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đ Le livre de Manos :
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đ· Le projet InColors :
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đ· Le projet AdieuParis :
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Bonjour Ă tous, c'est Tom Hamoudi et je vais vous parler de photographie. Aujourd'hui on va s'intĂ©resser Ă un sujet que j'aime beaucoup qui est la photographie de rue et je vais vous prĂ©senter trois livres. Alors c'est trois bouquins qui m'ont beaucoup plu ces derniĂšres annĂ©es et j'espĂšre que vous ne les connaissez pas, que je puisse vous les faire dĂ©couvrir. Donc cette fois on va un petit peu changer de la tradition et je vais commencer par vous montrer les images avant de vous parler du livre. Merci d'avoir regardĂ© cette vidĂ©o ! Le premier livre dont je voulais vous parler, c'est celui de Iman Doyle qui s'appelle Dublin Trilogy qui a Ă©tĂ© produit par Textuel, j'avais un petit doute, et que j'ai achetĂ© Ă Paris Photo cette annĂ©e. Donc c'est un gros bouquin, les images sont trĂšs trĂšs bien reproduites du travail de Doyle. Rapidement comme ça, pour la forme du livre, mais il y a un gros travail sur la forme et sur le graphisme du bouquin, hyper bien fait. Et donc je vais vous parler tout de suite. Alors j'avais dĂ©couvert Iman Doyle en 2017, juste aprĂšs qu'il Ă©tait exposĂ© Ă Arles. Il a Ă©tĂ© exposĂ© Ă Arles l'Ă©tĂ© et je crois Ă l'automne il avait Ă©tĂ© vu Ă Rouen. Donc c'Ă©tait au centre photographique de Rouen. Je me souviens qu'Ă l'Ă©poque, le centre photographique c'est une petite piĂšce, ils avaient mis les tirages de Doyle partout, c'Ă©tait une expĂ©dition. Mais du coup les plus grands tirages qui Ă©taient Ă Arles ne rentraient pas dans les lieux, donc on n'avait pas pu tout voir Ă l'Ă©poque. Et il y en a certains qui Ă©taient les prĂ©fĂ©rĂ©s de Doyle. Mais mis Ă part ça, l'expĂ©dition avait Ă©tĂ© hyper cool, trĂšs intĂ©ressant parce que comme le lieu Ă©tait petit, on pouvait facilement Ă©changer avec Iman. Et ça nous a permis de dĂ©couvrir son travail qu'on ignorait jusque-lĂ . Donc le travail d'Iman Doyle, ça a vraiment Ă©tĂ© un choc pour moi parce que ça a vraiment un peu redĂ©fini la façon que je voyais la photographie de Rouen. Il a vraiment, je trouve, ouvert des branches et des pistes dans sa façon de faire. Notamment, par exemple, je ne sais pas, en photographiant beaucoup de gens de dos, ce qui a tendance Ă ĂȘtre mal vu en gĂ©nĂ©ral. Il m'a plutĂŽt rassurĂ© sur ça, sur le fait qu'on pouvait le faire, qu'on pouvait bien le faire en travaillant sur la forme, la forme, la couleur et compagnie. Donc ça a vraiment Ă©tĂ© quelque chose que j'ai pris plaisir Ă dĂ©couvrir. Le livre de Doyle, c'est plus de 20 ans de travail oĂč il a photographiĂ© son quartier Ă Dublin, donc Ă savoir Parnell et O'Connell Street, que je ne connais pas. Donc c'est le quartier oĂč il habite qu'il a photographiĂ© pendant plus de 20 ans avant de commencer Ă montrer ses images. Je crois qu'Ă la base, il bosse dans la musique, donc il faisait ça Ă cĂŽtĂ©. Son travail photographique, il m'a marquĂ© principalement pour trois points, Ă part la photographie de dos dont j'ai parlĂ© un petit peu tout Ă l'heure. Le premier, c'est qu'il a des noirs et blancs trĂšs charbonneux sur les tirages qu'on ne peut absolument pas rendre sur un Ă©cran. Pareil, donc la seule façon de le voir, c'est vraiment de voir une exposition de Demon Doyle. Mais ça m'a convaincu qu'il y a un intĂ©rĂȘt artistique Ă travailler chaque point de la chaĂźne photographique. C'est-Ă -dire, ce n'est pas juste la prise de vue, ce n'est pas juste la retouche. Il y a vraiment la sĂ©quence, l'Ă©dition et le tirage, ça fait sens aussi et ça redonne encore une autre dimension Ă une Ćuvre. La façon dont on tire une image, la façon dont on rend les noirs et blancs, etc. Vraiment, ça ne s'arrĂȘte pas du tout, ça s'arrĂȘte vraiment trĂšs tard ce processus photographique. On le sent vraiment beaucoup dans son Ćuvre. Aussi, c'est son approche de la photographie de rue qui m'a beaucoup plu, qui est trĂšs sculpturale. C'est-Ă -dire quand on voit des photographies de Demon Doyle, dedans, les gens deviennent Ă©normes, monumentaux, titanesques. En fait, il donne une vraie dimension Ă ces sujets et il est assez loin de la façon classique qu'on a de voir la photographie de rue en gĂ©nĂ©ral. Donc ça, j'ai trouvĂ© ça plutĂŽt trĂšs intĂ©ressant. Et enfin, il a un vrai sens de la couleur. Il y a certaines de ses images qui ne tiennent que grĂące Ă elle et il prend vraiment un grand soin sur elle. Donc vraiment, pour ces trois points, ça vaut le coup de regarder ce bouquin qui coĂ»te de mĂ©moire 49 euros, je crois, un truc comme ça. Iman Doyle, ça a aussi fait partie des influences que j'ai eues pour le projet Adieu Paris. J'avais mis une vidĂ©o sur la chaĂźne, je l'avais dĂ©couvert un an avant Ă peu prĂšs. J'avais partie des gens que j'avais dans un coin de ma tĂȘte quand je le faisais, en fait. Comme pour Norlando, je vous ai dit, il y avait certains artistes qui m'ont un peu influencĂ©, qui m'ont un peu guidĂ© dans ma conception de ce que je voulais faire. Pour Adieu Paris, Iman Doyle, il a Ă©tĂ© hyper important. Iman Doyle, il avait publiĂ© trois petits bouquins qui sont complĂštement Ă©puisĂ©s, qui s'appellent Eye, On et End, de mĂ©moire. Ils sont clairement introuvables maintenant. Et du coup, ce bouquin les regroupe avec quelques images inĂ©dites et une mise en forme hyper cool. Donc c'est vraiment un must-have Ă avoir si vous aimez la photo de rue et que vous avez envie de voir quelque chose de plus moderne et de plus frais que les classiques qu'on connaĂźt. Le deuxiĂšme livre dont je voulais vous parler, c'est celui-ci. Vous le voyez ? Vous le voyez lĂ ? Non ? LĂ ? Comme ça ? Bref. Ăa s'appelle The Eyes of City et c'est de Richard Sandler. Alors pour le coup, c'est Ă©ditĂ© par un Ă©diteur que je ne connais pas. FPH, c'est Powerhouse Books. J'ai quelques bouquins d'eux, mais je ne connais pas trop ce qu'ils font. Mais l'Ă©dition du livre est trĂšs bien, trĂšs correct, il n'y a rien Ă dire dessus. Alors Richard Sandler, c'est le plus inconnu des photographes de rue New Yorkais. Et pourtant, il est assez prĂ©sent dans les collections des musĂ©es de la ville et des bibliothĂšques. Pourtant, avant de tomber sur la suggestion du bouquin sur un site de vente en ligne, j'avais jamais, jamais entendu parler du gars. Et ça, c'est bien dommage. Avec la photographie de rue, avec ce corpus d'oeuvres, j'imagine vraiment beaucoup de choses et j'espĂšre sensibiliser les gens Ă certaines rĂ©alitĂ©s politiques de la rue. Alors The Eyes of City, ça montre le travail de Sandler sur plusieurs dĂ©cennies et ça montre aussi que son travail, il Ă©quivaut aux autres grands noms de la photographie de sa gĂ©nĂ©ration. Et en 2017, juste au 11 septembre, alors pas le 11 septembre, il s'est arrĂȘtĂ© quelques semaines avant par hasard. Et il s'est baladĂ© principalement Ă New York et Boston pour les faire. Il a rĂ©alisĂ© des images qui Ă©taient incisives et assez humoristiques qui tradujaient bien l'esprit de cette Ă©poque. Dans ses photographies, c'est l'image de New York au plus bas qui est reprĂ©sentĂ©e. La vie de la criminalitĂ© et du crack, de la corruption et des inĂ©galitĂ©s. Les drogues ont eu un effet social dĂ©vastateur et les riches n'ont jamais eu d'aussi belle fourrure. Dans les annĂ©es 90, la ville subit de profonds changements pour attirer les touristes et les grandes entreprises. Les loyers sont augmentĂ©s et les quartiers sont assainis, Ă©liminant ainsi le crime et une partie de leur charme. C'est au cours de cette pĂ©riode de turbulences que Sandler a arpentĂ© les rues avec son oeil de natif new-yorkais mĂȘlant compassion, ironie et vĂ©ritĂ©. La plupart des photographies sont reprĂ©sentĂ©es dans le livre pour la premiĂšre fois. Elles capturent un moment complexe oĂč la beautĂ© se mĂȘle Ă la dĂ©cadence, mais au-dessous de la surface de l'image, elles font allusion Ă des fantĂŽmes de la psychĂ© amĂ©ricaine. J'ai toujours pensĂ© qu'une bonne oeuvre artistique devait un peu diviser, polariser, faire rĂ©flĂ©chir. Et pas Ă grand chose. Je trouve ça un peu facile. Mais d'un autre cĂŽtĂ©, si personne ne photographie les SDF, on leur enlĂšve leur place dans la mĂ©moire collective et dans la mĂ©moire photographique collective quelque part. Ils ne seraient pas reprĂ©sentĂ©s. Parce que c'est des marginaux, donc on ne les met pas dedans. Donc je n'ai pas vraiment d'avis tranchĂ© sur la question. Le livre de Sandler est vachement bien parce qu'il m'a fait rĂ©flĂ©chir sur ça et je n'ai pas encore la rĂ©ponse. Lui le fait, le fait bien et il met le cul un peu entre deux chaises. C'est souvent le signe que c'est un bon bouquin. C'est un peu plus grand. Mais ça, c'est une nana. Mais ça n'en est pas une. Bref. C'est pas aussi facile. Parce qu'elle a une part oĂč elle est hyper lisible, hyper claire. Tout de suite, on comprend vraiment oĂč il veut en venir et ce qu'il veut faire. Mais d'un autre cĂŽtĂ©, il y a toujours une irrĂ©ductible part de mystĂšre qui reste dans ces images. D'une certaine façon, la photographie me bloque un peu. Je n'arrive pas complĂštement Ă rentrer dedans. Elle me pique et en ça, on retombe sur le ponctum dont parle Roland Barthes dans son ouvrage de la chambre claire dont j'ai dĂ©jĂ parlĂ©. Et il y a une fiche qui va arriver normalement. Sauf si je me plante lamentablement. Je vais vous montrer aussi quelques images. Il y a un peu plus de la chaises. Je n'a plus le son et je vous laisse deviner pourquoi. Et du coup, c'est obligĂ© que je tombe directement sous le charme moi aussi. pour faire dĂ©couvrir ce genre de contenu plus culturel sur YouTube. Et comme le veut la tradition, je mets dans la description un lien vers mon livre qui s'appelle 10 outils indispensables pour votre projet photo. Parce que peut-ĂȘtre que le prochain grand photographe qui fera des livres dont je parlerai dans 20 ans, c'est vous. D'ici lĂ , prenez plein de photos et je vous dis Ă la semaine prochaine.

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