Aujourd’hui, je suis chez mon ami Alex Dinaut (https://www.instagram.com/alex.dinaut/), photographe et auteur du livre Tumur, pour un échange passionnant autour de son travail. On revient sur son parcours, de ses débuts pendant le Covid à la réalisation de ce projet très personnel en Mongolie.
On parle de photographie de rue, de la place de l’enfance et de l’instinct dans la création, mais aussi du choc physique et émotionnel de cette expédition à cheval en pleine steppe mongole, accompagnant d’anciens militaires en quête de reconstruction. Le livre qui en découle n’était pas prévu à l’origine : c’est le fruit d’un vécu fort, d’un regard brut et sincère sur l’expérience.
On discute aussi des coulisses de la fabrication du livre, de l’édition des images à l’objet imprimé, et Alex nous partage les leçons tirées de cette aventure, entre sincérité, discipline et lâcher-prise.
👉 Le livre est en crowdfunding en ce moment. C'est par ici, profitez-en avant qu'il ne soit trop tard :
https://fr.ulule.com/tumur/
👉 Vous pouvez retrouver d'autres interviews de photographes dans la playlist dédiée sur la chaîne.
Chapitres de la vidéo :
00:00 – Introduction & contexte de la vidéo
01:00 – Présentation d’Alex Dinaut et de son parcours (musique, cinéma, photo)
02:40 – Débuts en photo : Grimask, Ducasse, obsession de l’enfance
05:00 – Influences photographiques et rapport aux styles
08:00 – Goût pour la street photo intuitive et décalée
12:30 – Le projet Tumur : origine, préparation et départ en Mongolie
15:00 – Choc physique et transformation personnelle pendant le voyage
19:00 – Retour, montage du film et naissance du projet de livre photo
21:00 – Édition du livre avec Cyril Laroche : méthode, contraintes et narration
24:00 – Sélection des images : processus, nombre et séquençage
27:00 – Conception de l’objet-livre : format, papier, cohérence avec le projet
32:00 – Conseils d’Alex pour mener un projet photographique jusqu’au bout
🔽 Et pour dégoter des livres en promo, utilisez le Chineur :
https://apps.thomashammoudi.com/promos-livres-photos
🔵 Suivez-moi sur les réseaux sociaux :
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https://www.instagram.com/thomas_hmd
Threads :
https://threads.net/thomas_hmd
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Le discord :
On parle de photographie de rue, de la place de l’enfance et de l’instinct dans la création, mais aussi du choc physique et émotionnel de cette expédition à cheval en pleine steppe mongole, accompagnant d’anciens militaires en quête de reconstruction. Le livre qui en découle n’était pas prévu à l’origine : c’est le fruit d’un vécu fort, d’un regard brut et sincère sur l’expérience.
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Chapitres de la vidéo :
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02:40 – Débuts en photo : Grimask, Ducasse, obsession de l’enfance
05:00 – Influences photographiques et rapport aux styles
08:00 – Goût pour la street photo intuitive et décalée
12:30 – Le projet Tumur : origine, préparation et départ en Mongolie
15:00 – Choc physique et transformation personnelle pendant le voyage
19:00 – Retour, montage du film et naissance du projet de livre photo
21:00 – Édition du livre avec Cyril Laroche : méthode, contraintes et narration
24:00 – Sélection des images : processus, nombre et séquençage
27:00 – Conception de l’objet-livre : format, papier, cohérence avec le projet
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Bonjour à tous, ici Thomas Moui et je viens vous parler de photographie. Aujourd'hui, vous voyez que je suis pas dans le même décor du tout par rapport à d'habitude. J'ai le luxe d'être accueilli par Alex Dino ici présent. Alex a préparé un bouquin dont on va parler aujourd'hui. J'étais un peu charrette sur le travail, sur la chaîne, tout ça. Il m'a dit "Bah viens à la maison, j'ai un setup qui est prêt, je vais t'accueillir." Et j'avoue, je kiffe ce petit setup de de podcaster américain. Je pense que je vais rester là. Donc voilà, on est chez Alex. Alex, je vous en ai peut-être déjà parlé une ou deux fois sur la chaîne sans faire exprès ou rapidement parce que c'est toi qui m'a prêt à faire de la photo de rue au flash et du coup à chaque fois que j'ai parlé de mon flash mais si c'est Alex qui m'a montré comment faire. J'en ai vendu pas mal de flash mais il se vend très très bien. Je pense que tous les gens à qui je l'ai montré l'ont l'ont acheté aussi. Et donc on est là aujourd'hui pour parler de ton livre qui s'appelle Tumur Tour. Oh je vais jamais y arriver. Tu m'as pas dit avant. C'est ça. C'est normal. C'est normal. C'est un nom mongol. Donc c'est l'enfer. Je vais essayer de faire de mon mieux. Je mais de toute façon quand il y a une langue étrangère, il y a tout le temps quelqu'un pour me corriger dans les commentaires. Donc allez-y, ça va être parti. Avant qu'on démarre, est-ce que tu peux nous parler un peu de ta pratique photo ? Alors, d'où tu viens, pourquoi tu fais de la photo, pourquoi ça comme ? parce que tu vois, tu peux faire plein de trucs. Tu aurais pu faire de la musique pour t'amuser. Et j'en ai fait, j'en ai fait, j'ai fait de la musique, j'ai fait 10 ans de musique, j'ai fait 10 ans de cinéma et maintenant je fais de la photo. Euh pour comment je suis arrivé à la photo, je enfin je suis arrivé à la photo en euh pendant le Covid. Enfin, avant je travaillais dans une boîte de prod. OK. Et la boîte de prode dans laquelle je travaillais, je faisais des photos mais de la photo enfin pas du tout artistique, la photo de comment on appelle ça ? de d'architecture, de travaux parce que je travaillais dans une boîte qui plutôt de service en fait. Voilà, c'est ça. Des photos de service ou des trobinoscopes aussi. Euh et la photo, j'en faisais un petit peu comme ça en de en en hobby sur Insta pour Instagram ou comme ça. J'ai toujours aimé ça. Et pendant le Covid, bah j'ai fait un projet qui s'appelait Movie with Toys. OK. euh où je réalisais des petites miniatures de scènes de film culte en jouet avec les jouets de ma fille et je me suis dit [ __ ] mais c'est trop cool la photo, on peut vraiment faire ce qu'on veut, c'est beaucoup plus direct et donc quand le Covid est parti, enfin quand on a repris le taf, je me suis dit bah il faut que faut que je me mette à la photo. Et donc je me suis mis à la photo, j'ai fait un mentorat avec Génaro Bardi. Bonjour Génaro, un jour on se verra en vrai. Bonjour Génaro. Et euh et ce et euh j'ai lancé Grimask, le projet Grimask qui m'a lancé aussi en tant que photographe et puis depuis ben je fais de la photo. Tu as fait un autre projet du Cass aussi sur les J'ai fait un projet Ducass aussi euh l'année dernière je pense sur la fête foraine de Lille et de Valencienne. Et c'est parce que c'est un sujet qui m'intéresse. Moi, j'ai on a tous un peu nos obsessions, tu sais, en tant que artiste. Moi, c'est la l'enfance. l'innocence, le farfelu, les choses un peu bizarres. Euh l'identité, qu'est-ce qui fait qu'on est un peu qu'est-ce qui fait qu'on reste enfant en fait et comment on comment on garde cette part d'enfant sans nous. Et euh et c'est quelque chose qui vient du fait que tu es commencé à photographier les jouets de ta fille ou c'est quelque chose que tu as toujours eu ça a toujours été ça même quand je faisais du cinéma euh l'histoire de l'enfance des rêves euh de de se battre pour euh faire quelque chose qu'on aime et pas euh j'ai toujours été un peu en en contre la société de consommation et cetera, mais toujours essayer de me battre un peu pour toujours faire vivre l'enfant intérieur. OK. Et ça ça m'a toujours suivi cette histoire de de d'innocence, de rigole, de farfelu. Mon groupe de musique s'appelait Clown. Donc tu vois, ça toujours été un peu tu shootes avec des sweetshirts très colorés pour faire des photos en bas. Voilà, je mets de la couleur. Je suis toujours dans ce dans cet état d'esprit là de rester un peu farfelu. Alors, double question piège. Donc, tu tu as dit que tu avais démarré pendant le Covid tout ça. Est-ce que tu avais des influences photo à ce moment-là ou est-ce que tu en as maintenant ? Et dans l'autre sens, est-ce que toi-même tu t'associerais à un genre photographique ? Alors, un truc que tu définis toi-même, un mouvement auquel tu dis "Ah, moi je me sens proche de ces garsl, tu vois ? Com comment tu te placerais là-dedans ?" Ouais, effectivement, tu as des bouquins photos derrière. Je me suis dit que tu aurais des réponses. J'ai des bouquins photos. Avant de faire de la photo, je connaissais pas la photo de rue. OK. Je connaissais pas trop. Je connaissais Douano, Bresson, mais je connaissais pas le genre. OK. Pas trop. Euh, même pas du tout en fait. et c'est Jobbardi qui m'a mis le pied à l'étrier là-dedans et le projet Grimask. Donc j'avais pas trop d'influence par rapport à à ces à la street et donc ouais, j'avais pas trop d'influence et j'ai commencé à m'y intéresser et à partir du moment où tu t'y intéresses, ben tu commences à avoir des influences, à chercher, à dire tiens, ça c'est marrant, ça c'est ça, j'aime bien, ça j'aime moins bien. Alors, je connaissais ter beaucoup. Euh c'est c'est je me rapproche je me rapproche un peu d'elloter 8 dans le côté un peu farfelu mais j'essaie de piocher un peu dans tout quoi. Alex Web pour les couleurs, Bruce Gilden pour le le flash et son côté un peu punchy punchy dans Mais tu saurais plus que Bruce Gilden dans moins je suis beaucoup plus je suis beaucoup plus bon enfant et en joué quand je fais du flash et euh non, j'ai pas vraiment de je je suis un peu touch à tout donc j'essaie de je shoote sur tout ce qui m'intéresse moi en fait. OK. et j'ai pas vraiment d'influence. Enfin, j'essaie de pas être trop influencé par tel ou tel, je suis surtout influencé par moi en fait. Bah après, sans être influencé, des fois, il y a un truc hyper satisfaisant quand tu ouvres un bouquin. Alors déjà, juste là, moi je m'arrête là je content là, je suis content. Mais sais où tu te dis moi c'est alors ça va faire rire les gens qui regardent ça parce que j'en parle tout le temps, ils vont être saoulés. Mais ça ça m'a fait ça sur GLON de me dire "Oh [ __ ] il y a d'autres gens qui aiment photographier la même chose que moi en fait tu vois. Je suis pas tout seul, je suis pas bizarre. Il y a un peu ce truc où tu te reconnais dans un groupe. Ils font ça aussi, c'est marrant et tout. Genre je crois que c'est Suzanne Maselas qui a fait carnaval un truc comme ça peut-être. Il y en a ça a été un sujet parce que ils l'ont fait à l'Institut pour la photographie. Il y plein de photos de carnaval. Je sais qu'il y a Jill Freedman qui a fait un qui a suivi un cirque pendant un temps. Ça c'est vraiment quelque chose que que je trouve assez fou. Même elle a suivi les policiers. Il y a j'aime bien le côté un peu documentaire aussi euh suivre une une entité comme la Ducas par exemple, c'est vraiment des des environnements que je que j'adore quoi. Parce qu'il y a toujours un entre deux entre le monde du le monde euh le monde contemporain et le monde de l'enfance, le monde adulte et le monde de l'enfance. C'est c'est vraiment ça qui m'intéresse quoi. Il y a toujours cet entre deux avec moi, cette dicotomie, ce conflit. Moi, j'essaie toujours de de chercher des conflits. Puis alors pour l'avoir fait une fois avec toi et avoir été dedans, ce qui est sympa dans l'éducat, c'est aussi que c'est un espèce de de bulle isolé dans la ville où tu rentres dedans, il y a une ambiance spéciale, tuen sors, c'est fini. Mais c'est c'est pas comme quand tu shootes dans une ville où tu vas te balader, chercher dans les rues, les quartiers et tout ça où tuexpériment un peu. Il y a cette espèce de zone où c'est là et c'est pas ailleurs. C'est assez côte, c'est ses couleurs, c'est machin tout ça. Moi, j'aime j'aime bien ça. J'aime bien quand il y a des manifes ou la fête de la musique ou des événements et aller chercher des trucs un peu que les gens ne voient pas forcément. Euh comme la dernière fois, on a j'ai fait on a shooté avec avec Nico et Cyril euh Nicolas Car et Cyril Laroche. On a shooté la Fiesta à Lille et moi j'ai pas du tout shooté la Fiesta. Moi, j'ai shooté les gens qui regardaient la fiesta et euh j'aime bien justement aller chercher d'autres trucs que les gens voient pas forcément dans des événements quoi. Ouais, il y a des photos connues de quartier boisson comme ça aux hippodromees où c'est le il avait été envoyé à Londres photographier l'enterrement de je ne sais plus quel roi j'ai oublié et il a photografié les gens et pas Mais ouais, tu vois c'est ça moi c'est ça qui m'intéresse quoi. J'ai pas du tout regardé la parade ou quoi. J'ai pris aucune photo de la parade. J'ai surtout pris en photo les gens la réaction des gens et même surtout les enfants parce que les enfants dans des foules, dans des immensité euh de foules comme ça, les enfants ils sont ils sont très petits donc ils voient rien, ils voient que des de que des nuques ou de que des torses. Donc ils sont ils sont un peu perdus, ils sont un peu et c'est ça ça m'intéressait vachement ça. Euh question difficile, on est parti. Allez, vas-y. Tester sur le grill, on y va. Euh ton style du coup, il est plutôt intuitif, j'ai l'impression. C'est pas un truc où tu t'es dit euh parce qu'il y a des photographes alors soit que je connais, soit que j'ai un peu creusé qu' un truc très intellectuel de dire ma démarche c'est ça, il y a un truc très pensé, très cartésien en amont. Là ce que tu dis, j'ai l'impression que c'est assez intuitif. Genre, tu tu suis un espèce de filon que tu déroules, c'est une pulsion. Est-ce que tu as déjà souhaité que cette voix créative là, il soit différente de dire "Ah [ __ ] moi j'aimerais bien faire tel truc ou j'arrive pas ou est-ce que est-ce que tu as une lutte vis-à-vis de ça ou ?" Alors non, je suis totalement en paix avec moi-même par rapport à ça. OK. Vraiment euh je je si on me demande alors ça m'arrive de réfléchir fort heureusement, j'ai envie de dire. Merci à tous, bonne journée. Abonnez-vous, like, pouce. Euh évidemment que j'ai j'ai des obsessions et que je cherche certaines choses, mais je ne me refuse aucune photo. Si celle-ci m'intéresse et si celle-ci me percute ou me touche, je ne vais pas m'interdire de l'affaire. Euh je ne m'interdis euh rien en fait et j'ai je fonctionne à l'impulsivité au cœur en fait et je cherche pas des trucs euh si si un jour il y a le soleil qui arrive et que bah il faudra il faut faire des ombres et ben je fais des ombres. Si s'il y a pas de soleil qu'il faut faire du flash, ben je fais du flash. Et si euh si j'ai envie de faire ça, je fais ça. Je suis vraiment mon instinct. Et tu veux tu veux avec la rivière quoi. Voilà. Et je pense que c'est ça qui est qui m'intéresse dans la photo justement, c'est suivre Go with the flow. C'est vraiment ce truc là quoi. C'est vraiment suivre être ouvert à tout et et suivre un peu le le le chemin que les gens que le soleil que le tirage. Voilà, c'est comme s'il y avait des D à chaque fois qui sont lancés à chaque fois que tu vas faire des photos. Pas de gens. C'est ça. Je sais pas trop ce qui va arriver en fait. Et et c'est ça qui est génial, c'est la poésie de la photo que je trouve super intéressante. Ouais, c'est ce que j'ai Bah après, c'est une c'est un truc que j'aime bien aussi en photo de rus, c'est ce côté très très aléatoire mais j'ai la frustration de voir des gens des fois qui font des trucs en studio en ou du portrait ou des choses corporelles qui sont hyper travaillé. Je me dis "Ouais, ça doit être trop bien de pouvoir tout construire tout ça." Alors, j'en fais dans mon taf, j'en fais, j'ai travaillé pour le Los que là dernièrement, j'ai fait une campagne de pub pour New Balance et euh et là, les photos étaient hyper travaillées avec avec des mannequins et et au flash aussi, mais avec un gros flash. Et euh donc là je je travaille mon cadre effectivement et mais justement quand je travaille pas, hop, je vais je vais dans la rue et juste et comme je faisais de la comme je fais toujours de la vidéo que j'ai fait du cinéma et que quand on fait du cinéma, on peut passer 2h 3h à faire un plan qui va durer 3 secondes. C'est très frustrant, c'est très euh Ouais, je vois tu vois. Donc j'ai passé toute ma toute une partie et tout un pan de ma mon travail à attendre à attendre que ça soit prêt, que le maquillage soit prêt, que machin que machin. Donc là du coup, j'ai une sorte de liberté totale. Presque méditatif dit comme ça. C'est ça. Sorte de liberté totale où tu dis "Al vas-y, tu peux prendre tout ce que tu veux en photo, vas-y shoot quoi." Alors des fois, tu attends et tu attends que la lumière arrive, tu attends mais tu attends pas 2 heures, quoi. Ouais. Après il y a plusieurs écoles en photodrug. Il y en a qui aiment bien qui voient un truc une scène qui attendent qu'il se passe un truc, j'ai du mal avec ça. Moi j'ai toujours enfin j'ai toujours peur de manquer un truc donc j'attends 5 minutes 10 max et après je dis max Ouais après c'est bon quoi. Mais ouais sauf si la photo est complètement folle et que le sujet est fou mais bon je tu le sais jamais en avance en vrai. Des fois tu t'imagines des trucs tu fais c'était de la merde. décalage entre l'image qu' a dans ta tête et celle qui sur les tu décides de t'en aller et tu vois quelqu'un arriver, tu [ __ ] si j'étais resté voilà ça arrive. Alex donc du coup tu viens nous décrire une pratique très street, très urbaine et cetera, très go with the flow et on est là pour parler d'un projet de livre qui a un nom qui commence par un t que je ne sais pas prononcer et qui est un peu à l'opposé de ça parce que du coup c'est un voyage un voyage je sais qu'on en avait un petit peu parlé que tu as préparé longtemps en avance. Tu peux m'expliquer le comment tu tu es rentré là-dedans, mais on est un peu à l'opposé, tu vois, c'està-dire que tuas tu as préparé quelque chose, tu es parti avec ton appareil, tu savais que tu allais faire des images à un certain endroit, tout ça. Donc déjà juste comment ça démarre ce comment ça démarre ce projet à la base ? Est-ce que quand tu vas tu sais que tu vas faire un livre ou pas du tout ? Comment le tout départ comment ça va ? Le tout départ c'est Fabien qui est avec qui j'ai fait un mentorat qui est photographe aussi. OK. Et Cochard ? Non, c'est c'est Fabien Meier qui est photographe qui a fait le mentorat avec Genaro euh avec moi. Et dans ce mentorat, enfin on a on a on s'est lié d'amitié et il m'a lui c'est un ancien militaire et il avait entendu parler d'un projet qui s'appelait le projet Shaman de Aziz Taosari qui lui voulait envoyer cinq militaires qui souffrent du syndrome de stress post-traumatique pour aller en Mongolie, se débarrasser du superflux et retour à l'essentiel. donc faire 500 km à cheval pour euh ben pour se retrouver quoi, retrouver la nature et cetera. Et ils avaient besoin d'un vidéaste pour faire un documentaire sur ce sur ce voyage et Fabien a dit à Aziz, "Ben contact Alex, je pense que ça serait la bonne personne." Donc il m'a contacté donc je l'ai pris pour un fou hein quand il m'a raconté ça. J'ai Ouais, 6 semaines en Mongolie. OK. faire de la vidéo dans la pompa donc sans sans électricité, sans eau, sans rien. Donc donc je me suis beaucoup préparé à ça, mais je me suis préparé à filmer, tu vois. Je me suis préparé à faire un documentaire. Euh tu as acheté énormément de batterie ? J'ai acheté beaucoup de batteries et des et des et des panneaux solaires, mais je me suis surtout préparé à filmer mais pas à faire des photos. OK. Je j'avais aucune intention de sortir un livre euh en sortant de ça. Euh je je pensais je forcément j'allais faire des photos parce que je suis photographe aussi mais je pensais pas que ce voyage me percuterait autant et que me changerait autant. Euh parce que quand je suis arrivé là-bas euh donc il y avait de la il y a eu de la ville et après on est parti dans les steps où on a fait 500 km à cheval. Et pendant toute cette période de 6 semaines, euh moi j'ai vécu j'ai vécu j'ai souffert, beaucoup souffert physiquement parce que j'ai eu euh Tu avais jamais fait de cheval avant ? J'avais quasiment fait jamais de cheval avant et je suis tombé le deuxème jour de cheval. Je suis tombé donc je me suis pas très gravement. Non, pas très gravement. Enfin, je me suis fait je me suis fait très mal au dos et j'ai encore mal au dos là. OK. Et j'ai encore une douleur dans le dos. Et j'ai donc je suis tombé de cheval le deuxième jour, j'ai fait une infection urinaire vraiment où je pouvais plus monter à cheval parce que je je souffrais, j'ai j'ai fait de la fièvre, je pissais du sang, enfin c'était vraiment un truc Ah ok. tu as pris la totale quoi. Ouais, j'ai pris la tot. Soit tu es revenu avec le stress post-traumatique. C'est ça. C'est ça. Et je suis revenu enfin je suis vraiment parti enfin j'ai vraiment galéré à tel point que les Mongols m'ont surnommé, m'ont donné un nom et le nom du livre Tumour. Tumou ça veut dire faire en mongol. C'est dans le sens où je suis incassable, où j'ai tenu, où je me suis relevé, où j'ai tenu vraiment toute la durée. Et donc en fait tout c'est moi mongol, c'est la naissance d'un d'un nouveau moi en fait parce que je suis vraiment allé au bout de mes limites. Je suis vraiment il y a des fois où j'avais envie d'abandonner, où j'ai pleuré, où j'ai vraiment j'étais vraiment au bout de moi-même, quoi. Ouais. Mais il fallait continuer. Tu avais jamais vécu de trucs comme ça avant. J'avais jamais vraiment vécu de choses aussi difficiles quoi. Tu es pas un exmitaire non plus. Non, je suis pas un exmitaire. Je suis plutôt tout doux tu vois. Je suis plutôt en Je suis plutôt mou. Même dans la nature, tu avais jamais fait de grandes randonnées comme ça très longtemps. Si ça m'est déjà arrivé mais pas pas sur 6 semaines quoi. Ouais. Et pas dans la pompa et avec de l'eau. Des fois il y en avait pas des fois il y avait pas d'eau et oups. Oups. Comment on fait pour boire ? Bah, tu peux pas. Euh et donc euh c'était euh et donc je reviens, j'avais aucunement l'idée de faire un livre. Aucunement l'idée. Donc tout est il y a rien de encore une fois tout est instinctif. Tu vois quand je suis rentré d'abord monté le film parce que c ton taf c'est mon taf. Donc je rends le film et donc j'ai raconté l'histoire des des militaires, mais je pense que j'avais aussi besoin de raconter la mienne, mon vécu, mon voyage et à travers les photos parce que le film j'ai filmé les militaires et les photos, je me suis évertué à pas filmer à pas photographier les militaires, à photographier mon vécu et à photographier ce que je voyais et tu av deux trucs créatifs en voilà, j'avais deux trucs créatifs en parallèle et dès que j'avais un peu de temps, hop, je prenais des photos et Euh et à quel point quand tu as pris des Ça c'est un truc qui me rend toujours un peu curieux, c'est quand tu vas quelque part alors il y a plusieurs écoles, il y en a qui vont vachement se documenter sur les trucs à photographier tout ça, les lieux, les lumières et tout, d'autres qui vont complètement à l'arrache et qui imaginent pas trop. Après, il y a des villes où tu as pas le choix genre quand quand c'est New York, je suis allé à New York, bah forcément tu as un million d'images en tête, tu peux pas lutter court euh, tu peux pas lutter contre, pardon. Mais euh à quel point alors je je sais pas, tu as l'air de dire que tu étais pas renseigné en avant sur la Mongolie, mais à quel point l'image que tu avais de la Mongolie, de ce voyage et cetera était différente de celle que tu as vécu, que tu as photographié ou est-ce que c'était dans les images, tu retrouves ce à quoi tu t'attendais de voir sur place ou est-ce que vraiment ça a été une claque et c'est pas du tout un pays qui était comme tu l'imaginais et ça a été il y a eu un décalage comme ça ? Je m'attendais à rien en fait. Je j'ai j'ai fait exprès de rien regarder sur la Mongolie parce qu'on m'a souvent conseillé. Il faut que tu regardes rendez-vous en terre connu avec Virginie Fira parce que elle elle a été voir les tsatanes et moi aussi j'allais voir les Satan. OK. les éleveurs de Rennes. Euh, ils m'ont tout le monde enfin beaucoup de gens m'ont dit "Ouais, regarde ça, machin." Et non, je ne voulais absolument pas parce que il y a toujours un petit côté déceptif qui peut être mis en place et je voulais vraiment avoir un œil neuf par rapport à la Mongolie. Donc et je suis plutôt quelqu'un de d'ouvert. Donc j'ai je m'attendais à rien en fait et j'ai pas été déçu parce que les Mongols sont extrêmement gentils. Le peuple mongol est absolument incroyable, d'une gentillesse folle et ouvert et souriant et cetera. Mais après, je suis resté 6 semaines. Peut-être que si j'ai resté plus longtemps, ça aurait peut-être voilà, encore une fois, je suis pas un expert de la Mongolie. Euh c'est 8 semaines normalement. pour être expert 8 semaines et euh non euh je m'attendais à rien et je j'ai regarder aucune photo, aucune image. Je voulais absolument avoir un œil totalement neuf. Euh et euh voilà. Donc tu m'as dit que tu as été sur place, tu as fait des images, tu as fait d'un côté le travail de vidéo pour lequel tu étais venu et de l'autre côté tes images, tu es rentré, tu as commencé à éditer ça. Euh il y a un sujet qui m'intéresse parce que c'est pas toujours le cas pour mes projets perso. J'aime bien prendre des trucs des autres et des autres photographes que j'ai pu rencontrer sur cette chaîne. D'ailleurs, si vous regardez cette interview, j'en ai fait plein d'autres. Vous regardez dans la playlist et c'est à peu près toujours le même plan. Donc vous pouvez comparer les réponses entre les photographes et voir un peu les différents types de pratique artistiques. C'est hyper intéressant. Et donc cette question c'est euh donc tu es rentré, tu avais un paquet d'images quand généralement je fais un projet, il y a pas de date de fin, il y a pas de lieu défini et je peux me dire tiens ce truclà je veux le creuser, je peux faire un an de plus pour avoir plus d'images de type, il me faut plus d'images comme ça. Toi, tu es venu avec un paquet d'images qui était fini, c'est l'enfer un peu parce que du coup, tu as vécu un truc personnellement assez important, j'ai l'impression. Tu as un paquet qui est terminé, tu peux pas en faire plus. Si tu vois qu'il y a des images qui marchent mais que tu en as que quatre, c'est compliqué de tirer un fil autour de ça. Comment tu as géré ce trucl quand tu as fait ta sélection d'images pour préparer le Alors, quand j'ai alors quand j'ai commencé à préparer le bouquin, euh je me suis dit qu'il fallait que je m'entoure de que je m'entoure. que j'ai demandé à Cyril Laroche, tu connais peut-être monsieur Laroche sur Instagram qui est un photographe euh qui est graphiste designer et qui euh en qui j'ai toute confiance au niveau du graphisme et de la narration. Et donc je lui ai demandé de faire le travail avec moi et on au niveau du séquençage, au niveau de l'Éting effectivement retourner en Mongolie. Donc je vais certainement y retourner l'année prochaine. Ah il y aura un Tomour de retour euh Alex contreattaque, c'est toi qui va aller leur donner des infections urinaires. C'est ça ? Et donc oui effectivement, j'avais un corpus de photos limité et donc j'avais pas le choix de faire avec ce que j'avais mais je me suis pas posé la question de ah il me manque ça, il me manque ça parce que le le livre raconte mon mon passage en Mongolie et le passage de Alex à Touour. Il raconte déjà un truc. Donc je devais raconter avec ce que j'avais fait là-bas quoi. Et donc j'ai fait avec ce que j'avais. Je me suis même pas posé la question. Je me suis pas dit tiens il me manque ça, il me manque ça. Je me suis jamais dit ça quoi. Ou des trucs qui marchent. Je creuser une séquence. Mais du coup ça pose la question un peu inverse de c'est très important pour toi. Tu as envie de montrer plein de trucs et souvent quand tu fais un bouquin, il y a ce qui est important c'est ce qui marche ensemble, ce qui raconte l'histoire, ce qui documente le truc. Est-ce que ça pas été un enfer de réduire ces images là ? Et tu as dû souffrir un peu une bonne édition, on souffre normalement. Cyril avec Cyril, on a vraiment cherché à raconter quelque chose de cohérent et donc c'est de manière géographique et mais euh ouais, on a un peu souffert à trouver les bonnes combinaisons, la bon séquençage, savoir quelle photo mettre avant après et essayer de raconter tout ça de manière cohérente. Est-ce qu'il y a eu des images que tu aimais beaucoup qui avaient pas leur place dans le livre et que tu as dû enlever à contrecœur que ça ? Bon, ça va sinon je t'aurais dit tu peux la montrer à l'écran. C'est le moment. Vas-y. Non. Toutes les images que j'ai que j'avais voulu mettre, toutes les images forte pour moi en tout cas sont dans le livre sous la validation de monsieur la roche. Sous la validation de monsieur Laroche évidemment, le directeur artistique. Et donc non, il y a on a vraiment on s'est fait un grand tableau. OK. Et on a scotché des images, voir ce qui allait, ce qui allait pas. On a fait des combinaisons. Alors vas-y, ça m'intéresse ça de la méthode vraiment pratico pratique vraiment très très pratique. Tu avais combien d'images ? En combien de fois tu l'as fait ? Comment tu as travaillé ça ? Dans le livre dans le livre il y a 82 photos. OK. J'avais un corpus de 600 plusus très très large. Très très large. Donc je suis je suis revenu avec 3600 photos. OK. que j'ai réduit à 650 photos mais de manière extrêmement large, qu'on a réduit à une 100 150 160 et qu' ensuite on a reéduit à 82 pour le séquençage final. Euh Cyril a m'a proposé une histoire à laquelle j'ai adhéré euh c'est de partir de la mort et euh enfin après, je veux pas trop en dire sur le bouquin, mais partir de la c'est vraiment un une sorte d'érance visuelle de tout qui voyage comme ça en Mongolie de avec la une renaissance quoi. Il renaît et du coup il il voyage comme ça. C'est une sorte de voyage spirituel un peu mystique et subjectif un peu la première personne. Ouais, c'est la première personne. Voilà, c'est ça. On suit un peu le le le personnage. On ne voit pas le personnage mais on le suit. Tout c'est un entre deux. C'est j'étais en train de travailler et j'étais en train de faire des photos. J'étais en train de mourir à petit feu et en train de renaître. J'étais entre la step et la ville, tu vois. Il y a toujours été, j'ai toujours eu cette entre deux euh entre l'enfance et et le monde adulte. Il y a vraiment entre la douleur et le plaisir. Donc il y a vraiment cet entre deux et ce livre, c'est un peu ça quoi. C'est un entre deux. Cyril chez lui a fait un grand mur avec toutes les pages du livre et on avait des photos à disposition sur une table et on prenait des photos, on disait "OK, celle-là ça marche pas, celle-là ça marche" et à un moment donné, on a commencé par le début. Donc on savait où est-ce qu'on voulait aller jusqu'à la fin. Donc on avait quelques images de fin et à la fin on s'est dit comme on bloquait au milieu et ben on a on est passé à la fin et on a fait un rebour. OK. Et ça c'est après combien de temps ? C'est combien de sens de travail pour après parce que moi je dis toujours c'est un un processus qui est très itératif. Tu peux pas le faire en une fois. Tu fais tu refais. Ouais. Tu fais tu refais. Bah il y a eu beaucoup de de retours de de questionnements. Je sais pas en tout ça a duré ça a duré 3 mois. OK. Donc euh à s'envoyer des des textos, des dire "Est-ce que ça ça marche ou des dialogues ?" J'ai une idée. C'est ça. Des dialogues des dialogues. Est-ce que ces deux photos là marchent ensemble ? Est-ce que ces deuxlà marchent ensemble ? Et c'est surtout comme ça quoi. Quand quand tu as fait ce tri là pour regarder tes images ou quand tu as réduit, est-ce que tu avais des critères en tête ? Je sais par exemple qu'il y a Simon Roberts qui m'avait inspiré un truc. Simon Robert c'est un photographe britannique. Ouais. Et il a travaillé sur la Normandie. C'est là où j'avais pu le rencontrer. Il disait "Voilà, moi dans mes images, les personnes font maximum un/3 de l'image." C'est c'est un truc qui uniformise un peu sa pratique. Il a des espèces de critères comme ça. Je serais que de savoir si tu en avais des choses, tu dis "Non, s'il y a s'il me faut 6 à ça pour que c'est une image de moi." Sinon, pas forcément si tu avais des espèces de règles pour bah faire cette descente ou si tu l'as fait avec le cœur en suivant. Je je sens la réponse et quelle parté pendant ce processus là ? Tu vois ce que je veux dire ? C'est dire est-ce que tuas tu me disais que tu avais une une idée en tête d'un plan tout ça du début la mort tout on suit jusqu'à la fin est-ce qu'il y a des choses que tu as vu pendant l'édition qui se sont créé un peu en disant tiens cette séquence là elle marche bien à ce moment-là des choses que tu avais pas vu pendant le voyage des choses que tu avais pas en tête il y a des il y a des photos il y a des photos il y a des dialogues de photos qu'on a que j'avais pas vu et que il y a une séquence particulière que j'adore avec un petit smiley et deux deux enfants Il y a une séquence qui va comme ça que j'ai qu'on a construite un jour et on s'est dit elle est sortie un peu comme ça nulle part et on s'est dit [ __ ] mais cette séquence est incroyable mais j'ai pas de il y a il y a des dialogues comme ça qu'on a créé que j'aime beaucoup et mais sur le la le style un peu de mes photos genre il faut que le personnage fasse un ti Ouais c'est pas Est-ce que tu as des règles comme ça un peu des Je n'ai aucune une règle mon ami. Il y a pas des trucs où tu te dis "Ah ça c'est pas moi." Non, c'est vraiment je Non, j'ai pas c'est moi à partir du moment où c'est moi qui prend la photo. Donc si je je n'ai j'ai vraiment aucune règle. La seule règle que j'ai c'est que c'est shooté au 28 mm. OK. C'est quand je suis parti en Mongolie, je suis parti avec un 24 120, tu vois, un gros zoom et quand je shootais, je mettais hop tout de suite le zoom sur 28. Donc quasiment toutes les photos sont 28. Ça peut-être 2 3 ou 24 parce que j'ai fait j'ai été vite. Ouais. Mais tout de suite je je me bloquais sur 28 et je me baladais dans la ville avec un énorme zoom comme ça mais au 28, tu vois. Donc c'est surtout ça parce que le vent je le connais par cœur et c'est vraiment ça fait vraiment partie de moi. Euh et non, il y a aucune il y a aucune règle. Il peut il y a des portraits, il y a des paysages, il y a de la street, il y a il y a un peu de documentaire parce que parce que j'aime ça aussi. Il y a il y a il y a dans ce livre, il y a un peu de tout quoi. Il y a aussi beaucoup d'enfants parce que c'est vraiment quelque chose qui m'interpelle vraiment le côté enfant. toujours sujet le côté de l'enfance un peu perdu et euh et puis comme tout né, il y a une sorte de ben voilà de d'enfance. Il y a toujours ça qui reste en moi. Euh mais à part ça, je me je me je ne me je ne me plie à aucune règle. ce il y a des contreplongés, des plongés, il y a un peu de tout quoi. D'accord. Le seul la seule contrainte que je me suis fixé, c'est le 28 mm et de shooter avec mon cœur quoi. Ça fait déjà deux règles. Ça fait déjà deux règles, effectivement. Euh on parle de ton livre. Ton livre c'est une séquence et une sélection d'images mais c'est aussi un objet et ça c'est quelque chose auquel je tiens beaucoup et vous le savez si vous regardez cette chaîne, j'adore parler papier couverture et relie. Mais euh du coup l'objet vraiment physique qui est en crowdfunding en ce moment et il y a le lien dans la description si c'était pas déjà évident. Euh cet objet là comment il a été conçu et pensé parce que tu pourrais faire un énorme livre très avec des gros paysages et très égocentriques. Voyez un peu ce truclà un tout petit bouquin un peu intimiste genre vraiment carnet journal intime et il y a les éditions de juillet comme c'était très bien des carnets de voyage tout petits comme ça. Je t'enverrai le lien à l'occasion mais comment tu as conçu cet objet là ? Pourquoi il fait cette taille ? Pourquoi il a ce nombre de pages ? C'est quoi le papier, la relure, la couverture ? Comment tu as donné du sens à cette matérialisation entre des images numériques et l'objet physique ? Alors déjà, je voudrais pas, je voulais à la base avec Cyril, on voulait pas un objet trop encombrant, donc de taille moyenne vraiment. Mais le le le comment dire ? Ce que je voulais absolument, c'est que ça soit un côté un peu brut. Donc euh le il y a les euh les couvertures la les reliures apparentes pardon comme sur la revue épique un peu le Ouais. Voilà comme ça ici là tu vois ? Ouais. Donc ça ça avec les fils qui dépassent et cetera, ça c'est vraiment quelque chose qui qui que je voulais absolument pour donner un petit côté brut à ça. D'accord. Et euh je voulais pas que ce soit quelque chose de très clinquant, de très de très euh M'as tu vu ? Enfin, je il y a des après il y a des projets qui se prêtent bien ça aussi. des projets qui se passent très bien à ça et je voulais quelque chose de simple et d'élégant parce que Cyril et moi là-dessus, on est très graphique un peu quand même aussi travailler graphiquement et au niveau du papier, on a choisi un papier assez léger, un peu un peu mat et un peu coquille d'œuf pour donner pour pour rappeler un peu le côté de la terre et euh et la la couverture un peu on va mettre un pelliculage Grainpierre justement pour redonner un petit peu cet aspect un peu brut. Donc le le livre a été façonné de telle manière à ce qu'il soit euh honnête et brut et aligné avec le projet. Ça j'aime bien en général aligné toujours avec le projet. Chaque étape suit celle d'avant et voilà, c'est ça. Il y a toujours eu il y a toujours eu cette cette ligne directrice de d'avoir un bloc, d'avoir quelque chose de brut, d'honnête et de en cohérence avec la Mongolie. Les couleurs de la couve sont aux couleurs de la Mongolie. Ah, le rouge et le bleu, c'est le drapeau rouge, bleu et tout mour en jaune. Donc rouge, bleu et jaune. Je suis pas très fort en drapeau. Pas pas ma spécialité. C'est OK. et et tout tourne autour de ça quoi. D'accord. Et le Ouais. Vasy Alex, on a parlé de ta pratique, d'où tu viens en photo, comment tu as atterri sur ce projet, comment tu l'as construit, tes souffrances, tes douleurs à cheval ou par terre. Apparemment, il y a une question que j'aime bien poser à la fin et qui met toujours les gens un peu en difficulté et je m'en fiche parce que c'est pas moi de ce côté-là du micro, mais ça me va, ça me va. Euh est-ce que tu aurais trois conseils à donner à un photographe qui qui voudrait se mettre dans cette démarche ou qui serait genre toi il y a 5 ans par exemple, tu vois ? Où est-ce que tu aurais aimé savoir avant de démarrer, tu vois les les choses qui t'ont aidé, les choses les conneries que tu as faites et que tu aurais bien aimé éviter ? Alors sur ce projet là en particulier, après c'est des choses plus génériques, je prends aussi, on aime bien les bons conseils sur cette chaîne, mais est-ce que tu en as pour pour faire un livre ? Bah pour Ouais pour faire un livre et puis pour mener un projet comme ça parce que c'est pas juste un livre, c'est un projet dans l'ensemble euh les leçons que tu en as retenu un petit peu. Alors déjà, les leçons que j'en ai retenu, c'est bien s'entourer, savoir s'entourer et je pense que avoir un directeur artistique, c'est hyper important. Euh d'avoir quelqu'un en qui tu as confiance euh parce que Cyril, j'ai extrêmement confiance en son taf, en son œil et donc euh et d'ailleurs, je le remercie parce que sans lui euh le livre, je pense que il existerait mais beaucoup plus tard. Est-ce qu'il a fait un travail incroyable dessus ? Et j'en suis très fier. Euh donc savoir s'entourer parce que c'est super important d'avoir des contradictions aussi, de pas être sûr de tout. Euh genre moi j'étais je suis sûr que ça ça va marcher. Il faut quelqu'un qui puisse te valider ou non dire bah finalement peut-être pas ou quoi. On peut peut-être essayer comme ça. On peut peut-être essayer comme ça. Ne pas avoir de certitude quoi. C'est comme quand tu montes un film en fait. Si tu montres ton propre film, c'est super compliqué parce que tu as envie de mettre cette ce plan là parce que tu as passé du temps à faire ce plan et genre tu as passé 6 he à faire le plan et en fait le plan il est pas du tout narratif. Donc il faut un monteur qui te dise "Non, non mais ce plan là il sert à rien. Donc il faut l'enlever." Puis toi tu dis "Non non, je veux ce plan. Non, il sert à rien moi." Et donc c'est super important ça d'avoir un contradicteur. Ça fait un Ça fait un [ __ ] Tu vois qu'elle est pas simple comme question. Euh le de c'est de rien lâcher, de faire. D'accord. Et euh malgré les doutes parce que je doute énormément, forcément, je doute beaucoup sur euh sur la finalité. Est-ce que ce est-ce que ce bouquin va se faire ? Est-ce que Mais toujours faire ? euh essayer d'avancer tout le temps et d'être moteur parce que pas attendre que quelqu'un soit moteur pour nous, il faut vraiment faire. Et le troisième, acheter plein de matériel, acheter des batteries. Non, non, mais avoir confiance en son projet, quoi. Euh savoir que ce qu'on raconte pour nous et ne j'en ai un 4è, tu vois. Ne rien ne rien baser sur la motivation. C'est surtout la discipline qui est importante. Donc euh si tu crois en ton projet euh il faut aller jusqu'au bout. Si tu vas pas jusqu'au bout, c'est que tu croyais pas assez. Voilà. Pas terminer un projet, vous savez pourquoi maintenant. Bah oui. Oui, c'est que c'est que c'est que on s'est pas dit euh ouais enfin, il faut se mettre à fond dedans quoi. Faut se plonger dedans. Moi je je dor je je dormais tout mour je je suis tout le temps dans ma tête quoi. Tout le temps dans tout. J'y pense tout le temps. J'y crois. J'espère que les gens vont y adhérer. Mais c'est vraiment un truc qui est hyper important, c'est y croire quoi. OK. Même même quand on doute y croire dans le doute quoi. C'est un peu chelou. Du coup pour résumer c'est la la discipline. Y croire se accompagner puis avoir un contradicteur un peu. C'est des bons conseils. Je valide. Faites ça faites ces trucs là. Bah merci Alex de m'avoir accueilli dans ce super studio dont je n'ai plus envie de partir parce que c'est extrêmement confortable de tourner là. Donc merci beaucoup à toi. Merci de nous avoir parlé de ce projet. Je vous mets tous les liens dans la description pour retrouver le livre d'Alex, son Instagram pour le suivre pour ne pas rater Tomour 2 le retour et Tomour 3 la vengeance de Tour. Donc vous avez tous les liens là-dedans pour retrouver ça. Puis on mettra aussi celui de monsieur la roche pour que vous puissiez voir un peu ce qu'il fait et compagnie. Euh ben voilà, c'était un plaisir. Merci à toi. Ben merci et bien tu tu es le bienvenu quand tu veux si tu veux faire d'autres vidéos aussi, il y a pas de problème. Vous allez me revoir dans ce studio en profiter beaucoup. Donc voilà bah prenez plein de photos, regardez les autres vidéos de la liste. Pensez à mettre un pouce, à vous abonner, à liker et à partager ce format. Je le dis à chaque fois mais c'est des formats qui sont longs. On prend le temps de les faire et de creuser dans les dans les sujets. Moi je fais ça parce que je pense qu'il y a de la valeur à aller en profondeur dans la pratique photographique des gens. Mais YouTube préfère les vidéos de 5 minutes qui parlent de matos et je sais parce que quand je vais faire des vues, je fais ça. Mais n'hésitez pas à le partager autour de vous. Ça aide beaucoup cette chaîne et je pense ça pourra aider vos amis photographes à découvrir plein de choses et de nouvelles pratiques. Moi je vous dis à je sais pas quand et bah faites plein de photos. Merci. Au revoir, à bientôt. [Musique]

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