Portfolio - Comment éviter d'avoir un site web photo tout moisi - Thomas Hammoudi - Internet

Comment éviter d’avoir un site web photo tout moisi

Il s’agit aujourd’hui d’aborder la dernière étape avant la gloire et la célébrité (oui, j’avais envie d’une accroche un brin racoleuse) : la publication de vos images en ligne. Vous avez acheté votre boîtier, pratiqué énormément, retravaillé vos images et voilà, vous voulez les mettre sur les internets. Cependant, cette étape est pleine de pièges, qui peuvent très vite faire basculer un travail a priori intéressant dans la catégorie « imbuvable ». Parce que sérieusement, si vous ne faites pas un tout petit peu gaffe, internet ça devient vite le festival du ridicule.

Mais pas de panique, on va voir ça ensemble.

Ps : le ton de l'article est volontairement un peu acide. A ne pas prendre au premier degré. 

Ps2 : Il n'y a pas besoin de connaissances techniques particulières pour lire l'article, pour l'appliquer peut-être, mais rien de bien sorcier au final, promis. 

Ps: L'article parle principalement des sites web, bien que certains conseils soient applicables aux pages Instagram, Flickr, ou aux plateformes clé en main type Squarespace.

Constat

Bon, on va commencer par tout de suite poser un constat assez douloureux : personne ne veut voir vos images. Du moins, personne ne sait encore qu’il veut les voir. Donc il ne faut jamais compter sur la patience de l’internaute, son envie de vous trouver, et de regarder et commenter toutes vos images malgré toutes les remarques que votre site mériterait. N’oubliez pas qu’internet est une jungle, et qu’il doit y avoir autant de portfolios de photographes que de reflex vendus chaque année. Je grossis le trait, mais ce n’est pas loin de la réalité. Vous pouvez publier les meilleurs images de la planète, si votre  portfolio est bancal, personne ne les verra jamais (l’inverse marche aussi très bien, coucou Serge Ramelli).

C’est donc à vous de faire le nécessaire pour que cette expérience soit facile d’accès et agréable.

Sinon, il n’y a que Mamie, et tata Huguette, perdues dans le Vaucluse, qui grâce au temps libre offert par la retraite prendront la peine de se coltiner tout ça. Ceci étant dit, démarrons.

Qui êtes-vous ?

Giphy - Comment éviter d'avoir un site web photo tout moisi - Thomas Hammoudi - Internet

C’est sans doute le plus important, et ce que l’on oublie dans la plupart des portfolios photographiques. Le lecteur vient vous voir vous.  Quelque part, s’il est sensibilisé à la photographie, il a déjà dû voir des paysages, des portraits, de la photo de rue. Ce qui l’intéresse c’est ce que vous vous êtes. Sinon, pas besoin d’aller sur votre site, un tour sur Flickr arriverait très bien à satisfaire son envie de photographies. Il faut qu’il reparte du site avec une idée précise de qui il a vu, de ce pourquoi vous faites ce type de photographie, bref qu’il vous ait identifié et non oublié dès la page quittée.

Cela passe principalement par trois choses :

Se présenter

Flat,800x800,070,f.u5 - Comment éviter d'avoir un site web photo tout moisi - Thomas Hammoudi - Internet

Alors oui, ça paraît stupide tant ça baigne dans l’évidence, mais vous devez rédiger un petit paragraphe pour vous présenter. Attention, je ne parle pas d’une tirade dantesque destinée à votre ego, à base de « Photographe depuis X ans« , « grande expérience« , « professionnel depuis…« , ou encore « Je sublime la vie« . Non, il s’agit simplement de vous présenter, vous et votre travail, pourquoi vous faites cela, vos projets, et ce qui vous inspire. Easy as ABC.

N’oubliez pas non plus de décliner ces infos dans la présentation de votre travail. Vos séries sont logiquement issues d’une démarche artistique, votre lecteur n’est pas forcément au fait de celle-ci, et ne le sera pas forcément en regardant les photographies. Posez vous la question : Pourquoi j’ai fait ces images ?

Le nom de votre site

J’aurais presque dû commencer par ça. Quand vous lancez votre site, vous vous retrouvez devant une belle case blanche (inaugurant cette grande aventure) vous demandant de trouver un nom pour votre domaine. Nom que vous allez garder un sacré moment donc on y réfléchit bien. Cependant, si vous n’avez pas d’idées, n’y allez pas par 4 chemins : mettez votre nom et votre prénom. J’ai remarqué une chose, sur internet, plus le photographe est mauvais, plus son nom est une espèce de soupe philosophique tirée par les cheveux, le tout à base de : « flou sentimental », « dans mon regard », « le monde dans mes yeux », « le temps d’un instant ». Certains sont parfois bien trouvés, je trouve le nom Au coin du jour, du blog de Sébastien Roignant joli, mais je cherche toujours le lien avec sa photographie.

Bref, pas besoin d’aller chercher midi à quatorze heures : Henri Cartier-Bresson, par exemple s’appelait Henri Cartier-Bresson, ou HCB, mais pas Henri « instant décisif » Bresson.

Trier ses images

3973715 org - Comment éviter d'avoir un site web photo tout moisi - Thomas Hammoudi - Internet

Prenez vos photographes préférés. Vraiment ceux dont vous connaissez le mieux l’oeuvre et la vie. De combien d’images vous souvenez vous d’eux ? 5 ? 10 ? Et ce chiffre descend drastiquement si l’on prend des photographes que l’on connaît « de nom », sans s’être totalement plongé dans leur œuvre. Pour faire simple : si un jour vous arrivez à graver une image dans l’imaginaire collectif, vous aurez très largement réussi votre carrière.

Cela pris en considération, on comprend aisément pourquoi il est nécessaire de faire du tri, de ne présenter que le meilleur : le lecteur ne retiendra pas tout. De plus, dites vous que vos 10 meilleurs images dans une série valent largement plus que les 500 suivantes. Il est beaucoup plus intéressant d’avoir un portfolio restreint, mais percutant, que d’en avoir un qui alterne bon et moyen, au risque de ne laisser dans les esprits que le souvenir d’une soupe à peine potable. Sachant que c’est clairement à vous de définir ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, ne vous fiez jamais aux likes ou autres, qui n’ont  aucune espèce d’importance.

Ça c’était pour la partie « micro » (l’organisation dans vos séries / thèmes) pour la partie « macro » (le nombre de séries présentés) il est aussi de rigueur d’effectuer un choix, pour éviter l’effet catalogue. Je m’explique : quand j’arrive sur le portfolio d’un photographe, et que je vois se succéder les thèmes (portrait, paysage, noir et blanc, voyages, mariage, etc.), j’ai plus l’impression de consulter le cahier d’exercices de quelqu’un qui a essayé toute les techniques, que de vraiment voir le résultat d’une réflexion. Restez constant et cohérents : moi, par exemple, si j’essaie la macro-photographie demain, je ne publierai sûrement rien sur cette plateforme, car cela n’offrira au lecteur qu’une impression de fouillis et de confusion. Personne ne vous demande d’être bon partout ; pour être un bon photographe, ne faites que ce qui a vraiment du sens pour vous.

Pour finir, acceptez juste l’idée que tout n’est pas bonKill your babies comme disent les Américains. Parfois (et même souvent) cela nécessite du temps pour s’en rendre compte, il faut revenir sans cesse sur la construction de son travail, mais surtout, si vous avez un doute, n’hésitez pas à supprimer une image, de votre portfolio. Less is more.

Si vous voulez progresser sur ce sujet, cet article est une bonne base :

Faciliter la tâche au lecteur

Easy way hard way 595x335 - Comment éviter d'avoir un site web photo tout moisi - Thomas Hammoudi - Internet

Voilà, vous avez sélectionné le contenu, mis tout ça en ligne. Mais reste encore à l’organiser. Il faut que la navigation soit aisée, que l’on trouve le contenu rapidement, et que l’on puisse interagir quand on en a envie. Cela passe par plusieurs points :

Faites des scénarios

Sans doute le conseil le plus simple de tous à appliquer, et qui en plus vous fera revivre les plus belles heures de votre temps à l’école primaire : prenez un crayon et du papier. Il faut juste scénariser un peu le parcours que vous attendez de vos lecteurs.

  • Ils arrivent où ? Qu’est-ce qu’ils voient ? Qu’est-ce qu’ils peuvent faire ?
  • De là : où peuvent-ils aller ?

Pas besoin de réfléchir à des choses incroyables, mais il faut y penser. Par exemple, pour le présent site, il y a 2 scénarios possible : vous venez soit pour mes photographies (merci !) soit pour mon blog (encore merci !). Dans le premier cas, depuis la page d’accueil vous avez un menu qui renvoie aux différentes séries, l’interface est simple et assez épurée : je veux que le lecteur se concentre sur les images. C’est pour ça qu’il n’y a pas de boutons de partage tout colorés. Dans le deuxième cas, c’est plus construit : vous avez une barre latérale qui présente les anciens articles, commentaires (etc.) et qui est présente uniquement sur le blog (pour ne pas polluer le reste du site). A la fin des articles il y a : un renvoi aux articles précédents, suivants, sur le même thème (afin que le lecteur soit incité à continuer sa balade) ou les icônes des réseaux sociaux, pour que le lecteur puisse partager s’il a aimé le texte (ce que je vous invite à faire si c’est votre cas  😉 ). Concernant les icônes de partage, je vous conseille cet excellent article de WP Marmite.

Commentaires

Avouons le, laisser un commentaire peut-être parfois une belle galère. Il faut se connecter, ou pire créer un compte, vous n’avez pas forcément de retour sur votre commentaire, bref, il faut que ça soit simple. En effet, c’est une étape très importante : le lecteur a été intéressé par votre contenu et a envie d’y répondre (en bien ou en mal), il participe à la vie de votre plateforme, ce qui est un peu la base du Web 2.0. Pensez donc à tester votre module de commentaires, et à faciliter son accès (notamment en permettant une connexion depuis les réseaux sociaux).

 Comment je vous contacte ?

Hotline joomla - Comment éviter d'avoir un site web photo tout moisi - Thomas Hammoudi - Internet
Consuela, qui reçoit et traite tous les messages envoyés via le formulaire de contact du blog. Et en plus elle prend ça à la rigolade.

Votre portfolio étant votre vitrine, il indispensable de permettre au lecteur de pouvoir vous écrire. Sait-on jamais, il pourrait vous proposer une exposition, ou vous donner des conseils, bref, dans les deux cas, vous aider à avancer. Le premier des conseils est de ne jamais mettre son adresse mél directement sur le site. Pour 3 raisons : premièrement c’est difficile à maintenir (si vous changez votre adresse vous devez corriger tous les endroits où elle est citée) et c’est la porte ouverte à une flopée de spams sans fin. Enfin, c’est un peu long pour l’utilisateur qui doit copier l’adresse dans son webmail ou son client de messagerie (ça existe encore?) puis rédiger le message.

La meilleure solution reste d’avoir une page de contact. Celle-ci doit idéalement être accessible de partout et clairement visible. Si vous êtes utilisateurs de WordPress, je vous conseille le plugin Contact form 7, il est personnalisable et très efficace. De plus, vous pouvez choisir comment vous sont transmis les messages, et ajouter un petit mot clé dans l’entête (« site-web » dans mon cas) afin de séparer les messages automatiquement dans votre boite mail. Pratique !

Enfin, pensez aux réseaux sociaux. Les utilisateurs peuvent avoir envie de vous suivre de plus près, le contenu étant généralement plus souvent mis à jour sur ces plateformes : je publie plus de choses sur Instagram et les réseaux sociaux (liens, expositions, vidéos par exemple) que je ne fais d’articles sur le site. Pour les bonnes pratiques, je vous renvoie à l’article de WP marmite cité ci-dessus.

Gérer sa présence en ligne

image

Un site web, une page Instagram, peut-être un compte YouTube, un profil Flickr, une page Facebook… Ça commence à faire beaucoup de plateformes à alimenter. Et c’est là que ça devient vite le bazar si vous n’avez pas un outil pour centraliser tout ça. Personnellement, j’utilise Metricool. C’est un outil qui permet de programmer et publier vos posts sur tous vos réseaux sociaux depuis un seul endroit, et surtout de suivre les statistiques de chaque plateforme dans un tableau de bord unifié. Concrètement, vous préparez votre contenu, vous planifiez la publication sur Instagram, Facebook, YouTube, et cie, et Metricool s’occupe du reste. Vous avez aussi accès aux métriques (portée, engagement, meilleurs horaires de publication) sans avoir à jongler entre 5 applications différentes.

C’est le genre d’outil qui vous fait gagner un temps fou, surtout si vous publiez régulièrement. Et la version gratuite est déjà largement suffisante pour un photographe qui veut simplement garder un œil sur sa présence en ligne sans y passer ses soirées.

Soigner son interface

Alors voilà, vous avez tout prévu, vos images, le plan du site, toutes vos présentations sont prêtes. Il serait quand même ballot de gâcher tout ça avec une interface clairement dégueulasse. Entre mauvais goût et méconnaissance, les pièges sont nombreux. Le but étant d’éviter le syndrome du sapin de Noël, ainsi, on oublie les multiples pop-ups, la musique automatique, les animations JavaScript qui bloquent l’affichage pendant 10 secondes, ou encore la CSS personnalisée aux couleurs de l’arc-en-ciel. Une interface claire, lisible, et pratique, c’est la garantie que l’utilisateur aura envie de passer un peu de temps sur votre site web, et croyez moi, ce n’est pas gagné.

Pensez à l’accessibilité

Normes - Comment éviter d'avoir un site web photo tout moisi - Thomas Hammoudi - Internet

Toutes les personnes ne sont pas égales face au web. Que l’on soit âgé, très jeune, ou atteint d’un handicap, il faut que l’on puisse lire votre contenu, ça serait dommage de vous priver d’une partie de votre public ! Il ne s’agit que de bonnes pratiques, la plupart étant issues du RGAA, le référentiel général d’accessibilité pour les administrations. Grossièrement, il décrit comment rendre le web accessible à tous, bien sûr cela demande beaucoup de développements et tout n’est pas faisable pour un site amateur. Mais on peut s’inspirer de l’esprit de ce texte pour rendre l’expérience agréable pour tous.

Il se compose de 4 grandes pratiques à respecter, votre site doit être :

  • Perceptible : chaque information doit être facile d’accès. Pensez aux versions de remplacement de certains contenus (une description des images et des vidéos par exemple).
  • Utilisable : laissez le temps au lecteur de lire le contenu (on évite le texte ou les images qui défilent dans tous les sens) ; idéalement, le plan du site doit être clairement visible pour que l’on sache où l’on se trouve. De plus, limitez l’accès au contenu à 2-3 clics grand maximum. Sinon on se perd dans les arcanes de votre site, et personne n’a envie de se coltiner ça.
  • Compréhensible : le contenu doit être lisible (pas de polices fantasques par exemple), les pages doivent toutes fonctionner de la même manière (de préférence), etc.
  • Robuste : il doit être compatible avec les standards actuels du web, afin d’être compatible avec le maximum de plateforme. Donc on évite d’utiliser la libraire javascript codée par tonton Jacky pour le défilement en diagonale de son carrousel d’images.

Plus généralement, pensez aux différentes plateformes : PC, mobile, tablettes. Votre site doit être responsive design afin de s’adapter automatiquement aux différentes formes d’écran. Il n’y a rien de pire dans la vie (et j’exagère à peine) que de tomber sur un site web, et d’être obligé de zoomer sur son écran de portable pour lire le texte. La plupart des thèmes WordPress le sont désormais, il suffit juste de le vérifier à l’installation. Si vous voulez vraiment faire les choses correctement, jetez un œil aux Core Web Vitals de Google. Ce sont les critères que Google utilise pour évaluer la qualité de votre site : vitesse de chargement, stabilité visuelle, réactivité. Un bon score là-dessus, c’est un meilleur référencement. La plupart des thèmes WordPress modernes sont déjà optimisés pour ça, mais ça vaut le coup de vérifier votre score via PageSpeed Insights.

image

Enfin, inversement, si votre site n’est pas accessible, parce que vous faites des modifications, signalez-le. Cela évitera au lecteur de tomber sur une page étrange où manque la moitié du contenu, et ça vous permet de travailler tranquillement. Pour ma part j’utilise WP Maintenance Mode, il permet de mettre un compte à rebours, un renvoi vers les réseaux sociaux, une belle image, et un message d’absence. Le top quoi.

Misez sur la rapidité

Bolt 601256 - Comment éviter d'avoir un site web photo tout moisi - Thomas Hammoudi - Internet
Usain Bolt, toujours un bon pari question rapidité.

Comme pour tous les points précédents, un site web trop lent peut très vite décourager votre lecteur. Mettez-vous à sa place, s’il vient sur votre site pour découvrir votre travail et que chaque image met 10 secondes à charger, il va très vite faire demi-tour, et il aura raison. Testez régulièrement votre site, jouez le rôle du visiteur et essayez-le. Plus généralement, voici quelques conseils :

  • Limitez le nombre de plugins présents : ils appellent souvent du code extérieur dont le chargement peut ralentir le temps d’affichage d’une page. C’est particulièrement vrai pour les icônes officiels des réseaux sociaux.
  • Pensez à utiliser un plugin de cache. Personnellement, j’utilise LiteSpeed Cache, qui est gratuit et fonctionne particulièrement bien si votre hébergeur utilise un serveur LiteSpeed (c’est le cas chez o2switch par exemple). Cela vous permet de stocker une version de vos pages et de l’afficher au lecteur, c’est beaucoup plus rapide que d’exécuter le code à chaque chargement de la page. Cependant, quand vous effectuez une modification, celle-ci ne sera pas visible automatiquement mais à la régénération du cache, c’est à prendre en compte avant de s’exciter sur le bouton publication 🙂 .
  • Réduisez la taille de vos images. Alors oui, ça fait mal une fois que l’on a passé tout ce temps à les retravailler, mais honnêtement sur le web, il ne sert à rien d’avoir une image de plus de 2048 pixels de large. Les écrans ne pourront pas charger plus. Vous gagnerez beaucoup de temps de chargement en faisant ça, Personnellement j’utilise Imsanity.
  • Testez la vitesse de votre site. Avec Google PageSpeed Insights ou GTmetrix, vous verrez très facilement si vous êtes dans des temps de chargements acceptables ou non, et ce qui est trop long à charger, et donc qu’il faut optimiser.

N’hésitez pas à y mettre de votre poche

A lot of money - Comment éviter d'avoir un site web photo tout moisi - Thomas Hammoudi - Internet

Eh oui. Vous avez acheté votre matériel une petite fortune, des livres pour vous former sur lesquels vous avez passé des heures, un beau voyage dont vous avez ramené plein de photographies… Il serait quand même légèrement stupide de jouer les radins à la dernière étape. Un site web qui fonctionne bien coûte un petit peu, rien de bien dingue, mais si vous le faites, faites-le complètement. Il y a principalement 2 dépenses à prévoir pour un portfolio photographique :

  • L’hébergement. Personnellement, je suis chez o2switch, un hébergeur français qui propose une offre unique à environ 7€/mois. C’est simple, fiable, le support est réactif, et on bénéficie d’un serveur LiteSpeed (ce qui va de pair avec le plugin de cache mentionné plus haut). L’avantage de vous héberger vous-même, c’est d’avoir la main sur tous les aspects de votre site, et de ne jamais être dépendant de votre plateforme. Si vous ne voulez pas vous embêter avec WordPress, des solutions clé en main comme Squarespace, Format ou Adobe Portfolio font le job pour un portfolio, mais vous perdez en contrôle et en personnalisation.
  • Les plugins. Des fois, vous aller tomber sur LE plugin de vos rêves, celui qui donne à votre site l’apparence magique dont vous rêviez. Là encore, il faudra passer à la caisse, pour rémunérer les gentils développeurs qui l’ont fait. Encore une fois, rien de bien dingue, rares sont les plugins à dépasser une ou deux dizaines d’euros. Dans la catégorie des indispensables gratuits, il y a JetPack, un vrai couteau suisse : statistiques de visite, alertes en cas d’indisponibilité du site, optimisation des images, partage automatique sur les réseaux sociaux, et plein d’autres petites fonctions utiles au quotidien.

Pensez à la sécurité

Giphy - Comment éviter d'avoir un site web photo tout moisi - Thomas Hammoudi - Internet

C’est sans doute l’étape la plus bête, et celle qui de visu aura le moins d’impact sur vos lecteurs. Cependant, en y pensant dès la mise en place de votre site web, vous vous remercierez sûrement plus tard d’avoir effectué ces étapes. Il s’agit simplement de protéger tout ce travail, pour qu’il ne soit pas bêtement piraté (ce qui peut arriver pour plein de raisons différentes, mais bref, passons). Cela passe par 3 étapes clés, qui garantissent une grande partie de la sécurité de votre site :

  • La gestion des comptes. Il est possible que vous ayez plusieurs intervenants sur votre portfolio. Par exemple, une amie à moi relit les textes. Cependant, il faut faire bien attention à quel type de compte vous ouvrez à quel profil. Par exemple, ma relectrice a un compte de contributeur, elle ne peut pas toucher à l’administration du site, ni publier un article. Simplement, relire, écrire et sauvegarder des articles. Soyez vigilants sur ce point, vous serez à l’abri de toute mauvaise manipulation fortuites. Vous trouverez toutes les informations nécessaires dans cet article.
  • Utilisez un plugin de sécurité tout-en-un. Pour ma part, j’utilise Wordfence. C’est un plugin qui fait à peu près tout : pare-feu applicatif, scan de malwares, limitation des tentatives de connexion, alertes en cas d’activité suspecte, et protection de la page de login. La version gratuite est déjà très complète. Il vous prévient aussi quand un plugin installé a une faille de sécurité connue, ce qui est bien pratique pour réagir vite. Bref, un seul plugin bien configuré vaut mieux que trois empilés les uns sur les autres.

Conclusion

Pour commencer, je vous remercie d’avoir tenu jusqu’au bout. Je me suis rendu compte pendant la rédaction que l’article commençait à devenir assez long, mais j’ai essayé d’être exhaustif. Quoi qu’il en soit, il ne s’agit que de conseils issus de ma pratique, à vous de prendre ce dont vous avez besoin et ce qui vous intéresse dans tout ça. Si jamais vous avez besoin d’un conseil ou d’un peu d’aide, n’hésitez pas à m’envoyer un petit message.

En effet, malgré les apparences, il est très gratifiant de réaliser son propre portfolio, et je prends beaucoup de plaisir à retravailler le mien régulièrement. Il faut vous considérer comme votre propre éditeur, et prendre le temps nécessaire à la réalisation et à la maintenance de ce dernier.

Au final, cet article parle assez peu de photographie, mais il n’est jamais trop tard pour se rattraper.  Je vais donc le terminer en vous invitant à consulter le portfolio d’Andre D. Wagner, un street photograph américain, que je trouve à la fois bien réalisé et rempli d’un excellent travail photographique.

11x14 gelatin silver print by street photographer andre wagner - Comment éviter d'avoir un site web photo tout moisi - Thomas Hammoudi - Internet
Photographie – Andre D. Wagner
Ps : la version vidéo :

La parole est à vous

On discute de l’article ?

Une réaction, une précision, une contre-idée : tous les retours sont lus et la plupart obtiennent une réponse.

Commentaires

15 réponses à « Comment éviter d’avoir un site web photo tout moisi »

  1. Avatar de Galley

    Merci pour tout ces conseils qui vont m être précieux en ces temps de confinement quoi de mieux que de créer enfin son propre site web ? Je suis déjá sur flickr mais je veux un site plus perso .D ailleurs le truc pour bloquer les clics droit me serait bien utile .Bravo pour l article.

  2. Avatar de FEDRONIE

    Très intéressant j’utiliserai ces conseils lorsque l’occasion me sera donnée. Merci

  3. Avatar de Mona Collins

    Je ris encore! J’ai gagné ma journée avec cet article! Merci Thomas pour le « au coin du jour » ! … ça me rappelle la réaction de ma belle mère quand elle a ouvert mon premier site (wix à l’époque) : what the f*** this name! It’s a hamburgers restaurant?… Bon, pour la dilettante que je suis , on s’en fout un peu du nom du site … Mais après cette lecture, ça commence bien à me trotter, le changement!

    1. Avatar de Thomas Hammoudi

      Hahaha en effet ça fait burger

  4. Avatar de PHIL
    PHIL

    Pas d’accord au sujet du site de S. Ramelli.
    Ce type doit être millionnaire, en $, mais quand même. Donc dans l’autre sens ça marche !

    1. Avatar de Thomas Hammoudi

      Bah c’est ce que je dis… Haha.
      La blague c’était qu’avec un site nul et les meilleures images de la planète on n’est pas vu. Alors qu’avec le meilleur site du monde mais des images pourries ça peut marcher. C’est le cas de Ramelli.

  5. Avatar de Snash

    Bonjour Thomas,

    Merci pour cet article, parfait comme tout les précédents.
    Je dois avouer que je tiens un blog et je réfléchis depuis trop longtemps à publier un portfolio distinct.
    Je vais imprimer cet article et l’afficher au dessus de mon écran en plus d’être une source de motivation, ça servira de check-list.

    PS : J’ai déjà le nom de domaine à mon vrai nom 🙂
    PS² : C’est relou d’avoir bloqué le bouton droit.

    1. Avatar de Thomas Hammoudi

      Ha chouette, tu me montreras le résultat !
      Pour le bouton droit, ça n’est relou que si l’on veut piquer du contenu 😀
      C’est la solution pas chère et relativement efficace, la plupart des gens ne sachant pas contourner le blocage.

  6. Avatar de Nicolas Hoellinger

    Bonjour,

    Merci pour cet article très bien écrit et très instructif. J’ai récemment monté un site WP, très modeste pour l’instant car mes compétences en informatique sont très limitées … J’ai essayé de suivre tes conseils que je trouve très pertinents.

    A l’occasion, je suis fan d’avoir tes critiques sur le site.

    A bientôt.
    Nicolas.

    1. Avatar de Thomas Hammoudi

      Hey! Content que ça t’ai aidé. N’hésite pas à m’envoyer un message à l’occasion.

      A plus !

  7. Avatar de Camille

    Bonjour, 
    Tout d’abord, j’aimerais dire merci pour ce blog qui est une vrai mine d’informations pour moi. Les articles sont toujours très intéressants mais surtout très inspirants. Après avoir longtemps hésité, j’ai fini par me lancer à mon tour dans la création de mon propre site internet. Ce qui est un vrai aboutissement personnel. Après avoir essayer de mettre en pratique les conseils donnés dans ton article, j’aimerais si c’est possible, avoir ton avis sur l’ensemble de mon site pour savoir ce qui va et ce qui serait éventuellement à revoir. Merci beaucoup.

    http://camille-legal.com

    1. Avatar de Thomas Hammoudi

      Hello!

      Merci de ton intérêt, c’est cool si ça a pu t’aider.

      Pour l’avis pas de problème. Je t’envois un mail ça sera plus simple.

      🙂

  8. Avatar de Galinier Christophe

    Bonjour,
    un très bon article qui donne à réfléchir lors de la créations d’un site avec de bon conseil merci pour tous.
    par contre oui j’ai un site wix c’est sur j’aimerais un vrai site WordPress.
    mais pour l’instant j’ai d’autre priorité.
    peux tu me donner un avis sur mon site ce que tu aime et surtout ce que tu n’aime pas.
    merci d’avance.

    1. Avatar de Thomas Hammoudi

      Hello Christophe !

      Je te réponds par mail.

      Bonne journée. 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *