Dans cette vidéo, je vous présente trois livres de photographie qui me tiennent particulièrement à cœur. C'est une sélection spontanée, faite au coup de cœur, et qui inclut des œuvres influentes de grands photographes. Je commence par Ambiente Urbano de Gabriele Basilico, un photographe italien dont le travail sur l'environnement urbain en noir et blanc est une source d'inspiration pour moi. Ensuite, je vous parle de deux livres de Pieter Hugo : 1994 et La Cucaracha. Ces œuvres abordent des thèmes profonds comme la mémoire collective, la mort et l'identité à travers des portraits marquants. Enfin, en surprise, je vous dévoile 36 Vues de Theodor Telkov, un projet original qui immortalise une ville minière russe et ses montagnes de déchets, avec un clin d'œil aux 36 vues du Mont Fuji de Hokusai.
Pour retrouver ces livres :
⚪ "Ambiente Urbano" de Gabriele Basilico :
https://amzn.to/4f761oC
⚪"1994" de Pieter Hugo :
https://amzn.to/4eTtI3P
⚪"La Cucaracha" de Pieter Hugo :
https://amzn.to/4dYsDqf
⚪ "36 views" Fyodor Telkov :
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bonjour à bonjour à tous ici Thomas amoui et je vais vous parler de photographie aujourd'hui on va être dans mon cœur de métier entre guillemets à savoir vous parler de l' photo alors pour la sélection des livres j'ai un peu abandonné l'idée de faire des choses thématiques pour le moment ça reviendra peut-être un jour tout ça je fais un peu au feeling au coup de cœur et cetera quand je vous demande régulièrement si vous avez des idées de vidéos pour les livres c'est plus si jamais vous avez des envie parce que ça me donne parfois des des idées d'achat de choses comme ça de de thème ou autre mais j'ai très très largement de quoi faire FA et j'ai quasiment utilisé une méthode que m'a suggéré un abonné qui est de mettre un bandeau sur les yeux de prendre trois bouquins au PIV dans la bibliothèque et de vous présenter ça c'est plus ou moins ça en vrai c'est plutôt mes derniers achats mais c'est quand même plus ou moins ça donc aujourd'hui on va avoir une sélection sympa de trois livresù on va voir un livre de photographie en noir et blanc un photographe que j'aime beaucoup qui a une grosse influence pour moi même ça se voit pas du tout dans ce que je fais un photographe sud-africain qui a travaillé sur le portrait de deux façons différentes donc là jeis vous présenter deux livres parce que je trouve ça plutôt cool et le dernier cas c'est une petite surprise on regardera ça directement ensemble restez jusqu'à la fin abonnez vous pensez à mettre la cloche le premier livre dont on va parler c'est celui-ci il est immense il prend quasiment toute la place du cadre c'est ambiance urbaine de Gabriele Basilico le titre est en italien parce que c'est un livre édité en italien et en anglais donc pourquoi je vous en parle déjà parce que c'est un livre qui est difficilement trouvable en France Gabriel Basilico comme son nom l'indique est italien c'est une grosse influence pour moi parce que j'aime beaucoup son son travail notamment ce qu'il a fait pour la data et sa photographie du Tréport que je vous affiche à l'écran c'est quand il a fait cette image qu'il a dit qu'il avait compris pourquoi il faisait de la photographie c'est une image avec de beau noir et blanc enfin il a vraiment un sens de la photographie urbaine que j'aime beaucoup de nuance de gris avec un côté toujours intemporel très bien composé très propre en c'est c'est une photographie qui est très élégante donc Gabriel Basilico j'aime beaucoup son travail et comme j'ai étis en Italie cet été dans le cadre d'un petit r trip je suis passé par là je suis tombé dessus forcément des édition italienne qu'on trouve pas chez nous et comme je parle absolument pas italien je suis tombé sur une édition d'un travail à lu des années 70 80 où il travaille évidemment sur l'environnement urbain qui était aussi en anglais je peux comprendre pouvoir vous le présenter mais le plus simple vous connaissez la c'est de voir ça ensemble directement on y va nous allons donc découvrir un projet fondamental pour comprendre l'œuvre de Gabriele Basilico ce projet s'appelle ambienté Urbano 1970- 1980 oui je ne vous le lis pas en italien ce travail réalisé dans les années 70 à 1000 an précède son célèbre projet ristrati di fabrri et explore les quartiers périphériques de la ville bien loin des monuments historiques emblématiques avec son approche rigoureuse et documentaire Gabriel et basilique capture l'essence d'une ville en plein bouleversement à travers ses clichés en noir et blanc il documente la croissance de l'urbanisme populaire les grands ensemble résidentiel des sites industriels témoignant du processus de désindustrialisation qui marquait alors 1000 ans ces photographies parfois austère souvent poignante nous montrre des enfants jouant dans les rues des ouvriers au travail et ces architectures imposantes qui petit à petit s'efface pour laisser place à une nouvelle ère chaque image est une pièce d'un puzzle un fragment d'un mouvement urbain plus vaste où le passé le présent et le futur se superpose comme l'a écrit corado Benini ambienté Urbano est un projet essentiel pour comprendre l'ensemble de l'œuvre de Basilico en documentant la croissance des logements sociaux en capturant la vie quotidienne des familles des travailleurs Basilico trouve le terrain idéal pour étudier et décrypter le sens de la ville qui devient un théâtre bien plus vaste que ce qu'une seule image peut représenter en faitant ce volume nous parcourons des paysages figé dans le temps des scènes qui nous invitent non seulement à contempler l'histoire dont elles sont issues mais aussi à imaginer l'avenir qui les attend chaque page dévoile une nouvelle facette 2000 ans une ville complexe et stratifiée en perpétuelle transformation les photographies se succèdent révélant des immeubles des rues désertes des espaces interstitiels des zones industrielles abandonnées ces images bien que silencieuses racontent une histoire puissante celle de la relation entre l'homme et l'espace bâti une relation qui a fasciné Basilico durant près de 40 ans ce volume bilingue en italien et en anglais est publié par electa et rassemble plus de 100 photographies dans certaines idé dites c'est accompagné d'un texte de Corrado Benini et de fulvo iras dont je vous ai parlé il permet de se plonger dans l'univers d'un photographe qui a su comme peu d'autres capter la transformation urbaine et la rendre palpable à travers son objectif les deuxè et 3è livres alors j'ai dit photograpes sud-africain il y en a peut-être certains parmi vous qui onuront viné qu' on parlait de pietter Hugo alors pas Pieter pietter Hugo c'est important et pour une fois je sa prononcé son nom on va parler de deux livres de pietter Hugo le premier c'est 1994 alors il y a une feuille de PQ dessus comme ça rose un peu genre air d'autoroute sur le livre je pensais que c'était juste une protection de quand moi je l'ai acheté que c'était pas vraiment vendu avec donc j'ai hésité à la balancer et en fait non ça c'est c'est vraiment vendu comme ça donc je le garde si je trouve ça hyper chant parce que ça glisse dans les doigts c'est moche ça rajoute rien mais bref pour le coup je suis pas fan de ce recla et les images dedans sont très très bien et pourquoi on va parler de deux livres parce que ce livre de Peter Hugo pietter Hugo je vous fais la leçon je suis un des premiers à me tromper ce livre de pietter Hugo c'est un des premiers qu'il a fait c'est un de ses premiers travails de portrait qui est très chouette déjà il a fait B niveau évidemment et on a aussi celui-là qui est toujours énorme ça va être le thème du jour les livres gigantesques qui s'appelle la kukaracha et maintenant vous avez la chanson dans la [Musique] tête qui a aussi un livre alors pas que de portrait mais il y en a beaucoup et je trouve c'est intéressant de voir un peu comment il a évolué de voir un peu les différences entre ces deux livres puis c'est aussi une très belle pièce avec une belle couverture en cuire l'etttrage doré et cetera et vous le voyez une tranche dorée donc c'est assez chouette de l'avoir c'est cool de voir les deux ensemble et puis ça change un petit peu je propose de regarder ça plongeons désormais dans l'univers photographique de piéteur Hugo à travers deux de ses œuvres majeures 1994 et la kukaracha ces deux livres bien que séparés par plusieurs années et DESC différents dévoile une cohérence profonde dans la démarche de l'artiste tout en abordant des thèmes aussi complexes que la mémoire collective la mort et l'identité commençons par 1994 commencé entre le Rwanda et l'Afrique du Sud 1994 est une série poignante qui explore une année charnière de l'histoire de l'Afrique en 1994 l'Afrique du Sud voit la fin de l'ppartthide et l'élection de Nelson Mandela tandis que le Rwanda subit les atrocités du génocide à travers ses portraits d'enfants Hugo interroge la manière dont ces événements historiques tragique et libérateur à la fois raisonnent dans les jeunes générations ces enfants qui ne portent pas le poids direct de l'histoire de leurs parents évoluent dans un monde façonné par les récits de libération parfois idéalisé Hugo capture cette dualité d'un côté la fraîcheur et l'innocence enfantine de l'autre les ombres persistantes du passé ces portraits dépourvu de tout artifice et sans légende explicative nous confrontent à une pureté dérangeante les enfants sont souvent photographiés dans des paysages ruraux semblent à la fois enracinés dans la terre et les histoires qu'ell portent mais aussi libre des chaînes de la mémoire collective le contraste entre le paysage idylique et leur histoire chargée de violence est palpable dans chaque image en capturant ces moments Hugo rappelle que la beauté et l'horreur coexistent souvent dans un même espace une réflexion poignante sur la condition humaine et la résilience avec laakukaracha pietter Hugo nous emmène au Mexique où il a passé 2 ans à explorer les intersections de la mort du sexe et de l'ordinaire le titre tiré d'une chanson populaire mexicaine incarne l'esprit de cette œuvre un mélange de banalité et d'exotisme d'humour noir et de tragédie ici Hugo s'imerge dans une culture où la mort occupe une place bien plus visible et acceptée dans la vie quotidienne que dans la plupart des sociétés occidentales dès les premières pages le ton est donné une tête décapitée fausse mais symbolique pose les bases d'un dialogue sur la mortalité omniprésente dans la société mexicaine à travers des portraits minutieusement composés Hugo capte des scènes de vie où la frontière entre le trivial et l'extraordinaire devient flou dans ces images les corps sont omniprésents parfois nuus marqués par la vie mais toujours dignes prostitué nain coiffé de sombre héros mux un troisème genre dans la culture zapothèque chaque portrait est une exploration d'humanité sans jugement ni condescendance Hugo photographie avec une distance respectueuse capturant les regards francs de ces sujets qui semblent à la fois vulnérable et puissant la kukaracha est un voyage visuel à travers les contrastes du Mexique violence et communautés décadence et érotisme joie et tragédie le photographe sud-africain parvient à saisir l'essence de cette société complexe tout en restant fidèle à son style documentaire où chaque image est soigneusement construite bien que 1994 et la kukaracha a été réalisé dans des contextes géographiques et temporels différents il partage une même sensibilité envers la vie et la mort de thèmes cans trop dans l'œuvre de pietter Hugo dans 1994 la mort est une présence silencieuse une nombre qui planent sur les enfants rwandais et sud-africains héritiers malgré eux d'une histoire marquée par la violence les portraits d'enfants à la fois innocents et chargé de mémoire témoignent d'une tension entre passé et futur dans la cukaracha la mort est au contraire omniprésente presque confrontée avec non chalence l'énergie viscérale du Mexique comme le décritugo imprègne chaque image ici la mort n'est pas du nombre lointaine mais une réalité quotidienne acceptée et intégrée dans la culture pourtant dans les de œuvre Hugo parvient à rendre la mort tangible sans tomber dans le sensationnalisme ou l'exploitation visuelle de plus les deux ouvrages exploireent la relation entre le photographe et ses sujets dans 1994 la dynamique est subtile presque effacée car les enfants capturés semblent souvent inconscient de la caméra en revanche dans la kokaracha l'interaction est plus directe les sujets posent de manière assumée créant un dialogue visuel plus ouvert avec le spectateur enfin que ce soit en Afrique ou au Mexique Hugo explore le rapport à l'identité dans 1994 il s'agit de la mémoire et des récits historiques qui façonnent les enfants de ce pays dans laakukaracha c'est la culture mexicaine avec ses excès et ses contradictions qui devient le miroir des préoccupations humaines universelles 1994 et la kukaracha sont deux œuvres complémentaires qui chacune à leur manière nous invite à réfléchir sur le rôle de l'histoire de la culture et de la mort dans la construction de l'identité humaine pietter Hugo est un véritable observateur du monde et il nous off offre à travers ces deux livres des visions à la fois intimes et universelles et le dernier livre il est ici alors j'avais dit petite surprise parce qu'il y a des choses marrantes dessus alors déjà vous le verrez peut-être à l'écran je sais pas il y a des petits points qui sont imprimés dessus sur la couverture comme si il avait été percé avec un truc de métro c'est rigolo c'est anecdotique mais j'aime bien les les petits détails comme ça sur la forme il y a un double jeu de mot sur le titre il s'appelle 36 vues comme la collection dont je vous avais déjà parlé et surtout comme les 36 vue du montfoui donc c'est une blague ce livre il s'appelle 36 vu il est de fodore telkof j'ai regardé sur la tranche parce que j'avais peur d'écorcher son nom et en fait il a photographier 36 vues d'une ville minière où il a vécu on va regarder ça ensemble et il y a un un clin d'œil très fort à au travail de Ho SIG si je le dis correctement je trouvais ça marrant c'est un livre qui est peu commun donc je l'ai acheté à la librairie du Tripostal la librairie du Tripostal à lî que j'adore qu' a souvent des très très bon livre de photographie à des prix très chouettes et très intéressants donc j'ai fait cette petite acquisition cetété je me suis un livre pas très connu un peu original qui fait décliner la phot l'histoire de lar japonais autant se faire plaisir et vous le montrer et justement regardons ça dans son livre 36 view Theodor telkov nous transporte à detiarsk une petite ville minière de la région de svedlorsk en Russie j'espère que je n'auraai plus d'autres noms à massacrer dans cette présentation inspiré des célèbres 36 vues du montfuji de okusai telkof reprend cette idée d'un élément récurrent du paysage pour illustrer le désastre environnemental et et économique de sa ville natale mais ici au lieu de la majestueuse montagne japonaise ce sont deux immenses montagnes de déchets de cuivre héritage de l'exploitation minière qui domine le paysage ces montagnes de grava vestigge d'une époque de prospérité sont omniprésentes dans la vie des habitants comme telkof l'explique la première fois que je suis allé à decktiarsk en 2012 j'ai été fasciné par le spectacle une énorme lame jaune au milieu des arbres verts après plusieurs visites l'idée du projet a commencé à se Crist is j'ai réalisé que ces montagnes magiques étai pour moi ce que le monfuji était à okousai les photos de telkov capturent ces montagnes sous différents angles et à différentes saisons tout en y intégrant des scènes de la vie quotidienne on y voit des enfants jouer dans la neige au pied de ces masses imposantes des défilés militaires et des habitants vacants à leurs occupations dans l'ombre de ces montagnes toxiques ces montagnes bien qu'elles continuent de libérer des radiations et de polluer les sols sont devenus une partie intégrante du quotidien des habitants un symbole de leur passé industriel et de la prospérité perdu telkov soulligne cette ambivalence pour la plupart des gens de la ville elle rappelle une prospérité passée ils ont travaillé dans ces mines ou leurs parents l'ont fait elle leur donne donc un sentiment de nostalgie pour les enfants elles sont un terrain de jeu pour d'autres un terrain visuel mais derrière cette nostalgie se cache une réalité sombre la pollution qui continue de contaminer l'eau et les sols et les problèmes de santé qui affligent encore les anciens mineurs dans certaines images telkov juxtapose la beauté naturelle des paysages avec des détails plus sombres des carcasses de de voitures abandonnées des déchets plastiques flottant dans l'eau stagnante des cheminées crachant la fumée ces détails viennent rappeler que sous la surface ces montagnes sont loin d'être inoffensives la production du livre par les édition s anomalas est exceptionnelle le papier les noirs profonds et la qualité d'impression rendent hommage à l'esthétique japonaise tout en conservant une forte identité russe le livre de 88 pages présente 39 reproductions noir et blanc accompagné d'un texte introductif de l'artiste le résultat est un ouvrage contemplatif et mélancolique où chaque image est imprégnée de histoire de cette ville en déclin telkov a réussi à transformer ses montagnes toxiques en un symbole visuel fort comme le mon Fuji est sacré pour les Japonais ces montagnes de grava sont devenu un repère pour les habitants de decttiarsk à la fois source de fierté et de souffrance ce projet lauréa du premier prix photocanal met en lumière l'impact durable de l'industrialisation sur les communautés locales et leur paysage pour les photographes qui me suivent sur cette chaîne ce projet est une source d'inspiration telkov a su réutiliser des éléments visuels récurrents comme l'avait par exemple fait Joë meerovit avec Empire State of Mind pour créer une série cohérente et puissante cette approche qui consiste à intégrer un symbole du paysage dans chaque image permet non seulement de raconter une histoire locale mais aussi de donner à ce symbole une portée universelle cela montre à quel point un simple élément du décor peut devenir un vecteur fort de narration visuelle et bien merci à tous d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout j'espère qu'elle vous a plu souvent les vidéos que je fais sur les lifes comme ça elles font un peu moins vu que les autres que les sujets plus alors polémiqu évidemment matériel tout ça ou des choses plus réflexives sur la photographie en général alors j'ai remarqué qu'elle faisait moins de vu mais aussi que vous les aimiez beaucoup en général les gens qui regardent ces vidéos les commentaires sont très très positifs on m'encourage à en faire plein et cetera moi ça m'arrange parce que c'est des vidéos qui sont les plus simples à faire pour moi j'ai les livres je les connais enfin vraiment à écrire tout ça monter c'est c'est assez facile d'assembler tout ça parce que vous les voyez c'est les présentation sont en voie donc je peux vraiment faire ça tranquillement ça ça me plaît pas mal donc hésitez pas à les partager parce que je trouve que ça peut faire découvrir plein de choses au photograp autour de vous des livres qui sont pas forcément accessibles moi je vais continuer en faire un peu de temps en temps toujours avec une grande joie parce que j'aime bien partager ces bouquins là et avec un petit pincement au cœur parce que je sais que ça fera pas 35000 vues comme une vidéo débile sur le X1V que j'ai pu torcher en 2hures mais c'est le jeu de la vie si vous aimez cette vidéo quoi qu'il en soit bah laissez un petit pouce bleu pensez à la liker vous abonner tout ça bah comme vous le comprenez ça ça aide beaucoup la chaîne et ça re beaucoup ce genre de format à se diffuser un petit peu si vous avez des idées ou des envies je n'en manque pas mais n'ésitez pas ça m'en donne des fois aussi moi je vous dis à bientôt pour la prochaine vidéo je sais pas quand c'est donc jour je crois normalement sauf si c'est Julia peut-être on verra d'ici là prenez soin de vous prenez plein de photos lisez des bouquins et à la prochaine salut
> Profiter que le matos est sorti pour faire intro/conclusion et tourner les Brolls.
J’écrirai et ferai les voix off plus tard.
# Script
Bonjour à tous, ici Thomas Hammoudi et je viens vous parler de photographie.
– Un basilico (quand il sera reçu
– Les 2 Peter Hugo
– La Cucaracha
– 1994
– 36 views
– 2 autres de cet éété au tripostal aussi
# Basilico
Aujourd'hui, nous allons découvrir un projet fondamental pour comprendre l'œuvre de Gabriele Basilico : Ambiente urbano, 1970-1980. Ce travail, réalisé dans les années 70 à Milan, précède son célèbre projet Ritratti di fabbriche et explore les quartiers périphériques de la ville, bien loin des monuments historiques emblématiques.
Avec son approche rigoureuse et documentaire, Basilico capte l'essence d'une ville en plein bouleversement. À travers ses clichés en noir et blanc, il documente la croissance de l'urbanisme populaire, les grands ensembles résidentiels et les sites industriels, témoignant du processus de déindustrialisation qui marquait alors Milan.
Ses photographies, parfois austères, souvent poignantes, nous montrent des enfants jouant dans les rues, des ouvriers au travail, et ces architectures imposantes qui, petit à petit, s'effacent pour laisser place à une nouvelle ère. Chaque image est une pièce d'un puzzle, un fragment d’un mouvement urbain plus vaste, où le passé, le présent et le futur de la ville se superposent.
Comme l'écrit Corrado Benigni, "Ambiente urbano est un projet essentiel pour comprendre l'ensemble de l'œuvre de Basilico. En documentant la croissance des logements sociaux, en capturant la vie quotidienne des familles et des travailleurs, Basilico trouve le terrain idéal pour étudier et décrypter le sens de la ville, qui devient un théâtre bien plus vaste que ce qu'une seule image peut représenter."
En feuilletant ce volume, nous parcourons des paysages urbains figés dans le temps, des scènes qui nous invitent non seulement à contempler l’histoire dont elles sont issues, mais aussi à imaginer l’avenir qui les attend. Chaque page dévoile une nouvelle facette de Milan, une ville complexe et stratifiée, en perpétuelle transformation.
Les photographies se succèdent, révélant des immeubles, des rues désertes, des espaces interstitiels et des zones industrielles abandonnées. Ces images, bien que silencieuses, racontent une histoire puissante. Celle de la relation entre l’homme et l’espace bâti, une relation qui a fasciné Basilico durant près de quarante ans.
Ce volume bilingue en italien et en anglais, publié par Electa, rassemble plus de 100 photographies, certaines inédites, accompagnées des textes de Corrado Benigni et Fulvio Irace. Il nous permet de plonger dans l'univers d'un photographe qui a su, comme peu d'autres, capter la transformation urbaine et la rendre palpable à travers son objectif.
# Pieter Hugo
Aujourd'hui, nous plongeons dans l'univers photographique de Pieter Hugo à travers deux de ses œuvres majeures. 1994 et La Cucaracha. Ces deux livres, bien que séparés par plusieurs années et des continents différents, dévoilent une cohérence profonde dans la démarche de l'artiste, tout en abordant des thèmes aussi complexes que la mémoire collective, la mort et l'identité.
### 1994 (2016)
Commencé entre le Rwanda et l'Afrique du Sud, 1994 est une série poignante qui explore une année charnière dans l’histoire de l’Afrique. En 1994, l'Afrique du Sud voit la fin de l’Apartheid et l’élection de Nelson Mandela, tandis que le Rwanda subit les atrocités du génocide. À travers des portraits d’enfants, Hugo interroge la manière dont ces événements historiques, tragiques et libérateurs à la fois, résonnent dans les jeunes générations.
Ces enfants, qui ne portent pas le poids direct de l’histoire de leurs parents, évoluent dans un monde façonné par des récits de libération parfois idéalisés. Hugo capte cette dualité : d’un côté, la fraîcheur et l’innocence enfantine, de l’autre, les ombres persistantes du passé. Ses portraits, dépourvus de tout artifice et sans légendes explicatives, nous confrontent à une pureté dérangeante. Les enfants, souvent photographiés dans des paysages ruraux, semblent à la fois enracinés dans la terre et les histoires qu’elle porte, mais aussi libres des chaînes de la mémoire collective.
Le contraste entre les paysages idylliques et leur histoire chargée de violence est palpable dans chaque image. En capturant ces moments, Hugo nous rappelle que la beauté et l'horreur coexistent souvent dans un même espace, une réflexion poignante sur la condition humaine et la résilience.
### La Cucaracha (2019)
Avec La Cucaracha, Pieter Hugo nous emmène au Mexique, où il a passé deux ans à explorer les intersections de la mort, du sexe et de l’ordinaire. Le titre, tiré d'une chanson populaire mexicaine, incarne l’esprit de cette œuvre : un mélange de banalité et d’exotisme, d’humour noir et de tragédie.
Ici, Hugo s'immerge dans une culture où la mort occupe une place bien plus visible et acceptée dans la vie quotidienne que dans la plupart des sociétés occidentales. Dès les premières pages, le ton est donné : une tête décapitée (fausse, mais symbolique) pose les bases d’un dialogue sur la mortalité omniprésente dans la société mexicaine. À travers des portraits minutieusement composés, Hugo capte des scènes de vie où la frontière entre le trivial et l’extraordinaire devient floue.
Dans ses images, les corps sont omniprésents : parfois nus, marqués par la vie, mais toujours dignes. Prostituées, nains coiffés de sombreros, muxes (un troisième genre dans la culture zapotèque), chaque portrait est une exploration d’humanité, sans jugement ni condescendance. Hugo photographie avec une distance respectueuse, capturant les regards francs de ses sujets, qui semblent à la fois vulnérables et puissants.
La Cucaracha est un voyage visuel à travers les contrastes du Mexique : violence et communauté, décadence et érotisme, joie et tragédie. Le photographe sud-africain parvient à saisir l’essence de cette société complexe, tout en restant fidèle à son style documentaire, où chaque image est soigneusement construite.
### Comparaison entre 1994 et La Cucaracha
Bien que 1994 et La Cucaracha aient été réalisés dans des contextes géographiques et temporels différents, ils partagent une même sensibilité envers la vie et la mort, deux thèmes centraux dans l'œuvre de Pieter Hugo. Dans 1994, la mort est une présence silencieuse, une ombre qui plane sur les enfants rwandais et sud-africains, héritiers malgré eux d'une histoire marquée par la violence. Les portraits d'enfants, à la fois innocents et chargés de mémoire, témoignent d’une tension entre passé et futur.
Dans La Cucaracha, la mort est, au contraire, omniprésente, presque confrontée avec nonchalance. L'énergie viscérale du Mexique, comme le décrit Hugo, imprègne chaque image. Ici, la mort n'est pas une ombre lointaine mais une réalité quotidienne, acceptée et intégrée dans la culture. Pourtant, dans les deux œuvres, Hugo parvient à rendre la mort tangible sans tomber dans le sensationnalisme ou l’exploitation visuelle.
De plus, les deux ouvrages explorent la relation entre le photographe et ses sujets. Dans 1994, la dynamique est subtile, presque effacée, car les enfants capturés semblent souvent inconscients de la caméra. En revanche, dans La Cucaracha, l'interaction est plus directe, les sujets posent de manière assumée, créant un dialogue visuel plus ouvert avec le spectateur.
Enfin, que ce soit en Afrique ou au Mexique, Hugo explore le rapport à l’identité. Dans 1994, il s'agit de la mémoire et des récits historiques qui façonnent les enfants de ces pays. Dans La Cucaracha, c’est la culture mexicaine, avec ses excès et ses contradictions, qui devient le miroir des préoccupations humaines universelles.
En somme, 1994 et La Cucaracha sont deux œuvres complémentaires qui, chacune à leur manière, nous invitent à réfléchir sur le rôle de l’histoire, de la culture et de la mort dans la construction de l’identité humaine. Pieter Hugo, en véritable observateur du monde, nous offre à travers ces deux livres des visions à la fois intimes et universelles.
# Fyodor Telkov
Dans son livre 36 Views, Fyodor Telkov nous transporte à Degtyarsk, une petite ville minière de la région de Sverdlovsk, en Russie. Inspiré des célèbres Trente-six vues du Mont Fuji de Hokusai, Telkov reprend cette idée d’un élément récurrent du paysage pour illustrer le désastre environnemental et économique de sa ville natale. Mais ici, au lieu de la majestueuse montagne japonaise, ce sont deux immenses montagnes de déchets de cuivre, héritage de l'exploitation minière, qui dominent le paysage.
Ces montagnes de gravats, vestiges d'une époque de prospérité, sont omniprésentes dans la vie des habitants. Comme Telkov l'explique : “La première fois que je suis allé à Degtyarsk en 2012, j'ai été fasciné par ce spectacle – une énorme ‘lame’ jaune au milieu des arbres verts. Après plusieurs visites, l'idée du projet a commencé à se cristalliser. J'ai réalisé que ces montagnes magiques étaient pour moi ce que le Mont Fuji était pour Hokusai.”
Les photos de Telkov capturent ces montagnes sous différents angles et à différentes saisons, tout en y intégrant des scènes de la vie quotidienne. On y voit des enfants jouer dans la neige au pied de ces masses imposantes, des défilés militaires, et des habitants vaquant à leurs occupations dans l'ombre de ces montagnes toxiques. Ces montagnes, bien qu'elles continuent de libérer des radiations et de polluer les sols, sont devenues une partie intégrante du quotidien des habitants, un symbole de leur passé industriel et de la prospérité perdue.
Telkov souligne cette ambivalence : “Pour la plupart des gens de la ville, elles rappellent une prospérité passée. Ils ont travaillé dans ces mines, ou leurs parents l'ont fait, elles leur donnent donc un sentiment de nostalgie. Pour les enfants, elles sont un terrain de jeu, pour d'autres, un terrain visuel.”
Mais derrière cette nostalgie se cache une réalité sombre : la pollution qui continue de contaminer l'eau et le sol, et les problèmes de santé qui affligent encore les anciens mineurs. Dans certaines images, Telkov juxtapose la beauté naturelle des paysages avec des détails plus sombres : des carcasses de voitures abandonnées, des déchets plastiques flottant dans l'eau stagnante, et des cheminées crachant de la fumée. Ces détails viennent rappeler que, sous la surface, ces montagnes sont loin d’être inoffensives.
La production du livre par Ediciones Anómalas est exceptionnelle. Le papier, les noirs profonds et la qualité d'impression rendent hommage à l'esthétique japonaise tout en conservant une forte identité russe. Le livre de 88 pages présente 39 reproductions en noir et blanc, accompagnées d’un texte introductif de l'artiste. Le résultat est un ouvrage contemplatif et mélancolique, où chaque image est imprégnée de l’histoire de cette ville en déclin.
Telkov réussit à transformer ces montagnes toxiques en un symbole visuel fort. Tout comme le Mont Fuji est sacré pour les Japonais, ces montagnes de gravats sont devenues un repère pour les habitants de Degtyarsk, à la fois source de fierté et de souffrance. Ce projet, lauréat du premier prix Fotocanal, met en lumière l'impact durable de l'industrialisation sur les communautés locales et leur paysage.
Pour les photographes qui me suivent, ce projet peut être une source d'inspiration. Telkov a su réutiliser un élément visuel récurrent, comme l'a fait Meyerowitz avec Empire State of Mind, pour créer une série cohérente et puissante. Cette approche, qui consiste à intégrer un symbole du paysage dans chaque image, permet non seulement de raconter une histoire locale, mais aussi de donner à ce symbole une portée universelle. Cela montre à quel point un simple élément du décor peut devenir un vecteur fort de narration visuelle.
Merci à tous, 10 outils, abo, like.
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