Dans cette vidéo, je traite 5 mythes qui peuvent vous empêcher de progresser en photographie. Tout d'abord, on s'intéresse à la différence entre habitude et expérience et aux conséquences de la confusion des deux sur votre pratique. Ensuite, je vous explique pourquoi la quête du matériel parfait est inutile, car c'est la créativité du photographe qui compte le plus. Je vous encourage également à créer vos propres règles, plutôt que de suivre des préceptes arbitraires. En outre, je vous montre comment l'art est une forme d'expression légitime en photographie, et pourquoi chercher la perfection peut être contre-productif.
Le but de cette vidéo est de vous aider à éviter les idées reçues qui entravent votre créativité et votre progression. 😊
Dans cette vidéo, et dans toutes les autres, je m'adresse aux photographes qui s'intéressent à la pratique artistique de la photographie. Si ça n'est pas votre cas, si vous pratiquez la photographie comme un loisir (ce qui est ni mieux ni moins bien) vous n'êtes probablement pas concerné par ce que je raconte.
Le but de cette vidéo est de vous aider à éviter les idées reçues qui entravent votre créativité et votre progression. 😊
Dans cette vidéo, et dans toutes les autres, je m'adresse aux photographes qui s'intéressent à la pratique artistique de la photographie. Si ça n'est pas votre cas, si vous pratiquez la photographie comme un loisir (ce qui est ni mieux ni moins bien) vous n'êtes probablement pas concerné par ce que je raconte.
bonjour à tous ici Thomas moudi je vais vous parler de photographie aujourd'hui on va parler de 5 mythes 5 comme ça qui vous empêche de progresser en photographie d'avancée de travail d'être meilleur bref on y va le premier mythe c'est un classique c'est de confondre l'habitude et l'expérience c'est pas parce que vous faites quelque chose depuis longtemps que c'est bien demandez-vous toujours comment vous savez ce que vous savez alors on a tendance à utiliser les deux mots un peu de la même façon mais non rien à voir l'habitude c'est quelque chose que l'on fait de façon routinière sont trop irréfléchir l'expérience elles ont acquise à la suite décède erreur de pratique etc et c'est comme ça qu'on a acquis de la connaissance sur un domaine on va prendre un exemple tout bête vous pouvez avoir l'habitude de manger de façon malsaine de manger des burgers je suis pas matin midi soir et du kebab matin midi soir c'est une habitude plutôt malsaine vous allez prendre du poids et développer des maladies cardiovasculaires c'est pas terrible par contre si vous avez l'expérience de manger sainement là vous allez être en meilleure santé et c'est un classique total cette confusion en photo on arrive au cliché mais qui est vrai en fait c'est souvent comme ça pour les clichés un petit peu de véracité derrière on va dire on arrive au vieux monsieur qui a l'habitude de faire les choses qui fait 20 ans que je fais la photo ça fait 50 ans que je fais la photo je profite depuis 40 ans je sais faire et en fait il fait des trucs nuls parce qu'il est dans ses habitudes en fait il a pas de l'expérience il a l'habitude il a toujours fait pareil pendant très longtemps et confond avec de l'expérience il dit je suis trop bon parce que je fais ça depuis longtemps alors que pas du tout si vous voulez être convaincu de ça ça va être très rapide très simple et très efficace je vous mets un lien vers ma vidéo ici sur la Fiat alors la fiable c'est le club photo de tous les clubs photos où il y a plein de personnes un peu âgées qui sont dans cette démarche là c'est pas parce qu'on est âgé que on confond l'habitude d'expérience mais la fiape c'est un critère d'admission faut vraiment confondre les deux et quand vous allez vous rendre compte que la plupart des travaux sont vraiment pas ouf pour des gens qui ont quand même un peu l'impression d'être au sommet du monde qu'on voit le décalage entre ça et des travaux d'abonnés que j'ai pu montrer sur la chaîne ou des choses que je peux t'amener à partager sur Instagram de de photographes qui me suivent et qui font des choses super parce que encore une fois on fait la différence entre l'habitude le fait de faire toujours pareil sans fermer dans des dans des carcans et l'expérience chercher tester toujours sans mettre en question il y a plein de photographes qui se sont mis en question toutes leurs carrière je pense par exemple la Willy Ronis j'avais dit que je parlerai de photographe français Willy il a changé toute sa carrière il a fait du documentaire au début du noir et blanc il a fait un peu de couleur sur la fin de sa carrière peut-être même du numérique ou alors c'est fait du numérique à la fin peut-être dites-le en commentaire mais toute sa vie il a changé sa pratique il a réfléchit à comment faire les choses et c'est quelque chose que je trouve très simple donc première erreur ne faites pas ça faites attention à bien faire la différence entre vos habitudes et votre expérience et à privilégier le deuxième la deuxième erreur c'est de suivre tous les précepts qu'on va vous donner en ce qui concerne la production de vos images donc tout ce qui concerne votre matériel la retouche etc on entend beaucoup de conneries qu'il faut du bon bateau il faut pas toucher des images pour être un puriste tout ça c'est globalement de la merde comme nous conseille pour ce qui est du matos par exemple vraiment du matériel ça vous aidera jamais j'ai dû le dire 50 fois elle sera à 51e ça vous aidera jamais à rien dans votre pratique de la photographie si on prend le cas par exemple encore une fois de Willy Roni ce qui a fait un nu provençal par le nu provençal que vous voyez l'écran c'est à Martigues en 1949 je le fais peut-être pendant le tournage mais je crois que c'est ça et de mémoire il a fait qu'un les quatre trois a alors vous allez me dire oui bon appareil à l'époque etc c'est quand même du bon boîtier les gars c'est du haut de gamme c'est de l'allemand c'est forcément bien oui à l'époque c'était vachement bien mais avec le recul de maintenant c'est plus proche d'un porte-clé que d'un appareil photo on va pas se mentir et pourtant c'est classique vraiment le matos c'est quelque chose qu'on peut sortir de sa tête et pour ce qui est de la retouche je pense à Jean-François rosier qui est un photographe français plasticien pourrait dire qui lui fait des collages d'images pour faire des montages surréalistes il nous a fait un très connu du Louvre et la coller 3000 images ensemble donc soit il a enfin sacro 5 règles de ne pas toucher 3000 fois de suite ce qui fait qu'il doit être maudit dans tous les enfers artistiques soit le moment sont en bonne quoi donc tous ces préceptes là de faut faire comme si il faut faire comme ça etc ça va que vous freiner et ça marche un peu avec le premier conseil qui était de d'expérimenter tester tenter des choses s'enfermer dans des habitudes ben moi vous avez de limite moins vous avez de d'habitude dans lequel vous enfermez plus vous avez possibilité de tester des choses et de trouver des choses cool à faire avec vos images donc n'écoute pas ce genre de choses troisième point il faut appliquer les règles pour les dépasser on va prendre l'exemple de la règle de tir il y a Laurent qui a fait des trucs très complète sur le sujet que je vous mets ici mais globalement c'est toujours des règles très arbitraires qui sortent plus ou moins du cul d'un poney au fond un village une fois dans le Périgord au siècle passé c'est très arbitraire personne s'en sert vraiment on va pas se mentir c'est plutôt des choses qu'on voit a posteriori on se dit ah tiens là il a utilisé la règle du concours magique ça se voit trop et tout l'amour on s'en fout ça sert à rien d'apprendre ce genre de truc ça sert à rien de vous bloquer l'esprit avec ce genre de truc encore une fois c'est plutôt d'enlever ce qui vous limite que de rajouter des choses comme ça et à l'inverse je serai plutôt tenté de vous dire d'inventer vos propres règles ça je trouve ça vachement plus intéressant d'inventer vos règles pour un projet donné de venir pour ce projet là c'est des personnages qui font telle taille dans les images et pas plus c'est que du Grand Angle c'est que du photographier de haut j'en sais rien mais de vous limiter vous-même avec des règles à vous qui font un sens pour votre pratique et qui forme un petit cadre créatif dans lequel vous allez pouvoir faire des trucs voilà ça fait limite un peu de votre projet ça c'est intéressant il faut pas hésiter à le faire évoluer par exemple on associe souvent le quartier poissons à l'instant décisif mais c'est une histoire vachement plus complexe que ça c'est pas du tout une règle absolue qui s'était fixée de photographie le moment le plus important c'est tout sinon je fais pas d'image c'est pas du tout passé comme ça c'est quelque chose de plus utile plus complexe j'ai fait une vidéo aussi sur le sujet donc je vous invite à aller la voir mais encore une fois garder à l'esprit c'est quelque chose qui va évoluer qui va bouger qui va qui va être amené à changer c'est pas quelque chose de purement rigide et absolu qui va vous suivre toute votre vie mais sans créer pour soi-même ça peut être intéressant je trouve quatrième erreur et ça je le vois énormément ces deux rejeter l'art il faut qu'on s'enlève un truc tout de suite de la tête c'est qu'avant une pratique artistique c'est pas mieux que d'en avoir une un professionnel une amateur etc c'est différent c'est pas mieux du tout parce que tout simplement il y a des très bons artistes et des artistes qui sont très nuls il y a des professionnels qui sont excellents et d'autres qui sont meilleurs c'est pareil partout c'est pas une étiquette qui veut dire attention moi je suis un artiste tu vois fais gaffe quoi c'est de quoi je parle sur non il y en a qui sont complètement c'est pas du tout le sujet un pâtissier il fait de la pâtisserie unique et de la cuisine un photographe qui a une démarche artistique qui va faire de l'art bon mauvais intéressant ou pas on n'en sait rien mais il va être là-dedans mais faut pas le rejeter et donc pourquoi ça va me concerne parce qu'à mon humble avis vous êtes beaucoup beaucoup à me suivre à être déjà dans ce type de pratique en fait à produire des choses pour vous parce que vous voulez raconter quelque chose avec votre image vous voulez être plus créatif etc à être dans cette démarche du coup mais à base de données l'étiquette artiste donc à faire le truc sans se dire ah non c'est pas moi les artistes attention voilà et ça je trouve que c'est une croyance qui est limitante encore une fois c'est un peu le but de cette vidéo c'est de faire le point sur ces croyances là parce qu'on l'assumant complètement vous pouvez vous lancer un peu dedans lire des choses sur le sujet vous former sur le sujet elle est plus à fond dans votre pratique etc et un peu vous enlevez cette gêne de la tête quoi il y a plein de photographes très bien en France qui sont des artistes en Bernard Pocus un artiste jean-lucif c'est un artiste Doisneau c'est un artiste et même pas que ce qu'au début de sa carrière Doisneau qui a fait de la photographie publicitaire il travaille pour Renault de mémoire et la basculé petit à petit dans sa carrière sur la photographie artistique en prenant des commandes etc puissant plus personnel donc on peut aussi mélanger les deux juste pour vous dire c'est pas un drame là il y a pas c'est juste une façon différente de pratiquer et ce qui est marrant c'est que pour la musique on se pose pas du tout la question c'est un domaine duquel je viens et un mec qui fait de l'exer c'est un guitariste c'est un artiste voilà il joue de la guitare dans un groupe tout seul pour les machins pareil pour un pianiste un violoncelliste et tout personne se pose la question quasiment il y a pas de débats donc retirez où ça de la tête vous avez sûrement une pratique artistique c'est cool et voilà continuez pousser faites mieux et enfin le cinquième et dernier mythe qui vous empêche d'avancer c'est la classique quête de la perfection c'est quelque chose qui peut vous bloquer la perfection c'est pas un objectif à atteindre c'est pas une quête vous voulez avoir c'est pas faut pas se dire je vais réussir à faire le projet parfait et du coup il aura un succès interplanétaire ça marche pas du tout comme ça la perfection faut pas du tout en faire une obsession dans vos travaux regardez la vidéo il y a deux semaines ou un mois je vous la mets là sur Dolores photographies très granuleuse etc donc elles sont techniquement pas du tout parfaites pas au sens académique du terme on pourrait dire pour le sens professionnel du terme mais il y a pas besoin d'être dans cette recherche de perfection pour arriver à faire des choses qui soient très chouettes la recherche de perfection elle peut être bloquante à toutes les étapes je l'ai vu avec les photographes avec lesquelles j'échange ça peut être sur l'idée de votre projet ah non je voudrais faire ceci cela mais ça me paraît pas encore super clair et tout du coup je fais rien j'attends que ce soit bien etc du coup vous avancez pas ça peut être l'édition de vos images ah j'ai fait le tri sur mes photos sur mon projet etc j'ai gardé cette sélection-là mais je suis pas sûr si elle marche alors je vais t'en rajouter je vais peut-être en enlever je vais te la refaire etc c'est encore une fois perdre de temps on avance pas il y a un moment faut se lancer on fait des conneries et tant pis c'est comme ça qu'on apprend troisième point c'est sur aussi la diffusion on retrouve ça assez souvent je ferais bien un livre mais je suis pas sûr de savoir faire une maquette vraiment vraiment bien donc j'ai pas le faire je sais pas si le papier c'est le bon donc je vais peut-être pas le prendre et tout encore une fois c'est la quête de la perfection qui vous bloque c'est pour ça que j'appuie cette vidéo 5 mythes qui vous empêche d'avancer vous avez pas besoin de faire des choses parfaites vous bloquez pas pour ça faites des choses faites des choses qui seront paniquels c'est pas grave c'est le cas tout le monde un délit photo qui sont 100% 100% de nickel aurait bibliothèque je sais pas je vais en avoir quatre petites en plaisantant mais vous voyez l'ordre d'idées donc ne restez pas sur ça si vous avez des envies de projets d'idées de diffusion etc lancez-vous ce sera pas bien ce sera pas nickel mais c'est pas grave ce sera tout pour moi j'espère que ces conseils vont vous aider si vous avez d'autres idées de mythes qui vous ont bloqué un moment et vous avez su dépasser n'hésitez pas à en parler en commentaire ça aidera les autres spectateurs de la chaîne si aussi ça peut vous aider je vous mets un lien vers mon livre qui s'appelle dix outils indispensables pour votre projet photo qui contient 10 autres conseils c'est en fait 15 ça fait plein de conseils c'est bien et moi je vous dis à dans deux semaines pour je sais pas encore trop quoi mais d'ici là j'en aurai une petite idée salut [Musique]
# Script
## Introduction
On fait tous des erreurs, tout le temps. Et c'est d'ailleurs très utile, c'est comme ça que l'on construit une partie de notre expérience et c'est aussi une bonne façon de savoir si l'on avance. Plutôt que de vous comparer aux autres, comparez vous à vous-même il y a 2 ans, si vous vous trouvez débile en regardant par dessus votre épaule, c'est sûrement que vous avez avancé depuis (ce qui est bon signe).
D'ailleurs, c'est sans doute un truc que j'ai appris avec le temps (et qui est aussi expliqué dans le livre de Manson que je vous conseille) : on ne sait rien. Rien de rien. Avec le temps on sait un peu moins rien, mais on reste globalement des billes. Quand j'ai démarré la photographie, après quelques mois et avoir écumé les forums techniques, j'pensais savoir tout ce qu'il y avait à savoir : GROSSIÈRE ERREUR. C'est aujourd'hui aussi le cas quand je pense à comment je faisais fonctionner techniquement le Blog à ses débuts. Et ça sera sans doute de nouveau le cas dans quelques années quand je relirai des articles.
Manson, M. & Rolland, S. (2017). L'art subtil de s'en foutre. Paris: Eyrolles.
Cet article va donc parler des erreurs que nous faisons et de pourquoi nous les faisons. Mais nous n'allons pas parler des bonnes erreurs, mais des mauvaises, celles qui nous persuadent de bien faire alors qu'on fonce dans le mur tête baissée, et qu'on prend plaisir à s'y cogner une fois qu'on y est. Celles qui font qu'on préfère s'enfermer dans un groupe Facebook à répéter les mêmes mantras éculés plutôt qu'à se questionner sur ce que l'on fait et ce que l'on sait.
J'avais déjà écrit un article sur le sujet d'ailleurs, sur ce qui nous bloque en photographie, mais disons que celui-ci portera plus sur les aspects psychologiques (notamment les biais cognitifs) qui nous poussent à arriver là, et que le titre sera aussi beaucoup plus poli. Ma maman me lit des fois donc bon, je polis mon image auprès d'elle.
Bon après, je ne vais pas tous les faire, les biais cognitifs, on en a énormément, comme le montre l'illustration ci-dessous. Notez juste dans un coin de votre tête que justement, votre tête ne fonctionne sûrement pas aussi bien que vous le pensez.
Ps : Dans cet article, je vais faire appel à beaucoup de ressources extérieures, simplement parce que le contenu est mieux présenté que ce que je pourrais faire et que je l'ai apprécié. Donc prenez le temps de tout voir c'est important, et vous apprendrez plein de trucs.
## Habitude et expérience
Ce biais-là, enfin ce cocktail de biais comme nous allons le voir, c'est sans aucun doute celui qui vous bloque le plus en photographie. Il s'agit de confondre une habitude et une expérience, en prenant la première pour la deuxième. Je m'explique :
– Un habitude, c'est faire toujours la même chose parce que ça a toujours marché comme ça. Voici un exemple d'habitude : "quand je fais de la photographie de paysage, je suis toujours à F/16 pour tout avoir net, ça a toujours marché". Et ensuite, prendre cette habitude, et la professer comme étant une connaissance. On passe de "j'ai toujours fait ça" à "il faut faire ça". C'est quelque-chose que l'on voit beaucoup en photographie, je ne compte plus les commentaires que j'ai eus qui commencent par "photographe depuis XX ans" (ce qui a pour but de faire autorité, mais en vrai ne montre qu'une longue habitude). Et, sans vouloir viser personne, c'est aussi comme de cette erreur que vient une bonne partie de la "connaissance" sur la photographie qui est diffusée sur le web. De but en blanc, on aurait tendance à prendre cela pour un gage d'expérience, mais en fait, il n'en est rien. On peut pratiquer longtemps une discipline et mal la pratiquer, et on a même des forums et groupes Facebook plein de gourous pour entretenir ça.
– L'expérience, c'est faire quelque chose parce que l'on a essayé de faire autrement et que ça ne marchait pas. Et là, on a à faire à de la vraie connaissance, parce que la connaissance résiste à une démarche de validation. C'est comme cela que l'on teste l'efficacité des médicaments par exemple, on définit deux groupes de patients ayant un problème médical, on donne à l'un le médicament et à l'autre un placebo (sans leur dire bien évidemment). A la fin on regarde les résultats et on voit si le médicament a un véritable effet ou non, on cherche à invalider ce que l'on pense, et si l'on échoue suffisamment de fois on commence à penser qu'on a peut-être bon. C'est comme ça qu'on sait que le Doliprane soulage le mal de tête, et l'homéopathie soulage seulement le portefeuille.
Soit dit en passant, parler par expérience/connaissance et non ressortir des choses que j'ai l'habitude de faire c'est totalement ma démarche via ce Blog. Dans le cadre d'une autre pratique artistique (la musique) j'ai essayé de faire autrement, de mettre la technique et le matériel au centre de ma pratique et ça n'a pas marché, je n'étais pas épanoui, je n'ai pas pu m'exprimer, ça ne fonctionnait pas. Donc quand je place la culture et le fait d'avoir une démarche personnelle au cœur de mon propos, c'est mon expérience qui parle. C'est aussi pour ça (soumettre mes connaissances à une démarche critique) que j'écris et que je liste mes sources publiquement. Bref.
Notre cerveau avec l'âge
Le problème (et cela augmente avec l'âge), c'est que plus le temps passe, plus l'on est dans un sorte d’entonnoir : on devient aveugle à ce qui va contre ce que l'on croit que l'on sait. C'est d'autant plus aggravé quand on n'est justement pas dans cette démarche de vérification de sa propre démarche / connaissance, et que l'on est encensé dans ce que l'on fait. Autrement dit, on peut faire quelque chose mal très longtemps, et être de plus en plus persuadé du contraire avec le temps et l'approbation extérieure. Parce que si faire longtemps quelque-chose ne veut pas dire qu'on le fait bien, le faire en étant acclamé par des proches non plus.
Cet effet, c'est lié à ce que l'on appelle le biais de confirmation, c'est une tendance naturelle de notre cerveau à privilégier les informations qui confirment ce qu'il croit déjà, et non justement à chercher à les valider en faisant le contraire comme on vient de le voir. C'est pour cela que les gens de droite lisent Le Firago, et les gens de gauche L'Humanité, alors qu'intellectuellement la bonne démarche consisterait à faire l'inverse : lire ce qui va à l'encontre de ce que je crois que je sais, pour vérifier si ce que je crois que je sais est juste. Ça n'est bien évidemment jamais très agréable et ça peut piquer un peu des fois, mais travailler votre esprit critique est salvateur. A ce sujet, je vous laisse regarder les deux vidéos suivantes, justement sur l'aisance cognitive et le biais de confirmation, en plus vous verrez, c'est marrant (pour de vrai, juré).
Ainsi, la vraie question à avoir toujours à l'esprit est la suivante :
Comment est-ce que je sais ce que je sais ?
Si c'est parce que vous avez toujours fait comme cela, ce n'est probablement qu'une habitude (qui peut être juste, mais vous ne le savez pas) et n'a pas vraiment d'intérêt à être diffusée. Si c'est parce que vous avez essayé autre chose et que ça a été l'échec, c'est de la connaissance, et là, partagez-là avec votre voisin.
Cette confusion entre habitude & expérience, elle est au cœur de plein de comportements tout pourris que l'on retrouve dans le petit monde de la photographie (sur internet et en vrai) :
– Conseiller aux débutants, comme fait le nodocéphale aigri de forum, des objectifs à 2 000€, parce qu'il n'utilise que ça et que ça donne de bons résultats (pas de démarche de validation du type : essayer un autre matériel et comparer),
– Penser avoir réussi à atteindre une légitimité en photographie parce qu'on a 3 prix de la "fédé" ou 50 likes sur les réseaux sociaux (pas de démarche de validation du type : se confronter à un autre avis, plus "sérieux" et expérimenté que soit)
– Publier tous les jours sur les réseaux sociaux "parce que ça me pousse à être créatif" (pas de démarche de validation du type : essayer un autre rythme et sur une autre plateforme et voir comment évolue votre créativité),
– Conseiller de respecter des "règles" (on va y revenir), etc.
Donc soyez attentif à vos propres connaissances, à comment vous les avez acquises, et surtout : tentez régulièrement de faire autrement, pour être sûrs et certains que vous n'êtes pas en train de vous planter.
## L'anti-intellectualisme primaire
### Constat d'un rejet
Le savoir est d'or.
Toute cette démarche de validation de ce que l'on pense savoir pourrait aussi être réglée en deux coups de cuillère à pots avec des bouquins bien sentis. Je dis toujours qu'en lisant 5 livres sur un sujet, vous en savez déjà plus que 99% des gens, mais ça n'est pas l'accumulation qui fait ça, mais le fait aussi d'avoir croisé les avis. Cependant, j'ai régulièrement à faire à ce qui sera notre deuxième erreur du jour : l'anti-intellectualisme primaire. En fait, c'est une sorte de paradoxe qui apparaît parfois dans un débat contradictoire :
– Soit vous affirmez des choses et vous ne donnez pas de sources (dans le langage courant, on appelle ça "donner son avis"). Auquel cas, le premier argument auquel vous allez faire face c'est "ça n'est que ton avis, ça !". Et c'est sans doute mérité.
– Soit vous affirmez des choses, et vous les faites reposer sur une analyse, des arguments ET des sources solides. Mais là cette fois vous aurez droit à des "lol, la vérité n'est pas dans tes bouquins", "sors de tes livres et va faire des photos". La culture est rejetée de facto, elle est "nulle", "prise de tête", ou c'est de la "branlette". Ma préféré étant "tu lis beaucoup mais tu ne comprends rien", ce qui est un peu l'Eglise se moquant de la pédophilie quand ça vient de gens dramatiquement incultes. C'est sans doute aussi parce que c'est plus facile de balayer quelque chose que l'on ne connaît pas, d'autant plus quand on n'est pas à l'aise avec. Quand on vous cite des auteurs que vous n'avez pas lus, il est plus aisé de taper sur le fait de citer des auteur que sur l'auteur lui-même. Mais on reviendra sur la façon correcte d'argumenter un peu plus tard.
Bref, internet, c'est parfois le culte du nivellement par le bas et la facilité de prise de parole n'aide pas.
Cet anti-intellectualisme, le rejet des élites, c'est un peu le mal de notre époque. Je ne suis pas sociologue, donc je ne cherche pas à expliquer d'où ça vient, mais plutôt à en analyser les conséquences : c'est une catastrophe. On a tous besoin de gens plus intelligents que nous pour nous élever. On ne va pas chacun s'amuser à redécouvrir l'intégralité de la connaissance humaine seuls. Lire d'autres auteurs (je parle de livres mais ça peut être plein de choses, le sujet est plus de s'élever l'esprit que comment le faire), c'est s'enrichir et aussi aller là où l'on n'aurait pas pensé à aller seul. Lire Barthes et Flusser m'a énormément apporté par exemple. La lecture de ces livres m'a beaucoup plus apporté que n'importe quelle auto-congratulation tribale de groupe Facebook n'aurait pu le faire.
Seulement voilà, je sens régulièrement quelques crispations autour de ce sujet. Et vous me connaissez, j'ai une petite passion pour le fait de coller des étiquettes à certaines pratiques. Ainsi, après les papy-bokeh déjà évoqués, les physiciens de la photo qui ont suivi, nous avons désormais les gilets jaunes de la photographie. Yep, j'ai osé.
Ps² : Notez ici que je fonde cette analogie UNIQUEMENT avec l'aspect "anti-élites" du mouvement social et sur aucun autre aspect.
A lire entre les lignes à droite et à gauche, la culture photographique serait l'apanage d'une élite, de sachants, riant et se gaussant des pratiques et du mauvais goût du peuple n'ayant pas accès à ce savoir. Populace qui ne pratiquerait que pour son bon divertissement et qui, forcément, ne peut ni ne mérite d'accéder à mieux. D'ailleurs, paradoxe ultime, je suis déjà tombé sur des photographes revendiquant leur absence de culture, ne mettant que la pratique au cœur de leur apprentissage.
Exemple de contenus brillants dénichés sur les réseaux sociaux.
Il va de soi que ce genre de doctrine fondée sur le rejet absolu de la connaissance est d'une stupidité sans borne, qui rendrait jaloux même Trump. Vous imaginez, vous, acheter un violon, ne jamais écouter de musique, jouer plusieurs décennies dans votre coin et penser avoir appris un truc ? Ça n'aurait pas de sens. On parlait de la confusion entre habitude et expérience ci-dessus, on nage en plein dedans. Une vie gâchée pour un océan de vide.
Sur tout ça, sur cet anti-élitisme, je vous laisse regarder cette séquence d'Alexandre Astier, encore une fois brillant, traite le sujet bien mieux que ce que je pourrais faire :
### Culture et pratique à l'oeuvre
Pour en revenir à la photographie, celle-ci est un art, c'est un fait établi et depuis un siècle plus aucun esprit éclairé ne tente de le contester. Elle peut certes être pratiquée de façon professionnelle, et donc très souvent dénuée de cet aspect (l'expression personnelle étant réduite au minimum), mais ça n'est pas le sujet.
La photographie est un art, et comme tous les autres, elle a une histoire, des courants, de grandes œuvres qui l'ont jalonnée, de belles idées qui l'ont définie, des réflexions qui l'ont secouée et tous ces éléments ouvrent autant de pistes pour son avenir.
Je suis intimement convaincu, d'abord par logique puis par expérience, qu'en connaître une partie nous aide à voir plus clair sur ce qu'il est possible de faire. Savoir comment elle s'est construite, c'est voir les trous dans le murs, et les autres endroits où apporter sa brique. Parce que c'est un outil de communication, il faut en parler la langue. Comprendre la photographie pour mieux la pratiquer en somme.
Les coulisses de l'histoire de la photographie
Rêvant que l'art devienne le bien de tous, tant dans sa compréhension que dans sa pratique, je vais donc m'atteler, une fois n'est pas coutume, à démonter ce joli lieu commun. Parce que non, la connaissance de la culture photographique n'est pas incompatible avec sa pratique, non, la culture n'est plus l'apanage d'une élite, plus à notre époque et oui, c'est aussi possible pour vous. Il n'y a rien qui vous fera obstacle sur ce chemin, si ce n'est vous-même.
D'ailleurs, on va commencer avec ce premier point : une connaissance profonde de la photographie n'est pas incompatible avec sa pratique. Certaines personnes l'ont sans pratiquer, mais pour pouvoir exercer leurs métiers : éditeurs, galeristes, conservateurs, historiens de l'art & cie, mais l'inverse est plus risqué comme on l'a vu. Passer du temps à étudier la photographie, ce n'est pas du temps perdu, c'est de l'investissement sur vous-même, qui paiera quand vous repasserez derrière la camera. D'ailleurs, nombreux sont les photographes historiques à être passés par là.
Madrid. 1933 – H. Cartier-Bresson
Prenons le plus fameux d'entre tous : Henri Cartier-Bresson. Il s'intéresse dès l'âge de 15 ans à la peinture et, après trois échecs au baccalauréat, étudie dans l'atelier d'André Lhote (de 1927 à 1928). Dans cet atelier situé dans le quartier du Montparnasse, lui et les autres élèves analysent les toiles des maîtres en y superposant des constructions géométriques selon la "divine proportion" (le nombre d’or). D'ailleurs, dès sa parution, l'ouvrage de Matila Ghyka sur le sujet devient un de ses livres de chevet. Pendant son service militaire, il rencontre aussi Max Ernst, André Breton et les surréalistes et découvre la photo. Ses photos montrent une très grande maîtrise de la composition, fruit de l’acquis chez Lhote, et aussi une grande influence des surréalistes. A ce sujet, je vous renvoie vers cet article que j'ai déjà écrit sur le sujet :
« Nul n’entre ici s’il n’est géomètre » ou le leitmotiv d’Henri Cartier-Bresson
Ainsi, sans surprise aucune, celui que l'on nomme "L’œil du XXe siècle" a étudié l'art et particulièrement la peinture avant de se lancer. Et il n'est pas le seul, c'est aussi le cas de Joël Meyerowitz par exemple.
La photographie est entrée dans sa vie par chocs successifs, comme des rencontres et aussi… des lectures. Sa femme Vivian lui a offert Images à la sauvette de Cartier-Bresson (quand je dis que les grands artistes s'influencent entre eux…) et il est tout de suite séduit par la force de cette vision, qui lui montre tout ce qu'il est possible de faire avec un appareil. Le choc est d'autant plus grand qu'à l'époque, les livres de photographies étaient rares et principalement des livres récapitulant la production d'un magazine. Il n’y avait presque pas de livres d’art. Il a aussi été très influencé par American Photographes de Walker Evans, un photojournaliste Américain et Les Américains, de Robert Frank, qui l'a quasiment poussé à lui seul à se mettre à la photographie.
Mais bon, vous me direz, ces deux exemples de l'intérêt de se cultiver sont certes valides (deux photographes historiques s'étant cultivés sur la photographie), mais somme toute assez ordinaires. Un bluesman écoute du blues, un photographe lit sur la photographie. On va donc prendre un exemple un petit peu plus poussé pour conclure cette démonstration : Martin Parr, photographe documentaire britannique et membre de la coopérative photographique Magnum Photos depuis 1994.
GB. England. New Brighton. 1985. Martin Parr.
C'est un des photographes vivants les plus actifs et reconnus, il a exposé partout dans le monde et a produit plus de livres que je ne serais capable de compter. Si la liste vous intéresse, elle est ici. Et vous savez quoi ? Il n'est pas possible de s'y connaître plus en photographie que Martin Parr, c'est genre le boss final du game. La Tate a acheté sa collection de livres en 2017 (cf. cet article) et elle comptait… 12 000 titres. Alors, un chiffre comme ça ça paraît un peu absurde, pour vous donner un ordre d'idée, la mienne en compte 220, et ça fait une bibliothèque Ikea Billy pleine. Donc il en faudrait 54 pour stocker la collection de Martin Parr.
Genre ça, mais remplis de livres photo.
Ma bibliothèque de livres sur la photographie représente 50 000 pages environ, et il m'a fallu quasiment 5 ans pour la lire. Je n'ose imaginer le volume de celle de Parr. Vous penserez sans doute que ce n'est qu'un collectionneur compulsif et qu'il ne les connaît pas vraiment. Eh bien, vous auriez aussi tort, il a écrit une série de 3 livres Photobook an History, qui sont une référence du domaine (si ça n'est la seule), qui retracent l'histoire complète du livre photo de ses débuts à nos jours, et quasiment sur tous les continents.
Donc non, définitivement, la culture n'est pas antinomique de la pratique, au contraire. Il n'y a aucune raison de penser cela si ce n'est qu'on veut cacher sa flemme de travailler et plonger la tête la première dans la facilité. Appuyer sur un bouton, ça reste l'approche la plus simple qui soit de l'art photographique, mais c'est aussi sans doute la plus pauvre.
Oh, et si vous avez peur d'être influencé par vos lectures et découvertes, de ne pas réussir à être "vous", n'ayez crainte, cela n'arrivera pas. Vous serez toujours la somme de toutes vos expériences et il n'y a pas de raison de devenir une simple copie unaire. Si ce sujet vous inquiète, je vous conseille la lecture d'Influences, un jeu photographique que je présente ici.
Influences, un jeu photographique – J.-C. Béchet
### Comment on remédie à ça ?
Ha, que vaudrait ce Blog s'il se contentait de soulever des problèmes sans proposer des solutions ?
Il y a plein de raisons de ne pas avoir pu approfondir votre culture photographique (vous n'avez pas fait d'études "là-dedans", vous pensez que "ça n'est pas pour vous", vous n'avez "pas les moyens", internet ne vous parle que de matos tout le temps…), mais cela se rattrape, ça n'est pas une fatalité. En vous y mettant maintenant et avec les bonnes lectures, vous pouvez très bien être calé sur le sujet d'ici quelques mois et alimenter votre pratique de toutes les réflexions que ces découvertes auront suscitées chez vous. Déjà, juste en lisant un Photo Poche par mois (ce qui est assez peu, ça se lit en une heure à laquelle s'ajoute l'analyse des images), vous découvrez douze photographes par an. Sur cinq ans de pratique ça en fait soixante. Soixante photographes, avec toutes leurs expériences, choix, projets, compositions, idées, techniques, qui viendront enrichir ce que vous ferez avec votre appareil.
Gardez juste cela à l'esprit : acquérir une culture photographique c'est aussi possible pour vous, ça vous apportera beaucoup, ça n'est pas très difficile et c'est toujours mieux que de balayer ça d'un revers de la main en prétendant que ça n'a aucun intérêt. Vous aussi, devenez borgne au royaume des aveugles.
Voyons donc ensemble où vous pouvez la trouver.
Ps : Si jamais vous ne voulez pas vous y mettre maintenant, mais que vous avez quand même un peu de motivation, je vous invite à lire cet article que j'avais écrit pour apprendre-la-photo.fr. Il vous permettra de dégrossir le terrain et de vous donner les grosses bases pour démarrer.
### Les ressources du Blog
Bon, l'air de rien, vous trouverez énormément de ressources sur ce Blog, sur plein de sujets (la pratique, la philosophie ou l'histoire), je vous ai un peu prémâché le travail et c'est toujours ça de pris. C'est gratuit, et seulement à quelques clics de vous. Je vous invite à garder ces 3 articles dans un coin, je les mets régulièrement à jour. Ils contiennent beaucoup de ressources sur la photographie et de pistes à explorer. C'est par ici :
Ps : tous les articles "ressources" sont référencés grâce à ce lien.
https://thomashammoudi.com/youtube
https://thomashammoudi.com/filmographie/
### Les livres
Bon, il y a une bibliographie pour ça, mais je vais juste vous présenter 3 livres qui pour moi couvrent une bonne partie du boulot d'acquisition de la culture. Le premier est l'indétrônable Tout sur la photo : Panorama des chefs-d'oeuvre et des techniques de Flammarion. Il coûte le prix d'une carte SD et comme son nom l'indique, vous apprendra quasiment tout sur le sujet.
C'est un très bon investissement, et je consulte encore le mien régulièrement.
Le deuxième livre, j'en parle assez peu, mais il m'avait énormément plu quand je l'ai lu. Il s'agit de La Photographie: Entre document et art contemporain d'André Rouillé.
# Introduction
Bonjour à tous, ici Thomas Hammoudi et je viens vous parler de photographie.
Dans cette vidéo on va traiter 5 mythes qui vous empêchent d’avancer en photographie.
# “J’ai de l’expérience”
* Ce n'est pas parce que vous faites quelque chose depuis longtemps que c'est bien, ou que c'est la seule façon de faire. Demandez-vous toujours comment vous savez ce que vous savez.
* Confondre habitude et expérience peut sembler facile, mais il est important de comprendre la différence entre les deux. Bien que les deux termes soient souvent utilisés de manière interchangeable, ils représentent en fait des concepts différents. L'habitude est quelque chose que nous faisons régulièrement et qui est ancré dans notre routine quotidienne. D'autre part, l'expérience est quelque chose que nous avons vécu ou appris, souvent par essais et erreurs. En d'autres termes, l'habitude est une action répétée, tandis que l'expérience est une connaissance acquise.
Il est important de ne pas confondre les deux, car cela peut avoir des implications importantes dans notre vie quotidienne. Par exemple, si nous avons l'habitude de manger des aliments malsains tous les jours, cela peut avoir un impact négatif sur notre santé à long terme. Cependant, si nous avons l'expérience de manger sainement et de faire de l'exercice régulièrement, cela peut avoir un impact positif sur notre santé.
Exemple de photographe expérimenté mais qui prend toujours des photos médiocres parce qu'il est resté coincé dans ses habitudes, et compare-le à un amateur qui a une vision fraîche et novatrice : FIAP VS les abonnés.
* Les grands photographes remettent en question leurs méthodes : Le photographe français Willy Ronis, célèbre pour ses photos de Paris et de ses habitants, a été très actif pendant plus de 60 ans. Il a régulièrement remis en question sa propre approche de la photographie, passant de la photographie documentaire en noir et blanc à la couleur et à des compositions plus expérimentales. En fin de carrière, il s'est même intéressé à la photographie numérique.
# Les précepts sur la technique : “Il faut du bon matos” ou la variante “il ne faut pas retoucher ses images”
La quête du matériel : explique que même avec un équipement haut de gamme, un photographe sans talent ne pourra pas prendre de bonnes photos.
– Il a utilisé un Leica IIIa pour prendre une de ses photos les plus célèbres intitulée "Nu provençal, Martigues" en 1949. C'est une image en noir et blanc qui montre une femme nue dans un champ, avec des collines en arrière-plan. Bien que cette photo ait été prise avec un appareil photo assez basique, elle est considérée comme une œuvre majeure de la photographie française.
– L’appareil était correct à l’époque et n’était pas perçu comme “basique”. C’était de la belle ingénierie. MAis il l’est largement pour le standard actuel.
– Un exemple de photographe français qui retouche ses images est Jean-François Rauzier. Il utilise des techniques de collage numérique pour créer des compositions surréalistes et complexes à partir de centaines d'images. Un de ses travaux les plus connus est "Le Louvre" où il a créé une image panoramique détaillée du musée du Louvre à partir de plus de 3 000 photographies, puis a retouché numériquement l'image pour ajouter des éléments surréalistes tels que des éléphants volants.
# “Il faut appliquer les règles pour les dépasser”
Suivre les "règles" par principe.
* Elles sont complètement arbitraires, ne sont reconnues comme utiles par aucun des grands photographes ayant fait l'histoire, bref, oubliez-les. C'est une approche limitante de la photographie et emplie de fainéantise. Et qui consiste souvent à voir les choses après-coup et à imaginer que c’est volontairement là.
> Je vous renvoie à la vidéo de Laurent.
* Créez vos propres règles, qui ont du sens quant à votre propos. Dans mon projet je vais faire X, Y et Z. Vous créez un cadre qui fait sens pour vous.
> Exemple : Henri Cartier-Bresson, souvent considéré comme le père du photojournalisme, a popularisé le concept du "moment décisif". Mais même lui a reconnu que ce concept avait ses limites, et qu'il était important de sortir des sentiers battus pour découvrir de nouvelles façons de raconter des histoires en images.
Renvoyer à la vidéo.
# Rejeter l'art.
– Être un artiste, c'est comme être pâtissier ou chauffeur. Cela veut juste dire que vous produisez de l'art. Ce n'est ni vaniteux, ni une reconnaissance en soit. Si vous vous exprimez par la photographie, vous êtes un artiste.
– Être un artiste : explique que beaucoup de gens ont peur d'être considérés comme prétentieux ou vaniteux s'ils se considèrent comme des artistes, et donne des exemples de photographes français qui ont embrassé ce titre sans complexe, comme Jeanloup Sieff ou Bernard Plossu.
– La photographie comme moyen d'expression artistique : montre comment la photographie peut être utilisée pour transmettre un message ou une émotion, et encourage les spectateurs à considérer leur pratique de la photographie comme une forme d'expression artistique légitime. Vous faites sans doute déjà partie de mon équipe.
Et on peut mélanger les 2 : Exemple : Robert Doisneau, l'un des plus célèbres photographes français du 20ème siècle, a commencé sa carrière en travaillant comme photographe publicitaire. Mais il a également expérimenté avec la photographie de rue et de portrait, et ses images ont souvent été décrites comme "poétiques" ou "artistiques". Ce n’est pas exclusif
# Cherchez la perfection.
* Ce n'est pas quelque chose de valorisant, car c'est facile à atteindre. Ne la recherchez que si elle fait sens dans votre démarche artistique, pour votre propos. Sinon, c'est juste une perte de temps.
* La perfection comme obsession : montre comment la quête de la perfection peut être paralysante et empêcher les photographes de se concentrer sur l'essentiel, et donne des exemples de photographes français qui ont embrassé l'imperfection et l'irrégularité pour créer des images étonnantes : vidéo sur dolores marat.
* Oublier la perfection à toutes les étapes :
* PAs besoin d’une idée parfaite pour démarrer un projet photo
* Pas besoin de photos parfaites pour commencer à éditer et à réfléchir à la suite
* Pas besoin de la séquence parfaite pour faire un livre, elles ne le sont jamais, etc.
# Conclusion
Merci à tous, 10 outils, abo, like.
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