaute ?

      • Merci d’avoir accepté le challenge!

        Du coup on attends ton expo avec impatience 🙂

        Je garde ce challenge pour moi dans un coin de ma tête.

        En attendant merci pour tes articles pertinents et bien construits, et ce qu’on soit d’accord avec toi ou non.

        Tu a le mérite de faire bouger les lignes et délier les langues

        • Haha, pour être précis, on va dire que j’accepte l’idée que tu relèves le challenge 😀
          Content que les articles te plaisent 🙂

          • Pour les photos de Pesquet, si je comprends bien ton « n’importe quel astronaute », tu suggères que ça doit être original pour être de l’art ?

            En effet, « n’importe quel astronaute » pourrait faire les mêmes, mais d’abord il ne les fait pas forcément, et ensuite ne serait-ce que par ses choix il peut se différencier. Il a un genre d’obsession pour les aéroports qui pourrait faire une série par exemple. Après vu son point de vue limité, ça va forcément rester descriptif je pense, mais vu l’originalité de ce point de vue, est-ce que ça ne peut pas traduire un truc plus large ?

            Par exemple, j’aimerais vachement voir les photos de désert quasi abstraites associées à d’autres images (même des peintures) avec une palette de couleurs similaire.

            Peut-être qu’il le fera quand il aura récupéré ses muscles à son retour 😛

          • Laurent,

            Ton commentaire aborde plein de sujets différents assez rapidement. Donc pour faire te répondre :
            « Pour les photos de Pesquet, si je comprends bien ton « n’importe quel astronaute », tu suggères que ça doit être original pour être de l’art ? »

            • Déjà, laissez moi tranquille avec Thomas Pesquet ! Haha. S’il n’était pas français, personne n’en aurait jamais parlé. Et il fait grosso modo la même chose que tous les astronautes avant lui « regardez comme c’est beau de là haut ».
            • Non, je ne dis pas qu’il faut être original pour faire de l’art (je vois à quoi tu fais référence petit malin 😉 ), mais que par définition l’art l’est. Si un artiste met sa personnalité et ce qu’il est dans la construction de son projet (consciemment ou non, en l’assumant ou non), sa personnalité étant unique, son art le sera nécessairement. William Eggleston s’est mis à faire du William Eggleston quand il a arrêté de copier Cartier-Bresson.

            « Après vu son point de vue limité, ça va forcément rester descriptif je pense »

            Pas vraiment, c’est l’excuse facile. Eugène W. Smith a photographié la vie dans sa rue, à la fin de la sienne, en photographiant uniquement à travers sa fenêtre. C’est une contrainte (qui a d’ailleurs autant d’intérêt que de ne pas en avoir) mais pas une limite.

            Si les aéroports c’est ton truc, il y a Mike Kelley (http://www.dailymail.co.uk/travel/article-2595852/Photographer-captures-eight-hours-offs-LAX-airport-ONE-stunning-image.html) ou un autre projet dont je n’arrive plus à retrouver le nom. C’était un photographe qui avait recrée des aéroports immenses à partir de nombreuses photographies. Il en avait fait un livre, qui faisait un immense poster une fois découpé. Ça te dit quelque-chose ?

            Un autre projet intéressant tant qu’on parle du ciel c’est celui de Meike Nixdorf fait à partir des images de Google Earth (http://www.fubiz.net/2015/09/03/google-earth-pictures-turned-into-amazing-photographs/).

          • All right, globalement d’accord avec toi 🙂 (flemme de répondre plus longuement, déso)

            Du coup, tu penses quoi de Yann Arthus-Bertrand ? 😀

          • Haha, je pense que si je dois donner mon avis sur tous les photographes du monde on n’a pas fini haha.
            Mais j’aime bien ce qu’il fait, y’a une vraie démarche.

  10. Je suis globalement d’accord avec ton propos. J’ai tendance à ne pas apprécier les photo de nurbex, la macro, la photo animalière, le HDR… Comme Gauthier, j’ai du mal avec les photo de jets de liquide figé.
    J’ajouterai à ma liste les photos de tasses à café et autres mugs et toutes les photos de nourriture.

    Pour moi, ce type de photos ne m’attire pas, quand je parcours des sites photos, mon cerveau les filtre tout seul.
    c’est un peu la liste d’interdit. Après comme tous les interdits, certains font des photos magnifiques dans ces genres.

    Pour n’en citer qu’un, en nurbex, je vous propose de regarder les images de Jahz Design ™ Photography

    Par exemple :
    https://500px.com/photo/142534893/alone-2-by-jahz-design-photography
    https://500px.com/photo/124061975/alone-5-by-jahz-design-photography

    • Oh mince, tu me tends une perche là 😀

      Je ne vais pas revenir sur ce que j’ai dit sur le Nurbex. Mais, pour Jahz Design : C’est quoi le propos ?

      A méditer 😉

  11. Dans l’ensemble, son propos me semble être de faire apparaître un contraste entre l’immensité des lieux et la taille relative du corps. Plus l’idée de l’humain qui fabrique des ensembles monstrueux qui vont finir par tomber à l’abandon.
    Tu me diras que la plupart des nurbexeurs vont utiliser ce genre d’argument.
    Ce que j’aime chez ce photographe, c’est qu’il ne fait pas de le vulgaire et que ces images sont de véritables photos d’architecture.
    Il est clairement visible que ces images ont été pensées, calculées à l’avance, rien n’est laissé au hasard. Il n’a pas juste dit à un modèle : « fous toi à poil sur l’escalier ».

    • « Tu me diras que la plupart des nurbexeurs vont utiliser ce genre d’argument. »

      Alors tout est dit 🙂

      On a donc une réalisation exemplaire (allez je suis gentil), au service d’un propos éculé.
      Je ne vois pas l’intérêt du coup. Si quelqu’un faisait du Lee Jeffries, encore mieux que Lee Jeffries, ça t’intéresserait ?
      Pas certain.

  12. Effectivement, je ne pense pas que je serais intéressé.

    Et que penses tu de la photo d’architecture, car, pour le coup, il y a eu pléthore d’expositions sur ce thème. Pour moi les photos que j’ai proposé sont d’abord des photos d’architecture. Après, le lieu choisi est un lieu à l’abandon dans lequel on a ajouté un corps nu qui permet notamment de mettre une échelle.

    Après, nous pouvons sûrement être d’accord sur notre désaccord.

    • « Après, nous pouvons sûrement être d’accord sur notre désaccord. »
      Surtout pas ! On s’ennuierait après ! haha.

      Pour la photographie d’architecture, c’est trop vaste pour être traité en commentaire à la va-vite comme ça. J’ai développé mon avis (parce que ça n’est que ça au final) sur certaines pratiques dans ce billet, mais je n’ai pas vocation à dire si telle ou telle discipline mérite du crédit ou non.
      A la limite, je vais te poser juste 2 questions : Si le photographe photographie uniquement l’oeuvre d’un autre (ex : 1 bâtiment d’un auteur identifié), que met-il de lui même dans l’image ? Que racontent ces photographies ?

      Il y a des photographes dont l’oeuvre touche à l’architecture (je ne dis pas « d’architecture » ça serait réducteur) que j’adore : Gabriele Basilico, Thomas Struth, Andreas Gursky, et Candida Hofer notamment. Ça dépend de comment est traité le sujet, c’est toujours pareil.

      • Effectivement, c’est trop vaste pour être traité en commentaire. Voici un autre challenge pour toi, la photo d’architecture.

        Pour en revenir à mon premier commentaire, je n’aime pas le nurbex, mais je pense que le photographe dont j’ai parlé sort du lot. De la même manière que pour toi les photos de Vincent Munier sortent du lot, alors que pour moi ce sont juste de jolies photos de bestioles.
        Et comme tu le dis si bien, le beau n’est pas forcément intéressant.

  13. Tout à fait d’accord avec toi en ce qui concerne le Nurbex et la photographie « putassière » (tu viens d’inventer un nouveau genre).

    Concernant la macro, elle diffère seulement du reste par une mise au point super proche, et la photographie étant assez jeune, ça ne m’étonnerait pas de la voir un jour émerger dans l’art. Si je faisais de la macro, je me jetterai à corps perdu dans cette bataille 😀

  14. Je suis choqué ! 2 fois !

    1 Comment as-tu osé exposer du HDR violent dans un article sur ton blog !!! Aïe mes yeux. Je pensais qu’ici j’étais à l’abri ! Va-t-il falloir que je lise tes articles en mode Lecteur texte seulement, avant de risquer charger les images dès fois qu’il y ait des images dangereuses pour ma vue ?

    2 Personne (quasiment) dans les commentaires n’en parle ! Je veux dire, les zanimaux à pelage ou à poil et les végétaux en gros plan, sauvages ou dans des ruines ça peut faire rire, pleurer de rire, distraire l’œil ou remplir le vide visuel (d’arrière-plan de bureau) du quidam, certes. Mais le HDR ! Je me suis toujours demandé si une frange de la population n’avait pas de gros problèmes de vision des couleurs pour tolérer cela.

    Bref ton article est vraiment bien, et je pense que tu n’as fait qu’effleurer le sujet, la question donne à réfléchir pour tout soi-disant photographe.
    Pour ça merci Thomas.
    Mais le HDR c’est de la méchanceté pour tes lecteurs.
    Je pars soigner mes yeux sur mes arrières-plans de bureau gris qui laissent toute l’imagination de mes futures photo à mes yeux. 😉

    • Haha !
      Alors, tu vas sans doute être choqué une 3e fois, mais je n’ai rien contre le HDR.
      C’est simplement une technique, qui bien utilisée est redoutable (je m’en sers souvent avec mon smartphone qui a une plage dynamique moyenne). Et comme toute technique, mal utilisée ça peut faire de la daube, rien de nouveau. C’est pareil pour la pose longue, ou le bokeh à outrance.
      Je ne dois pas assez détester ça pour que ça ait été pertinent d’en parler !

      🙂

      • #Confession : j’ai déjà fait du HDR en paysage plusieurs fois, et personne ne l’a jamais remarqué 😉

        Le truc c’est qu’à une époque on ne pouvait faire que du tone mapping bien dégueu, et du coup c’est resté. Aujourd’hui, le HDR de Lightroom n’est pas catastrophique par défaut (à condition de modérer sa tendance à sergeramelliser les curseurs Noirs et Blancs).

        • « sergeramelliser »
          J’appelle l’académie française immédiatement pour valider ça !
          1/ On veut voir ça 😀
          2/ Oui, les résultats sous Lightroom, ou même dans le soft d’un téléphone sont plutôt bons de base.

          • Ha ha 😀

            Je ne fais plus de paysage, ça ne m’intéresse plus, je n’arrive pas à être autre chose que descriptif.

            Il doit y en avoir sur mon Flickr, mais franchement je ne saurais même plus dire lesquelles ^_^

          • Mode « Recherche de dossiers online » : ON.

        • Je vais faire un screen de ce commentaire !

          Je plaisante, moi aussi j’ai fait du HDR (celui qui est dégueulasse hein) et même que j’aimais bien… Mais depuis j’me suis soigné 😀

  15. Bonjour Thomas.
    Je suis en phase avec cet article, et en analysant ce que l’on déteste, on se penche aussi sur ce que l’on est, sa culture, son éducation, ses à-priori, sa limite de tolérance ou d’intolérance.
    Pour chacun le curseur va être différent, que ce soit en photographie ou ailleurs en littérature, en peinture, en musique.
    Le curseur est au centre entre j’aime et j’aime pas et puis après plus on s’en éloigne, plus on est en phase avec ses gouts ou ses dégouts.
    C’est la partie émotionnelle devant une oeuvre qui va d’abord fonctionner et après en approfondissant et en analysant on revient à ton postulat
    sujet /angle d’approche traitement/ technique.
    Moi j’aime qu’une oeuvre me dise quelque chose au sens large.
    Je ne sais pas si on considère les photos de Blossfeldt comme des macros mais j’avais vue une expo de ses séries (une centaine de photos) et pour moi c’est un artiste. Des photos que je mets en parallèles avec les Becher avec leur coté « descriptif objectif ».
    Qu’en penses-tu?

    • Hello, merci pour ce retour 🙂

      Ha Blossfedlt ! Il a une anthologie chez Taschen, je dois lire ça depuis un moment. Je connais assez mal son oeuvre, mais oui c’est intéressant, graphiquement.
      Et on pourrait en effet le rapprocher des Bescher pour le côté sériel aussi. Pour le côté « macro » (puisque c’est le sujet que l’on retient de ce billet haha) je ne sais pas si ça peut être considéré comme en étant. Je ne sais pas à partir de quel niveau de zoom on fait officiellement de la macro 😀

      Bonne soirée !

  16. charentus

    Super article, partial évidemment mais qui ne l’est pas. On retiendra que le projet photographique de départ prend le pas sur la recherche à tout prix d’une image lisse et du coup pas très originale.

    J’aime bien la conclusion avec le coucher de soleil pour les nuls, qui j’imagine doit faire croire que n’importe quelle image traitée à l’extrême pour être « belle » pour le plus grand nombre, ce qui me fait noter une perle dans l’article, ou plutôt dans les commentaires : « sergeramelliser »

    Je propose à la place « Ramelliser », et par extention « la ramellisation », qui pourra dorénavant être utilisé pour décrire la musique, la peinture, le cinéma, ou plus largement pour la société. Ou encore directement pour les photographes – en cours de ramellisation !

  17. Jon Snow

    Bonjour,

    depuis que je vous lis j’ai arrêté la photographie ^^

Laisser un commentaire