đ Le livre chez Steidl :
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bonjour Ă tous ici tout mahmoudi et j'ai une palette photographie aujourd'hui on va s'intĂ©resser Ă un foutoir assez mĂ©connu il s'appelle louis foreurs que ce soit pour ma culture personnelle pour Ă©toffer les articles du blog pour prĂ©parer ces vidĂ©os j'ai lu une ribambelle d'histoire de la photographie je considĂšre que c'est un mal nĂ©cessaire pour se faire une idĂ©e des courants qui ont jalonnĂ© l'histoire de la photographie mais c'est pas directement le sujet si je mentionne ça c'est parce que dans toutes ces histoires de la photographie je n'ai quasiment jamais entendu parler de louis foreurs son nom n'est mĂȘme pas citĂ© dans tout sur la photo des Ă©ditions flammarion louis faure a pourtant produit un travail photographique essentiel et l'histoire l'a quasiment oubliĂ© en effet il a Ă©tĂ© au dĂ©couvert que trĂšs tardivement et c'est regrettable quand on considĂšre la qualitĂ© du travail qu'il a fourni j'ai un peu Ă©tĂ© surpris d'avoir vĂ©cu aussi longtemps sans le connaĂźtre mais il va ĂȘtre temps de remĂ©dier Ă tout ça notez qu'il est dĂ©sormais parfaitement reconnue est passĂ© Ă la postĂ©ritĂ© et vous pouvez par exemple des voix ses photographies dans ce livre aux Ă©ditions steidl homme que je vous conseille beaucoup il est trĂšs trĂšs bien d'Ă©diter et les photographes ils sont trĂšs bien aux produits la belle galĂšre qui a Ă©tĂ© la vie de louis foreurs commence en 1916 quand il naĂźt Ă philadelphie dans une famille pauvre d'origine d'europe de l'est quand je dis pauvre il Ă©tait vraiment trĂšs pauvre son pĂšre Ă©tait professeur de musique et avait du mal Ă joindre les deux bouts et son travail ce qui contraignait son fils Ă porter des tenues fĂ©minines parce qu'il n'avait pas les moyens de les acheter des vĂȘtements masculins ce qui fait qu'Ă l'Ă©cole tout le monde l'appelait mairie donc oui les gamins sont des cons et oui aussi on a vu mieux comme dĂ©marrage dans la vie n'empĂȘche que louis est un gamin trĂšs talentueux et il a commencĂ© Ă faire du dessin il a notamment envoyĂ© ses dessins studios walt disney quand il avait 13 ans qui ont proposĂ© un rendez vous pour le rencontrer bien Ă©videmment il a refusĂ© parce qu'elle a 13 ans il allait pas se mettre Ă bosser pour l disney mais c'Ă©tait quand mĂȘme dĂ©jĂ trĂšs crĂ©atif artistiquement six ans aprĂšs il ya eu un concours de photographie dans un des magazines de la ville de philadelphie il empoche la somme Ă©norme estime de 3 dollars ce qui le conforte dans sa passion naissante c'est Ă ce moment lĂ qu'il dĂ©clare avoir su qu'il pouvait ĂȘtre photographe bon on se dit quand mĂȘme que c'est bien qu'il soit pas inscrit Ă un concours de saut Ă la perche Ă la place parce qu'il a l'air de s'emballer un petit peu vite notre ami louis mais il l'avenir lui donnera quand mĂȘme raison aprĂšs un passage dans l'armĂ©e en tant que technicien puis un mot jobs ne tient il pas rares Ă new york oĂč il devient vĂ©ritablement photographe il gagne sa vie avec des clichĂ©s de presse sur la mode un jour oĂč il excelle et dĂ©veloppe Ă cĂŽtĂ© une oeuvre plus personnelle Ă times square il s'y rend en fin d'aprĂšs midi ou la nuit profite du soleil couchant ou celle des nĂ©o pour photographier les gens dans cette lumiĂšre il choisit Ă ce moment lĂ ces sujets en fonction de leur singularitĂ© robert frank ton ami Ă son sujet dira qu'il pouvait observer les gens pendant des heures est ensuite rentrĂ© chez lui et le raconter plein d'histoires Ă propos d'eux chose peu commune il dĂ©veloppe ses nĂ©gatifs lui-mĂȘme les tirs il Ă©tait assez douĂ© notamment grĂące Ă son expĂ©rience prĂ©cĂ©dente de techniciens de laboratoire comme on le verra au fur et Ă mesure de cette vidĂ©o ces images ou sur les ombres les double plan les effets de flou les superpositions d'imagĂ©s cetera elles sont toutes trĂšs trĂšs riche il ya aussi des forts contrastes des images avec beaucoup de grain bref une esthĂ©tique de film noir emprunter justement des films de l'Ă©poque pour lui les choses vont se gĂąter au dĂ©but des annĂ©es 70 il a des ennuis avec le fisc puis un divorce qui se passe mal qui l'obligent Ă partir en europe d'abord Ă londres puis Ă paris il continue en france Ă travailler dans la mode notamment pour elle Ă©voque et ne retourne et stanick en 1974 cependant quand ils y arrivent ils Ă©taient entre temps complĂštement oubliĂ© n'a plus de rĂ©seau et vit des aides sociales le paradoxe Ă©tant que dans le milieu de la photographie oui foreurs avaient beaucoup de soutien il Ă©tait comme jeudi dĂšs fois reconnu par ses pairs notamment edward steichen le directeur de la photographie du moma qui disait qu'il apprĂ©ciait beaucoup le lyrisme de ces images il a notamment exposĂ© en 1948 en 1955 dans l'exposition the family of man a en une grande rĂ©trospective de photographie humaniste mais ça n'a pas suffi Ă le faire passer Ă la postĂ©ritĂ© Ă ce moment lĂ dans les annĂ©es 70 william eggleston a aussi militĂ© pour la reconnaissance de griffo rare mais sans succĂšs autre Ă©lĂ©ment caractĂ©ristique de l'histoire de louis force et son amitiĂ© avec roberts funk souvenez vous je vous ai parlĂ© droite freinerait deuxiĂšme vidĂ©o quand on a abordĂ© les 3 les filles ont marquĂ© ma vie et qu'on a parlĂ© des amĂ©ricains ils se sont influencĂ©s l'un l'autre mais leurs dessins sont clairement opposĂ©s frankel et la reconnaissance du grand public ce que n'a jamais eus louis forain les deux hommes se sont rencontrĂ©s en 1947 dans les locaux de harper's bazaar qui est un magazine de mode amĂ©ricain l'Ă©quivalent de bugs en 1947 ils sont immĂ©diatement devenu ami et franck le propose de loger chez lui et mais acea dispose sa chambre noire Ă cette Ă©poque new york et ce qu'Ă©tait paris avant la guerre le centre de l'art dans le monde c'est lĂ oĂč l'art se fait et se dĂ©veloppe ces deux photographes veulent en ĂȘtre il veut ils veulent faire partie de cet Ă©lan de crĂ©ation artistique et du coup vont faire tout pour ne pas rejoindre la presse qui pourtant leur faisait un peu du pied pour qu'il vienne travailler pour elle ils disent vouloir faire tout pour ne pas devenir des samis c'est Ă dire des personnages qui perdent leur personnalitĂ© pour de l'argent l'expression d'un livre de budd schulberg qui s'appelle qu'est ce qui fait courir sammy qui avait lui Ă©vacuĂ© bon maintenant qu'on a pesĂ© un peu le cadre de sa vie et du chaos qui a Ă©tĂ© on va s'intĂ©resser aux photographies de look for her la premiĂšre chose qui m'a marquĂ© dans les photos graphiques blue fois c'est sa façon de gĂ©rer le temps Ă huy la photographe si la discipline qui fixe le temps sur le papier mais tous les photographes n'ont pas la mĂȘme façon de le faire pour le dire plus simplement tous ne met pas autant de temps dans leur image globalement il y a deux Ă©coles qui existent sans vraiment se poser d'un cĂŽtĂ© on Ă l'instant dĂ©cisif d'henri cartier bresson qui photographie un moment unique qui lui celle porte les l'essence mĂȘme de la situation et de l'ouganda des photographes comme raymond depardon qui vont avoir des photographies qui vont se passer sur un temps plus on appelle ça le temps faibles c'est les plus rapides de baron c'est un instant donnĂ© dans une multitude qui sont tous similaires les photographies des louis foreurs sont un charmant entre deux de ces deux approches s inscrivent dans l'Ă©vĂ©nement tout en montrant toujours ce qui va se passer un petit peu avant ou un petit peu havre est le temps est figĂ© qu'un instant et ne demande qu'Ă repartir dans ces images on va prendre quelques exemples ensemble dans cette photographie vous voyez un enfant qui est trempĂ© probablement par la pluie qu'on devine et une action est Ă venir son regard sort du cadre vers quelque chose qui a attirĂ© son attention il en va de mĂȘme pour les mariĂ©s Ă l'arriĂšre-plan qui vont bouger sous peu on se situe pile entre deux instants il en va de mĂȘme pour cette photographie l'homme est habillĂ© pour un rendez vous il vient de marcher entre les voitures et son regard mĂ©lancolique et tu as tirĂ© par quelque chose cette façon de photographier c'est quelque chose qui nous plaĂźt beaucoup je trouve que l'instant dĂ©cisif ne va trĂšs bien qu'Ă cartier bresson c'est un peu sa marque de fabrique c'est ça pas grand chose d'essayer de refaire pareil et mĂȘme si j'aime bien les temps faibles Ă la raymond depardon ça ne se prĂȘte pas Ă tous les sujets l'autre caractĂ©ristique du travail alors que j'aime beaucoup c'est sa capacitĂ© Ă voir les gens on va prendre quelques exemples deux photographes qui ont photographiĂ© les gens Ă©mĂ©chĂ©s madame tout le monde pour puissiez voir un peu dans quelle dĂ©marche s'inscrit lui faudra par exemple plus fort il est assez loin du style baroque est grandiose de salgado vous voyez il est aussi assez loin de la brutalitĂ© des portraits on trouve dans le travail de blues il donne qui sont vraiment fait au flash en pleine tĂȘte trĂšs directe d'un autre cĂŽtĂ© il est moins dans la proximitĂ© sentimentale parce que peut faire nan goldin photographiant ses proches comme elle l'a fait toute sa vie Ă sa façon il vous faudra arrive Ă photographier son prochain sans superflu ni jugement c'est ni mieux ni moins bien de que ce que je viens de vous prĂ©senter c'est simplement diffĂ©rente c'est une autre façon de faire qui Ă©merge par sa photographie je vais vous montrer quelques exemples de ça et cette approche lĂ sans superflu ni jugement on la sent dans ses portraits que ce soit celui d'eddy une figure de son quartier qui est la photographier le regard vide avec des maigres fleurs dans une main qui pose sans vraiment posĂ© qui est lĂ sans vraiment ĂȘtre lĂ on trouve aussi cette approche de la photographie des jumelles qui sont interloquĂ©s par ce photographe qui se met sur la route ou encore dans celui de cette femme dont le regarde laisse songeur sur ses sentiments pour l'homme qu'elle regarde il faudra photographier avec dĂ©licatesse et ça se voit plus qu'un habile maĂźtre de la temporalitĂ© dotĂ© d'un vrai regard sur ses contemporains lui font rares possĂšde aussi un vĂ©ritable sens de la composition c'est particuliĂšrement visible dans les photographes y utilise des reflets ou la multi expositions pour crĂ©er de la profondeur dans ces images Ă cause de cela on pourrait rapprocher par exemple de saul leiter dont vous voyez une photographie Ă l'Ă©cran bien qu'Ă ma connaissance oĂč le fort n'est jamais utilisĂ© de couleur sa photographie si je vous parle de soldats Ă©taient Ă ce moment lĂ c'est parce que cette vidĂ©o a aussi pour but de donner Ă une fort Ă la place qu'il mĂ©rite et je trouve ça intĂ©ressant de leur place et par rapport Ă ses contemporains on va prendre un autre exemple justement pour montrer comment ils composent donc dans cette photographie il utilise un masque pour crĂ©er un visage fantasmagorique qu'ils accolent Ă celui de jack bauer et un ami qu'il photographie la photographie prise dans son dans l'appartement de l'aubade franck son ami et pour moi il se pense qu'il s'agit plus de deux nĂ©gatifs qui ont Ă©tĂ© superposĂ©es que jack des reflets c'est comme ça que je comprends l'image maintenant je vous parlais d'une autre photographie de nos forums la composition m'a aussi bluffĂ© cette photographie a Ă©tĂ© prise dans le mĂ©tro on y voit un homme qui monte des escaliers elle envoie son reflet dans une sorte de miniatures situe en bas de l'image cependant et c'est lĂ tout son paradoxe cette photographie Ă la fois totalement lisible et parfaitement abscons ce pourquoi elle mĂȘme qui semble ĂȘtre plus loin que son reflet est il plus grands est-il plus grand et donc logiquement plus proche est donc comment se fait-il que son reflet soit au premier plan j'avoue ne pas avoir rĂ©ussi Ă dĂ©tricoter entiĂšrement cette image mais ça me va parfaitement comme ça oĂč l'on utilise aussi les reflets dans ces images et je vais encore une fois vous montrer des exemples de ces photographies dans les deux photographies que je vais vous montrer on retrouve une sorte de jeu entre proximitĂ© distance via l'utilisation des reflets dans cette photographie foreurs la ville est l'homme Ă 6 aoĂ»t Ă la fois trĂšs proche en juger par les pĂŽles de l'homme fort ne devait pas ĂȘtre bien loin de lui mais aussi trĂšs Ă©levĂ© dans le cadre chacun un boire quasiment quant Ă new york elle est quasiment juxtaposĂ©e Ă fourrure mais distantes de plusieurs kilomĂštres en rĂ©alitĂ© quand un jeu trĂšs subtil sur les distances la composition et les reflets dans cette deuxiĂšme image fort Ă utiliser encore une fois les mĂȘmes outils pour composer ses photographies il se tient prĂšs d'une fenĂȘtre et photographier son reflet dans celle ci ainsi que son ombre dans la fenĂȘtre du bĂątiment face aux siens cela a créé une sorte de silhouettes dans la silhouette assez subtil en maĂźtrisant les reflets fort arrive Ă faire des petits miracles dans ces images lui faudra aussi un don pour utiliser ce dont ils disposent dans la rue pour composer ainsi l'apparition d'Ă©lĂ©ments tirĂ©s d'affichage de cinĂ©ma est assez rĂ©current dans son oeuvre cela rajoute des personnages supplĂ©mentaires du texte un Ă©trange contraste entre un homme et une bĂȘte oĂč il faudra c'est faire feu de tout bois il le sait tous que j'aime beaucoup de 50 points de l'Ă©quipe Ă©ric qui parle de perfection antoine de saint-exupĂ©ry dit la perfection est atteinte non pas quand il n'y a plus rien Ă ajouter mais lorsqu'il n'y a plus rien Ă retirer je vais donc vous faire dĂ©filer quelques images de lucho alors qu'ils respectent parfaitement ce principe [Musique] l'once d'or a terminĂ© sa vie dans la pauvretĂ© je me demande ce qu'on Ă©tait celle ci si jamais il avait Ă©tĂ© reconnu un peu plus tĂŽt et Ă ce sujet genii lot assez intĂ©ressant pour vous lui faudra stocker de nombreux nĂ©gatif chez un ami quand il a divorcĂ© quand il a dĂ» bouger je sais plus cet ami lui a demandĂ© plusieurs fois plusieurs fois plus d'emplois de venir la rĂ©cupĂ©rer ce que lui fort n'a jamais fait ils ont donc terminĂ© Ă la poubelle et de ce resteront Ă jamais inconnu pour nous c'est donc tout un pan de l'histoire de la photographie qui est parti comme ça d'un coup et c'est mayotte qu'il trouve symbolise assez bien la vie de new york a pas eu plus du bol non plus au final loue fort Ă travailler dans une pĂ©riode un peu de creux on situe aprĂšs les annĂ©es 30 et le grand succĂšs de la photographie documentaire de walker evans et on est encore avant les annĂ©es 50 et les amĂ©ricains de robert ford qui vont rĂ©volutionner la cire et de photographie amĂ©ricaine on a une sorte de grosse saignĂ©e une quinzaine d'annĂ©es dans lequel de nombreux photographes ont officiĂ© je pense que si par exemple Ă luigi donc photographe new yorkais et au final ils ont tous Ă©tĂ© Ă ce moment-lĂ pas reconnu et c'est leur reconnaissance cette gĂ©nĂ©ration est venu un peu plus tard quand j'aurai lĂšve toi fils louis faure je me dis que si cette dĂ©cennie avait dĂ» appartenir Ă quelqu'un s'il y avait une justice dans ce monde j'aurais dĂ» appartenir Ă lui merci Ă tous d'avoir regardĂ© cette vidĂ©o jusqu'au bout n'hĂ©sitez pas Ă me dire en commentaire si ce genre de format vous plaĂźt puisque je trouve ça cool Ă faire mĂȘme si c'est plus long que d'autres types de vidĂ©os si la vidĂ©o vous a plu je vous invite Ă laisser un petit pouce bleus Ă vous abonner vous pouvez aussi la partager autour de vous pour faire dĂ©couvrir le travail de louis foreurs et comme il est d'usagĂ© cette chaĂźne je vous mets dans l'inscription un lien vers mon lit qui s'appelle dix outils indispensables pour votre projet photo je vous dis Ă bientĂŽt j'ai fait plein de belles dĂ©couvertes photographique

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