Dans cette vidéo, je vous partage mon avis (totalement subjectif) sur 10 photographes que je trouve surcotés ou sous-cotés. L’idée, ce n’est pas de dire qu’un photographe est “mauvais”, mais qu’on en parle trop (surcoté) ou pas assez (sous-coté) par rapport à la qualité et à la richesse de son travail. Et à la fin, je veux vos propres listes en commentaire (sur YouTube ou sur l’article dédié sur le blog).
Chapitrage :
00:00 Intro : définition “surcoté / sous-coté” + règle du jeu
00:36 William Eggleston
01:41 Graciela Iturbide
02:17 Henri Cartier-Bresson
04:22 Jean-Christophe Béchet
06:26 Harry Gruyaert
07:34 Géraldine Lay
08:04 Nan Goldin
08:53 Céline Clanet
09:32 Alec Soth
10:50 François-Marie Banier
11:46 Conclusion : venez débattre et me donner vos noms
—
Les ressources dont je parle dans la vidéo :
Graciela Iturbide — mon article complet sur son travail :
https://thomashammoudi.com/graciela-iturbide-entre-reve-et-realite-au-coeur-du-mexique/
Henri Cartier-Bresson — mon article sur son œuvre :
Harry Gruyaert — mon article sur son approche de la couleur :
Géraldine Lay — ma vidéo sur son travail (avec Stéphane Lavoué) :
Céline Clanet — ma vidéo sur Ground Noise (la macro) :
Chapitrage :
00:00 Intro : définition “surcoté / sous-coté” + règle du jeu
00:36 William Eggleston
01:41 Graciela Iturbide
02:17 Henri Cartier-Bresson
04:22 Jean-Christophe Béchet
06:26 Harry Gruyaert
07:34 Géraldine Lay
08:04 Nan Goldin
08:53 Céline Clanet
09:32 Alec Soth
10:50 François-Marie Banier
11:46 Conclusion : venez débattre et me donner vos noms
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Les ressources dont je parle dans la vidéo :
Graciela Iturbide — mon article complet sur son travail :
Graciela Iturbide : Entre rêve et réalité au cœur du Mexique
Henri Cartier-Bresson — mon article sur son œuvre :
Henri Cartier-Bresson : Voyage dans l’œuvre du monstre sacré de l’histoire de la photographie
Harry Gruyaert — mon article sur son approche de la couleur :
Harry Gruyaert : Entre surréalisme belge et pop art, une approche unique de la photographie couleur
Géraldine Lay — ma vidéo sur son travail (avec Stéphane Lavoué) :
Céline Clanet — ma vidéo sur Ground Noise (la macro) :
10 photographes sur côté et sous- côté. C'est parti. On va voir ça ensemble. Alors, je précise juste avant qu'on démarre un photographe qui est sur côté. C'est un photographe que j'aime ou pas, ça veut pas dire qu'il est mauvais ou que je pense qu'il est mauvais. C'est un photographe pour lequel je considère qu'il y a trop de lumière par rapport à son travail, qu'on en parle trop. À l'inverse, un photographe sous côté, c'est un photographe pour lequel je considère aussi qu'on en parle pas assez par rapport à la qualité de son travail. Et tout ça est évidemment très subjectif. Ce sont mes goûts et on peut en parler dans les commentaires sur l'article dédié à cette vidéo sur le blog. Vous avez le droit de ne pas être d'accord, c'est tout à fait OK. Le premier photographe que je trouve sur côté, c'est William Egilston. Alors, ça va en surprendre quelques-uns qui me suivent depuis quelques années parce que c'est sans doute mon photographe préféré. J'adore sa démarche, j'adore ce qu'il a apporté à la photographie notamment en faisant rentrer la photographie couleur dans le monde de l'art avec son intérêt pour le banal. C'est vraiment quelque chose qui m'a profondément marqué en tant que photographe, mais je le trouve vraiment sur côté, notamment parce qu'il participe très très peu à la production de ses bouquins. Globalement, il est délègue à un directeur artistique ou plus ou moins son fils selon les livres. Et ces bouquins sont vraiment pas terribles. Alors, ce sont de belles impressions, les tirages sont trop bien. Ça permet de découvrir son travail mais la construction narrative est dégueulasse. On prend ce bouquin. Voilà, ça c'est The Democratic Forest. On prend celui-là. Ça c'est les Outlands, c'est le volume 3. Vous prenez les images de l'un, vous les mettez dans l'autre, ça change que dalle. C'est des best de plein d'images, ils sont très chers et en ça, je le trouve un peu sur côté. Surtout que ces bouquins, ça free le foutage de gueule des fois. Il y a un [grognement] livre qui s'appelle Moads of Vision qui contenait h images qui vendait genre 75 €. À un moment voilà, faut arrêter quoi. Faut arrêter. Willam Gstone. Sous côté pour l'occasion Gracila Itbidé. C'est aussi une de mes photographes préférées qui a travaillé beaucoup sur le Mexique et sur certaines populations du Mexique, les notamment les séries et je regarde mes notes parce que j'ai peur d'écorcher les noms. Les apothèques de Yukritan exactement. Et il a beaucoup aussi travaillé sur la mort et sur le deuil parce qu'elle a perdu sa fille assez jeune, ce qui était un drame un peu important. Un de mes livres préférés, c'est celui-là. Il s'appelle Pad Jaros sur les oiseaux et il est magnifique. Elle est pas assez connue. J'ai fait un article complet sur son travail, vous pouvez le retrouver en description pour apprendre plein de trucs dessus parce que vraiment elle est assez connue dans les surcôtés. Et là vous êtes pas prêt non plus parce que c'est un photographe que j'aime beaucoup. J'ai fait beaucoup d'articles dessus, des vidéos. Je l'ai assez étudié, j'ai pas tous ces bouquins mais presque. J'ai lu ses biographies, tout ça, enfin vraiment j'ai poncé le sujet. C'est Henri Cartier Bresson. Pareil Henri Cartier Bresson, c'est un monument de la photographie française. Il est très apprécié par beaucoup de gens. Mais je trouve son travail inégal. Ne pétez pas les plombs tout de suite, je m'explique. En gros, quartier Bresson, il y a un peu deux phases dans son travail. La première partie, c'est toute la partie surréaliste que je trouve exceptionnelle. C'est des années 30, au milieu des années 40 à peu près, j'y reviens. Et la deuxième partie, c'est tout ce qui est photo journalisme et je trouve ça globalement un peu chiant, notamment les travaux en couleur qu'il a refusé de montrer par la suite. Donc la fondation Quartier Bresson les a les tirages tout ça, mais ne veut pas les montrer et toute la partie photo journaliste pas dingue. Et c'est notamment ce qu'on voit dans ce bouquin qui s'appelle Image à la Sovette qui est sortie en 52 ou 53 quelque chose comme ça, j'ai plus la date en tête et où vraiment il y a une coupure au milieu où on passe de l'un à l'autre et je trouve que quand on passe dans la deuxième partie, ça perd tout de suite vraiment en charme. Et donc deux petites anecdotes sur son travail et vous allez comprendre pourquoi sa vie s'est goupillé comme ça. Primo, [grognement] je vous ai dit la première partie de son travail que je trouve exceptionnel, c'est celle des années 30 au milieu des années 40 et vous êtes pas sans savoir qu'il y a une guerre mondiale à cette époque-là. Et donc quartier Bresson avait enterré ses négatifs dans une boîte et il en a perdu beaucoup. Et du coup c'est des travaux qui sont trop bien mais il en manque énormément ce que je trouve vraiment dommage. Et [grognement] donc pendant cette guerre les Américains ont cru qu'il était mort. Les conservateurs du Moma ont cru qu'il était mort et du coup lui ont organisé une exposition poste en 1946. en 1946, c'est la date réelle de l'exposition. Lui, il entend parler du fait qu'il y a une exposition poste alors qu'il est vivant. Donc, il y va, il décale la date, il participe à l'expo, tout ça. Et pendant l'exposition, Robert Capa qui est la personne avec qui il a fondé Magnum plus tard avec d'autres gens tout ça, mais c'est un proche de quartier Brisson ou photographe aussi, lui dit "Bon, arrête de te présenter comme un petit photographe parisien sur réaliste, ça va pas marcher du tout, tu auras pas de commande. Présente-toi comme un photojournaliste". les quartiers brisson le su dit "Ah ouais, OK, d'accord, on fait ça." Ils partent, ils partent là-dedans. Et pour moi, c'est une décision qui était la pire possible. Alors, je regarde ça en rétrospective mais pire possible parce que je préférais vraiment ses travaux avant quoi. Je trouve ça dommage. Donc, Cartier Boisson sur côté, [grognement] extrêmement sous-côté aussi à mon avis, Jean-Christophe Bécher. Je suis un immense fan de son travail. J'ai quasiment tous ces bouquins. Donc Jean-Christophe Béchet, il est connu, j'ai l'impression par les générations plus anciennes que moi pour son travail dans réponse photo principalement où il tenait des chroniques et il a beaucoup participé à ça. Il a un peu fait dans Fichail par la suite et aussi pour les livres théoriques qu'il a pu faire sur l'histoire de la photo, la pratique, la culture, tout ça, notamment le classique maintenant petite philosophie pratique de la prise de vue photographique que je vous ai conseillé 100000 fois. Donc il a un vrai travail de vulgarisateur, de pédagogue et de formateur pour lequel il est connu mais je pense qu'il est pas assez connu des photographes plus jeunes qu'ils n'ont pas découvert dans ces magazines là alors qu'il a une production richissime des bouquins que j'adore. Et aussi, c'est un photographe qui est encore actif, qui produit des images, des travaux, qui tous les ans sort des bouquins, travaille la matière, le fond la forme, enfin il est il est encore motivé et ça c'est chouette et du coup je trouve qu'il est pas assez connu par rapport à la richesse de son travail, même si je sais que ça va faire rager les plus vieux qui le connaissent depuis très longtemps et qui dire si je bch, je connais machin tout ça. Voilà, ce genre de phrase, ça s'adresse pas à vous. Hop là, on fait pause 2 secondes sur un tout petit sujet. Euh la culture photo, vous êtes nombreux à vouloir la travailler, à ne pas en avoir assez à votre goût et à pas savoir trop par quel bout le sujet. Voilà, vous dites euh il y a tellement de trucs à savoir par où je commence, comment je fais, j'ai quelque chose pour vous. J'ai créé un programme par mail entièrement gratuit qui s'appelle acquérir une culture photographique en 6 mois et qui, comme son nom l'indique extrêmement subtilement, vous permet d'acquérir une culture photographique en 6 mois. Tout ça, ça se passe sur la page qui est ici. Ça vous explique tout le contenu, tout ce qu'il y a, comment ça fonctionne. À la fin, simplement vous inscrivez, vous recevez le premier mail qui va vous expliquer un peu comment ça se passe et les semaines suivantes, vous allez régulièrement recevoir des mails écrits aux petits oignons pour vous raconter la culture photo à travers six grands thèmes et vous aider à vous cultiver tranquillement à votre rythme. Je vous l'ai dit, c'est gratuit. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment, suivre à votre rythme et pour chaque mail thématique, vous aurez une petite fiche de synthèse à imprimer et à garder. Voilà, un peu comme des fiches mo. Je vous mets le lien dans la description et de toute façon, il y est toujours et on revient à la vidéo. Immensément sur côté, il est ici à Rigouillère. Sur côté Rigroyard. Donc, c'est un photographe belge que j'apprécie énormément aussi. J'ai encore fait des articles dessus, je vous le mets dans la description aussi. Euh très grosse influence pour moi aussi sur son travail sur la lumière, sur le quotidien, sur la Belgique, sur les voyages vraiment une grosse influence. J'adore son travail mais je le trouve sur côté parce que ça fait des années qu'il nous fait des livres thématiques où il recycle ses archives. Je prends la liste comme ça ce sera plus simple. On a eu East West en 2016 sur Las Vegas, Los Angeles et de l'autre côté Moscou. La Col en 2019 sur les aéroports, l'Inde en 2021, Between Worlds en 2022, je sais plus de quoi ça parlait. et le plus récent c'était Homeland qui a eu ici sur la Belgique. Alors les images sont très bien mais le côté album thématique comme ça recycler des archives, je suis vraiment pas fan. Il a fait une exposition à la l'Institut pour la photographie de Lille. J'étais trop content d'aller le voir et en fait j'ai vu que des images que je connaissais déjà. Il produit plus rien du tout. On voit les mêmes images en boucle qui recyclent à l'infini dans des livres. Je trouve ça pas ouf hein sur le sur la fin de carrière comme ça alors qu'il y a d'autres photographes qui sont encore actifs et qui sont bien plus vieux que lui. Donc voilà, un peu déçu personnellement de la tournure que prend la carrière d'arry Gruier les 10 dernières années. Absolument sous côté, j'en ai déjà beaucoup parlé mais je n'en parlerai jamais assez. C'est Géraldinle dont vous voyez le livre Fore East ici. J'avais déjà parlé sur la chaîne sur le blog partout. Donc c'est du travail de photographie couleur que je trouve incroyable. Euh, j'aime beaucoup ses travaux et je crois qu'elle travaille chez Acte Sud, l'éditeur et de mémoire, elle participe à la conception des bouquins. Donc, je pense que c'est pour ça que les siens sont vachement bien. Vous voyez, c'est un beau livre pleine page avec plein de photographies, couleurs qui sont sublimes. C'est un très très bel objet. Hop, Géraldinle totalement sous côté sur côté. Et là, je vais peut-être pas me faire que des amis non plus, mais je pense à Nan Goldin et la balade de la dépendance sexuelle que vous voyez ici. Alors, [grognement] c'est un livre physiquement là comme ça, mais à la base, la balade de la dépendance sexuelle est un diaporama de 700 photographies avec de la musique qui avait été présentée de mémoire au Whéy en 1985. Forcément, dans le livre, ça rend pas pareil parce que c'est pas du tout la même expérience et c'est pas du tout le même support. Son travail est hyper intéressant, je trouve, dans les débuts. Après, ça se répète un peu et j'ai l'impression qu'elle a un statut d'icône culte de la photographie un peu trash, signe personnel comme ça de par sa vie et de par ce qu'elle a produit au démarrage, mais que la suite de sa carrière est pas hyper intéressante à mon avis, c'est un peu recyclé toujours la même chose. Je suis pas très fan de Nan Goldin, même si vraiment ce bouquin là en soi est une pièce très importante de l'histoire de la photographie. un peu sur côté Nan Goldin quand même. Du coup, sous côté Céline Line Clané qui a fait un livre qui s'appelle Cola mais je dis toujours Koja parce que le L en cyilque ça ressemble vachement à un J. Elle a une production hyper bien. Alors ça c'est un reportage sur le [grognement] sur une terre polaire au nord de la Russie je crois quelque chose comme ça. Des travaux très intéressants, documentaires de très belles couleurs dans son œuvre. Elle a fait plein de trucs. Un de ses derniers bouquins, c'est Ground Noise. Je vous en avais parlé. Je mets un lien en dessous quelque part. C'est un livre de photos de macro dont j'avais parlé sur la chaîne qui est aussi hyper intéressante. Donc elle se casse la tête à chaque fois sur ses sujets à travailler autrement différemment et cetera. J'aime beaucoup les sujets qu'elle aborde dans ses images et la façon qu'elle a de le faire. Suivez-la c'est une clané. Elle n'est pas assez connue par rapport à la qualité de ce qu'elle fait. Dans les photographes sur côté, nous avons aussi Alex Sos. Alors Alex Sos j'arrive toujours pas à dire son nom avec fluidité. Je suis un immense fan de son travail. Là, ça fait partie aussi des photographes dont j'ai tous les bouquins, sauf un qui est introuvable qui s'appelle Broken Manual qui se vend à 3 4000 dollars. Donc, j'ai vraiment tous ces livre. J'adore son œuvre mais je trouve qu'on parle beaucoup beaucoup trop de lui. Non pas par rapport à la qualité du travail mais surtout par rapport à la qualité des autres de chez Magnum. C'est un peu la figure star. Il a fait sa formation chez Magnum pour expliquer son process de créativité et expliquer ses bouquins. Donc c'est à cette occasion que je les ai tous achetés parce que je trouvais ça hyper intéressant que ce soit song où il fait un peu du documentaire. comme un journal local. Ça c'est Sleeping by the Mississippi où il a suivi le Mississippi en se baladant et en photographiant. Le suit sur le Niagara, l'amour. Enfin excellent travail Alexos mais il y a plein de photographes de chez McDom qui sont tout aussi intéressants et qui sont vachement moins mis en lumière et c'est dommage. Je pense à des noms comme Caroline Drake Bud porter pour lequel j'ai pas encore de bouquin mais il faudrait que j'en achète et aussi évidemment Grégory Alperne son livre ZZYZX ici là très chiant à prononcer sur Los Angeles qui montre un futur un peu détruit. C'est une image assez particulière de Los Angeles, ce genre de photographie. [grognement] Euh iconique, hyper intéressant mais euh un peu dans l'ombre de ce que peut faire à côté. Et enfin, totalement sous côté, François Marie Bagier. François Marie Bagier, il est connu énormément pour de mauvaises raisons, pour toute l'affaire avec Lilien Bétancour et cetera pour des raisons financières. Voilà, il a été connu pour ça, mais en fait, il a un travail de photographe à côté qui est excellent, qui est pas du tout connu, qui est pas du tout mis en lumière. Quand on parle de François Marie Bagier, c'est pour des affaires pas très glorieuses. Euh, notamment, il a fait perdre la tête. pas droit la tête. C'est un livre iconique de la photographie de russe et pour celui-là qui a eu un procès qui a fait jurisprudence sur le droit, l'image, l'expression artistique et cetera, moi j'ai de la chance de l'avoir en signé. Alors en signé pour un Pierre André, je ne suis pas Pierre André mais il est quand même signé, c'est l'édition originale, je suis très content. Il a fait aussi grande chaleur. Je crois que c'est sur le Maghreb mais je mettrai pas ma main à couper mais qui est très chouette et surtout hop ici là Brésil que j'ai aussi enseigné. Je suis tombé dessus par hasard. Je l'ai payé 10 balles. C'est de la photographie de rue très classique, voyez, noir et blanc avec le petit liseret noir de la pellicule pour montrer qu'on retouche pas. J'aime beaucoup. Hyper intéressant. François Marie Bagier est pas assez connu et en tout cas pas pour les bonnes raisons. J'espère que ce petit top vous aura plu. Vous avez le droit de pas être d'accord, c'est presque le but, on pourrait dire. N'hésitez pas à me faire un retour sur ce top pour chaque vidéo. Maintenant, il y a un article sur le blog dédié avec un résumé. Vous pouvez télécharger une petite fiche recap de la vidéo et surtout vous pouvez commenter. Donc on peut se revoir là-bas si vous voulez continuer l'échange. Et à bientôt pour la suite. Salut !
# 10 photographes surcotés et sous-cotés — version longue
Type : YouTube (long, ~15-20 min) · Genre : Culture + Polémique · Créneau : 8 juillet 2026
Origine : version longue du Short du 2 juin 2026 (« 10 photographes surcotés et sous-cotés — mon avis tranché »), qui a cartonné.
> Lignes en vous = à dire à la caméra (tu vouvoies ta chaîne). Lignes en (note : …) = pour toi, pas dans la vidéo.
## Pourquoi cette vidéo (signaux)
– Filon validé : tes 3 meilleurs CTR sont ce format exact (3 photographes de portrait 6,69 % · Top 8 amateurs c*ns 6,66 % · Fine Art pompeux 6,23 %), médiane chaîne 3,8 %. Taper sur UN photographe = grosses vues (Marre de Vivian Maier 27k).
– Creux genre : ton récent penche Technique (8) vs Culture (5) / Polémique (4). Celle-ci nourrit le maigre.
– Capitalisation : un court qui marche → une longue. Move sain.
## Intro (même promesse que le short)
– « C'est subjectif. C'est mes goûts. Vous allez pas être d'accord, et c'est exactement le but. »
– Poser la règle en 2 lignes :
– Surcoté = un photographe que j'adore (parfois), mais dont on en fait trop / qui se repose dessus / dont une partie est survendue. (Pas « mauvais ».)
– Sous-coté = un travail qui mérite beaucoup plus de lumière qu'il n'en a.
– « Et à la fin, vous me donnez les vôtres. »
(note : structure = ON ALTERNE surcoté / sous-coté à chaque fois, pour le rythme. Ordre ci-dessous : SUR en 1·3·5·7·9, SOUS en 2·4·6·8·10. On ouvre sur Eggleston (je tue mon idole d'entrée) et on ferme sur Banier (réhabilitation).)
## 1. William Eggleston — SURCOTÉ
– Ton angle : ton préféré, mais tout est un peu interchangeable, et il ne s'implique pas dans ses livres.
– Tes mots (de ton article) : « j'en adore certains (les Polaroids), mais ils sont un peu tous interchangeables — si on mettait la moitié des images de l'un dans un autre, ça ne changerait pas grand-chose. » → tu aimes « plus sa démarche qu'un livre en particulier ».
– Le désengagement : « il participe assez peu à ses livres — ce sont des curateurs, parfois ses fils, qui font le tri ; il valide à la fin. » Pique Steidl : Morals of Vision = « 75 € pour 8 photos, n'importe quoi ».
– Œuvres clés : William Eggleston's Guide (MoMA, 1976, 1re grande expo couleur du MoMA, tri de Szarkowski) · Election Eve (1977) · chez Steidl : The Democratic Forest (2016), The Outlands (2021).
– Munition perso : le personnage perché (dans un doc, dit ne pas savoir qui est le président des USA) → fascination malgré le bémol.
– À montrer : Tricycle (Memphis 1970) · The Red Ceiling (dye-transfer) · l'homme endormi sur sa voiture.
## 2. Graciela Iturbide — SOUS-COTÉE
– Ton angle : travail incroyable sur le Mexique et les femmes.
– Ton livre préféré d'elle (de ton article) : No hay nadie / There is no one (La Fábrica, 2011) — son regard sur l'Inde « où il n'y a personne ».
– Munitions « femmes / Mexique » : série à Juchitán chez les Zapotèques (société matriarcale) · série sur les Seri (1978) · élève et assistante de Manuel Álvarez Bravo (« hay tiempo », l'observation patiente) · refuse l'étiquette « réalisme magique » (« une technique pour vendre des livres »).
– Le drame fondateur : la mort de sa fille Claudia (1970) ouvre la série des angelitos.
– À montrer : Mujer Ángel (désert de Sonora, 1979, sa préférée) · Nuestra Señora de las Iguanas (Juchitán, devenue une icône) · Ojos para volar (autoportrait aux oiseaux).
## 3. Henri Cartier-Bresson — SURCOTÉ
– Ton angle : tu l'adores, mais le photojournalisme te gonfle (surtout la couleur) ; tu le trouves excellent en surréaliste — sauf qu'on a perdu les images qu'il a enterrées pendant la guerre.
– Le livre qui se coupe en deux : Images à la sauvette (Tériade, 1952, couv. Matisse) = moitié surréaliste / moitié reporter. Les Européens (1955), « moins universel » (et HCB est meilleur quand il est universel).
– Les négatifs enterrés (ton angle exact) : il a enterré une partie de ses images pendant la guerre, toutes n'ont pas été retrouvées. Punchline : « il y a des HCB sous terre qui n'attendent qu'une pelle et du temps… »
– Surréaliste > reporter : après l'expo MoMA 1946, Capa lui conseille de ne PAS se présenter comme surréaliste (sinon plus de commandes) — il obéit. Pire connerie. Leitmotiv = géométrie : « Nul n'entre ici s'il n'est géomètre ».
– La couleur qui te gonfle : il a quasi détruit ses négatifs couleur (jugés immatures) ; volonté respectée par la Fondation.
– À montrer : Derrière la gare Saint-Lazare (1932) · Bruxelles 1932 (surréaliste) · Pékin déc. 1948 (ta préférée) · la couv. Matisse.
## 4. Jean-Christophe Béchet — SOUS-COTÉ
– Ton angle : connu pour Réponses Photo, ses stages, ses livres de formation/philo — mais un vrai travail d'auteur, prolifique chaque année, pas assez connu (comme beaucoup de photographes français).
– La face connue : rédac' des hors-séries Réponses Photo jusqu'en 2014, puis Fisheye · livres pédago vérifiés : Influences. Un jeu photographique (2016), Acquérir une culture photo (2021).
– Le vrai auteur (ton angle) : ~20 monographies depuis 2002 (surtout Trans Photographic Press) — Tokyo Station (2005), American Puzzle (2011, 17 voyages USA 1996-2011), Marseille, Ville Natale (2013), European Puzzle (2016) + la série Carnets #1→#10 (2008-2018). « Il développe son travail livre par livre. »
– Munition « sous-estimé » : collections BnF, MEP, FNAC · 60+ expos dont Arles (2006, 2012) · approche du « document subjectif » (mêle N&B/couleur, argentique/numérique, polaroids, accidents de tirage).
– À montrer : couvertures American Puzzle / European Puzzle / Tokyo Station · ses Carnets collés main · alterner N&B argentique, couleur, polaroids.
## 5. Harry Gruyaert — SURCOTÉ
– Ton angle : fan absolu (la Belgique, les couleurs folles), mais depuis des années il ne produit plus : il recycle ses archives en livres thématiques.
– La preuve (compilations d'archives, pas du neuf) : East/West (2016, LA/Vegas 1981 + Moscou 1989) · Last Call (2019, aéroports) · India (2021, 30+ ans de voyages) · Between Worlds (2022).
– Œuvre / repères : né à Anvers 1941 · TV Shots (1972, écrans télé déréglés, esprit pop art) · entré à Magnum en 1982 · 20 ans au Maroc.
– Munition perso (de ton article) : en 1978 au Maroc, HCB lui propose de peindre ses photos au pastel — Gruyaert refuse (« je ne suis pas peintre »), il défend la couleur comme art à part entière.
– À montrer : Ouarzazate · couple devant un Magritte (Bruxelles 1981) · carnaval de Binche 1981 · Moscou 1989.
## 6. Géraldine Lay — SOUS-COTÉE
– Ton angle : son livre sur le Japon = un de tes préférés des dernières années.
– LE livre Japon : Far East (Poursuite Éditions, 2023) — quatre automnes au Japon, en train à travers la province, loin des lieux iconiques ; couleurs intenses, ombres profondes.
– Autres livres : North End (Actes Sud, 2018, GB urbaine) · Failles ordinaires (Actes Sud, 2012) · Impromptus (Poursuite, 2017).
– Munition « celle qui fait les livres des autres » : éditrice photo chez Actes Sud et dirige la collection Photo Poche depuis 2019 — elle façonne les livres des autres et signe les siens. Née 1972 à Mâcon, ENSP Arles.
– À montrer : les couleurs d'automne de Far East (trains, villes de province) · couvertures Far East / North End.
## 7. Nan Goldin — SURCOTÉE
– ⚠️ Angle reformulé (le précédent était faux) : PAS « elle ne produit plus depuis les 80s » — c'est factuellement faux (voir liste). L'angle défendable → son statut d'icône tient surtout au Ballad (1986) ET à la figure militante anti-Sackler, relancée par un FILM (le doc de Poitras), pas par ses photos récentes. L'icône éclipse l'œuvre. (à valider par toi)
– L'œuvre fondatrice : The Ballad of Sexual Dependency — diaporama (~700 images + bande-son, Whitney Biennial 1985), livre Aperture 1986, photos 1979-86, East Village / Bowery.
– Ce qu'elle a VRAIMENT fait après (pour ne pas se planter à l'oral) : The Other Side (1992, ses amis trans) · Sisters, Saints and Sibyls (2004, sa sœur Barbara) · Memory Lost (2019) · Sirens (2019) · Stendhal Syndrome (2024) · rétro This Will Not End Well (Grand Palais, 2024). → donc « tout est éclipsé par le Ballad + la militante », pas « elle ne fait rien ».
– Le militantisme : P.A.I.N. (2017) contre les Sackler / OxyContin ; die-in au Met + Guggenheim le 9 fév. 2019 ; nom Sackler retiré du Met (2021), Louvre, Tate.
– Ce qui a relancé l'icône = un film, pas des photos : doc All the Beauty and the Bloodshed (Poitras, 2022), Lion d'or à Venise, nommé à l'Oscar du meilleur doc.
– À montrer : Nan one month after being battered (1984) · planches du diaporama (Bowery) · die-in Met 2019 · affiche du doc.
## 8. Céline Clanet — SOUS-COTÉE
– Ton angle : tu adores son livre *Kola*.
– Le livre : Kola (éd. Loco, 2018) — la péninsule de Kola, Russie arctique (au-delà du cercle polaire). (« Koja » était la déformation ; c'est bien Kola, confirmé par toi.)
– À ne pas confondre : elle a un AUTRE livre nordique, Máze (Photolucida, 2009, village same de Laponie norvégienne) — utile si tu veux montrer l'ampleur de son travail sur le Grand Nord.
– Autres œuvres : Les Chapieux, géographie d'un secret (Actes Sud, 2014) · Ground Noise (Actes Sud, 2023). Née 1977 à Chambéry, ENSP Arles. Démarche : territoires nordiques reculés, en couleur.
– À montrer : images de Kola — paysages arctiques russes, communautés du Grand Nord.
## 9. Alec Soth — SURCOTÉ
– Ton angle : immense fan, seul photographe dont tu as TOUS les livres — sauf Broken Manual. Mais il éclipse le reste de Magnum alors qu'il y a plein d'autres choses très bien.
– Broken Manual (ton manquant, confirmé) : Steidl 2010, « Ideal Edition » limitée à 300 ex., livre-coque découpé main — épuisé, coté ~3 400-3 750 $. Ton « introuvable » est juste.
– Œuvres clés : Sleeping by the Mississippi (Steidl 2004, le livre-révélation) · NIAGARA (2006) · Songbook (MACK 2015) · A Pound of Pictures (2022). Magnum : membre de plein droit 2008.
– Pivot « les Magnum à regarder à la place » : Gregory Halpern (ZZYZX, MACK 2016) · Carolyn Drake (Knit Club, 2020) · Bieke Depoorter (Agata, 2021).
– À montrer : le lit fleuri du Mississippi (« Charles, Vasa, Minnesota ») · NIAGARA · puis les lumières de ZZYZX (Halpern) pour le pivot.
## 10. François-Marie Banier — SOUS-COTÉ
– Ton angle : on en a parlé pour de mauvaises raisons (Bettencourt), mais le travail photo est superbe — Perdre la tête, le livre fondateur. (Bonne note finale : on referme la vidéo en réhabilitant un mec qu'on a réduit à un scandale.)
– Le livre : Perdre la tête (Gallimard / Steidl, 2005) — 152 photos N&B pleine page, photo de rue parisienne. (Son livre-manifeste ; pas son tout premier, mais l'emblématique.)
– La signature visuelle (ton vrai sujet) : portraits N&B d'anonymes ET de célèbres (Beckett, Dalí, Adjani), avec des tirages annotés et peints à la main (écriture + couleur) — une « photo-calligraphie ». Rétrospective MEP 2003. Romancier précoce (protégé d'Aragon : « Un inconnu nommé Banier », 1971).
– (note Bettencourt, 1 phrase max à l'écran) : condamné en appel en 2016 (abus de faiblesse) — donc ne pas dire « relaxé ». Tu passes vite, le sujet c'est la photo.
– À montrer : ses tirages annotés/peints à la main (la signature) · portraits de rue d'anonymes · ses amis célèbres.
## CTA
– « Vos surcotés, vos sous-cotés : en commentaire. Je veux les engueulades. »
## Outro — rappeler le short
– « Si vous voulez la version express, j'ai fait un Short là-dessus — 3 minutes, c'était l'exo : beaucoup plus rapide que cette vidéo. » (+ lien / carte vers le Short du 2 juin.)
## Réglé
– 10e surcoté = Nan Goldin (angle reformulé) ✓ · Structure = alternance sur/sous ✓ · Banier = Perdre la tête (2005) ✓ · Soth = Broken Manual (2010) ✓ · Clanet = Kola (Loco 2018) ✓ · Lay = Far East (2023) ✓
– Faits Goldin vérifiés WebSearch (Ballad 85/86, P.A.I.N. 2017, die-in Met 9/02/2019, doc Poitras 2022 Lion d'or + Oscar).
## Seul truc à valider
– Goldin : OK avec l'angle reformulé (« l'icône + la militante éclipsent l'œuvre, la hype récente vient d'un film ») ? Si tu préfères un autre angle, dis-le.

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