Comment j’ai survécu au #FévrierCanonet

Date de la dernière mise à jour : le 21 août 2019


A la lecture de ce titre, la première question qui vous vient à l’esprit est
logiquement : mais qu’est-ce que ce nouveau mot-dièse sorti des enfers ? Eh bien, cela va être tout le sujet de ce billet. En avant mes braves.

Fin janvier, j’ai eu une idée : « Et si je photographiais tout le mois de février uniquement avec un Canonet ? ». Point de contraintes temporelles ou créatives ici, vous connaissez mon aversion pour celles-ci. Il s’agissait plus d’un jeu, de voir ce qu’il était possible de faire avec un boitier sorti en 1972, et très largement moins automatisé que le reste de mon matériel, un rétropédalage en quelque sorte. Chaque participant faisait ce qu’il voulait avec, quand il le voulait, tant que c’était au Canonet. Oui, parce qu’on a été plusieurs, vous allez voir.

Personnellement, venant tout juste d’emménager à Lille, je trouvais que c’était une bonne idée d’avoir une période « crash test », pour découvrir la ville, avant de me lancer dans des projets plus sérieux. J’ai une idée assez précise de ce que je veux produire les prochains mois ou années, mais cela me permettait de me laisser un peu de temps avant de me lancer. Quand on arrive en ville, déjà tout le monde change de trottoir, mais aussi tout nous paraît neuf, incroyable, beau, et jamais vu. Consacrer un mois à un petit défi, c’était l’occasion de passer cette étape et d’aborder la suite avec un regard plus objectif, sans aucun jeu de mots.

J’ai parlé du défi à Richie, du Blog éponyme, et l’idée de me suivre dans l’aventure l’a motivé. Ensuite, on en a parlé un peu sur les réseaux et cela a fait boule de neige (c’est la saison), en tout une dizaine de photographes y ont participé, et pour rassembler tous ces travaux, on a lancé le mot-dièse #fevriercanonet (les images sont principalement sur Instagram et Twitter). Bon après, on a quand même été ouvert d’esprits, on a accepté tous les argentiques avec une focale fixe. On est comme ça nous, le cœur sur la main, l’appareil dans l’autre.

C’est quoi un Canonet ?

2019-02-23 13.25.31
Comme je sais que vous allez poser la question : la sangle c’est un Hypérion. J’adore leur travail, et non je ne suis pas affilié.

Bon, cela risque d’en surprendre certains, mais là, on va parler matos, que je vous présente l’appareil au cœur de ce défi hivernal. Mais juste avant, un petit disclaimer. Le matériel, j’en ai déjà parlé sur le Blog, dans deux articles :

Je n’y critique pas le matériel en soi (on a tous besoin d’outils) mais je critique le fait d’en acheter plus en pensant s’améliorer ou se différencier socialement. Bon, dans le cas présent, comme on va parler d’un appareil qui est sorti il y a presque 50 ans et qui se trouve pour 150€ d’occasion, je n’ai pas trop l’impression de pousser au vice. De plus, il est relativement exigeant, il y a peu de chances que vous en achetiez un par facilité, ou pour son super frame rate.

Ps : il y a plein de versions, pour ma part j'utilise le QL17 GIII.

Concernant la présentation, je laisse Baptiste d’EMGK photographie prendre la parole. On se revoit dans 10 minutes.

Ceci étant dit, après un an et demi d’utilisation, il y a quelques points que j’aimerais ajouter. Richie s’en est plaint tout au long du défi, moi je l’ai adoré, et je suis convaincu que c’est un des meilleurs argentiques pour commencer, surtout si l’on considère son rapport qualité-prix. Je vais vous faire un petit tour rapide des fonctionnalités que je trouve novatrices pour l’époque, et utiles quand on prend des photographies, on n’est pas là pour se toucher la kike sur des nombres de pixels inutiles. D’ailleurs y a pas de pixels.

canon-canonet-ql17-g-iii_041
Dos de l’appareil

Au dos de l’appareil, vous avez (de gauche à droite) :

  • Un bouton pour tester le fonctionnement de la pile. C’est pratique pour éviter de se retrouver sans mesure d’exposition au milieu d’une sortie. Après bon, on peut quand même se débrouiller : le loustic est entièrement mécanique et fonctionne sans pile à toutes les vitesses. Comme la synchro flash d’ailleurs (l’obturateur étant central, oubliez ces histoires de rideau).
  • L’ouverture pour régler le télémètre : pas besoin d’un SAV ou autre, un petit tournevis suffit à caler le télémètre, et c’est reparti pour un tour. Je l’ai fait sur le mien quand je l’ai acheté.
  • Le témoin d’avancement du film : pas de risque de shooter 36 fois la même vue parce que le film n’est pas bien installé (ça m’est déjà arrivé sur un autre boitier). Quand le film avance, les lignes rouges aussi.
  • Le témoin d’armement : il est rouge quand l’appareil est prêt à déclencher. D’ailleurs, parlons du déclencheur : il ne déclenche pas quand la photo est sur ou sous-exposée. Ce n’est pas le cas chez tous les argentiques, et ça évite de gaspiller de la pellicule : habile !
  • Le dos, qui s’ouvre pour charger l’appareil. Il est doté d’un système que Canon a mis au point, le Quick-Load system (d’où le QL dans le nom du boitier). Il permet de charger très rapidement son film, personnellement j’arrive à faire 39 vues sur une pellicule de 36. Il faut que j’essaie de le charger dans le noir pour voir si je peux atteindre les 40, mon record c’est 39,75 on y est presque.
canon-canonet-ql17-g-iii_051
Le dessus, obviously.

Sur le dessus, seul deux points à noter :

  • Il y a une échelle de distance sur l’objectif. C’est très utile pour faire du zone-focusing. Quand j’ai commencé à utiliser le boitier, j’étais très rigoureux sur l’usage du télémètre, je voulais être sûr que la mise au point soit parfaite avant de déclencher. Je continue de le faire aux grandes ouvertures, mais la plupart du temps, je suis entre 2 et 3 mètres, à F8 et normalement ça passe. C’est très utile en photo de rue, si je dois cadrer + régler le télémètre + vérifier l’exposition, je perds toute discrétion et rapidité. Là, je me concentre surtout sur le premier. C’est la technique employée pour les photographies ci-dessous, y’a eu de la casse, mais globalement ça passe. On va donc appeler ça « la méthode Benalla ».
  • Le déclencheur, qui fait aussi mémorisation d’exposition. C’est une spécification méconnue, que j’ai découverte par hasard : quand vous pressez le déclencheur à mi-course, l’exposition se verrouille. C’est très pratique pour les scènes contrastées, la mesure de base étant une mesure spot. Dans la rue, je fais souvent la mesure sur le sol ou des personnes, puis je recadre. Cela évite qu’un élément très lumineux vienne perturber la mesure. Il faut savoir que l’argentique encaisse beaucoup mieux la surexposition que la sous-exposition (si la chimie ne réagit pas, il n’y a pas d’image, si elle réagit trop, on peut s’arranger en étant sympa).

Tant que j’y suis, si vous voulez vous servir d’un des boîtiers de la gamme (il y en a à tous les prix d’ailleurs) ou d’un autre argentique similaire, l’expérience m’a appris qu’il y a deux accessoires qui facilitent vraiment la tâche :

  • Un pare soleil. J’ai du payer le mien 2€ sur eBay, en sus du style qu’il donne, il permet d’éviter à la cellule de mesure de devenir zinzin quand il y a trop de lumière. Celle-ci est montée sur le devant de l’objectif et non à l’intérieur, du coup, en cas de grand soleil, elle considère assez vite qu’il y a trop de lumière et bloque l’appareil. C’est un bon moyen d’éviter ça (et aussi le flare auquel l’objectif est très sujet).

  • Un filtre ND8. Idem, j’ai du le payer une dizaine d’euros sur la même plateforme, et c’est sans doute l’accessoire le plus utile en argentique. Alors, je préviens : je ne suis pas un fan-boy de paysage prêt à me lancer dans l’onanisme en regardant des catalogues de filtres en cristal minéral et que sais-je. C’est du très simple, mais pour de l’argentique, ça convient parfaitement. Le but est d’augmenter la polyvalence de l’appareil. J’ai utilisé beaucoup de HP5+ 400iso que je pousse à 800. Eh bien avec le filtre, on peut passer à l’équivalent d’une sensibilité de 100iso en un tournemain. Cela m’a permis de photographier tout une après-midi, depuis des moments de grand soleil, jusqu’à la fin de journée dans des ruelles obscures.
s-l500

Ce petit Canonet est souvent appelé le « Leica du pauvre ». Cela vient d’un blog dédié à l’argentique je crois, et le terme a été repris un peu partout, comme Smells like teen spirit. Bon, sans vouloir défendre cette bonne vieille marque germanique, ni lancer de débat stérile, c’est très largement abusé. C’est un très bon boîtier, mais pour le prix, il ne faut pas s’attendre à des miracles, il y a quelques limitations qui ont parfois enragé Richie et moi-même, notamment :

  • La vitesse maximale n’est que d’1/500e, d’où l’idée d’avoir un filtre dans la poche. J’ai fait beaucoup de photos l’été avec, et ça a vite été casse-pieds (avant d’avoir ces accessoires).
  • L’appareil se bloque quand l’exposition n’est pas correcte. Alors oui, comme je le disais, cela peut-être un avantage, mais pas toujours. Avec Richie, on a suivi une manifestation des Gilets jaunes un samedi après-midi, à un moment, on s’est retrouvé sur le spot parfait : lumière en contre-jour, les manifestants arrivaient, la police venait d’envoyer les lacrymos et le vent n’allait pas vers nous. Bref, une scène quasi-irréelle ou les silhouettes découpent la fumée, et qui ne dure que le temps où le gaz est présent. Eh bien, j’ai pu déclencher quelques-fois, mais pas Richie, son Canonet ayant considéré que l’exposition était mauvaise. Personnellement, j’aurais préféré prendre le risque de cramer quelques images, plutôt que de ne pas les avoir, mais là, c’est le boîtier qui décide.
  • La mesure automatique (priorité vitesse) est limitée à 800iso. Donc impossible de pousser un film à 1600 ou 3200iso et de profiter quand même de celle-ci. C’est un peu aberrant, il suffisait de prendre la mesure à 800 et de rajouter automatiquement 1 ou 2 stops, mais bon.

Au final, c’est un petit boîtier que j’aime beaucoup, c’est celui qui est toujours dans mon sac, avec moi, tout le temps. Il ne coûte plus très cher maintenant, mais à sa sortie, si l’on tient compte de l’inflation, il coûtait dans les 1 350€ actuels, un beau milieu de gamme.

Un mois au Canonet : la tourmente ?

suffering-554×350
Alors, non, je n’étais pas comme ça, il n’y a pas d’océan à Lille (je crois), mais pas loin.

Comme vous le savez, je ne suis pas du tout un fanatique de matériel. Mais s’il y a bien une chose que je souhaite qu’il fasse (et ça m’aide à me décider quand je dois acheter), c’est qu’il réduise la distance entre l’image et moi. Pour ce faire, il y a deux approches :

  • La méthode « je te laisse tout faire » : les fonctionnalités de l’appareil sont réduits au minimum et on doit tout faire soi-même selon les indications qu’il nous donne.
  • La méthode « je t’aide au maximum » : l’appareil se charge de tout ce qu’il peut faire, laissant le minimum à l’usager.

Ces deux approches partent d’une idée commune (aider le photographe à réaliser son image), mais créent des boîtiers relativement différents. Personnellement, je préfère la deuxième approche. Mes autres appareils ont une mesure d’exposition très fiable, un auto-focus performant, et tout un tas de fonctions qui font que je peux me concentrer sur l’image et rien d’autre.
Je ne suis pas de ces puristes qui ne jurent que par le mode manuel, et toutes les galères du genre. Des ingénieurs japonais ont fait un gros travail en amont, pour que je n’aie plus à le faire.
Quand j’ai acheté un Canonet, c’était pour un usage ponctuel, je l’ai toujours dans le sac, quand il se passe un truc, j’peux dégainer assez rapidement, et ça marche bien. Mais j’avoue qu’après un mois entier avec lui, j’aurais été prêt à faire du gogo-dancing pour récupérer ce que j’avais laissé dormir dans le placard, mais j’ai tenu bon, et jusqu’au bout. Et ma dignité s’en sort indemne.

C’était quand même un exercice intéressant, parce que j’ai été plus impliqué que d’habitude dans l’aspect technique de l’image, et qu’il ne pardonne rien. « Tu as sélectionné un vitesse trop lente ? Tant pis pour toi, je ne déclenche pas, mon pote ». Plus généralement, mon processus de prise de vue / développement / numérisation en argentique s’est perfectionné, et je pense avoir atteint l’optimum que je cherchais (soit le meilleur compromis entre temps de traitement / qualité / consistance du résultat dans le temps). Et même si je suis à peu près certain qu’avec mes autres boîtiers j’aurais été beaucoup plus efficace, j’ai quand même apprécié la lenteur qui va avec le travail en argentique. Je n’ai découvert les images qu’à la fin du mois, et ça, ça reste magique.

Développement & Scan

Après un mois à arpenter les rues de Lille, d’un peu de Paris et quasiment pas de Rouen j’avais ça :

2019-02-24 17.40.53(1)

En réalité, il y en avait une 4e, mais au moment de prendre la photo, elle avait poney. Il a donc fallut tout développer, et on va voir comment j’ai fait.

IMG_2157-940×627
La cuve, la base.

Concernant le développement, je vais vous décrire le procédé étape par étape. Je ne suis pas un maniaque de la chimie, ce que je vais vous écrire là n’est sans doute pas la méthode académique parfaite. Elle a cependant le mérite de donner des résultats satisfaisants et constants, ce qui fait que bon, j’dois pas être loin du truc.

  • Avant toute chose, je mets la pellicule dans sa spire et sans sa cuve, forcément, on ne va pas développer en pleine lumière. J’ai investi dans une cuve double spire, parce que ça me permet de mutualiser et donc de ne préparer la chimie qu’une fois pour deux pellicules (ou 3 si j’utilise ma cuve 1 spire en parallèle).
  • Pour tout ce qui est temps, dilution et température de chaque étape, je me fie à l’application Dev It. C’est une grosse base de données, qui regroupe les conseils des fabricants (il y a une petite usine à côté de la ligne) ou des choses customisées proposées par les autres utilisateurs. Elle est disponible sous Android ou iOS.
  • Je commence toujours par mouiller un peu la pellicule avant de commencer, je me dis que si elle est humidifiée il y aura probablement moins de bulles d’air, mais en vrai je n’en sais rien. Et ça n’est que de l’eau, donc si ça me rassure, où est le mal ? Ensuite j’enchaîne :
    • Le révélateur. J’utilise du DDX d’Ilford, et sur toutes mes pellicules, même quand je les pousse. C’est un développeur assez standard, je sais qu’il en existe des plus spécialisés, mais celui-là me convient. J’ai déjà essayé le Rodinal, mais je trouve le grain trop présent (bien que l’on gagne en acutance).
    • Le bain d’arrêt. Il permet de stopper net le développement, cela évite qu’il continue un peu plus que le temps prescrit, c’est une bonne pratique pour avoir des résultats constants. J’utilise de l’acide acétique de Tétenal, mais c’est grossièrement du vinaigre blanc (qui est acide et casse donc le révélateur qui, lui, est basique).
    • Le fixateur. C’est l’étape qui enlève les grains n’ayant pas réagi, et rend le film transparent. Elle est essentielle pour qu’il puisse être scanné correctement et se conserve bien. Là, vaut mieux trop que pas assez, donc souvent je dépasse le temps préconisé (il n’y a pas de risque d’abîmer le film). J’utilise du Ilford Rapid Fixer. C’est une étape qui peut se faire à la lumière, donc je n’hésite pas à ouvrir la cuve et à vérifier qu’il est bien fixé avant de passer à l’étape suivante.
    • Le rinçage. Il s’agit de nettoyer le film avec de l’eau déminéralisée et de l’agent mouillant pour qu’il sèche sans qu’il reste de traces. J’utilise du Kodak Photo-flo, par contre faites attention, il se dilue à 1 pour 200, j’avais lu 1 pour 20 la première fois. Ça été la soirée mousse dans la cuisine. Quand je suis pressé je passe un coup de raclette prévue pour sur le film, mais souvent j’évite pour ne pas risquer de l’abîmer.

Une fois que cela est fait, je laisse sécher la pellicule (avec une pince à linge en bas pour faire poids et la maintenir droite) au moins 24h dans une pièce peu poussiéreuse et aérée (la salle de bain quoi). Avant je ne la laissais que quelques heures (le temps qu’elle paraisse sèche), mais j’ai remarqué qu’en allongeant la durée, elle accrochait moins les poussières. Ensuite arrive ma petite botte secrète de derrière les fagots : j’enroule le film à l’envers, émulsion vers l’extérieur, et je le remets dans la petite boite de la pellicule quelques-jours. En général deux ou trois suffisent. Cela sert à le rendre très plat, et facilite le scan. Sinon, bien que cela dépende des marques, il arrive qu’il soit légèrement courbé, et qu’ainsi le centre de l’image scannée soit moins net que le reste. J’ai pris l’habitude de faire ça, et je n’ai plus eu ce problème depuis.

Arrive désormais la fastidieuse étape du scan. Le scan, c’est ce qui fait que je ne pourrais jamais ne faire que de l’argentique. Même si mon procédé s’est affiné avec le temps et devient de moins en moins pesant, ça reste quand même une plaie. J’ai été chef de projets dans la dématérialisation plusieurs années, pour certains projets on a scanné des milliers de négatifs, de tous formats et sur tous les scanners du marché quasiment. Donc le scan, c’est mon dada, et je suis très exigeant dessus, mais j’ai aussi conscience qu’il n’existe aucune technologie parfaite. C’est toujours un compromis entre plusieurs paramètres, et deux techniques (numérique et analogiques) qui n’ont pas été conçues pour être utilisées ensemble. Pour ma part, j’utilise un Reflecta RPS 10M (voyez ce test, qui sera bien meilleur que tout ce que je pouvais raconter)

Cette petite boite en plastique a plusieurs caractéristiques très intéressantes :

  • Sa résolution est très élevée (4300dpi de résolution optique effective, pour le prix c’est énorme).
  • Il est motorisé et peut scanner tout une pellicule d’un coup (pas besoin de découper des bandes, on glisse le début du film et hop on le laisse faire).
  • Il fait de la détection de poussière par infrarouges sur les films couleur, ce qui fait gagner des heures sous Lightroom derrière.
  • Il prend aussi les diapos, ce qui serait utile si on était encore en 1982.

Je ne l’utilise plus avec le soft propriétaire (qui était une belle bouse codée avec les pieds), mais avec SilverFast SE Plus Version 8.8, qui est doté de plein d’options très utiles, mes deux préférées étant Négafix (qui adapte le scan au type de pellicule utilisé) et les corrections de poussières pour films couleurs et NB. Il est aussi beaucoup plus rapide que le soft fourni avec le logiciel de base (j’ai quasiment divisé mon temps de scan par deux, et le volume des fichiers par trois, à résolution égale).

Une fois que le scanner a fait son office, je corrige les images sous Lightroom. Il s’agit principalement de recadrer (le scanner donne parfois un peu trop et l’on voit le bord noir du négatif), et d’un peu de correction de contraste & d’exposition, j’y vais en douceur pour ne pas trahir le rendu négatif (sinon il n’y a aucun intérêt à faire de l’argentique).

Dernière étape et pas des moindres : l’indexation. Par définition, les images argentiques ne contiennent pas de données EXIF (sauf celle issues du scan qui ne servent pas à grand chose), et il faut penser à le faire pour retrouver ses petits. Ainsi :

  • Quand je range les négatifs dans leur pochette, je note bien l’appareil utilisé, la pellicule (et si je l’ai poussée), l’objectif, la date, et les sujets qu’elle peut contenir. C’est pratique pour la retrouver vite le jour où je veux faire des tirages.
  • Dans Lightroom, je mets des étiquettes sur les mêmes points, puis je crée des collections automatique pour chacun (boîtier, pellicule, etc.). Là aussi, ça aide pour s’y retrouver. Si vous avez un abonnement, vous pouvez aussi créer une collection synchronisée, pour les avoir dans Lightroom mobile et les partager facilement 🙂

Maintenant que le sujet est posé, l’outil et le processus présentés, et que vous avez terminé la seule et unique présentation de matériel que vous ne verrez jamais ici, passons au résultat.

Les images

Je vous laisse découvrir les images, et on en reparle juste après.

J’ai l’habitude de penser et de réaliser mes projets photo sur plusieurs mois / années. Pour le FevrierCanonet, je ne me suis pas rendu la tâche plus ardue qu’elle ne l’était déjà. Je n’ai pas cherché à développer un propos, creuser une idée, ou autre, le délai était beaucoup trop court pour moi, le temps que les idées me viennent, le défi aurait été terminé. Je me suis servi de l’appareil comme d’un journal de bord, qui m’accompagnait dans ma découverte de la ville. Un petit carnet, qui aura accompagné mon premier mois lillois.

Ainsi, la sélection mélange photographies de rue parce que j’apprécie toujours ça et architecture parce que je découvre la ville et que tout m’y paraît encore nouveau (même s’il y a quelques photographies de Paris aussi).
Je n’ai utilisé que de la pellicule noir et blanc, de la HP5+ à 400 ISO ou poussée à 800, pour la simple et bonne raison que je peux tout développer et scanner moi-même, c’est plus rapide. Aussi, je préfère garder la couleur pour un autre boîtier, plus précis sur sa mesure de la lumière, la couleur ne pardonnant pas autant les écarts.

En tous, j’ai pris 139 photographies pour ce projet, et j’ai choisi d’en garder 18, celles dont la composition me plaisait le plus.

Conclusion

Ce projet a été une expérience, mais je ne sais pas si je la retenterai. C’était aussi l’occasion de boire pas mal de bière (on a bien fêté le lancement du défi) ce qui n’est jamais perdu. Plus généralement, c’est un billet très concret et orienté pratique que vous avez lu là, mais cela faisait un moment que j’avais envie de vous parler d’argentique. Le #FévrierCanonet en aura été l’occasion.

Pour les amateurs d’argentique et qui auraient envie de jouer avec nous, on se revoit pour… #AvrilCinestill. Il s’agit d’une émulsion Kodak Vision3 500T destinée au cinéma, que la marque a retraitée pour pouvoir être développée comme un film négatif couleur classique. Le rendu est très cinématographique, forcément, et se prête très bien à la nuit. Si vous voulez faire le plein, je vous conseille Fotoimpex, ils ont souvent les meilleurs prix.

4knmkm5wvagx
Exemple de Cinestill par Insuo

D’ici là, je retourne dans ma base secrète, bosser sur des choses que vous ne verrez que dans quelques semaines.

Ps : J'insiste, je n'ai pas fait cet article pour vous pousser à l'achat. Si vous n'avez pas les moyens, gardez vos sous et profitez de ce que vous avez déjà. Il y a aussi plein d'autres petits argentiques tout aussi bien, ne vous bloquez pas sur un modèle. Je conseille d'ailleurs le Blog de Benber sur le sujet, spécialisé dans le low-cost qui a du chien. 
 Ps² : N'hésitez pas à partager un lien vers vos photographies, en commentaire, si vous avez participé au défi 😉 
Ps3 : Vous pouvez lire l'article de Richie sur le même sujet ici.

Pendant la rédaction de cet article j’ai écouté :


bannière_mail
Vous avez aimé cet article ? Pensez à le partager !
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Email this to someone
email
Print this page
Print

Vous avez aimé cet article ?


Notez-le :


1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (3 votes, moyenne : 4,67 sur 5)
Loading...

← Article précédent

Article suivant →

25 Comments

  1. Bonjour Thomas,

    Tes images découlants de ce challenge sont très belles.

    Le bloquage du déclenchement des Canonet m’irrite également très fortement. Il m’a certainement permis d’économiser quelques poses, mais m’a aussi fait rater un bon nombre de photo…

    Je vais suivre avec attention le prochain défi !

    • Merci beaucoup !
      En effet c’est parfois casse pied. J’ai faillit casser le mien en forçant au début. Avant de comprendre que c’était normal.

      On se retrouve pour l’avril Cinestill donc !

  2. GAUTHIER Christian

    Bonjour Thomas
    Très instructif cet article. Personnellement je viens de sortir de mes cartons un très vieux Canon AF35J qui semble toujours fonctionner et je vais tenter ta méthode Benalla avec cet engin qui fait tout tout seul !!Je vais limiter la casse avec de la HP5 400 et je vais attendre pour la Cinestill …suis pas Kamikaz non plus !!

    • Hello !

      Si tu veux même faire du pas cher, tu peux directement prendre de la Fomapan 400, sur Fotoimpex c’est 37,5€ les 10. T’as de quoi faire avec ça !

      • GAUTHIER Christian

        Merci pour l’information mais la HP5 je l’ai toujours en stock car difficile d’oublier ses premiers amours !!

  3. Bertrand

    Salut, sympa ce sujet au regards croisés et au compte rendu itou (et j’ai découvert 2 blogs de plus à suivre !).
    Faute de temps je n’ai pu jouer avec vous au #Févriercanonet mais je viens de me procurer ce qu’il faut pour #AvriCinestill, à très vite donc !

  4. Baptiste

    C’était donc ça le fameux FévrierCanonet dont tu me parlais!

    Ben c’est sympa comme retour, notamment l’utilisation du filtre ND, c’est vrai que je n’y avais jamais pensé! (sachant que je pousse toujours au moins à 800 ISO, le plus souvent à 1600 d’ailleurs 😉 )
    Mais je ne comprends pas comment ton autre matériel a pu te manquer, personnellement plus le temps passe et plus mon numérique prend la poussière… sauf pour les photos pour tata Yvonne (nom fictif, je n’ai même pas de tante), bien entendu. Un certain côté low tech j’imagine.

    En tout cas j’ai hâte de voir ce que tu peux faire avec de la Cinestill parce que le rendu est trèèèès différent de la HP5! Mais avec les lumières artificielles elles fait des merveilles, et ce malgré son prix un peu exorbitant! 🙂

    • Yes, le ND, c’est le gros couteau Suisse à avoir.
      Bah, disons que j’aime bien les deux. J’aime chez l’un ce qui me saoule chez l’autre.
      Après ça dépend de ce que tu fais, si je ne faisais pas de photo de rue, je serais peut-être moins accroché au numérique.

      La Cinestill j’en ai jamais shootée, donc ça sera la découverte !

  5. Salut
    J’ai participé de mon coté avec mon fujica AX1 et son 50mm. Peloche une agfapan 400.
    https://www.instagram.com/p/BuR3vv1FhPX/
    https://www.instagram.com/p/BuT0PHdFFxk/
    https://www.instagram.com/p/BuT0UOnFlhk/

    Je me suis bien amusé. Merci pour l’idée. Fun ! du coup mon daily est un canon A1 et je laisse mes machines de guerre trop chères à la maison pour les occases.

  6. Vincent

    Cette gamme, tout comme celle des Olympus 35 RC ou 35 SP, est hors de prix. D’autant que le Canonet QL17 GIII reste le haut du panier.
    Pour qui voudrait se lancer dans les télémétriques il y a plus abordable
    et les (bonnes) alternatives ne manquent pas.
    Tout comme Bruno ci-dessus, j’ai l’âge du Canonet, appareil utilisé par les parents durant leurs 30 glorieuses. C’était une gamme populaire, plus chère qu’un Trip 35, mais même cible. Alors désolé mais personnellement je trouve qu’il y a là un effet mode/posture/surestimation qui devient de plus en plus inhérente avec l’argentique.
    Et c’est avec hâte que j’attends votre article sur le Contax t2 …

    • Bah vous allez l’attendre un petit moment, je n’en possède pas et ne compte pas en acheter.

      Merci Captain obvious pour le reste : Oui, les prix gonflent sur le marché de l’argentique c’est logique. Il y a une demande croissante et un marché fini (plus personne ne produit d’appareils), donc les prix montent.

      Je le dis dans l’article qu’il y a plus abordable, je renvoie même vers un blog. Lisez avant de commenter. Et puis ça n’est pas le sujet, il y a plus cher, moins cher, on s’en fout. C’est pas un article sur le rapport qualité/prix.

      • Vincent

        Ouais… Merci pour l’ironie de bon alois qui vous caractérise cher Thomas.
        Mon propos est simplement que la demande croissante
        et un marché fini ne justifie pas la côte (ou inversement).
        Mais qu’il y a depuis un moment, une posture à adopter certains joujoux et à faire flamber un marché de niche de plus en plus grégaire.
        Je parle ici d’un paradigme plus que de votre article
        qui ne fait que l’effleurer nous sommes d’accord.

        Pour les liens ils furent consultés, avant même votre article pour certains.
        Mais pour avoir parcouru bien des sites sur le matos argentique
        (car c’est bien le sujet n’est-ce pas ?)
        il m’est apparu que la finalité semble toujours la même :
        monter en puissance toujours et encore.
        D’abord à vanter des standards comme un Pentax K1000,
        on fini par glisser vers du moyen format
        puis, mieux encore, vers du Leica inabordable.
        Avec sa corollaire : les péllicules. Toujours plus coûteuses elles aussi.
        (logique le prochain article sur la Cinestill donc…).

        C’est pas un article sur le rapport qualité/prix,
        alors pourquoi évoquer par deux fois le prix du Canon et des ajouts ?
        Enfin vo(s)tre article(s) et les liens pousse(nt) indirectement à l’achat non ?
        Ils participent en tout cas à la course à l’échalote.

        Alors dire, et vous le faites, mais c’est très en filigrane,
        qu’il y a plus abordable et de ne pas céder à une surcote
        passagère ne m’avait pas sauté aux yeux, désolé.

        Mais bon, avec vous, à la différence des chaines youtube où
        on a le droit à 15 min de musique lounge pour 15 secondes de photos numérisées,
        ici on peut s’appesantir sur votre production et lire.
        Rien que pour cela merci à vous.

        P.S. Fuji arrêtant sa production de films, il ne restera que Kodak.
        Hâte de lire votre prochain article donc …car « de mon temps » les pelloches on les trouvait à la caisse du supermarché entre les chewing-gum et les piles au mercure.
        Cordialement

        • Mon propos est simplement que la demande croissante
          et un marché fini ne justifie pas la côte (ou inversement).

          Bah si, c’est le principe de l’économie en fait. Plus c’est rare, plus c’est cher.

          Pour le blog de Benber que je cite, et pour le connaître personnellement, vous faites fausse route. Ce n’est pas DU TOUT le genre à faire ce que vous décrivez. Idem pour Baptiste d’EMGK qui est aussi cité. Vous vous faites juste des idées sur un contenu que vous ne connaissez pas.

          Et je n’ai aucune problème avec l’argent, chacun fait ce qu’il veut de ses moyens. Si ça fait plaisir à certains d’acheter du Leica, je n’en ai rien à faire, idem pour acheter des pellicules coûteuses. Si ça vous pose un problème, ça vous regarde, mais s’en plaindre ici ne changera rien.

          Le Canonet je l’ai acheté en vacances, c’est un souvenir. Je trouve le rapport qualité/prix très bon, et j’en suis très content, donc je le dis. 150€, ça reste 1/10e de l’équivalent numérique (le Fujifilm X100F par exemple). Je présente des accessoires qui vont avec, 8 et 2€ de mémoire, c’est pas la mort hein. Si vous connaissez mieux, prenez votre plume, ouvrez un blog, et parlez-en.

          Hâte de lire votre prochain article donc …car « de mon temps » les pelloches on les trouvait à la caisse du supermarché entre les chewing-gum et les piles au mercure.

          En fait, à part être casse-burnes, je ne vois pas l’intérêt de vos commentaires. C’est quoi le sujet ? C’était mieux à votre époque et moins cher donc c’est nul maintenant ?

          Bah, prenez votre aigreur, et allez patienter dans un coin avec.

        • Bonjour Vincent, je me permets de prendre suite à votre commentaire étant dans les sources de Thomas que vous citez.

          Il est dommage que vous pensiez que le but des sites axés sur le matériel ne vise qu’à monter en gamme. Richie par exemple qui parle aussi du #Fevriercanonet lui casse justement le Canonet QL17 G3 si vénéré.

          Je ne fais que parler de mon blog mais justement je recherche l’effet inverse. Ma communication est axée aux nouveaux qui veulent démarrer sans perdre un bras à cause de l’inflation. Je vous invite à consulter mes dossiers ou me suivre sur twitter ou je partage des bons plans.

          Vous mettez en avant votre ancienneté dans le domaine, mais justement de mon expérience ce sont les « vétérans » des braderies qui flairant la tendance, vont vouloir gonfler le marché. Il est tentant de revendre son Canonet acheté 50 euros pour 200 sur le web à un jeune blanc-bec.

          Internet démocratise l’argentique paradoxalement, il faut désormais voir de manière global. Il y a des pays ou un modèle précis vaudra bien plus cher que dans un autre. Résultat l’argus variant selon les régions, il est inévitable de chercher pour les vendeurs à tirer vers le haut sans réfléchir au secteur local. Cette accélération est inévitable.

          Mais vouloir que le marché reste restreint est à mon sens une erreur. Seul du sang neuf permet le retour des consommables. Sans rentabilité pas de maintien ni de nouveautés. Fuji que vous citez est le bon exemple. Kodak depuis Février veut vendre sa branche argentique car toujours en déficit. Et cela malgré le succès de l’Ektachrome. Nous sommes encore trop peu aux yeux des entreprises, il faut encourager la pratique et guider les futur(e)s photographes. Ok il y a des initiatives via Kickstarter mais eux aussi le disent, ils tiennent à la limite.

          Mais je conclue la dessus, il y a une stabilisation depuis 1 ans. Des associations luttent pour maintenir le parc des actifs (comme Caméra Rescue), les utilisateurs sont de + en + informés sur les pièges à éviter (groupes communautaires sur fb, photographes sur les RS…) et la communication sur le web se fait plus diverses pour montrer les capacités des appareils moins célèbres.

          Ok ok on trouvera toujours des Canonet à 300, des Olympus Mju 2 à 400 etc etc, mais ça ne veut pas dire qu’ils vont réussir la vente. Pour chercher à dénicher les bons plans sur la plateforme, je vois souvent que la concurrence devient rude. Je constate des tarifs allant du simple au triple, cela force les profiteurs à revoir la copie.

          On trouve toujours des prix justes, il faut surtout de la patience et faire une veille.

          Sur cela bonne continuation à vous.

          Ps: Perso je préfère les Ricoh 500 aux Canonet et je favorise les Zorki aux Leica ;).

          • Vincent

            Bonjour Benber,
            Merci pour ce retour détaillé et constructif.
            Je connaissais déjà votre blog ainsi que votre travail.
            Idem pour Baptiste qui fait un très bon boulot et ce depuis longtemps (me revient en mémoire la séquence d’un concert joué dans une cave où, faute de lumière il a basculé sur numérique. Ce détail purement pratique m’avait accroché. Je n’étais pas face à un intégriste du film).
            Le « taulier » à la morgue unilatérale, par un effet de style vous a inclus dans mon propos mais je parlais de cette vague anglo saxonne qui domine sur youtube principalement. On aime ou pas la forme, mais ils étaient les premiers à aborder le sujet. Puis c’est arrivé chez nous, avec parfois certains travers (GAS essentiellement et trop de sérieux).
            Oui il est dommage de penser que le but de certains influenceurs ne vise qu’à monter en gamme, pourtant quand je tombe, pour n’en citer qu’un, sur negative feedback je ne peux m’empêcher de le penser.
            Pas vous ?

            Mon ancienneté est celle de ceux qui ont vécu la transition numérique étudiants et qui ne savaient plus quoi faire de leur réflex sans pour autant les refourguer à prix d’or à quelques Hipsters 15 ans plus tard.

            Pour en revenir au jeu de la spéculation. Quand la courbe de l’occasion en argentique rejoint celle du numérique plein format, il y a aussi matière à se poser quelques questions.
            On refait le jeux de la surenchère en misant cette fois sur le retour des vieux full frame à moins de 12 mégapixels ?
            Et si je peux me permettre, sur ce sujet je vous renvois à la chaine anglaise de Jamie Windsor et sa vidéo :
            « 10 reasons to get a Canon 5D mark 1 » …en guise d’exemple. Laissant penser que c’est fort probable.

            P.S pour ma part j’ai un faible pour le demi format Fed Micron (la version Jeux Olympique). Si vous en trouvez un, pour les 10€ qu’il vaut bien entendu.
            Merci à vous pour cet échange,
            cordialement

          • Pour en revenir au jeu de la spéculation. Quand la courbe de l’occasion en argentique rejoint celle du numérique plein format, il y a aussi matière à se poser quelques questions.

            Si on reste sur des gammes identiques, c’est faux.

            Mon ancienneté est celle de ceux qui ont vécu la transition numérique étudiants et qui ne savaient plus quoi faire de leur réflex sans pour autant les refourguer à prix d’or à quelques Hipsters 15 ans plus tard.

            L’argentique ce n’est pas un truc de hipsters (ce qui ne veut pas dire grand chose d’ailleurs). C’est tout l’inverse que dit Benber en essayant de pousser à la pratique. Du coup, achetez de la cinestill et jouez en avril avec nous. C’est sans doute la meilleure façon de s’en servir, que de s’en servir.

          • Ah je vais pas nier que des médias ne vont chercher qu’à jouer le jeu de la hausse. Parfois se sont des sites généralistes qui vont surtout vouloir faire rêver.

            L’argentique est sortie du placard. Entre Youtube qui redonne de l’intérêt au sujet et Ebay mondialisant les échanges on aurait du mal à stopper le train ^^’.

            La seule chose que l’on peut faire c’est contre-balancer cette vision unilatérale. Montrer qu’on peut faire de la qualité sans craquer son PEL dans un Leica. Jouer avec les mêmes armes en gros. Et je rejoins Thomas sur le fait que dans le lot on est loin d’avoir que des hypsters voulant un beau joujou rétro. J’échange souvent avec des lycéens/étudiants sur cela, ils ont souvent une vraie envie d’apprendre pour s’exprimer.

            Et ce n’est pas foutu pour autant, si vous cherchez un lieu ou une communauté cherche à maintenir un équilibre entre « hype » et réputation. Je vous recommande le groupe facebook « Matériel photo argentique d’occasion ». Bon parfois on a une personne qui va tenter de vendre au prix fort, mais cela restera sans réussite.

            Je retiens la référence ;). Dans le genre URSS et demi-format je suis aussi intrigué par le Agat 18K. Quand j’en aurais terminé avec les revues en attentes je regarderai les mécaniques Soviétiques.

            Bonne continuation à vous.

  7. Jean-Pierre

    Pour ma part, j’ai ressorti mon vieux Pentax P30n pour me livrer, moi aussi à ce plaisir différent de la photographie argentique ou analogique…
    La preuve par l’image :-)))
    https://www.flickr.com/photos/jipege/32433961127/in/dateposted-public/

    Pour le développement, j’ai dégoté une petite application bien pratique, Develop!. Un timer où l’on rentre différents temps en fonction du film, du révélateur, etc. Des presets, en quelque sorte…

    Elle tourne sur iOs. Sur Android, je ne sais pas.

  8. Amatrice d’argentique, je bidouille, fais ma petite cuisine, avec différents boitiers trouvés ici et là, des machines qui mangent les pellicules, qui s’avèrent parfois capricieuses … En général, je les donne ensuite à d’autres pour qu’ils fassent leurs curieux et jusqu’ici je n’ai pas vraiment encore trouvé celui qui me convient. À la lecture de ton article, et surtout à voir tes magnifiques photos sorties de ce Canonet, je suis franchement envieuse là 🙂 Le matériel ne fait pas le photographe on est d’accord … mais quand même 😉

    • Attention, c’est une image biaisé que je donne ici.
      Tu ne vois que 18 images sur les 140 du projet, donc forcément ça fait « whaou ». C’est un bon boîtier et je l’aime bien, mais il ne faut pas non plus s’attendre à des miracles après 🙂

      Mais je t’invite quand même à le tester 🙂

  9. Bruno

    Très bon article as usual !
    Je trouve très amusant que des jeunôts biberonnés au numérique se mettent à l’argentique … enfin à moitié 😉
    Je suis d’un age égal au canonet et j’ai donc commencé la photo en argentique, dépendant d’un labo dans un premier temps et aventurier de la chambre noir ensuite : l’ambiance moite et obscure, l’odeur douceâtre de fixateur et de sueur mêlés et surtout la frustration collée au plateau de l’agrandisseur… Je ne regrette absolument pas le passage au numérique !
    Ceci dit j’ai gardé mon vieux nikon FE et de temps en temps le GAS me fait lorgner vers un scanner … Ce mix argentique/numérique me semble un très bon compromis ( même si l’investissement n’est pas anodin!) et je suis EMGK depuis un moment comme un toxico traîne devant une pharmacie .
    Peut-être est-ce aussi un autre moyen de développer sa créativité … ?

    • Hello 🙂

      Oui, j’ai bien ce process mixte, ça limite la pénibilité (même si le scan ça reste une corvée).
      Je ne sais pas si c’est un moyen de développer sa créativité (je reste partisan du « si on a rien à dire, on a rien à dire peu importe l’outil »).
      C’est plus une façon de pratiquer différemment, d’avoir des rendus et du matériel inaccessible en numérique.

      Pour le scan, c’est pertinent d’en acheter si tu l’utilises beaucoup, ou si t’es très exigeant. A défaut, le travail d’un labo sera très bien (regarde du côté de Carmencita).

      🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

S'abonner à la newsletter

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.



Envie d'avancer ?

Abonnez-vous à la newsletter pour recevoir le livre "10 outils indispensables pour votre projet photographique", ainsi que plein de contenus sur la photographie.
S'abonner
Et c'est sans spam, promis.
close-link
Envie d'avancer ? Recevez le livre "10 outils indispensables pour votre projet photographique"
S'abonner
close-image

Envie d'avancer ?

Abonnez-vous à la newsletter pour recevoir le livre "10 outils indispensables pour votre projet photographique", ainsi que plein de contenus sur la photographie.
S'abonner
close-link