Dans cette vidéo, je partage avec vous mes récentes découvertes dans l’univers des livres photo qui me passionnent et m’inspirent. Je vous emmène dans un parcours où je vous livre mes analyses personnelles, mes coups de cœur et mes astuces pour enrichir votre bibliothèque grâce à mon Chineur de livres photos (https://apps.thomashammoudi.com/promos-livres-photos)
Je commence par présenter Roma de David Jiménez, publié en 2024 par RM Verlag. Ce livre explore avec finesse la relation entre le temps, l’espace et la mémoire à travers des images saisissantes de statues, ruines et monuments.
👉🏻 Retrouvez le livre ici :
https://amzn.to/3WKaIOm
Et son premier livre :
https://david-jimenez.com/infinito-book
J'en parle ici :
https://www.instagram.com/reel/C7gWBs1oYB4/
Je vous fais ensuite découvrir Les ruines circulaires d’Orianne Ciantar Olive, publié en 2024 par Dunes Éditions. Cet ouvrage vous plonge dans une immersion poétique au cœur du Sud Liban, abordant les thèmes de violence, d’occupation et d’exil tout en jouant sur la dualité entre lumière et obscurité pour questionner la mémoire et l’identité.
👉🏻 Retrouvez le livre ici :
Je poursuis avec When the Water Clouded over de Michael Dance, un projet photographique qui marie installations florales et compositions épurées pour interroger l’éphémère et le passage du temps, entre naturel et artificiel.
👉🏻 Retrouvez le livre ici :
Enfin, je termine en vous présentant Notice Journal Volume One de Wesley Verhoeve. Ce zine photo au format demi, riche en détails et en émotions, invite à observer attentivement les petites choses qui font la beauté du quotidien.
👉🏻 Retrouvez le livre ici :
https://www.wesley.co/shop/p/new-book
Son premier livre :
https://thomashammoudi.com/5-livres-a-lire-cette-annee-2021/#Wesley_Verhoeve_%E2%80%93_Notice
À travers cette vidéo, je vous propose un voyage au cœur de la photographie, ponctué de réflexions critiques et de conseils pratiques pour chiner des livres photo à prix avantageux. J’espère que ces découvertes vous inspireront autant qu’elles m’ont captivé, et je vous invite à partager vos impressions en commentaires !
🟢 L'article où je parle d'un autre livre des éditions du Caïd :
https://thomashammoudi.com/tout-est-il-deja-dit-en-photographie/
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Enfin, je termine en vous présentant Notice Journal Volume One de Wesley Verhoeve. Ce zine photo au format demi, riche en détails et en émotions, invite à observer attentivement les petites choses qui font la beauté du quotidien.
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Son premier livre :
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bonjour à tous ici Thomas moui et je vais vous parler de photographie et aujourd'hui on va être dans le classique l'intemporel l'imbattable la formule de base je viens vous parler de l' photo vous connaissez la musique j'en ai sélectionné quelquesuns dans ma bibliothèque derrière j'aiécris une petite analyse critique je vais vous présenter ça dans cette vidéo aujourd'hui j'ai pas fait spécialement de thème j'ai fait comme je fais très souvent sur cette chaîne j'ai pris mes derniers petit coups de cœur et je me suis que j'allais vous les présenter et je me suis pas foutu de vous parce que dedans il y en a un qui est vraiment un gros gros gros coup de cœur d'un photographe dont j'aime déjà beaucoup le travail et dont j'ai déjà parlé alors peut-être ici ou sur le blog ou sur Instagram je sais plus mais j'avais déjà parlé de son premier livre infinito que j'avais adoré et il en a sorti un deuxième que j'ai acheté tout de suite quand je l'ai vu alors je sais pas s'il en sorti plus que deux mais en tout cas je suis tombé sur ces deuxlà et c'est les deux que j'ai donc on va en parler bah je vous propose même hop il est là Roma son deuxième livre alors au moins mon deuxième livre de lui sur Rome c'est chez RM c'est magnifique et je vous propose de regarder ça tout de suite David RIMENEZ photographe espagnnool explore dans Roma la relation entre le temps l'espace et la mémoire ce projet réalisé lors de divers séjours en Italie depuis 2016 trouve son origine dans sa résidence à l'Académie royale d'Espagne à Rome le livre publié en 2024 par RM Verlag prolonge l'approche poétique et introspective qui caractérise son travail dans Roma rimenz superpose les traces du passé historique aux effets de l'érosion matérielle les roches son se métamorphosé en volutes de fumée et l'eau avec ses formes aléatoires imite parfois la solidité des objets ces fragments d'images créent un espace fictif à mi-chemin entre le réel et l'imaginaire où coexiste différentes échelles de temps ce livre transforme Rome icône immuable en un palamsess d'association libre mélant étrangeté et Épiphanie le séquencement des images joue un rôle clé dans Roma RIMENEZ compose des diptiques et des triptiques où les textures les formes et les omomes se répondre ces Ju position créent un dialogue visuel fort souvent à la frontière entre l'abstraction et la figuration par exemple l'association d'un profil humain avec des éléments minéraux ou organiques brouille les pistes et invite le spectateur à des interprétations multiples usage de l'obscurité et de la lumière particulièrement dans les noirs profonds et les blancs éclatants amplifie cette impression de mystère et de temporalité suspendu le style de riméz repose sur une esthétique minimaliste et épurée mais également très texturée chaque image semble soigneusement choisie pour évoquer une émotion ou une réflexion sur la manière le temps et la transformation la récurrence de motifs tels que des fragments de statue les corps partiellement révélés ou les surfaces usées renforcent une narration non linéaire où l'accumulation de détail crée un univers visuel onirrique je connais bien l'univers de riménè puisque je possède égal son livre infinito que j'adore j'en avais d'ailleurs déjà parlé sur Instagram je vous mettrai un lien vers le post sous la vidéo pour ceux qui veulent le découvrir le travail de RIMENEZ est reconnu internationalement et fait partie de collections prestigieuses comme celle de la fondation mafre ou du Ca2 Art Center en plus de Roma il a publié d'autres ouvrages marquants universos en 2019 infinito en 2018 et versus en 2014 une exposition dédiée à Roma a également eu lieu au Centre José Guerrero de Grenade en 204 puis au centre andalou de la photographie en 2025 j'espère que ça vous a plu autant qu'à moi avant de passer au deuxème livre de cette sélection sur trois ou peut-être quatre faut que je vous parle d'un petit outil que j'ai créé ça s'appelle le chineur de livr photos c'est entièrement gratuit le lien est dans la description comme son nom l'indique assez subtilement quand même ça sert à trouver des livres photos en promotion il y a une base de 3400 500 livres environ dedans c'est scanné toutes les quelques heures pour dégoter les meilleurs prix il y a plein de filtres par thème par sujet et cetera par gamme de prix machin pour vous aider à trouver ce que vous voulez pour pas cher et si jamais vous savez vraiment vraiment pas quoi acheter V est tout en bas de la page du sheiner parce que des fois les gens la trouvent pas mais c'est en bas de la page du chiner il y a un petit formulaire dans lequel vous rentrez votre mail vous rentrez votre mail ça vous inscrit et deux fois par mois j'envoie une newsletter avec mes meilleurs bons plans livre photo les moins chers que j'ai trouvé et c'est toujours gratuit voilà donc si vous voulez remplir votre bibliothèque sans trop dépenser et sans faire trop défend de recherche bibi fait ça pour vous et on va passer au deè livre de cette sélection qui s'appelle les runes circulaires c'est de Orian santar olive et c'est chez d'une édition c'est très très beau et le plus simple c'est de le regarder tout simplement les runes circulaires ouvrage Dorian santar olive est une œuvre où la photographie et la poésie s'entrelasse pour explorer les blessures du Sud Liban sur territoire surnommé Nabil l'inversion symbolique de Liban dans ce lieu marqué par des décennies de violence cyclique d'occupation et d'exil forcé le projet capture l'impact de ces tragédies à la fois sur les individus et les communautés à travers une approche Mélan recherche visuelle et expérimentation photographique Orian santar olive propose un témoignage puissant sur la complexité de ces territoire perpétuellement confronté à des conflits le livre s'inspire d'une riche tradition littéraire et poétique avec des références à Etel Adnan George Louis Borge et Mahamoud Darwish il se situe à la croisée du récit documentaire et du voyage métaphysique explorant les ombres du réel à travers des techniques artistiques telles que les pellicules retourné les solarisations et les inversions de nom ces procédés permettent de révéler une autre part de l'histoire et d'interroger le devenir d'un territoire prisonnier de ses luttes l'ouvrage évoque des lieux emblématiques comme le mur de Kar Kila symbole du recommencement perpétuel de la violence ce mur devient ici un miroir des tensions extérieures et des conflits intérieurs instaurant un dialogue visuel autour de la notion de désastre et du devenir humain dans des contexte marqué par les véités colonialistes et partisanes les images présentées dans ruines circulair témoignent d'une approche photographique profondément réfléchie où chaque élément visuel contribue à créer une narration polycémique qui a plusieurs sens la saturation des couleurs dominée par des teintes chaudes comme le jaune et l'orange évoque une chaleur écrasante et un sentiment d'urgence presque apocalyptique cette palette chromatique homogène crée une cohérence visuelle et émotionnelle qui guide le spectateur à travers l'œuvre le flou et les inversions utilisées dans plusieurs clichés invitent à une réflexion sur la mémoire et la perception altérée par le conflit le séquencement des images alternant des scènes symboliques et des représentations humaines construit un dialogue puissant entre le collectif et l'individuel entre le paysage et les corps renforçant l'idée d'un désastre à la fois intime et universel le parcours de l'autrice riche et multidimensionnel nourrit cette œuvre singulière né en 1981 à Marseille Orian santarolive a grandi dans plusieurs continents de la guyan à l'Europe en passant par les Amériques diplômée en cinématographie criminologie et journalisme elle conjugue depuis 15 ans photographie et journalisme tout en développant une recherche artistique personnelle centrée sur le décentrement du regard lauréate du prix de la Maison Blanche en 2022 est bénéficiaire d'une bourse de soutien à la création documentaire du Knap Orian des chantarolive s'investit également dans les initiatives collectives elle est co-directrice artistique de loose control structure qui mobilise le pouvoir de l'image pour des causes d'intérêt général et fondatrice de la plateforme Stu in here dédié au témoignages photographiqu de jeunes vivants dans des cont Tex de guerre j'espère que ça vous aura plu sur la forme C assez intéressant on va passer au dernier livre alors peut-être le dernier peut-être qu'il y aura un bonus le suspense est à son comble on va passer au dernier livre de cette sélection donc c'est when the water Clude over de Michael dance et c'est chez les éditions du C donc c'est éditeur dont j'avais déjà parlé sur le blog parce que j'avais acheté un livre s'appelait crava je crois de chez eux qui se passe en Europe de l'Est vous le retrouverez comme des grands c'est un livre qui va peut-être vous étonner sur la chaîne ce genre de contenu moi j'ai eu vraiment un coup de cœur quand je vu sur le ce travail sur la forme et le plus simple comme d'habitude c'est de regarder ça ensemble pour je vous explique pourquoi 5 ans après sa première publication Michael dons présente where the water cl over un projet photographique qui réunit plus de 2 années de création et d'expérimentation autour d'installation floral cette série prend pour point de départ une photographie de nature morte réalisée chez sa grand-mère à partir de vases de tissu et de papi peint récupérés ou emprunté l'artiste a composé avec une méthodologie méticuleuse rappelant celle des peintres de nature morte pour im imortaliser des scènes où la nature semble reprendre ses droits les photographies de Michael mêlent délicatement le naturel et l'artificiel les fleurs apparaissent tantôt à peine éclose en pleine fleuraison ou déjà flétrie c'est dans le secret de son laboratoire photo que ses compositions prennent vie sublimant la fragilité des éléments éphémère qu'elle capture ce sont ainsi 45 compositions qui ont rné l'exposition au sujet de ce projet diplômé en peinture à l'École Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège Michael Dan est un artiste prolifique ayant multiplié les expositions individuelles et collectives à travers l'Europe et au-delà son œuvre marqué par une grande diversité de médiums et de thématiqu échappe à toute catégorisation rigide osyent entre l'installation sculpture photographie et performan cet éclectisme se réflète dans les compositions florales à la croisée de la nature morte classique et de l'art contemporain le style photographique de Michael DCE comme on témoigne ces images joue sur des contrastes subtils une simplicité apparente se dégage des compositions avec des éléments soigneusement placés dans les cadres épuré par exemple une fleur blanche légèrement fanée dans un vaste cylindr est mise en valeur par le fond pastel vert tendre ou la douce lumière accentue les textures de la tige et des pétales cette sobriété dialogue avec d'autres clichés plus exubérants comme un bouquet vibrant de fleurs artificiell placé devant un tissu africain éclatant de couleur et de motifs circulaires enfin certaines compositions comme des roses teintées de rose sur un fond uni flurent avec l'esthétisme publicitaire tout en dissimulant une poésie plus mélancolique l'artiste transforme des éléments quotidiens en véritable objet de contemplation où la frontière entre la beauté et le kitsch s'efface pour inviter une réflexion sur le passage du temps derrière ses couleurs vives et ses arrangements minutieux une tension s'installe c'est celle de l'éphémère inévitableement voué à disparaître comme le rum avec lequel je tourne cette voix j'espère voilà hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé dans les commentaires c'est c'est unere assez particulière donc laisser un petit message je sais que souvent il y a des abonnés ou des spectateurs qui laissent des petits commentaires pour dire lequel ils ont préféré lequel ils l'ont pas aimé parce que vous avez le droit de ne pas aimer les livres le but c'est pas de vous faire apprécier ce que je vous montre c'est de vous les faire découvriril c'est de nourrir votre réflexion de nourrir votre imaginaire pour votre pratique photo tout ça et donc le dernier parce que c'est pas un livre c'estre un zine qu'est-ce que c'est on ne sait pas c'est euh notice journal volume one de Wesley verov alors j'avais déjà parlé beaucoup de fois du travail de Wesley notamment sur le blog ça j'en suis sûr c'était dans ma sélection des livres à lire cette année je crois 2021 quelque chose comme ça et euh j'ai dû refaire une story dessus ou on reparlait sur la chaîne je sais plus parce que j'avais vraiment aimé noticce c'est un livre j'avais trouvé assez fou dans sa dans la capacité qu'il avait à voir les choses dans son environnement et il a sorti une série de journaux entre guillemets donc ça c'est le premier il va y en avoir plein et on va regarder ça ensemble je pense tout simplement celui-là il est consacré au demi-format on y va notice journal volume One est le premier volume d'une série de livre centré sur l'idée de noticing en anglais c'est-à-dire de remarquer les petites choses souvent négligées de la vie qui lorsqu'on y prête attention prennent une signification particulière ce projet s'inscrit dans la continuité de son précédent livre notice dont j'avais déjà parlé sur ma chaîne et mon blog je mettrai d'ailleurs un lien dans la description pour ceux qui souhaitent en savoir plus dans ce nouveau livre Wesley verov utilise le printemps comme métaphore du nouveau capturé sur trois saisons printanières à Amsterdam ces photos réalisés en noir et blanc avec un appareil Olympus penf de 1964 joue sur le format demi-adre ce choix technique permet de créer des diptiques où chaque page devient une conversation visuelle entre deux moments c'est une manière de représenter le lien entre passé et présent le mouvement entre introspection et progression ce style justement très introspectif reflète l'état d'esprit de Wesley pour qui la photographie est devenue une forme de méditation et un outil pour traverser les transitions majeures de la vie les images du livre révèlent un langage visuel simple mais évocateur où chaque composition tire partie des contrastes des ombres et des textures par exemple dans certaines pages que vous pouvez voir ici la juap position de scènees urbaines avec des éléments naturels cré un dialogue subtil mais puissant les zoomsjetés les reflets et les liges architecturales des bâtiments historiques à Amsterdam renvoie à une esthétique très géométrique presque graphique propre à la photographie de Westley ver l'intention est clairement d'inviter le spectateur à ralentir et observer la beauté dans les détails du quotidien un autre élément marquant est l'apport de contribution extérieure il y a dedans un Ess de Caroline Kala dono friio et de ETTI Louis mckinon ces textes enrichissent le livre en lui apportant des couches narratives complémentaires et il y a même une petite recette de cuisine à la fin pour compléter le tout notice journal volume One est bien plus qu'un livre photo c'est d'ailleurs presque un zin un petit magazine un petit peu entre les deux c'est une expérience sensorielle et introspective qui nous invite à ralentir pour mieux remarquer et apprécier les moments qui façonnent nos vies et bien merci à tous d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout comme vous le savez peut-être si vous me suivez avec assduité le planning de l'année pour les contenus et fait donc il est visible sur le site des applis le le même site que CELI du chiner vous pouvez voir ce que j'ai programmé pour toute l'année donc il y aura d'autres vidéos comme ça où je présente des livres souvent c'est les plus frustrantes pour moi parce que personnellement c'est celle que je préfère faire parler de bouquin c'est ce que je préfère c'est souvent celles qui font moins de vu beaucoup moins que de parler de matos ou de ce genre de chos mais bon avec les années j'ai pris mon bal en patience à la fin de l'année on faitera les 10 ans du blog et de mon activité en ligne donc c'est quelque chose avec lequel j'ai eu le temps de faire la paix presque mais tout ça pour si vous aimez ce format il y en aura d'autres c'est prévu et les livres sont pas encore sélectionnés donc si vous avez des envies des choses comme ça n'ésitez pas à laisser un commentaire pour m'en parler voilà on finit la conversation dans les commentaires nhésitez pas à aller acheter un petit coup d'œil au chinur si vous voulez choper des livres photos pas cher et si vous voulez choper un Livre Photo gratuit c'est là tout de suite maintenant il s'appelle 10 outils indispensables pour votre projet photo il vous accompagnera pour lancer votre premier projet pour peut-être aboutir un livre comme ce que on vient de voir je vous laisse lire ça tranquillement et moi je vous dis à dans 15 jours pour la prochaine vidéo d'ici là prenez soin de vous lisez plein de livres faites plein de photos et à la prochaine salut [Musique]
# Script
2025-02-02T14:00:00.000+01:00 vérifier la vidéo
Bonjour à tous, ici Thomas Hammoudi et je viens vous parler de photographie.
ROMA
Les ruines circulaires
When the Water Clouded Over
Notice journal
# Roma
David Jiménez, photographe espagnol, explore dans Roma la relation entre le temps, l’espace et la mémoire. Ce projet, réalisé lors de divers séjours en Italie depuis 2016, trouve son origine dans sa résidence à l’Académie royale d’Espagne à Rome. Le livre, publié en 2024 par RM Verlag, prolonge l’approche poétique et introspective qui caractérise son travail.
Dans Roma, Jiménez superpose les traces du passé historique aux effets de l’érosion matérielle. Les roches semblent se métamorphoser en volutes de fumée, et l’eau, avec ses formes aléatoires, imite parfois la solidité des objets. Ces fragments d’images créent un espace fictif, à mi-chemin entre le réel et l’imaginaire, où coexistent différentes échelles de temps. Ce livre transforme Rome, icône immuable, en un palimpseste d’associations libres, mêlant étrangeté et épiphanie.
Le séquencement des images joue un rôle clé dans Roma. Jiménez compose des diptyques et des triptyques où les textures, les formes et les ombres se répondent. Ces juxtapositions créent un dialogue visuel fort, souvent à la frontière entre l’abstraction et la figuration. Par exemple, l’association d’un profil humain avec des éléments minéraux ou organiques brouille les pistes et invite le spectateur à des interprétations multiples. L’usage de l’obscurité et de la lumière, particulièrement dans les noirs profonds et les blancs éclatants, amplifie cette impression de mystère et de temporalité suspendue.
Le style de Jiménez repose sur une esthétique minimaliste et épurée, mais également très texturée. Chaque image semble soigneusement choisie pour évoquer une émotion ou une réflexion sur la matière, le temps et la transformation. La récurrence de motifs tels que les fragments de statues, les corps partiellement révélés ou les surfaces usées renforce une narration non linéaire, où l’accumulation de détails visuels crée un univers onirique.
Je connais bien l’univers de Jiménez, puisque je possède également son livre Infinito, que j’adore. J’en avais d’ailleurs parlé sur Instagram, et je vous mettrai un lien vers ce post sous la vidéo pour ceux qui veulent le découvrir.
Le travail de Jiménez est reconnu internationalement et fait partie de collections prestigieuses, comme celles de la Fundación MAPFRE et du CA2M Art Center. En plus de Roma, il a publié d’autres ouvrages marquants : Universos (2019), Infinito (2018) et Versus (2014). Une exposition dédiée à Roma a également lieu au Centro José Guerrero de Grenade en 2024, puis au Centre andalou de la photographie en 2025.
# Ruines circulaires
Les Ruines Circulaires, ouvrage d’Orianne Ciantar Olive, est une œuvre où la photographie et la poésie s’entrelacent pour explorer les blessures du Sud-Liban, ce territoire surnommé « Nabil », l’inversion symbolique de « Liban ». Dans ce lieu marqué par des décennies de violence cyclique, d’occupation et d’exils forcés, le projet capture l’impact de ces tragédies à la fois sur les individus et les communautés. À travers une approche mêlant recherche visuelle et expérimentation photographique, Orianne Ciantar Olive propose un témoignage puissant sur la complexité de ces territoires perpétuellement confrontés à des conflits.
Le livre s’inspire d’une riche tradition littéraire et poétique, avec des références à Etel Adnan, Jorge Luis Borges et Mahmoud Darwich. Il se situe à la croisée du récit documentaire et du voyage métaphysique, explorant les ombres du réel à travers des techniques artistiques telles que les pellicules retournées, les solarisations et l’inversion des noms. Ces procédés permettent de révéler une autre part de l’histoire et d’interroger le devenir d’un territoire prisonnier de ses luttes.
L’ouvrage évoque des lieux emblématiques comme le mur de Kfar Kila, symbole du recommencement perpétuel de la violence. Ce mur devient ici un miroir des tensions extérieures et des conflits intérieurs, instaurant un dialogue visuel autour de la notion de désastre et du devenir humain dans des contextes marqués par des velléités colonialistes ou partisanes.
Les images présentées dans "Les Ruines Circulaires" témoignent d'une approche photographique profondément réfléchie, où chaque élément visuel contribue à créer une narration polysémique. La saturation des couleurs, dominée par des teintes chaudes comme le jaune et l'orange, évoque une chaleur écrasante et un sentiment d'urgence presque apocalyptique. Cette palette chromatique homogène crée une cohérence visuelle et émotionnelle qui guide le spectateur à travers l'œuvre. Le flou et les inversions utilisés dans plusieurs clichés invitent à une réflexion sur la mémoire et la perception altérée par le conflit. Le séquencement des images, alternant scènes symboliques et représentations humaines, construit un dialogue puissant entre le collectif et l'individuel, entre le paysage et les corps, renforçant l'idée d'un désastre à la fois intime et universel.
Le parcours de l’autrice, riche et multidimensionnel, nourrit cette œuvre singulière. Née en 1981 à Marseille, Orianne Ciantar Olive a grandi entre plusieurs continents, de la Guyane à l’Europe, en passant par les Amériques. Diplômée en cinématographie, criminologie et journalisme, elle conjugue depuis quinze ans photographie et journalisme, tout en développant une recherche artistique personnelle centrée sur le décentrement du regard.
Lauréate du prix Maison Blanche en 2022 et bénéficiaire d’une bourse de soutien à la création documentaire contemporaine du CNAP, Orianne Ciantar Olive s’investit également dans des initiatives collectives. Elle est co-directrice artistique de Lose Control, structure qui mobilise le pouvoir de l’image pour des causes d’intérêt général, et fondatrice de la plateforme Stuck In Here, dédiée aux témoignages photographiques de jeunes vivant dans des contextes de guerre.
# When the water clouded over
Cinq ans après sa première publication, Michaël Dans présente When the water clouded over, un projet photographique qui réunit plus de deux années de création et d’expérimentation autour d’installations florales. Cette série, prolongée jusqu’au 31 janvier 2021, prend pour point de départ une photographie de nature morte réalisée chez sa grand-mère. À partir de vases, de tissus et de papiers peints récupérés ou empruntés, l’artiste a composé avec une méthodologie méticuleuse, rappelant celle des peintres de natures mortes, pour immortaliser des scènes où la nature semble reprendre ses droits.
Les photographies de Michaël Dans mêlent délicatement le naturel et l’artificiel, les fleurs apparaissant tantôt à peine écloses, en pleine floraison ou déjà flétries. C’est dans le secret de son laboratoire photo que ces compositions prennent vie, sublimant la fragilité des éléments éphémères qu’elles capturent. Ce sont ainsi 45 compositions qui ornent les murs du musée.
Diplômé en peinture à l’École Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège, Michaël Dans est un artiste prolifique, ayant multiplié les expositions individuelles et collectives à travers l’Europe et au-delà. Son œuvre, marquée par une grande diversité de médiums et de thématiques, échappe à toute catégorisation rigide, oscillant entre installation, sculpture, photographie et performance. Cet éclectisme se reflète dans ses compositions florales, à la croisée de la nature morte classique et de l’art contemporain.
Le style photographique de Michaël Dans, comme en témoignent ces images, joue sur des contrastes subtils. Une simplicité apparente se dégage de ses compositions, avec des éléments soigneusement placés dans des cadres épurés. Par exemple, une fleur blanche légèrement fanée dans un vase cylindrique est mise en valeur par un fond pastel vert tendre, où la lumière douce accentue les textures de la tige et des pétales. Cette sobriété dialogue avec d’autres clichés plus exubérants, comme un bouquet vibrant de fleurs artificielles placé devant un tissu africain éclatant de couleurs et de motifs circulaires. Enfin, certaines compositions, comme ces roses teintées de rose sur un fond uni, flirtent avec un esthétisme publicitaire tout en dissimulant une poésie plus mélancolique.
L’artiste transforme des éléments quotidiens en véritables objets de contemplation, où la frontière entre la beauté et le kitsch s’efface pour inviter à une réflexion sur le passage du temps. Derrière ces couleurs vives et ces arrangements minutieux, une tension s’installe : celle de l’éphémère, inévitablement voué à disparaître.
# Notice Journal
NOTICE Journal, Volume One est le premier volume d'une série de livres photo centrée sur l'idée de "noticing", c'est-à-dire remarquer les petites choses souvent négligées de la vie qui, lorsqu'on y prête attention, prennent une signification particulière. Ce projet s'inscrit dans la continuité de son précédent livre, Notice, dont j'avais parlé sur ma chaîne et mon blog. Je mettrai d'ailleurs un lien dans la description pour ceux qui souhaitent en savoir plus.
Dans ce nouveau livre, Wesley Verhoeve utilise le printemps comme métaphore du renouveau. Capturées sur trois saisons printanières à Amsterdam, ses photos, réalisées en noir et blanc avec un appareil Olympus Pen-F de 1964, jouent sur le format demi-cadre. Ce choix technique permet de créer des diptyques où chaque page devient une conversation visuelle entre deux moments. C'est une manière de représenter le lien entre passé et présent, le mouvement entre introspection et progression. Ce style, très introspectif, reflète l'état d'esprit de Wesley, pour qui la photographie est devenue une forme de méditation et un outil pour traverser les transitions majeures de la vie.
Les images du livre révèlent un langage visuel simple mais évocateur, où chaque composition tire parti des contrastes, des ombres et des textures. Par exemple, dans certaines pages que vous pouvez voir ici, la juxtaposition de scènes urbaines et d'éléments naturels crée un dialogue subtil mais puissant. Les ombres projetées, les reflets et les lignes architecturales des bâtiments historiques d'Amsterdam renvoient à une esthétique très géométrique, presque graphique, propre à la photographie argentique. L'intention est clairement d'inviter le spectateur à ralentir et à observer la beauté dans les détails du quotidien.
Un autre élément marquant est l'apport de contributions extérieures, comme des essais de Caroline Cala Donofrio et Hetty Lui McKinnon. Ces textes enrichissent le livre en y ajoutant des couches narratives complémentaires, et même une recette qui illustre le lien entre la photographie, le soin et la mémoire.
En conclusion, NOTICE Journal, Volume One est bien plus qu'un simple livre photo. C'est une expérience sensorielle et introspective qui nous rappelle de ralentir pour mieux remarquer et apprécier les moments qui façonnent nos vies.
Merci à tous, 10 outils, abo, like.
# Mise en ligne IA
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# Retranscription

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