Sommaire :
00:00 Introduction
01:05 Comment cibler un éditeur ?
03:29 Pourquoi faire un livre ?
04:47 Comment si son projet n’est pas foireux ?
06:24 Quels sont les informations dont a besoin un éditeur ?
08:11 Comment présenter son projet ?
11:22 Les points à éviter
12:58 Est-ce qu’il y a un minimum de notoriété à avoir ?
14:06 Quelle liberté un éditeur laisse à un photographe ?
15:37 Combien de temps ça prend ?
16:40 Conclusion
Dans cette vidéo, et dans toutes les autres, je m'adresse aux photographes qui ont des envies artistiques. Si ça n'est pas votre cas, si vous pratiquez la photographie comme un loisir (ce qui est ni mieux ni moins bien) vous n'êtes probablement pas concerné par ce que je raconte.
00:00 Introduction
01:05 Comment cibler un éditeur ?
03:29 Pourquoi faire un livre ?
04:47 Comment si son projet n’est pas foireux ?
06:24 Quels sont les informations dont a besoin un éditeur ?
08:11 Comment présenter son projet ?
11:22 Les points à éviter
12:58 Est-ce qu’il y a un minimum de notoriété à avoir ?
14:06 Quelle liberté un éditeur laisse à un photographe ?
15:37 Combien de temps ça prend ?
16:40 Conclusion
Dans cette vidéo, et dans toutes les autres, je m'adresse aux photographes qui ont des envies artistiques. Si ça n'est pas votre cas, si vous pratiquez la photographie comme un loisir (ce qui est ni mieux ni moins bien) vous n'êtes probablement pas concerné par ce que je raconte.
bonjour à tous ici thomas mouly et je vais vous parler encore une fois et toujours sans surprise deux photographies aujourd'hui on va s'intéresser à une question que vous vous posez tous à un moment c'est à peu près sûr comment on présente son livre enfin son projet de livre un éditeur quelques semaines maintenant quelques mois j'ai sorti mon premier livre chez corridor éléphants le processus c'est un peu particulier parce que je leur ai suggéré un livre qui était déjà assez avancé c'est près et ça marche et pour plein de raisons mais bref c'est pas du tout représentatif de comment ça se passe en général et surtout je pouvais pas juste vous faire une vidéo avec une petite expérience de quelques mois à échanger avec un corridor je voulais quelque chose de plus et plus de matière et du coup j'ai appelé yves des éditions de juillet pour en discuter avec lui je lui ai posé toutes les questions qu'on se pose tous à un moment à ce sujet alors pour vous et les réponses c'est que le jour où vous envie de soumettre un livre un guetteur vous puissiez le faire dans les meilleures conditions et ses rentes pour vous tout ça petit cadeau de mouler la première question c'est tout simplement comment cibler un éditeur comment le choisir et ensuite prendre contact avec les patients en a plein et que sais pas trop comment faire de prime abord la première chose à savoir est intuitive vie comme ça c'est qu'il ya beaucoup de photographes et très peu d'éditeurs du coup ça forme un truc tout con qu'on appelle un goulot d'étranglement par exemple les éditions en juillet ils reçoivent deux à trois projets par jour donc sur 200 jours ouvrables dans l'année ils doivent recevoir 400 et 600 livres c'est beaucoup une bonne façon de se démarquer c'est de prendre son téléphone et de les appeler ça montre un engagement ça montre qu'on a on est impliqué dans le projet ça me met un peu d'humain là dedans aussi et si le projet après correspond à leur catalogue ça peut le faire mais il ya d'autres étapes on reste encore calme retenez juste pour le moment qu envoyé des mails à tout va à des éditeurs ça ne marchera pas des masses c'est peut-être pas le cas pour tous les éditeurs mais je pense que ça va se retrouver assez régulièrement pour les éditions de juillet ce qui me disait que c'était assez important pour eux que vous ayez déjà fait une exposition de ce projet pas forcément avant pour avoir aussi une édition qui est prévu mais c'est bien quand ça marche de perse quand vous faites l'exposition vous pouvez vendre le livre quand vous faites le livre vous pouvez voir l'exposition ça crée une sorte de synergie entre les deux c'est plutôt pas mal l'autre pour importance et d'étudier leurs catalogues et d'aller voir ce qu'ils font par exemple chez les éditions de juillet ils ont une appétence 10 m le documentaire d'auteur il n'aime pas la photographie conceptuelle contemporaine pense pas qu'ils n'aiment pas assez vu c'est parce qu'ils font quoi c'est pas alors c'est pas leur dada ils sont un peu comme locaux par exemple locaux édition c'est un peu sur la ils sont un peu sur le même secteur donc c'est important d'aller se renseigner sur le site web de l'éditeur et voir ce qu'il fait et pas lui envoyer un projet de paysage contemporain ultra conceptuel si c'est ce qui fait pas du tout est à l'envers ce que j'avais un temps que la photographie contemporaine conceptuel ça sert à envoyer un truc de reportages de guerre à un éditeur qui est spécialisé dans les trucs très artistique et très contemporain on cible bien on va voir le site après évidemment toujours pour cible et l'éditeur pour un premier livre on essaie de viser petit si c'est votre premier bouquin l'envoyer bas âge title par exemple mais quoi qu'il arrive on était bien qu'à peu près tous les sujets intéressent tous les éditeurs fin tous les brumes sujet intéresse tous les éditeurs si vous leur proposez un projet qui est un petit peu en dehors du catalogue mais qui eux qui est vraiment très bien très très bien et très avancé et qui a beaucoup de potentiel ils vont pas vous fermer la porte aux nues la deuxième question à se poser est elle est toute bête elle est tout bête mais je pense que il y en a beaucoup qui envoie enfin je pense et ce que j'ai retenu des échanges il ya beaucoup de flou grave qui se pose pas cette question avant de se lancer c'est pourquoi faire un livre c'est vraiment une question à se poser pourquoi on vous doit faire un livre de ce travail pour qui on doit faire un livre de ce travail à quel public s'adresse et pourquoi cette personne à qui on s'adresse avec ce livre maîtresse se livre dans sa bibliothèque c'est quoi le but derrière c'est vraiment se demander en quoi c'est pertinent d'envisager que ce projet de photos qui est une masse de photos pour le moment soit un livre pourquoi ça fait sens de le faire autant faut l'envisager côté public qui ont visé pourquoi il serait intéressé par ça et aussi du côté de l'auteur va pourquoi ça fait sens à ce moment là de sa carrière et c'est tout son parcours de faire un livre de ce projet pour mieux considéré que le livre photo c'est un aboutissement une fois qu'on le fait le projet il est terminé et on passe à autre chose on fait pas un livre d'un projet en cours nous faut vraiment être sûr que le projet soit fini ça prend du temps quand on voit des gens qui sans 3,4 par an on ne savait donc tranquillement rigoler et vraiment c'est ça la différence entre libre et l'exposition si votre projet est en cours c'est peut-être mieux l'exposer encore vous pouvez le faire mais vivre rajouter une image en enlever l exploit et voilà le fermier avec le retour comment vous le sentez évolué parce que le livre vraiment le figé c'est aussi quelque chose qui est prévu par le calendrier éditorial on parlait du temps qu'il faut pour faire un livre mais comme le temps est assez longue ça laisse le temps de bien réfléchir à comment le fige etc mais vraiment une fois que le livre il est fait il est fait même si vous leur ai dit et après la première édition elle est faite et bougera plus donc réfléchi bien pour qui vous fait un livre est assis c'est le moment ou pas de le figer autre question comment savoir si son projet c'est pas tout simplement de la merde alors oui je fais plein de formules pour dire la même chose un peu plus simplement mais non pas tourner autour du pot quoi encore une fois faut vraiment se dire qu'il ya pas de sujet ou bloquant pour les hits sont ouverts à tous encore une fois tous les sujets bien si vous faites un projet sur pour vacances à l'île de ré peut-être ça voudra pas le coup quoi par contre ya plusieurs éléments qui ont vraiment titiller le l'intérêt de l'éditeur déjà par exemple l'aspect universel du projet alors l'aspect diverses mcx que sa parole tout le monde est ce que ça à l'époque des choses c'est tout et paradoxalement on peut être universel en étant très spécifiques c'est le cas par exemple d'irène john haskell fait un livre sur ses insomnies chez arnaud bisaillon car notre éditeur c'est très spécifique c'est son problème d'insomnie à elle mais ça parle à tout le monde et ça donne un côté universel au travail qui va intéresser les éditeurs autre point qui va intéresser les éditeurs c'est votre manière de photographier ou de distance au sujet votre façon de cadrer votre façon de construire une histoire à vous parce que par exemple si vous retournez à pise faire les mêmes photographique martin parr avec les gens qui tiennent la tour de piste mais en décalé ça aucun intérêt a déjà été fait pour passer à autre chose donc ils sont vraiment vigilants à l'écriture photographique donc c'est vraiment ça qui va les intéresser est-ce que vous avez une écriture photographique qui se démarque un petit peu sur un sujet qui n'a pas été vraiment traités par exemple ils ont fait un livre sur un type qui traverse la france à vélo mais ils ont trouvé son écriture photographique super et du coup le projet aboutit alors voilà très simplement pour résumer les choses pour savoir si le projet pourrait avoir de l'intérêt est ce que il ya un aspect universel dans le sujet que vous traitez dans la façon dont vous le traitez et aussi est-ce que vous avez développé une écriture photographique avec est contente encore sur youtube autre question quelles sont les informations pertinentes dont a besoin d'éditeurs pour se faire son avis sur le sujet par exemple est-ce qu'il faut évoquer la question financière tout de suite alors non le risque financier n'est pas évoquée début c'est plutôt la deuxième étape du bouquin début c'est vraiment présenté le projet le sujet les photographies c'est ça qui est important la question financière ça arrive dans un deuxième temps mais là on compte pas forcément sur le photographe pour tout payer parce que le but c'est de faire un livre à compte d'éditeur sinon vous passez pas par un éditeur et pas à compte d'auteur tu voulais faire des livres à compte d'auteur vous mettez la main à la poche vous les imprimés sur un blog et on en parle plus par contre c'est un travail à deux c'est une synergie entre l'auteur et l'éditeur qui vont battre tous les deux se bougeait de tout ce qu'ils peuvent pour faire avancer ce projet par exemple il prenait le cas de marine l'aiguillé qui est plutôt rare café un vule pour pousser son projet qui peut être le genre de choses qu'on attend de lui ça peut être une exposition comme on a déjà parlé il ya ce côté synergies mais la question du financement c'est important mais il faut pas l'évoquer d'entrée de jeu c'est pas très grave ça ça m'a envoyé un mail à un éditeur en disant voici un chèque de 5000 euros c'est pas le sujet c'est vraiment plus une histoire de rencontres que d'information l'idée c'est de faire un projet ensemble la vérité c'est important donc cesser de faire un projet ensemble d'être honnête ne pas essayer de survendre le projet en interne est incroyable qui est milliers de gens qui vont l'acheter alors qu en fait derrière ça suit pas du tout s'est vraiment fait un grand compte simple honnête pour bosser ensemble mais la finance comme vous disent pas forcément évoquer tout de suite et aussi je vous dis vraiment resté transparent et éviter les mauvaises surprises au milieu du livre si votre livre il doit être traduit en javanais faut le dire dès le début il faut pas attendre que ya 5000 exemplaires qu'ils soient sortis pour dire finalement jamais à une trace dans un groupe et je prends l'exemple au pif mais voilà c'est pas tant une question d'information qu'une question de rencontres et d'échangés avec quelqu'un qui va travailler avec vous sur votre projet autre question qui pourrait intéresser plus d'un jusque là pour le coup ça va vraiment être la porte d'entrée de ce que vous allez envoyer c'est comment présenter votre projet qu'est-ce qu'il faut mettre dedans quelles informations il ya besoin de m quelle taille ça doit faire et cetera on va parler de ça alors la recette magique pour yves des éditions de juillet mais après je pense que ça va à peu près la même pour tout le monde c'est si vous voulez présenter votre projet vous faites un pdf de 30 pages avec trente images une par page point barre je peux pas faire plus simple 30 pages 30 images en pdf retenez ça vous les mettez à la suite pas forcément trio classé même si vous pouvez tenter de faire une petite narration dedans c'est pas très important pour les mettre les unes à la suite des autres comme elles sont sorties et c'est pas grave à retenir pour ça vous mettez avec trente images 30 images c'est votre projet et sort est au maximum c'est les trente photos sans lequel ça marche plus c'est le coeur du livre même si vous visez un livre de 100 pages c'est les trente images vraiment ça marche passant lcd plus importante vous mettez avec un texte qui explique votre démarche on en parlera dans 20 minutes un calendrier d'exposition si vous en avez un et vous mettez avec des possibilités de financement si vous en avez alors je vous dis ça démarre et dans un deuxième temps mais si par exemple vous venez de gagner un prix avec une subvention de jeu pas dix mille euros pour faire un livre bah vous pouvez le dire j'ai gagné tel prix je fais ce tel livre mais voilà trente images un texte et qui contient aussi calendrier présentation du livre et financement s'il ya besoin alors vraiment on évite le bullshit photo ça veut dire quoi ont fait court passé contre ont fait court on a plus de chances d'être lu donc ça sert à rien de raconter votre vie en dix ans j'ai eu mon premier appareil photo à 10 ans puis je suis passé au numérique tout le monde s'en fout on reste court et précis pour le texte c'est une page maximum c'est 1500 signes max et cette visée ça il n'y a pas besoin de faire plus pour raconter un projet est ce que vous voulez faire écrivait de façon claire et précise sarah de chercher des formules alambiquées ou de vendre livres etc c'est le travail de l'éditeur par la suite de trouver la phrase qui claque qui a résumé livre qui va le vendre par la suite parce que bah forcément c'est un peu le but qui va vendre le projet restez vous même présenté juste votre projet en 1500 signes de façon claire simple et précise c'est tout autre point important pas de mise en page je leur dis pas de mise en page alors ça ne sert à rien il faut pas faire ça d'arriver chez l'éditeur avec un projet clé en main ce sera un peu comme tourner un film en entier et après aller voir un producteur en disant tiens à la voici deux films que j'ai fait son travail sert plus à rien en fait faut que l'éditeur puisse se projeter puisse imaginer le projet donc voulu laisser de la place juste de faire son travail c'est plus facile d'imaginer les choses quand on a la matière brute que quand tout est déjà fini j'ai parlé de mon livre chez corredor éléphants personnellement je leur envoyais une maquette qui était déjà un peu paginé qui était l'homme qui était la même que le livre que j'avais autoproduit en quelques exemplaires nous leur disons clairement que si c'était nul on peut la changer je m'en fiche et voilà c'était juste 42 images où l'on voyait un peu plus c'est mon premier soyez indulgent et finalement la séquence finale du libre est assez proche de celle que j'avais fait parce qu'elle aura plus mais il aurait pu complètement de mètres avant 10 ans bah si tu as une séquence déjà fait le prends pas ça a marché une gamme et je vous conseille plutôt d'écouter yves en général et bien voilà trente images elles sont faites comme ça et ne pas imposer un travail et un éditeur c'est pas un imprimeur et enfin vraiment rester sur trente photos si l'éditeur en veut plus c'est lui qui vous les demandera mais pour le moment ça sert à rien quelques petites infos au passage je vous ai dit qu'il recevait beaucoup de propositions il ya quelques points invités et on va voir ça ensemble par exemple il ya des sujets qui ont été vu et revu et revu 500 fois et ça sert à rien de le renvoyer sa vallée sous les plus qu'autre chose typiquement le livre sur l'histoire des gares de france les photos de coques des bateaux de l'île de sein avec les poèmes du deux copines les photographies du type j'ai fait le tour du monde avec ma famille les voici ou encore le classique j'ai photographié mana à poil dans des lieux désaffectés alors ça c'est dit sans mépris j'ai aucun problème avec la pratique photo de type plaisir loisirs moi si je fais de la guitare chez moi juste pour le plaisir et en fait je vise rien d'autre que juste m'amuser avec mais c'est pas pour autant que j'envoie mes compositions à universal poids et le rapport si vous voulez faire de la photo pour faire plaisir va profiter c'est juste qu'il faut peut-être accepter que ça va pas forcément intéressés la terre entière ce qui encore une fois pas grave ça va pas vous étonner non plus les photographes qui font des bons livres sont aussi des tablettes bouquin ya pas de surprise ceux qui font des livres bien sont ceux qui aiment les livres s'ils passent leur temps et du coup ils s'y connaissent par exemple on a parlé dans la vidéo d édition de juillet de pierre de vallombreuse qu'il ya 3000 il chez lui et aussi de jean michel oligny qui a fully photo est calme presque plus de culture que yves d'édition de juillet ce qui me disait parmi les adore ça après c'est pas rédhibitoire faut pas bloquer pour ça c'est si vous y connaissez rien c'est pas grave ils sont là pour vous accompagner aussi si votre projet il est chouette ils vont pas vous claquer la porte parce que vous connaissez pas l'édition photographique parker pas l'idée ils peuvent vous accompagner mais les ovnis qui arrive sans connaître rien ou iphoto qui font des choses super il y en a mais c'est quand même plutôt rare donc si vous envisagez de faire les photos dites vous que c'est quand même bonne idée d'en manger un peu pour s'approprier le sujet quoi autre question est ce qu'il ya un minime de notoriété à avoir avant de contacter un éditeur on fait déjà par exemple plusieurs usines reçu un prix ou une expo et c'est là encore une fois pas nécessairement il ya toujours une part de leur production qui vont réserver à des têtes de gondole entre guillemets c'est des auteurs qui sont connus qui vont bien se vendre et c'est une bonne chose qu'ils aient une part qu'ils soient réservés à eux parce que si les 10 heures 120 livres qui va rendre très bien mais ça lui du fait des rentrées d'argent mais des restes du bon ok j'ai un peu de trésorerie pour financer le petit projet de vingt premiers photographes on prend moins de risques parce que l'autre a vendu plein de livres qu'on a un peu de sous pour pousser ce projet là donc si ça leur permet de gérer le risque et c'est plutôt bien qu' à ce jour de une petite part de leur catalogue qu'ils soient réservées comme ça des titres qui vont bien se vendre il ya aussi des fois ils ont des belles surprises comme par exemple avec stéphane mike à fait libres somewhere c'est un rennais de rennes voilà qui est venu leur montrer ses photos ils ont accroché ils l'ont ils ont fait le livre et ça hyper bien marché il a vendu plein livres aux états unis donc jamais vraiment compris pourquoi plein de tirage ça a décollé alors que c'était un petit auteur donc globalement ce qu'il faut ce dire ce qu'il faut retenir c'est que s'ils travaillent leur plessis sont happés par le travail illégal et que vous ayez un grand ou pas c'est pas trop le sujet question suivante quelle liberté un éditeur laisse à un photographe notamment sur des choses qui vont avoir un impact commercial comme le nombre de pages peu augmente le coût là l'image de couverture etc or tout d'abord c'est un équilibre travailler avec un éditeur il est pas votre serviteur qui va faire votre livre sur mesure c'est par un imprimeur j'ai déjà dis donc par exemple chez les éditions de juillet sétif qui fait toutes les maquettes et il fait des choses qu'il aime il a une certaine sensibilité à lui les choses qu'il aime ferme comme tout le monde je fais et ce type de vidéo parce que c'est ce que j'aime faire on a un peu parlé sur ce point là donc qui fait reculer un type de livre qu'il aime bien faire il a sa sensibilité qui est pas la même qu'un radiateur par exemple si vous allez chez leit motiv on a fait une interview 2 avec laurent c'est encore une fois pas la même île à l'éditeur qui apporte sa patte et surtout ils essayent de rester dans la continuité de ce qu'il a fait avant parce que lui il a une maison d'édition un catalogue et je sais pas s'il fait des livres très sérieuses sur des sujets voit l'avenir en font de façon classique il va pas se mettre à faire des livres à l'ats martin parr juste après avec des jeux dessus et c'est très coloré très fun il ya quand même une notion de continuité à avoir or le design du livre se fait toujours avec l'auteur travaille en partenariat avec lui ça se fait pas contre lui mais au bout d'un moment si l'epa bouton m'a un peu changé de crémerie parce que c'est peut-être juste il n'a pas choisi la bonne maison d'édition pour réaliser le projet comme il avait envie que ce soit fait quoi c'est vraiment un travail qui se fait à deux par exemple ils ont fait le livre de nicolas boyer sur le japon chez les éditions de juillet nicolas boyer c'est un graphiste de formation mais ils ont vraiment fait le livre en collaboration ensemble en lissant denis dieter faire son travail il est par ailleurs en mode je suis graphiste je fais tout quoi faut vraiment avoir cette idée que c'est une synergie entre les deux sur tous les plans enfin dernière question pour gérer vos petits planning parce qu'il faut pas être pressé combien de temps ça prend de faire un livre photos pour vous dire faire un livre photo c'est long les échanges que j'ai eus avec les éditions de juillet c'était en mars 2021 et à ce moment là leur catalogue était bouclée jusqu'à l'âge ou en 2022 et il travaille sur l'automne 2022 pour la suite donc c'est bon il ya un minimum incompressible chez center qui est six mois c'est vraiment le minimum qu'on peut faire par exemple pour guy le querrec qu'ils ont fait un de ses livres mais là c'est vraiment le il y avait tout fait par guy lauga kz1 et kz2 shima globe où il ya encore jetez plus bref les photos étaient déjà sélectionné le pen s'était déjà sélectionné bien sélectionné il y avait les financements il y avait une partie de la maquette je crois il y avait vraiment tout bon que ça y est permis mais ça reste c'est assez rare et surtout c'est pas une bonne chose de forcé un livre photo à aller plus vite parce que tout simplement si vous le mettez un endroit ça va pousser les autres pour que ça passe et vous allez – travail sur les autres en fait ça pénalise tous nous c'est long mais c'est normal c'est le temps de faire bien les choses c'est le temps que tout le monde fasse on livre bien dans les bonnes conditions plutôt pas être pressé il faut pas dire un éditeur j'ai une exposition à la rentrée ce que vous pouvez sortir mon livre derrière ça n'a pas fonctionné comme ça merci à tous d'avoir gardé cette vidéo jusqu'au bout j'espère que vous aura aidé au fameux une bonne idée de comment présenter un livre photo et de quelles démarches avoir à ce sujet là s'il ya des questions que vous vous posez encore auquel j'ai pas répondu dans cette vidéo qui une synthèse mais échangé avec m n'hésitez pas à les poser en commentaire et j'ai répondu avec plaisir si vous avez aimé cette vidéo mais n'hésitez pas à lui mettre un petit pouce bleus et à vous abonner ça m toujours vous pouvez aussi la partager autour de vous pour les mêmes raisons et aussi parce que je pense que vu mon de livres que les éditeurs reçoivent ça aidera pas mal de monde de savoir un peu mieux comment s'y prendre et on parle on livre je vous mets en garde il s'appelle dix outils indispensables pour votre projet photographique qui vous aidera à préparer votre projet avant de l'envoyer en éditera en attendant d'en être là pas prenez soin de vous et moi je vous dis à la prochaine vidéo [Musique]
Script
# Script
Bonjour à tous, ici Thomas Hammoudi et je viens vous parler de photographie. Alors, on va traîter une question que l'on se pose tous à un moment : comment proposer son livre à un éditeur ?
Il y a quelques semaines, j'ai sorti un livre chez Corridor éléphant. Mais bon, le processus est un peu particulier et du coup j'ai appelé Yves des editions de juillet pour en discuter. Vous le voyez a côté.
J'lui ai posé toutes les questions qu'on se pose à ce sujet et on va en faire le tour ici.
Alors première question…
## Comment bien cibler l’éditeur (au delà de faire une veille que la tonne de bouquins qu’ils produisent, existe-t-il une façon facile pour mieux les cibler ?
comment prendre contact avec un éditeur (mail, téléphone, rencontre?)
– Il y a beaucoup de photographes et peu d'éditeurs, c'est un goulot d'étranglement.
– Par exemple les EDJ reçoivent 2-3 projets par jour, on est noyé dans la masse. Le mieux c'est de prendre son téléphone et d'appeler. Ça montre un engagement, qui parfois peu jouer en faveur du projet. Si le projet est bon et correspond à la ligne éditoriale de l'éditeur.
– Pour les EDJ c'est important d'avoir déjà exposé pour faire le livre. C'est un chemin à faire ensemble avec l'éditeur. Ça fait partie de la vie du projet. Le livre permet de vendre l'expo et inversement c'est une synergie entre les deux.
– Etudier en amont, allez voir le catalogue.
– Par ex : chez les EDJ ils ont une appétence pour le documentaire d'auteur, pas pour la photo conceptuelle contemporaine. C'est ça qu'il faut cibler. Ils sont proches de gens comme Loco. Important de regarder son site web.
– Pour les premiers livres, cibler petit. Pas envoyer à Steidl.
– Mais tous les sujets intéressent tous les éditeurs.
## Posez vous la question : Pourquoi faire un livre ?
– Le photographe doit se poser la question : pour quoi et pour qui faire un livre ? En quoi le travail mérite d'être un livre ? En quoi il est pertinent de l'envisager en tant que livre ? C'est très important.
– Il faut envisager la question aussi du point de vue du parcours perso du photographe.
– Pourquoi les gens le mettraient dans leur bibli ?
– C'est un aboutissement, un travail en cours ne peut pas faire l'objet d'un livre. Le boulot est fini, on passe à autre chose.
– Ceux qui font 3-4 livres dessus : Lol, c'est n'imp.
– On peut faire des expositions, et évoluer mais pas un livre. Même si on refait une édition, une deuxième, tout est fait. C'est pour ça que la lenteur du calendrier de prod est bien, ça permet de bien réfléchir aux choses.
## Comment savoir si son projet n'est pas petés ?
Quels sont les critères rédhibitoires ? Les trucs qui les font fuire ou laisser penser que le projet n’est pas viable.
Encore une fois : Y'a pas de sujet bloquant, on est ouvert à tout.
– L'aspect universel est très important. Même dans l'intime, on peut parler de choses très universelles. Comme Irène Jonas sur ses insomnies chez Arnaud Bizaillon.
– La manière de photographier : distance au sujet, cadrer, construire l'histoire. Par exemple à Pise : aucun intérêt de faire le même taf que Martin Parr, ça a déjà été fait, passons à autre chose.
– Le plus important est d'avoir une écriture photographique, c'est tout. Quelqu'un qui photographie Bénarès passe derrière Michael Ackermann faut s'appropier le sujet. Par exemple, ils ont fait le livre d'un mec qui a traversé la France à vélo. Mais son écriture est hyper bien.
## Quelles infos sont utiles à un éditeur pour juger de la pertinence d'un projet ?
Faut-il évoquer le financement dès le départ ?
combien ça coute, quel apport est attendu du photographe, comment faire pour ne pas prendre trop de risque financièrement.
– Le risque financier n'est pas à évoquer dès le début, c'est la 2e étape du livre : un projet peut-être très intéressante, mais le photographe doit être investi dans son projet. Mais ce n'est pas forcément mettre la main à la poche, le but n'est pas de publier à compte d'auteur, mais à compte d'éditeur. Le risque doit être partagé. On compte sur le photographe pour aider : comme Marine Lecuyer qui a fait un ulule pour aider le livre.
– C'est plus une histoire de recontre que "d'information", s'ils survendent le boulot ou pas, ils repèrent bien ça. La vérité est importante, on fait un projet ensemble sans profiter les uns des autres.
– On essaie d'éviter les mauvaises surprises : on ne traduit pas en javanais au milieu du livre.
## Comment présenter son projet sous son meilleur jour?
Sous quelle forme presenter son projet de livre : juste les photos, un prototype en PDF ? Et combien de photos pour 1 livre faut-il prévoir ?
Les photos doivent telles s'accompagner d'un texte explicatif ?
Y a t’il une forme particulière à adopter ? A quoi sont-ils sensibles ?
En plus d'un texte pour présenter le projet est-il pertinent d'inclure une présentation perso (pourquoi et comment on est arrivé à la photo etc., un lien vers ses autres projets ou site etc.) ?
Faut-il que le projet soit finalisé sur le fond et l'éditeur ne se charge que de la forme?
Est ce que c'est mieu de presenter un portefolio ou plutot une oeuvre deja mise en page?
Voici la recette du projet idéal pour Yves c'est : 30 images dans PDF de 30 pages, 1 image par page, pas forcément triée ou classée (avec une tentative de narration). Les 30 images essentielles, celles que l'auteur considère comme le coeur du projet, celles sans lequel on ne peut rien faire. On essore au max. ➕ Un texte qui explique la démarche. ➕ Si y'a un calendrier d'exposition faut le mettre ➕ si y'a un financement possible, faut le dire (même si ça n'est vraiment un sujet que dans un 2e temps comme je l'ai dit).
– Aussi on évite le Bullshit photo :
– PAs de mise en page rien, ça arrive après.
– Arrriver avec un projet clé en main est une erreur.
– C'est comme faire un film et aller voir un producteur ➡️ il ne sert plus à rien. Ils sont des éditeurs et pas des imprimeurs.
– En faisant un projet de maquette on exclu l'éditeur. On a plus de mal à rentrer dedans, c'est plus facile avec un matériel brut. On peut se l'approprier, on imagine des choses.
– Redemander plus d'images ça revient après.
## Quelques infos au passage
– Y'a un engouement autour du livre photo, ils reçoivent beaucoup de propositions à côté de la plaque, principalement parce que les travaux ne sont pas universels, comme on l'a dit (même si c'est vague comme notion). On va prendre des exemples.
– Il y a des trucs qu'ils ont vu 500 fois et qui les saoulent un peu :
– livre d'histoire sur les gares en France,
– les coques de bâteau sur l'île de Saint + les poèmes d'une copine,
– les "j'ai photographié ma nana à poil dans une usine désaffectée",
– Le mec qui a "fait le tour du monde avec sa famille et veut faire un livre, ça saoule", il en a marre.
> c'est dit sans mépris. Aucun problème avec la pratique plaisir. Je joue de la guitare, je n'envoie pas ce que je fais à vivendi universal.
– Les photographes qui font des bons livres sont des tarés de bouquins. Pare exemple j'ai parlé de Pierre de Vallombreuse c'est un taré de bouquins, il en a 3 000 chez lui. Y'a une corrélation. Faut aimer ce qu'on va faire. Jean-Michel Leligny a une culture énorme plus qu'Yves, et adore les livres.
> Quelqu'un qui n'y connaît rien, on peut l'accompagner aussi et l'aider. L'absence de culture n'est pas rédhibitoire. Mais il n'a pas d'exemple en tête.
## Y a t il un "minimum" de notoriété à avoir avant de contacter un éditeur (ex: avoir déjà fait quelques expos, s'être fait la main sur un ou deux zines… etc…) ?
– Pas nécessairement. Y'a toujours une part que l'on réserve à des gens qui sont des locomotives ou têtes de gondoles. Qui sont réputés. Mais ça va aider les autres derrière, on va pouvoir parier sur un photographe plus jeune et moins connu.
– Des fois y'a des très belles surprises, comme Stéphane Mahé avec Somewhere. C'est un rennais qui leur a montré ses images. Il n'a fait que des livres avec eux. Et ça a eu un gros succès, alors qu'il n'était pas connu. Il a exposé partout, il a vendu des tirages aux USA, plein de livres aux USA aussi.
– Masi globalement : Quand ils voient un travail qui leur plaît et sont happés, ils y vont.
## Ensuite, Quelle « liberté » laissent-ils au photographe ? Type photo de couverture qui a un impact commercial, nombre de pages…
C'est un équilibre :
– Le standard est imposé par Yves chez EDJ par exemple : c'est lui qui fait tous les livres graphiquement, il y a des choses qu'il aime faire et d'autres non. C'est une question de sensibilité, celle de chaque éditeur. Par ex. celle de Light Motiv n'est pas la même. ou EXB.
– Faut aussi rentrer dans les bornes de ce qui a été fait avant, une continuité. Ils testent des choses aussi et évoluent.
– Le design du livre se fait avec l'auteur, on ne fait rien contre lui. Mais si rien ne lui plait il faut changer de boutique.
– C'est vraiment un travail à deux.
– Par exemple guéri guéri de Nicolas boyer sur le japon : c'est un ex graphiste, il connaît bien tout, il a fait des remarques mais c'est bien Yves qui pilote.
## Combien de temps prend un projet de bouquin d’art du premier contact à la mise en vente ?
– EDJ est bouclé jusqu'à juin 2022 et ils travaillent sur la saison de l'automne 2022 (j'écris ça 2021-03-31T18:48:00.000+02:00) donc faut être patient.
– Minimum incompressible : 6 mois, quand on a tout : les photos, les financements, les textes, etc. C'est le cas pour Guy Le Querec.
– Si on cède à des demandes comme _ça : on pousse les autres pour placer ce livre, et tout le monde en pâtit. On ne peut pas en faire trop.
## conclusion
Merci à tous, 10 outils, abo, like.
# Mise en ligne
## Titre
Proposer SON LIVRE à un EDITEUR PHOTO
## Illustration
## Texte mail
Les éditeurs photo reçoivent régulièrement des propositions de livre. Il y en a des bien, et il y a… les autres.
Et pour éviter que votre projet ne tombe dans cette 2e catégorie, j’ai appelé les Editions de juillet. On a fait le tour du sujet ensemble, et la synthèse est par ici, dans cette vidéo :

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