Introduction
Je ne vous cache pas que là, maintenant, à l’heure où j’écris ces lignes, j’hésite fortement à faire de cet article une vidéo YouTube. Un titre accrocheur et étonnant, un contenu orienté autour d’une idée simple et facile à développer en vidéo, l’hésitation est grande. Mais le problème de YouTube (et j’en avais déjà parlé ici), c’est que les vidéos finissent par tomber aux oubliettes au bout d’un moment, alors que certains articles de ce Blog (et pas toujours mes préférés d’ailleurs !) continuent de m’apporter du trafic des années après leur écriture. Et je me dis que celui-là pourrait en faire partie (ou qu’au pire, je l’y adapterai un jour).
PS : À cela s'ajoute le fait, simple mais néanmoins important, que ma femme dort à côté de moi et que si j'allume la lumière pour tourner une vidéo, ça risque de râler un coup 😂.
Bref, le titre de l’article a l’air foutrement idiot et seulement bon pour me placer sur une requête dans Google, mais faites-moi confiance 5 minutes, c’est tout l’inverse. En vrai, j’ai envie de vous parler d’un concept. D’habitude, je vous parlerais de ce concept, puis je prendrais quelques exemples, mais là, on va faire l’inverse. Parce que c’est marrant, que ça m’est venu comme ça, et que si ce n’est pas un Blog sur le matos en photo, ça peut en devenir un sur les pompes. J’ai déjà parlé de ma passion pour les sacs photo, pourquoi ne pas enchaîner avec les chaussures ?
PS² : ou "saussures" comme dirait ma fille, qui a une obsession pour le sujet.
Et à tout hasard, les sacs, c’était par ici :
Maintenant que ce mystérieux article est lancé, passons au presque-vif du sujet.
Comment choisir ses chaussures pour la photographie de rue ?


Bon, avant toute chose, il faut poser le problème. Un photographe de rue marche beaucoup et comme toute personne marchant, il le fait avec ses pieds (on est là pour enfoncer des portes ouvertes oui). À moins de vouloir limer ceux-ci, vous allez les emballer dans un truc (les fameuses « saussures »). Les propriétés de ce truc vont agir sur votre capacité à prendre des photographies ou non. Des chaussures en plomb véritable vous aideront par exemple à ne faire que du surplace. Bien sûr, cela n’influence pas votre capacité à faire des images, certains photographes de rue sont plus cueilleurs que chasseurs et ils se verraient bien contents d’être figés à un endroit (si tant est que la lumière est bonne). Mais on digresse. Donc, pour pratiquer la photographie de rue de façon confortable, il est communément admis qu’il faut de bonnes chaussures.
Afin de vous guider dans cette, quasi, mission impossible, j’ai listé 5 critères qui vous permettront de choisir les chaussures idéales. Parce que c’est comme ça, les conseils pour photographes, comme les groupes de boys & girl bands des années 2000 se font toujours par cinq (les L5 si vous lisez ça, revenez 🙏🏻).
Il vous faudra donc, des chaussures ayant les propriétés suivantes :
- Semelle fine : Optez pour des chaussures avec une semelle fine. Cela permet une meilleure sensation du sol, similaire à marcher pieds nus.
- Flexibilité : Choisissez des chaussures flexibles qui s’adaptent à vos pieds plutôt que l’inverse (on oublie donc les Vans dont les 3 premières semaines servent juste à vous faire saigner).
- Légèreté : Privilégiez des chaussures légères pour éviter la fatigue lors de longues marches (le plomb, tout ça).
- Discrétion : Préférez des chaussures noires ou sombres pour ne pas attirer l’attention inutilement en photographie de rue.
- Praticité des baskets : Les baskets sont idéales pour leur légèreté, flexibilité et aspect discret. Trouvez une paire qui répond à 80 % de vos besoins et restez-en là.
Et si vous voulez des conseils : l’été, j’aime bien porter des Birkenstock (je suis ce genre de personne, oui) et l’hiver des Adidas Americana.




J’apprécie les premières parce que j’aime bien avoir les pieds au sec et que surtout, passées quelques semaines de port, elles sont d’un confort incroyable. Les deuxièmes ont le mérite d’être quasiment increvables, peu coûteuses à remplacer, de bien tenir la cheville, d’être ni trop chaudes, ni de trop laisser passer l’eau. Un banger. Et en plus, malgré leur nom, elles sont très frenchies.
Le concept phare


Donc, donc, donc.
Concrètement, on vient de faire quoi là ? 🤔
On vient de chercher à s’améliorer en photographie de rue. Et pour cela, on n’a non pas travaillé sur un des principaux outils du processus (votre appareil, votre œil et vos compétences en composition, votre logiciel de retouche…) mais on s’est concentré sur un des aspects périphériques et mineurs. C’est quelque chose que je fais souvent, que j’ai tendance à surveiller et je lui ai donné un nom, j’appelle ça : l’amélioration périphérique.
Lors des différentes recherches et lectures autour de l’écriture de cet article, je n’ai pas vraiment trouvé de concept préexistant s’en approchant. Par contre, j’ai trouvé pas mal de petits concepts, dont on pourrait considérer que l’amélioration périphérique est la somme.
Et vous savez quoi ?
Bah, y’en a 5 aussi. 🤷🏻♂️
On va donc parler des concepts tels que le Kaizen, l’Effet de levier, la Théorie des contraintes, les Principes ergonomiques, et l’Approche holistique. Regardons comment ces concepts peuvent être appliqués pour une amélioration constante et significative. C’est parti 🔽.
Kaizen : L’amélioration continue


Le Kaizen est un principe japonais issu du lean management qui se concentre sur l’amélioration continue par de petits ajustements. Il ne s’agit pas de repenser tout de A à Z « pour faire mieux », juste de faire de petites améliorations incrémentales. On ne tue pas Netscape une deuxième fois1.
Cela peut passer par de petites modifications dans vos processus de travail ou la manière dont vous manipulez vos outils. Par exemple, affiner la façon dont vous organisez votre matériel, ou revoir la manière dont vous planifiez vos séances de prise de vue, peut, petit à petit, améliorer à la fois votre efficacité et votre créativité. Pour vous donner un cas très concret, j’avais parlé dans mon article sur le Maroc du fait que j’utilisais le Ricoh GRIII. Et globalement mon réglage, c’est celui-ci :
J’ai gardé ce réglage pendant des mois, mais il n’y a pas longtemps, je me suis rendu compte que ça serait bien mieux d’inverser deux fonctions. D’en avoir une certaine sous le doigt pour pouvoir l’activer/désactiver plus facilement. Eh bien, le Kaizen, c’est ça. Des petites améliorations issues de l’expérience.
Le Kaizen vous incite à toujours chercher des moyens d’optimiser non seulement les aspects centraux de votre activité, mais aussi les détails périphériques.
Effet de levier : L’impact des petits ajustements


L’Effet de levier, c’est l’idée qu’un petit ajustement dans un coin peut provoquer un impact majeur ailleurs. Par exemple, améliorer un détail qui paraît anodin, comme le confort de vos chaussures lors de longues séances en extérieur, peut transformer l’ensemble de votre performance. Une bonne paire de chaussures pourrait bien réduire la fatigue, vous permettant ainsi de rester concentré plus longtemps, d’être plus créatif, et de capturer des images plus intéressantes (si vous produisez une image intéressante toutes les 150 photos, bah rester efficace plus longtemps vous permet d’en produire plus).
C’est un exemple en l’air, mais si vous en voulez un plus concret et qui a bien marché pour moi : avoir une application avec les horaires de bus et trams, et les arrêts près de chez moi en favoris. Je m’explique : j’habite entre le bus et le tram d’une ville à la périphérie (encore) de Lille. Pour aller à Lille faire des photographies de rue, je dois prendre l’un ou l’autre. Soit je prends le métro (qui passe toutes les 2 minutes) mais je dois marcher plus, soit je prends le tram juste à côté de chez moi, mais il ne passe que toutes les 10-15 minutes selon la période. À chaque fois que je sors, je me pose la question duquel prendre, une fois sur deux je regrette le choix (soit je me dis que j’ai marché pour rien, ou que j’ai attendu pour rien). Bah, l’application de la compagnie de bus me donne l’information avant de partir. C’est une petite amélioration, juste une application à installer, mais qui a un effet de levier : je ne suis plus frustré à l’idée de partir faire des photos, et donc, j’en fais plus souvent (et donc plus).
Théorie des contraintes : Identifier et lever les obstacles


La Théorie des Contraintes (TOC) est un outil de gestion redoutablement efficace pour les photographes qui cherchent à fluidifier leur processus de travail. Elle propose que pour améliorer un processus, il est essentiel d’identifier les éléments qui vous freinent (la friction dont on reparlera dans la partie suivante, soyez patients 😉). Cela pourrait se traduire par une réflexion sur ce qui vous ralentit le plus dans votre pratique. Par exemple, un inconfort physique, comme un sac à dos mal réglé ou un trépied trop lourd, pourrait être une contrainte majeure. En résolvant ces problèmes, vous libérez des ressources mentales et physiques, vous permettant ainsi de vous concentrer pleinement sur l’aspect créatif de votre travail de photographe.
Pour illustrer la notion de contrainte, prenons un exemple concret lié à la retouche sur Lightroom que j’ai vécu.
- Identifier la contrainte : La première étape est de dénicher ce qui freine vraiment votre flux de travail. Par exemple, en passant de longues heures sur Lightroom, j’ai remarqué que ma productivité chutait après un certain temps. Le problème ne venait pas du logiciel ni de mes compétences, mais plutôt du fait que cela devenait physiquement inconfortable de rester assis trop longtemps.
- Exploiter la contrainte : Une fois que j’ai compris que mon inconfort physique était la contrainte, j’ai cherché à optimiser mon temps de travail sans ajouter de nouvelles ressources. Plutôt que de changer de logiciel ou de me lancer dans de nouvelles techniques, j’ai simplement ajusté mon poste de travail pour gagner en confort.
- Subordonner tout le reste à la contrainte : Après avoir identifié ce problème, j’ai ajusté d’autres aspects de mon flux de travail pour soutenir cette contrainte. Par exemple, j’ai pris l’habitude de faire des pauses régulières et j’ai ajusté la hauteur de mon écran et de ma chaise, en veillant à ce que mon espace de travail soit optimisé pour une posture confortable.
- Élever la contrainte : Si malgré ces ajustements, je n’avais toujours pas réussi à travailler confortablement, il aurait été nécessaire d’investir un peu plus, comme dans une chaise ergonomique de meilleure qualité. Parfois, l’amélioration d’un détail apparemment anodin, comme une chaise, peut avoir un impact majeur sur votre productivité.
- Répéter le processus : Une fois cette contrainte surmontée, d’autres peuvent apparaître, comme la gestion du temps ou l’organisation des fichiers. C’est pourquoi il est crucial de continuer à évaluer et améliorer votre flux de travail, en répétant ces étapes pour identifier et traiter de nouvelles contraintes.
Bon là évidemment, je vous dis de façon très longue, détaillée et structurée que j’étais mal assis derrière mon bureau et que pour bosser plus longtemps, c’était bien d’être mieux assis (logique). Mais c’est surtout pour que vous compreniez la structure et la méthode de la Théorie des contraintes et que vous puissiez l’appliquer de votre côté. Par exemple, je trouve ça très intéressant que l’on subordonne tout à la contrainte avant de l’élever. C’est un truc que les photographes ne font jamais. Dès qu’on a un problème, on a tendance à aller acheter du matos pour le résoudre, plutôt que de chercher à s’en accommoder et à l’exploiter (le terme de la TOC est pas mal pour ça). Bref, on a du GAS et ça n’est pas toujours le plus efficace.
Principes ergonomiques : Optimisation des conditions de travail
Les principes ergonomiques, c’est tout ce qui vise à optimiser vos conditions de travail pour améliorer à la fois votre performance et votre bien-être. Cela peut passer par l’ajustement de votre espace de travail, que ce soit en studio ou sur le terrain, pour le rendre plus confortable et fonctionnel. Mais l’ergonomie, ce n’est pas juste une question de confort physique ; cela touche aussi à l’organisation de votre flux de travail, ce qui peut réduire le stress et améliorer votre efficacité.
Dans l’absolu, l’exemple de la chaise et du bureau pourrait parfaitement illustrer aussi ce point. Et comme je n’en ai pas vécu d’autre récemment qui me reviendrait à l’esprit, on va en prendre un fictif. Imaginons que vous êtes un photographe de rue, et que le poids de votre sac à dos ainsi que la fatigue accumulée nuisent à votre créativité. Forcément, vous en avez ras-le-bol au bout d’un moment et vous abandonnez pour aller boire des bières. En appliquant les principes ergonomiques, vous optez pour un sac plus léger et mieux organisé, avec un accès rapide à vos objectifs, tout en planifiant des pauses régulières pour vous reposer. Ces petits ajustements réduisent le stress physique et mental, vous permettant de rester concentré plus longtemps et de prendre plus de photos. Et c’est un peu ce qu’on cherche.
Approche holistique : Une vue d’ensemble
L’Approche holistique, c’est l’idée de considérer l’ensemble du système plutôt que de se limiter à ses composants individuels. Cela signifie ne pas se concentrer uniquement sur votre appareil photo ou vos objectifs, mais aussi sur tout l’écosystème : votre état d’esprit, l’environnement où vous shootez, vos interactions avec les sujets, et même votre santé physique et mentale. En prenant du recul et en adoptant cette vue d’ensemble, vous pouvez repérer des synergies qui amélioreront globalement votre pratique. Là encore, c’est ce qu’on cherche.
Le récap’
Donc pour résumer, le concept d’amélioration périphérique dont je vous ai parlé est la somme de ces cinq concepts (à 2-3 bananes près 🍌🍌). En effet, il s’agit d’optimiser les détails périphériques de votre pratique, pour réduire la friction et faire plus d’images. Il y a :
- Kaizen : Commencez par de petites améliorations continues, qui, au fil du temps, feront une grande différence.
- Effet de levier : Comprenez que de petits ajustements peuvent déclencher des impacts majeurs ailleurs.
- Théorie des contraintes : Identifiez et éliminez les obstacles qui freinent votre progression.
- Principes ergonomiques : Optimisez votre espace de travail et vos conditions pour améliorer à la fois votre confort et votre performance.
- Approche holistique : Adoptez une vue d’ensemble qui prend en compte non seulement votre équipement, mais aussi votre état d’esprit, votre environnement de travail, et votre santé physique.
En combinant ces éléments, l’amélioration périphérique devient une méthode complète pour lever les frictions, en ne négligeant aucun détail, même ceux qui semblent mineurs (et surtout ceux-là en fait, cette approche vous permet d’optimiser non seulement vos outils principaux/centraux, mais aussi les aspects parfois invisibles qui influencent votre pratique dans son ensemble).
Avec cette méthode, l’Amélioration périphérique, je vous encourage à avoir une réflexion globale sur votre pratique photographique, en allant au-delà du matériel pour notamment inclure le bien-être physique et mental, l’environnement de travail, et le flux de production, vous permettant ainsi une amélioration constante et je l’espère significative de votre pratique.
Le réflexe à avoir pour utiliser ce concept
Donc à mon humble avis, pour utiliser ce concept efficacement, il y a 3 simples étapes à avoir en tête. Cela doit devenir un réflexe pour vous. L’idée est d’avoir ces clés de lecture qui tournent en fond, sur un bout de mémoire de votre processeur interne, pour repérer les futurs blocages. Ces 3 étapes sont :
- Repérer les points de friction. La friction dans les activités créatives, c’est un peu ce qui vient gripper les rouages de votre processus. Elle peut prendre des formes variées : des contraintes techniques qui vous ralentissent, des limitations externes qui vous entravent, ou même des obstacles internes comme le doute ou la fatigue mentale qui vous plombent. Cette friction, elle vous freine, elle casse le rythme et étouffe cette étincelle d’inspiration qui vous pousse à créer. L’objectif, c’est de la réduire au maximum, de la dégager du chemin pour entrer dans le vif du sujet, se plonger dans votre art sans être constamment tirés en arrière par des éléments perturbateurs. C’est généralement ce que j’appelle « réduire la distance entre vous et vos images ». La première étape c’est donc, simplement, d’apprendre à repérer ces points de friction.
- Eliminer les mauvaises causes. Très souvent, quand on repère un problème et que l’on est photographes, la première solution qui nous vient à l’esprit, c’est le matos. Le fameux « nan mais je ne fais pas beaucoup de photographies parce que mon appareil est nul ». Alors que peut-être vous n’en faites pas parce que vous n’avez pas vraiment de projet qui vous motive, et qu’à part vider votre compte en banque et vous donner l’impression d’avancer pendant 6 mois en brassant de l’air, un nouvel appareil photo ne changera rien. Donc la deuxième étape, c’est de dégager de votre esprit toutes ces mauvaises causes à vos frictions, pour passer à la suite.
- Appliquer l’amélioration périphérique. Évidemment, une fois que vous avez repéré ce qui coince et éliminé les mauvaises solutions évidentes, il ne vous reste qu’à voir lequel des cinq concepts que j’ai présentés ici pourra vous aider à avancer. Et après, on recommence 😉.
Normalement, avec ces 3 notions dans un coin de votre tête, vous devriez avoir une petite alarme qui s’allume face à un problème 🚨, et trouver les solutions pour le résoudre.
Conclusion
Et voilà, on a fait le tour du propriétaire. On a parlé de chaussures, de photographie de rue, de concepts japonais et de gestion du temps, le tout saupoudré de quelques anecdotes et réflexions la pratique de la photographie. Comme quoi, même en partant d’un truc aussi trivial que des « saussures », on peut en arriver à des choses qui touchent à l’essence même de la création en photo. J’espère que ce format, qui change un peu, vous aura plu 😊.
Si je devais résumer tout ça en quelques mots, je dirais simplement : ne sous-estimez jamais l’impact des petits trucs qui gravitent autour de votre pratique. Ce sont souvent eux qui font la différence entre une pratique de la photo frustrante et une autre où tout semble couler de source. Gardez l’esprit ouvert, soyez attentifs aux détails, et n’oubliez pas que parfois, il suffit juste de changer de chaussures pour voir le monde sous un autre angle.
Et si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le partager avec ceux qui pourraient avoir besoin de réajuster leurs semelles… ou leur approche 😉. Et, comme d’habitude, si vous connaissez des idées ou concepts pouvant compléter cet article, la boite à commentaires vous attend.
Allez, maintenant que vous êtes équipés (dans tous les sens du terme), il ne vous reste plus qu’à sortir et à mettre tout ça en pratique.
À vos « saussures », prêts, shootez ! 📸✌
Notes :
- Netscape, l’un des premiers navigateurs web populaires, a été tué par une série de mauvaises décisions stratégiques, notamment le choix de redévelopper entièrement le logiciel à partir de zéro plutôt que de l’améliorer progressivement. Face à la concurrence croissante d’Internet Explorer, Netscape a décidé de réécrire son code en 1998 pour créer Netscape 6, un projet ambitieux mais extrêmement complexe et chronophage. Ce choix a conduit à d’importants retards, des versions instables et une perte de parts de marché. Pendant ce temps, Microsoft continuait à améliorer Internet Explorer, offrant un produit plus stable et plus performant. Finalement, la réécriture complète a non seulement alourdi le développement, mais a aussi aliéné les utilisateurs et les développeurs, contribuant à la chute de Netscape et à sa disparition en tant que leader du marché des navigateurs. ↩︎


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