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À ce stade, ce n’est plus un secret pour personne (du moins, je l’espère sincèrement) : je parle de culture photo sur internet. Ça fera même une dizaine d’années dans quelques mois.
Pour parler de culture photo, je parle souvent de photographes assez classiques (tous ceux que je regroupe sous l’étiquette « Grands photographes » ici), Josef Koudelka, Henri Cartier-Bresson, Cindy Sherman… etc. J’en parle principalement pour deux raisons :
- J’en ai beaucoup entendu parler moi-même. Que ça soit dans les histoires de la photo que j’ai lues pour me former, dans les livres que j’ai achetés, les interviews, etc. Ils ont eu une influence majeure.
- Cela me semble nécessaire pour comprendre un peu l’histoire de la photo. Qui a fait quoi, qui a été pionnier de quoi, qui a influencé qui, de quelle pratique découle telle autre, etc. D’une certaine façon, la culture photo c’est une carte mentale, et il est essentiel d’y placer les grands nœuds.
Cependant, ça amène à un phénomène un peu bizarre. Que ça soit sur YouTube ou sur les divers réseaux sociaux : j’exprime un avis et celui-ci est parfois critique. Parce que c’est un humain qui vous parle, je ne suis ni Arte ni ChatGPT, j’ai une personnalité, des trucs que j’aime, d’autres que je trouve un peu nuls, etc. Et un truc qui revient régulièrement (quand par exemple, je ne sais pas, je dis que les NFT sont de l’énorme bouse et que 99 % de ce qui y est mis n’a aucun intérêt), on me reproche d’être passéiste et de n’aimer que Cartier-Bresson ou la photo noir et blanc à la HP5+.
Sauf que bon :
- Ce n’est pas parce que je parle régulièrement de certains artistes majeurs/influents que ce sont eux que j’apprécie le plus,
- La plupart des livres que je présente sur la chaîne ont moins de 2 ans (parce que ce sont ceux qu’on m’envoie, et ceux que j’achète, et surprise, j’achète ce qui sort au fur et à mesure quand ça m’intéresse 😮).
J’me suis donc dit qu’il était temps de vous faire un petit article sur mes photographes préférés du moment. Ceux qui font battre mon petit cœur, m’épattent, me font rêver et me rendent sans doute un peu jaloux de leur talent, vision, créativité. J’appelle cet article « Épisode #1 », parce qu’on n’est pas à l’abri que je refasse l’exercice de temps en temps si ça vous plaît. Souvenez-vous : l’article sur Koudelka est sorti 8 ans après ma promesse de le faire, à ce stade, je n’ai plus peur de rien.
Bref, démarrons mes bons. En avant les images.
Ps : j'avais mis les crédits sous chaque image, mais je trouve que ça alourdit la lecture inutilement. Du coup, en toute logique et sans exception, considérer que dans chaque partie les photographies sont du photographe présenté.
Géraldine Lay
Quand je serais grand je voudrais être Géraldine Lay comme photographe.
Diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie, Géraldine Lay travaille aujourd’hui aux éditions Actes Sud. Elle est représentée par la galerie Le Réverbère, à Lyon. Son travail oscille entre le nord de l’Europe (Failles ordinaires, North End) et différentes résidences en France (Impromptus, Où commence la scène).
En 2016, elle entame un travail au Japon et devient lauréate du programme Hors les murs de l’Institut français.

Dans Far East, il y a tout qui va. Tout. Le fond et la forme s’emboîtent parfaitement, et ça arrive moins souvent qu’on ne le croit. Pas de textes, que des images, et pourtant on est happé par les histoires derrière les pages. Les doubles vaporeuses, le poster en couverture, la tenue d’ensemble : rien à redire, coup de cœur total.





















Mais de quoi ça parle ? Pendant quatre automnes, Géraldine Lay a photographié le Japon. Chaque année, la même lumière blanche, qui fait éclater les couleurs. Elle voyage en train, s’éloigne des grandes villes, glisse vers un quotidien plus rugueux, plus discret, en quête de matière, au sens propre comme au figuré.


Les images débordent de trames et de textures, d’où jaillissent des aplats de couleur intenses. Impossible de ne pas penser à la peinture. Et comme chez Tanizaki (l’Éloge de l’ombre), l’obscurité devient matière : une étrangeté court dans les paysages comme chez les personnages, quelque chose d’irrésolu qui attire et qui happe.

Cinquante images, soigneusement choisies, composent un portrait du Japon vu par une photographe occidentale. On navigue d’une photographie à l’autre jusqu’à ce que, parfois, quatre roches cubiques au bord de la mer suffisent à déclencher tout un imaginaire.
Je ne blague pas quand je dis que je suis son travail de près : j’ai tous les livres de Géraldine Lay à ma connaissance. Le petit dernier vient tout juste de sortir et je l’ai acheté direct, sans réfléchir. Il s’intitule La Lune sourit le jour (aux éditions Sur La Crête).

C’est un travail réalisé lors d’une résidence sur un territoire en Bretagne, à Chartres-de-Bretagne. Et franchement, c’est excellent aussi. On y retrouve sa patte inimitable : cette capacité à transformer le banal péri-urbain en scène de cinéma, des couleurs qui claquent et une étrange poésie du quotidien. C’est la preuve concrète que la « grande photographie » se fabrique encore aujourd’hui, juste en bas de chez nous.

Pierre Belhassen
Dans la famille “Marseille-lumière qui claque”, Pierre Belhassen coche toutes les cases. Cela fait une dizaine d’années qu’il habite la ville, et ça se voit : il photographie Marseille au ras du bitume, dans l’éblouissement des midis et la poussière des fins de journée. Sa palette est large, franche, parfois presque criarde comme la ville quand elle se met à parler fort. Bref, mon petit cœur de photographe s’emballe.
Dès le premier regard, je t’ai reconnu. Il fallait venir jusqu’ici pour que mes yeux s’ouvrent sur toi. Embrasser la ville. Tes multiples visages te rendent insaisissable, peut-être est-ce pour cette raison que tant de clichés te dépeignent… ce que l’esprit ne comprend pas il l’explique… mais Marseille est inexplicable. Terre nouvelle où tout est contraste, cité indéchiffrable et profonde, les couleurs me guident dans ton labyrinthe. Marseille tu m’as adopté et pour te raconter, je m’adresse aux sens, j’ai toujours préféré la rêverie ordinaire aux élans de l’esprit.
Mon regard vagabonde à la recherche d’une image, un moment qui n’est pas arrivé mais qui déjà disparaît… je cherche ma distance, trop loin, trop proche… sans même lutter, je me perds au cœur de ton chaos. L’énergie phocéenne, matière inépuisable nourrie de lumière mais aussi de parfums, d’accents et de couleurs, sensuelle, parfois lointaine, m’absorbe et me consume. La mer m’éblouit, la chaleur m’écrase, je me replie dans tes ruelles sinueuses, là où l’ombre enveloppe nos secrets, là où souffle tes mystères. Dans ce monde en mouvement, j’impose mon silence. Une danse immobile, un chant silencieux, une photographie. J’avance dans tes collines de roches ou de béton, paysages rêveurs où se perdent les cris des hommes, ici une odyssée moderne s’écrit. Loin des fastes rutilants des autres capitales, ta richesse est ailleurs, là dans le sourire d’un gamin, dans le parfum rageur d’une femme, dans la voix déchirée d’une âme perdue, dans les embruns que le vent arrache aux vagues. La chaleur du jour retombe doucement et je reviens vers la mer. Déjà le crépuscule efface mes souvenirs.
Dans mes mains tes images creusent des sillons, lignes imaginaires où basculent parfois la peur, parfois le désir. L’horizon nous contemple, sous le rire moqueur des Goélands. Tu es ton propre voyage, et alors que mes yeux se ferment je repense à Baudelaire : « Aimer à loisir, aimer à mourir, au pays qui te ressemble. »
Pierre Belhassen
Marseille Allogène, son livre, a été pensé comme un objet autant qu’une suite d’images. La revue Epic a accompagné le projet à toutes les étapes (sélection, agencement, direction artistique) avec un soin éditorial qui rend justice aux photographies. Résultat : un livre qui dénote, dont on retient bien sûr le contenu, mais aussi la forme. C’est exactement ce que j’attends d’une publication photo : un objet qui a une présence, pas juste un “portfolio relié”.

L’équipe a vraiment pris le temps avec l’auteur (vous savez, ce temps long qu’on oublie trop souvent) pour trouver le rythme, la respiration, l’ordre juste. Marseille y apparaît multiple : tendresse, rudesse, soleil qui frappe et couleurs qui débordent.








Le livre a été financé via une campagne participative (nécessité économique quand on connaît les coûts de fabrication (papier, impression, façonnage… ça chiffre très vite).
Et visiblement, la chose a parlé aux gens : l’objectif a été atteint très rapidement. Rien d’étonnant : quand on soigne à ce point l’objet-livre, ça se voit et ça se soutient. Je vous laisse avec les images, elles parlent mieux que moi.










Marguerite Bornhauser
Marguerite Bornhauser (née en 1989) est une photographe et plasticienne française dont le travail explore les frontières entre abstraction et figuration, couleur et clair-obscur. Après des études de lettres et de journalisme à la Sorbonne, elle intègre l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, dont elle sort diplômée en 2015.
Son premier ouvrage, Plastic Colors (2017), auto-édité, est finaliste du First Book Award de MACK et attire l’attention sur son approche singulière de la couleur. Suivent 8 (2018) et Red Harvest (2019), qui confirment sa recherche autour des textures, des fragments narratifs et des résonances poétiques du quotidien. En 2019, elle bénéficie de sa première exposition personnelle en institution à la Maison Européenne de la Photographie (Paris), événement marquant de sa carrière.
Depuis, son travail est présenté dans de nombreux festivals et galeries en France et à l’international (Istanbul, Lisbonne, Londres, Paris). En 2020, elle reçoit le prix Emerging Photographer of the Year à Photo London. En 2023, elle publie When black is burned chez Simple Editions, un ouvrage de 216 pages enrichi d’un texte de l’historienne de l’art Damarice Amao, où elle poursuit son exploration de la lumière et de la couleur comme langage plastique autonome (c’est de ça dont on va parler ensuite !).

La photographie de Marguerite Bornhauser, souvent qualifiée de poétique et sensorielle, transforme les instants ordinaires en visions irréelles. À travers ses expositions, ses livres et ses expérimentations formelles, elle s’impose comme une voix singulière de la scène contemporaine, inscrivant la couleur au cœur de son écriture photographique.
Dans ce livre, elle mélange argentique, numérique et négatifs retravaillés (peints, recolorés). L’idée : voir ce que devient la lumière quand on la brûle, jusqu’à ce que le noir prenne la texture de l’encre. Le titre emprunte d’ailleurs sa question à une chanson de Neil Young.



Bornhauser pousse ses ombres jusqu’au paysage, casse les contours, laisse la couleur prendre le lead. Les noirs deviennent zones d’énigme ; les aplats, des surfaces où l’œil se perd. On passe d’une matière presque cosmique à un détail très concret (feuille, mur, bras, robe) sans que la tension retombe.






Le livre mixe images “prises” et images “fabriquées”. On y lit la passion de la photographie couleur, mais aussi un goût pour les procédés et les détournements, jusque dans les négatifs retravaillés. Résultat : une narration libre, sensorielle, qui ouvre la porte à la fiction sans perdre le monde de vue.



Au fil des pages, courbes, textures, reflets deviennent motifs. C’est ce qui fait tenir l’ensemble : une cohérence de sensation, plus qu’un récit linéaire. On referme le livre avec l’impression d’avoir traversé un poème visuel.




Lucile Boiron
Là, on touche à quelque chose de viscéral. Pour être tout à fait honnête avec vous, je suis un inconditionnel : je possède (aussi 😅) tous ses livres, dont Womb, Mise en pièces et Bouche, et petit instant fierté, ils sont tous signés. C’est vous dire à quel point je considère son travail comme essentiel.



Née en 1990, Lucile Boiron a frappé très fort dès 2019 avec son premier ouvrage, Womb (Libraryman), qui s’attaquait déjà frontalement au corps féminin. Depuis, elle est partout où ça compte : finaliste de la Bourse Révélations Emerige, remarquée à la Biennale de Lyon en 2022… C’est une trajectoire impeccable.
Womb (Libraryman, 2019)

C’est avec ce livre que la claque a eu lieu. Womb, c’est la genèse, l’origine du monde selon Lucile Boiron. Elle y photographie les femmes de sa famille, mais oubliez tout de suite les portraits souvenirs traditionnels. Ici, elle adopte une approche quasi cannibale : la peau devient un paysage, la chair une matière première. C’est cru, direct, ça sent le lait et le sang. Elle ne cherche pas à embellir, mais à montrer la vérité biologique des corps dans ce qu’ils ont de plus animal. Un premier livre d’une maturité effrayante qui posait déjà toutes les bases de son obsession pour l’organique.








Mise en pièces (Art Paper Editions, 2021)
Ce livre est un OVNI. D’abord l’objet en lui-même : couverture molletonnée, impression sur papier métallique… c’est un objet sensuel, presque charnel, qu’on a envie de toucher autant que de regarder. Mais une fois ouvert, c’est une autre histoire.

Lucile Boiron nous jette au visage des gros plans de chirurgie esthétique, de fluides, de chairs et de fleurs. Elle brouille les pistes avec une efficacité redoutable : on ne sait plus si on regarde un pétale, une tripe d’agneau ou un morceau d’humain. C’est là toute la force de son « regard pulsionnel » : elle transforme le corps en pure matière.







Bouche (Art Paper Editions, 2024)
Et elle remet le couvert avec Bouche, toujours chez le même éditeur (et le duo fonctionne à merveille). Ici, elle replonge dans l’intimité familiale, un thème déjà présent dans ses débuts, mais en zoomant encore plus fort sur la zone la plus ambiguë qui soit : la bouche.

C’est un festival de textures gélatineuses, de restes de repas et de peaux, où l’on perd tous ses repères. Est-ce un fruit écrasé ? Une langue ? Une cicatrice ? Elle explore cette frontière très fine entre le délicieux et le dégoûtant, le « banal » et le « monstrueux ». C’est fascinant de voir comment elle arrive à rendre esthétique ce qu’on a d’habitude envie de cacher sous le tapis.

C’est beau, c’est cru, et c’est dérangeant. On oscille constamment entre l’envie de fermer les yeux et celle de s’approcher encore plus près. Un travail radical qui ne laisse personne indemne.
Rickard Grönkvist


Rickard Grönkvist, c’est un peu le fantôme de cette sélection. Si vous cherchez sa biographie détaillée sur Wikipédia, bon courage : le gars est ultra discret. À part scroller sur son compte Instagram (ce que je fais régulièrement), on ne trouve quasiment rien en ligne, si ce n’est ces deux articles dénichés chez Aesthetica Magazine et une interview pour Beyond the Crane.


Mais ce mystère s’explique assez vite : Rickard n’est pas « juste » photographe. Basé à Malmö en Suède, c’est un véritable couteau suisse créatif : graphiste, illustrateur, animateur… Et ça se sent terriblement dans ses images. Il ne capture pas le réel, il le compose. Il applique une rigueur de designer vectoriel à la photographie urbaine.


Son credo, c’est ce qu’il appelle le « Hyperreal Everyday ». Il prend des objets d’une banalité affligeante (un sac plastique coincé, un tronc d’arbre, un panier de basket) et il les transforme en décors de science-fiction. J’aime énormément son usage du flash et des couleurs vives. Il sature les violets, il isole les sujets avec une lumière artificielle quasi chirurgicale… C’est propre, c’est graphique, et c’est une grosse inspiration pour moi dans ma propre recherche visuelle.


Pour la petite anecdote qui donne de l’épaisseur au personnage : quand il ne fait pas ces images hyper-modernes et plastiques, il collectionne des films de vacances 8mm des années 40 à 60. Une forme d’archéologie sentimentale qui prouve que derrière le flash qui claque, il y a une vraie sensibilité au temps qui passe.




Nikita Teryoshin
Alors lui, c’est mon coup de cœur « satire visuelle » du moment. Si vous aimez quand la forme (pop, colorée, flashy) vient percuter le fond (sombre, sérieux, voire terrifiant), vous allez être servis.
Nikita Teryoshin est né à Saint-Pétersbourg en 1986, mais il a grandi à Dortmund et vit aujourd’hui à Berlin. Ce mélange se sent dans son travail : il a ce côté documentaire rigoureux, mais dynamité par un humour noir très visuel. Il se définit lui-même comme un photographe de « street, documentaire et d’horreur quotidienne ». Tout un programme.
Nothing Personal – The Back Office of War (2024, GOST Books)

C’est le livre dont je voulais vous parler, celui qui m’a vraiment marqué. Pendant plusieurs années, Nikita a parcouru les salons internationaux de l’armement (Défense, Sécurité, etc.). Mais au lieu de photographier la guerre sur le terrain, il photographie son « arrière-boutique » (le back office).

Le résultat est hallucinant : on y voit des missiles astiqués comme des voitures de sport, des petits fours servis à côté de chars d’assaut, et des costards-cravates qui négocient des machines de mort avec un verre de champagne à la main. C’est là que son style fait merveille :
- Le flash omniprésent : Il éclaire tout de manière crue, presque vulgaire, donnant aux armes un aspect de jouets en plastique brillant.
- Les couleurs saturées : On est dans une esthétique très « pop », presque publicitaire, qui contraste violemment avec la réalité du sujet.
- L’anonymat : Il coupe souvent les têtes ou cache les visages. Ce ne sont pas des individus qu’il vise, mais un système absurde où la guerre devient un produit de consommation courante.

C’est drôle, c’est effrayant, et c’est brillant. Il a d’ailleurs raflé un World Press Photo en 2020 avec cette série. Si vous voulez voir à quoi ressemble le commerce de la mort quand il est propre sur lui, c’est le livre qu’il vous faut.

Bonus : Davison, Verhoeve, Van Rijj, Leeuw, Merlini
Je ne vais pas vous refaire tout le topo ici, car j’ai déjà longuement parlé d’autres artistes qui partagent cette même énergie dans une vidéo dédiée (et l’article qui va avec). Si vous aimez ce côté « nouvelle vague » un peu sombre et très graphique, je vous conseille vivement d’aller y jeter un œil.

Vous y retrouverez notamment le travail de Jack Davison (un incontournable absolu), Wesley Verhoeve, le duo Sarah van Rij & David van der Leeuw ou encore Francesco Merlini. Ce sont des photographes que j’adore, mais je n’allais pas faire un copier-coller bête et méchant alors que tout est déjà disponible juste là :
Conclusion
Voilà pour ce premier tour d’horizon. J’espère que cette petite sélection calmera ceux qui pensent que je ne jure que par la Tri-X 400 périmée et les années 50. Comme vous le voyez, la photographie contemporaine est bien vivante, vibrante, et elle n’a pas peur de bousculer les codes, que ce soit à coups de flash, de scalpel ou de saturation.
Le point commun entre tous ces travaux, au-delà de leur qualité visuelle, c’est qu’ils existent physiquement. Je ne le dirai jamais assez : si vous aimez le travail d’un photographe, achetez ses livres. C’est le meilleur moyen de soutenir la création, bien plus qu’un like ou un partage, et c’est surtout la seule façon de voir les images telles qu’elles ont été pensées.
Maintenant, c’est à vous : quels sont les photographes actuels qui vous mettent une claque ? Ceux qui vous donnent envie d’attraper votre boîtier et de sortir dehors ? Balancez les noms en commentaire, je suis toujours preneur de nouvelles pépites pour un potentiel Épisode #2.
Sans surprise, pendant l’écriture de cet article et pour les 36 prochains mois, j’ai fait tourner cet album :







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