Je partage ici mes impressions après trois semaines passées avec le moyen-format compact Fujifilm GFX 100R. Au menu : pourquoi j’ai voulu le tester, une série d’images JPEG directement issues du boîtier, mon analyse du rendu (peau, couleurs, micro-contraste, dynamique), une réflexion sur la pertinence de la fiche technique face au résultat concret, puis un débat franc sur le rapport qualité/prix et l’intérêt d’investir… ou pas. Comme toujours, j’essaie de réduire la distance entre les images que je veux faire et celles que je produis réellement, et je vous livre sans filtre mes conclusions – avec quelques surprises en chemin.
Chapitres
00:00 Introduction & contexte
00:47 Pourquoi le GFX 100R m’intrigue
01:43 Méthode : priorité à la qualité d’image
02:00 Séquence d’exemples (slideshow)
03:11 Analyse des premières photos
05:44 Rendu couleur et dynamique
07:57 Synthèse provisoire
08:36 Le prix : discussion ouverte
10:36 L’évolution du matériel en question
13:02 Résolution, tirages et usages réels
16:33 Capteurs, profils et rendu des couleurs
18:48 Conclusion & conseils pratiques
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Bonjour à tous, ici Thomas Hammoudi et je viens vous parler de photographie. Évidemment, vous avez lu le titre : aujourd’hui ça va être une vidéo un peu orientée matos. J’ai eu la chance de pouvoir tester le Fujifilm GFX 100R ; donc on est d’accord que plus le temps passe, moins les dyslexiques peuvent acheter des appareils photo et en parler, ça devient de plus en plus compliqué. J’ai donc pu tester – on va le dire autrement – le Fuji moyen format compact dont tout le monde parle, celui qui ressemble à un Leica Q survitaminé. Vous êtes photographes, vous êtes aussi de fins observateurs, et vous avez pu voir qu’évidemment je ne l’ai pas dans les mains, ni dans la vidéo, là tout de suite : je ne suis pas en train de tourner avec. C’est juste pour la simple et bonne raison qu’on me l’a prêté ; c’est un ami à moi qui a un studio, qui fait du mariage, qui fait plein de trucs. Il l’a acheté pour ça et me l’a prêté pendant trois semaines, donc j’ai pu bien shooter avec, mais la saison des prestations redémarre au moment où je tourne cette vidéo. Du coup, comme un con, j’ai dû lui rendre et tourner maintenant parce que je me suis mis à tourner un petit peu tard – je suis un peu en retard, désolé. Bref. Par contre si vous voulez le voir, Julia va vous mettre une belle image ici, attends… Moi, c’est un appareil que j’ai évidemment beaucoup aimé, sinon je ne ferais pas une vidéo dessus ; quoique… j’en ai peut-être fait une sur le Leica où j’ai râlé dessus, j’ai un vague souvenir d’avoir fait ça, peut-être. Enfin bref. Vidéo sur le GFX 100R : on va se concentrer ici sur la qualité d’image, parce que c’est le plus important pour moi en tant qu’utilisateur ; ce qui compte, c’est vraiment le résultat, les images qu’on va pouvoir sortir du boîtier, la qualité que ça va rendre – attention, les couleurs et tout, tout le tintouin. Je ne vais pas vous faire une vidéo sur l’ergonomie point par point, de pourquoi chaque bouton est là et chaque fonction, etc. Tout ça pour deux raisons : la première, je m’en bats la race ; la deuxième, c’est qu’il y a plein de vidéos de gens qui font ça vachement mieux que moi, et comme ça a déjà été fait un million de fois, je ne vois pas trop l’intérêt de vous répéter une fiche technique en juste plus lent, moins précis et fastidieux pour vous et pour moi. Du coup, comme n’importe quel morceau de bon hardcore two-step, on va faire ça en deux étapes : je vais juste vous montrer une petite séquence d’images pendant une minute, ensuite je vais vous les commenter, et après je vous fais mes retours sur tout ça et on en discute ensemble. Mais comme je vous le disais, l’important d’un appareil – vraiment, ça sert à ça, ça sert à faire des images – c’est quelles images en sortent, et je vous les envoie tout de suite. [Musique] Eh. [Musique] Donc ça, c’est la première image de la petite série ; c’est surtout celle qui m’a convaincu de l’intérêt de ce boîtier. L’homme charmant et pimpant que vous voyez à l’écran, c’est mon papa – coucou Papa – qui a gentiment accepté que son image soit diffusée sur ces réseaux très publics, mais ce n’est pas très grave. Pourquoi j’aime cette image ? Tout d’abord, ce que vous voyez là, c’est un JPEG boîtier – ça je vous le promets, je vous le jure, peu importe, je pourrais vous envoyer l’image si jamais vous voulez vérifier, j’en sais rien – mais ça, c’est l’image qui sort directement du boîtier. Ce boîtier-là était en profil Standard ; j’avais juste augmenté un peu le contraste et baissé la saturation, mais de façon assez subtile. Vous voyez l’image, et ça, c’est un JPEG produit par le boîtier ; je n’ai rien touché dessus. Pourquoi je l’aime bien ? Déjà, vous voyez que les tons de peau sont très beaux, j’aime bien comment ça rend la texture de la peau – et mon papa est comme ça dans la vraie vie. Surtout, il y a plein de micro-contrastes, etc. Le capteur a vraiment bien bossé : il y a plein de petits détails dans les cheveux, tout ça. On ne va pas zoomer en x100 parce que je ne suis pas là pour faire du pixel peeping – je crois que ça s’appelle comme ça. Pour la simple et bonne raison que la taille que vous voyez là, c’est déjà la taille de mon écran ; c’est la taille max où j’en ferais un tirage pour la maison. Le fait de pouvoir zoomer en très très grand et de l’imprimer en très très grand, ça n’a pas vraiment de sens ici, parce que je ne vais pas faire une photo des crottes de nez de mon père pour l’accrocher chez moi. Donc comme ça, ça suffit. Retenez juste qu’il n’y a aucun travail : j’ai pris la photo, j’ai fait « Oh m**** ! » et je l’ai gardée. Je me suis dit : tiens, il y a vraiment un truc sur ce boîtier, il faut qu’on creuse un peu plus, et c’est là que j’ai tâté ça, mon pote, tout ça. On continue sur la série : là, pareil, toujours profil Standard, toujours du JPEG qui sort du boîtier, je n’ai rien changé si ce n’est le ratio ; là vous avez du 6 × 7. Pourquoi ? Parce que juste, ça fait moyen format, et j’avais envie de faire ça. Évidemment, avec un gros capteur, c’est facile de cropper un peu et, sur la qualité d’image, ça ne se voit pas du tout, donc pourquoi se priver en fait, tout simplement. Ça permet d’avoir un peu cette ambiance moyen format, de rappeler ces ratios de l’argentique. Et là, toujours pareil : c’était des journées très ensoleillées et j’aime beaucoup le rendu des couleurs. Alors, ça se voit plus sur celle d’après : j’adore les couleurs de la pierre dessus, c’est très naturel, il y a un côté très minéral dans les images ; même sur celle de gauche, en fait, c’est un pont près de chez moi. On retrouve un peu ça, on voit un petit peu du bokeh en arrière-plan. Je ne vais pas vous faire un comparatif bokeh – je sais que vous en rêvez, mais c’est non. Mais ouais, globalement, encore une fois, très satisfait du rendu. Dans la séquence que vous venez de voir, ça, c’étaient les deux images que je préfère ; je préfère les mettre côte à côte, et en fait, même si on les colle vraiment, on a l’impression que c’est qu’une seule image qui se suit, je trouve ça assez rigolo. Pourquoi je les aime bien, surtout celle du haut ? C’est parce que le soleil tapait très très fort, et là, on peut apprécier quand même la dynamique du capteur, parce que le mur blanc était vraiment éclatant. On retrouve des petites nuances, tout ça ; on voit la petite tombe et compagnie – la lumière qui se reflète sur une fenêtre et revient dans l’autre sens – et on garde quand même des détails dans les feuilles, tout ça. Globalement, les couleurs sont très douces, très argentiques presque, j’ai envie de dire, mais ça, c’est un peu, j’ai envie de dire, la signature de la marque, donc ce n’est pas très étonnant. Autre image que j’ai beaucoup aimée : là, on voit un joli arrière-plan bien flou ; ça, c’est évidemment l’avantage du moyen format, c’est que ça y va tout seul et franco, peu importe les ouvertures. Donc c’est plutôt une belle chose, et j’ai envie de vous dire : vu le prix – 5 500 € mon pote, c’est 2, 5 et deux zéros, carrément – et donc, vu le prix, évidemment qu’on a envie que la qualité d’image soit là, qu’il y ait le bokeh et tout, etc. Et là aussi, un JPEG qui sort du boîtier : un peu plus de contraste, un peu moins de saturation, et c’est ce rendu-là que j’aime beaucoup. Encore une fois, je ne sais pas pourquoi, c’est peut-être pendant la période où je m’en suis servi, j’ai fait des images très minérales, entre guillemets ; j’aimais bien comment ces teintes rendaient avec l’appareil, rendues avec le profil Standard, et du coup je me suis un peu concentré sur ce genre de sujet que vous voyez à l’écran. Bon, sur ça, je n’ai rien de particulier à dire. Sur celle-là, pareil, ce qui m’avait plu, c’est que j’aimais vraiment le niveau de détail dans les briques, tous ces petits micro-contrastes, tout ce petit rendu dont on bénéficie avec un capteur de qualité comme ça ; ça, c’est vraiment chouette à utiliser. Je précise que Fuji ne m’a pas payé pour faire cette vidéo, ne sait pas que je fais cette vidéo, n’a aucune idée de mon existence, très probablement. Là, pareil, on retrouve ce que j’aime bien : des couleurs très saturées sans pour autant faire des aplats JPEG dégueulasses – vous savez, quand c’est crénelé ou un truc comme ça, je ne sais pas comment on dit, quand la transition des couleurs se fait mal. Là, les transitions sont très douces ; j’aime beaucoup ce rouge de robe très claquant, c’est intéressant. Je crois que sur celle-là, j’avais un petit peu poussé la saturation en post-prod – je crois que c’est une des rares qui est passée en post-prod – mais encore une fois, ouais, charmé par le rendu du capteur et des couleurs. Là, pareil : bord d’incendie à la tombée de la nuit – on pourrait se croire, je ne sais pas pourquoi, cette image m’évoque le Canada, j’en sais rien – mais on pourrait se croire à la tombée de la nuit, loin aux États-Unis. C’est un petit peu mon kiff ; pareil, lumière très douce qui rend très très bien, petit bokeh assez fin, et compagnie, parce qu’encore une fois on a un grand capteur, on peut profiter de ce genre de trucs, donc vraiment intéressant. Là, je n’ai rien à dire, j’aime juste les feuilles et l’ombre, je trouve que ça fait des motifs assez jolis. Pareil, je vous la montre pour les mêmes raisons que celle de tout à l’heure : les briques, le rendu des couleurs, le fait de savoir gérer les ombres et les très hautes lumières de façon intéressante. Je suis désolé, ça va faire répétitif, mais je n’ai rien de spécial à dire sur celle-là non plus ; je ne sais pas pourquoi, j’aimais bien cette espèce de buisson un peu sauvage – qui n’a sans doute rien à foutre là – et qui se retrouve face à ce béton. Pareil, j’aime bien le rendu du vert, en fait, qui est un peu punchy sans être criard, et c’est souvent compliqué de rendre les verts en photo. Je trouve que c’est ce qui m’avait beaucoup déçu sur le M11 où j’avais fini par shooter en noir et blanc parce que ça m’avait saoulé. Là, je trouve qu’il rend très très bien, sans être éclatant, mais sans non plus être terne ; il y a cette espèce d’équilibre qui n’est pas facile à avoir et qui est chouette. Et voilà, on va terminer par une petite image de merde : j’ai fait de la pose longue la nuit et je voulais voir si je pouvais faire le fantôme – c’est-à-dire me mettre sur l’image la moitié de la pose et partir – et vous l’avez à l’écran : ce sera mon image la plus pétée de l’année, je vous l’annonce tout de suite. Donc vous l’avez compris, moi ce qui m’intéresse dans la photographie, dans les outils que j’utilise, c’est toujours de réduire le plus possible la distance entre les images que je veux faire et les images que je fais. Réduire la distance, c’est enlever de la friction ; c’est un appareil qui fait ce qu’on veut, quand on veut qu’il le fasse. C’est un peu ce que disait Vilém Flusser dans un livre que j’ai lu – je vous mets le lien dans la description parce que c’est vraiment très hors sujet – mais il y a ce côté où le photographe doit vouloir ce que l’appareil peut, et l’appareil doit pouvoir ce que le photographe veut. Je regarderai au ralenti si vous ne l’avez pas eu. Donc pour moi – vous l’avez vu – cet appareil correspond totalement à ça, parce que, bah voilà, je l’ai eu trois semaines, j’ai fait plein d’images que j’aime bien avec, je ne me suis pas foulé beaucoup pour les faire, tout est venu assez naturellement. Et donc arrive la question : est-ce que ce que je vous ai montré, ce que j’ai fait avec, ça vaut 5 500 €, ou 5 499 sur les sites, si vous voulez gagner 1 € ? Ben je pense que la réponse, elle est complètement non. Complètement non, tu mens, tu mens, tu mens – il manque, ça vaut très exactement 480 €. Et pourquoi je vous dis ça ? Pourquoi 480 € ? Parce que, mes petits potes, les images que vous venez de voir, elles n’ont pas été faites avec un Fuji GFX 100R machin ; je n’en ai jamais touché un de ma vie, on ne m’en a jamais prêté un. Je les ai faites avec, attention, un appareil qui est là, qui coûte 400 balles, et un objectif qui coûte 80 €. Ah attends, je ne comprends plus, là ; ça devient flou… Cet appareil, c’est un Nikon D750, et je l’ai trouvé d’occasion quasiment neuf – je dois dire, j’ai fait une bonne affaire, mais vraiment une bonne affaire. Je l’ai payé 400 balles, il sortait de révision Nikon, il a à peine 10 000 déclenchements, il est flambo-neuf. Ah ben là, oui, d’accord, on commence à causer. Donc merci Le Bon Coin pour celui-là, ça a été assez chouette. Et l’optique, c’est une vieille optique Nikon, un 50 mm f/1,8 G que j’ai depuis 100 000 ans, que j’ai réutilisée pour ça, et je n’ai rien à dire dessus, ça marche très bien. Comme quoi on peut faire de très bonnes images avec un appareil d’il y a dix ans. Je suis sûr que j’en ai berné la plupart d’entre vous, même si vous ne l’avouerez pas dans les commentaires ; ça je m’en fiche, ce n’est pas le sujet : au fond de vous-même, vous savez si je vous ai eus ou pas. Et si je vous ai eus, ça montre qu’il y a encore du très bon matos à pas cher, qu’on n’a pas besoin de dépenser 5 500 € pour faire de bonnes photographies. Un appareil qui a dix ans tient encore complètement la route, et ça, ça fait déjà très longtemps que je vous le répète, que ce soit sur le blog ou ici, qu’il y a une espèce de plafond sur le matos il y a dix piges, et qu’on n’en bouge plus, et que depuis il n’y a pas énormément d’évolution pure en termes d’utilité, de justement faire ces images qu’on veut faire. Alors j’en vois certains hausser les sourcils, remonter leurs manches et taper sur leur clavier… faites pause deux minutes, mes petits bonhommes, on va parler de ce que vous êtes en train d’écrire. Vous allez me dire : « Oui mais Thomas, en même temps tu nous prends un appareil photo d’il y a dix ans, certes, mais c’est un appareil photo pro plutôt haut de gamme de chez Nikon, et c’est un plein format avec un très bon capteur, donc évidemment que ça fait encore de bonnes images », et vous avez totalement raison, vraiment, vous avez raison, je n’ai rien à dire par rapport à ça. Peut-être un truc, vous le voyez venir… non ? Peut-être ceux qui me suivent depuis longtemps ont déjà compris, et chez les autres, je suis sûr que ça arrive petit à petit, là, vous commencez à capter ou pas ? Vous le savez, je n’ai pas utilisé le D750 non plus. Pas du tout. Ce n’est pas un appareil plein format. Ah… aïe… deux fois dans la même vidéo… Non, moi c’est bon, là, je me tire. Voilà, donc ce que j’ai utilisé – et là, vraiment, on arrête de mentir à partir de maintenant dans cette vidéo, je vous le jure – si vous ne me croyez pas, je serais prêt à vous envoyer les fichiers JPEG directement avec les métadonnées, tout ça, ce n’est pas le sujet. Ce que j’ai vraiment utilisé pour faire ces images, c’est ça : ça, c’est un Nikon D200 qui a 20 ans – c’est un appareil qui a 20 ans. Je l’ai utilisé pour faire ces images : pas un appareil qui a dix piges, pas un appareil à 5 500 € ; c’est un appareil qui a 20 ans. Cet appareil-là, il m’a coûté 65 € sur Le Bon Coin. 65 €. Je l’ai payé 100 balles avec deux optiques à la con, j’ai remis les optiques à la con sur Le Bon Coin, je l’ai payé 65 € de ma poche, avec le grip de batterie, enfin de quoi m’amuser très très longtemps. Donc oui, il y a le grip, c’est très lourd, je le laisse parce que je m’en sers beaucoup à la maison pour aller chercher ma fille ou pour faire des petites balades, donc ça ne me dérange pas, au moins il a toujours de la batterie. Et je ne sais pas, je trouve ça marrant d’en avoir un, je n’en ai jamais eu, donc je laisse le grip, mais c’est un détail. Donc je vous le disais il y a deux secondes, ça fait très longtemps que je vous répète que du matériel, il n’y en a pas besoin d’énormément pour faire de très bonnes images, et que dix piges, c’est encore tout à fait potable. Celui-là, il a 20 ans. Ça, c’est une antiquité, et pourtant il marche encore très très bien, il fait encore de très très bonnes images, et ça coûte 65 balles, pas 5 500 €. Le seul truc que j’ai fait, c’est ce que je vous ai dit, c’est-à-dire baisser un petit peu la saturation, augmenter les contrastes pour avoir un rendu un peu plus filmique que j’aime bien, notamment qui se rapproche de la Portra 400, qui est ma pellicule préférée, comme beaucoup de monde, il n’y a vraiment rien d’original là-dessus ; cropper les images au format 5 × 7 parce que c’est le format de l’argentique, et quand on voit ça on pense à de l’argentique, notamment du moyen format argentique ; et enfin shooter beaucoup à pleine ouverture pour avoir cette profondeur de champ qui rappelle ça. Et tout ça, mis ensemble, bah quand je vous montre des images et que je vous dis : c’est du moyen format, vous hochez tous de la tête, mon pote ! Alors je vous ai dit que je ne mentais plus, et tout ce que je vous ai dit sur le D200 est vrai. La plupart des images ont été faites avec ça – vous avez capté le mot important : la plupart. J’ai dit que je ne mentais plus, je n’ai pas dit que j’avais dit toute la vérité. Il y a une image parmi celles que vous venez de voir qui a été faite avec ça : ça, c’est un Nikon D40 de 2006, 2005–2006, un truc comme ça ; ça, ça vaut 40 € d’occasion, 40 € avec son optique d’origine. Si vous mettez l’optique dont je vous ai parlé, vous avez un set à 120 €. Il y a une image parmi celles que je vous ai montrées qui a été faite avec ce setup-là, et vous serez tous incapables de trouver laquelle, si ce n’est par hasard. Si vous me répondez tous dans les commentaires laquelle c’est, la proportion de gens qui auront bon sera la même que si j’avais demandé à ChatGPT de le faire, ou au hasard, ou à Excel de tirer une liste au hasard, peu importe ; vous serez incapables de me dire avec certitude, avec argument, laquelle c’est, et pourquoi. Ça, c’est un appareil photo qui fait 6 millions de pixels. Et quand je partage des images faites avec en 2025, c’est un peu compliqué de savoir lesquelles c’est. Ce qui veut dire – si on résume – que les images que vous avez vues n’ont pas été faites avec un appareil à 5 500 €, elles n’ont pas été faites avec un appareil qui coûtait 2 000 balles neuf (environ 1 000 € aujourd’hui avec l’inflation) et qui, aujourd’hui, m’a coûté 400, elles n’ont pas toutes été faites avec un appareil qui coûte 65 € en écrasante majorité ; il y en a une qui n’a pas été faite avec, et dedans il y a une image faite avec un appareil à 40 €. Quand vous les avez vues défiler, vous ne vous êtes pas dit : tout a été fait avec un moyen format récent et haut de gamme, sauf celle-là, je suis sûr qu’elle est différente, c’est bizarre. Ça passe. Et ça, c’est un débat à avoir avec vous-même, évidemment. Le but, ce n’est pas d’essayer de me convaincre individuellement que vous, vous aviez bien vu la différence pour X ou Y raison, après avoir vu la vidéo, parce que j’aurais forcément toujours des doutes sur ce que vous allez me dire, et que ce n’est pas le sujet. C’est vraiment un débat à avoir avec vous-même sur votre rapport au matos, à la qualité d’image, etc., sur ce qui est vraiment utile pour vous ou pas. Et donc, qu’est-ce que je fous avec ce boîtier, ce D40, qui a déclenché toute cette histoire et cette vidéo ? C’est un boîtier que mon père m’a donné. C’est marrant parce que c’est la deuxième fois que ça me pousse à faire de la photo ; la première fois, je me suis mis à la photo à la fac comme ça, et là, pour la deuxième fois, ça enclenche la vidéo, les tests, etc. Ça, c’est assez marrant. Il me l’a donné comme étant un vieux boîtier qui traînait chez lui, donc il ne savait plus quoi faire, il fait toutes ses photos au smartphone comme la plupart des gens maintenant, et c’est tout à fait normal. Je l’ai testé, et en fait, j’ai été vraiment surpris de la qualité d’image d’un appareil qui avait 20 ans. J’ai shooté avec pour déconner, j’ai vu les photos, je me suis dit : euh, c’est quoi ça ? Ce n’est pas ce qui était prévu du tout, en fait. Et donc j’ai apprécié cet appareil pour deux raisons. La première, c’est qu’en fait il a un capteur CCD ; j’avais jamais testé de capteur CCD. Alors, petit briefing rapidement sur la techno : quand on s’est mis à faire des appareils numériques grand public, les premiers capteurs étaient des capteurs CCD – je crois que c’est pour « Charge-Coupled Device », un truc comme ça, ce n’est pas hyper important de le savoir. En gros, les capteurs CCD, c’était les premiers ; on venait de passer de l’argentique au numérique, et donc ils avaient un rendu très proche de l’argentique. Ça, c’est la première chose à savoir dessus. L’autre chose à savoir, c’est que ce sont des capteurs qui sont mauvais pour certaines choses qu’on fait beaucoup aujourd’hui : typiquement, ils sont mauvais pour monter très haut dans les ISO, ils chauffent beaucoup à cause de leur construction – on passe les détails. Ce n’est pas possible de faire des grosses rafales dessus et c’est pas possible, ou très compliqué, de filmer avec. C’est pour ça qu’on les a remplacés par les CMOS qui font très bien tous ces trucs-là, et tous les capteurs que vous avez maintenant sont des CMOS, sauf, genre, Fuji qui fait des X-Trans, Sigma des Foveon, mais bref. Retenez juste que les CCD, plus personne ne les utilise. Donc j’ai récupéré ce Nikon, j’ai vu le rendu du capteur, j’ai dit : wouh, super cool ! Et ma conviction personnelle maintenant, c’est que si on faisait des appareils uniquement pour les photographes et pas des appareils génériques qui font photo, vidéo et qui ont besoin d’être multitâches – donc faire très bien de la vidéo, faire très bien des rafales en sport, etc. – si on avait des appareils vraiment centrés sur la pratique photographique généraliste, je pense qu’on pourrait faire encore d’excellents appareils avec un capteur CCD. Autre point très intéressant sur ce boîtier – encore une fois à 40 balles, je ne suis pas en train de vous ruiner – c’est que le moteur de conversion en JPEG de l’appareil, enfin le « moteur », ce n’est pas un moteur genre diesel tout ça, mais c’est le soft qui convertit les images : c’est l’époque où Nikon expérimentait encore beaucoup là-dessus. Encore une fois, on était au tout début de la transition de l’argentique vers le numérique, donc ils expérimentaient beaucoup, et c’est un moteur qu’ils n’ont pas réutilisé ailleurs. Donc en fait il a ce rendu un peu unique sur les images, et je pense que c’est ça qui m’a un peu séduit, en me disant : « Shit, c’est quoi ce truc ? Pourquoi ça rend comme ça ? » Et voilà. Donc c’est ce qui fait que cet appareil est charmant, c’est ce qui fait aussi que j’ai acheté le D200, parce que celui-là, le D40, même s’il est sympa, c’est un appareil d’entrée de gamme et qui a des fonctionnalités un peu limitées. Ça n’empêche que c’est vraiment cool de l’utiliser et je l’adore. Typiquement, c’est l’appareil que je prends au travail maintenant. Je sors tout le temps un appareil photo avec moi, évidemment, je vous l’ai dit 500 fois, mais quand je vais au travail j’évite de prendre un appareil trop cher parce que souvent je laisse mon sac au bureau, je vais voir les collègues, tout ça, ça traîne, bref, il tombe dans le métro, le train, peu importe, c’est pas grave. Donc je l’ai dans ce contexte-là, mais il y a quand même des fonctionnalités qui sont un peu limitées, notamment sur ce qui est réglages et compagnie. Voilà. J’ai l’habitude d’avoir des interfaces qui ont plus de boutons et qui ont plus de personnalisation, donc c’est pour ça que j’ai pris le D200, qui m’a coûté peanuts – 65 € pour la qualité d’image qui sort, c’est un sujet auquel on ne réfléchit pas. En plus, vous avez un parc optique Nikon où tout est compatible, donc là, c’est vraiment le rêve. Donc je ne me suis pas embêté, et le D200 reste en général dans mon salon et je le sors pour faire des photos de ma fille, de la famille, tout ça, quand je sors cinq minutes, et voilà. Et donc, les petits furieux du clavier qui commentent avant la fin de la vidéo, attendez encore deux secondes. Je sais que ce sont des appareils avec 6 et 10 millions de pixels. On s’en tamponne. 6 millions, c’est largement suffisant pour faire un tirage en A4 ; un tirage en A4, c’est suffisant pour un cadre chez vous, c’est suffisant pour un zine très largement, c’est parfois suffisant pour des livres photo. Si vous faites un livre photo, il ne sera pas forcément en 20 × 30, il y a des chances qu’il soit en A5, donc 21… je ne sais plus combien, bref, désolé. Donc votre livre photo, il sera en A5, voire A4, mais vous ne ferez jamais un livre photo en A3. Donc la qualité d’image, encore une fois, suffit très largement ; et le D200, lui, permet de faire du A3 sans trop de problème. Donc en fait, pour la plupart des usages, à moins de vraiment vouloir cropper dans vos images et compagnie, bah c’est large pour un usage réel, concret et pratique, et pas juste pour se branler sur des pixels derrière votre ordi : c’est large, d’ailleurs. Et pour le fun, je vais vous lire des critiques de l’époque de quand le D200 est sorti – donc c’est des critiques qui ont 20 ans maintenant – et vous allez rigoler. Sur le D200, on dit chez abc.net : « Ici, pas de mode scène préréglé ; l’appareil s’adresse à des photographes avertis, mais une floppée de contrôles manuels pointus. » C’est ce que moi, j’ai adoré dessus. « Ainsi, le système autofocus 11 collimateurs des D2, ici commutable en 7 collimateurs à zone large, et ça marche très bien. En pratique, cette configuration permet d’accrocher efficacement le sujet, même dans des conditions lumineuses justes. » Ça a 20 ans, le monde qu’on photographie, il n’a pas changé ; les appareils s’améliorent, vont plus vite, tout ça, mais le monde, la vie, c’est la même photographie. Petite remarque de Bernard David Corois sur le mode vidéo : « Lorsque l’on étudie attentivement le système reflex, on peut observer qu’il serait difficile de proposer un mode vidéo sur ce type d’appareil, le miroir masquant le capteur pendant la visée. De plus, la vidéo reste, pour des amateurs experts et professionnels, un gadget pas vraiment indispensable : le Nikon D200 ne propose donc pas de mode vidéo. » On retombe sur ce que je vous disais : si on faisait des appareils aujourd’hui entièrement destinés aux photographes, il n’y aurait pas forcément de vidéo, et surtout on pourrait faire du CCD comme on en parlait. Mon petit plaisir. Ça, c’est passé sur DPReview : en anglais, je vous le traduis. Ensuite, on va parler des mégapixels, ou plutôt de ce que les marketeurs aimeraient qu’on fasse ; mais pour être franc, il y a vraiment peu à gagner ou à perdre avec 2 mégapixels de plus ou de moins dans une comparaison neutre comme celle qu’on a faite ici, en shootant en RAW et en utilisant le même convertisseur. Il est pratiquement impossible de voir un avantage ou un inconvénient d’un côté ou de l’autre, de 6 à 10 mégapixels, ou même de 10 à 12 mégapixels ; même en tirage grand format, tu ne verras vraiment pas la différence. Ça, c’est des critiques qui ont 20 ans. Il y a 20 ans, on disait déjà « 6 millions de pixels, ça suffit ». Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ? Je sais qu’en regardant cette vidéo, certains d’entre vous auront peut-être été surpris par le plot twist, mais n’auront pas été surpris par cette conclusion. Tant mieux pour vous. Pour tous les autres, vous avez sûrement quelque chose à retenir pour votre pratique photo, votre rapport au matos, la façon dont vous investissez dans votre pratique, parce que je viens de vous le montrer : dépenser plus pour un appareil photo, ça ne va pas forcément vous aider beaucoup. Par contre, dépenser plus pour, peut-être, des livres, pour voyager, pour de nouvelles expériences, pour un mentorat, un stage, une formation, peu importe, pour investir sur vous, ça pourra faire la différence sur moi. Avant de vous laisser, dernière petite précision : faites-vous plaisir dans les commentaires, racontez votre vie, mais surtout ne parlez pas des appareils dont je viens de parler, pour la simple et bonne raison que je veux préserver la surprise pour toutes les personnes qui passeront après vous la verront. Donc pas de spoiler. Par contre, vous avez le droit de commenter ; je vous propose, au lieu de parler de ces appareils photo, de parler uniquement de tarte au concombre. Vous vous démerdez : la grosse tarte au concombre, la petite, la moyenne, la récente, la vieille… Vous ne parlez que de tarte au concombre. Alors de mon côté, je suis désolé, mais je vais devoir supprimer les commentaires qui ne respecteront pas ça, parce que je trouve ça dommage de spoiler la vidéo pour les gens qui la verront après vous. Par contre, en faisant ça, ça me fait déjà rire, moi, beaucoup, et surtout, imaginez la tête des gens qui vont passer après vous sur cette vidéo : ils vont voir « On teste le GFX machin Fuji » et tout ça, et vont voir plein de commentaires qui disent « Ah super la tarte au concombre, moi très bonne recette », qui vont rien capter à ce que vous foutez dans les commentaires et être complètement perplexes, et ça, je ne vous cache pas que ça me fait trop rire. Voilà, merci à tous d’avoir regardé cette vidéo jusqu’au bout ; j’espère qu’elle vous a plu, que vous ne m’en voulez pas trop de vous avoir dupés à de nombreuses reprises dedans. Je vous rappelle que j’avais déjà fait une vidéo qui s’appelle « Pourquoi votre appareil photo est toujours en retard ? » et un peu dans le thème de celle-ci ; je vous invite à la regarder si vous voulez continuer à creuser ce sujet. Je vous mets aussi un lien vers mon livre qui s’appelle « Hop ! 10 outils indispensables pour votre projet photo » ; là, pour le coup, c’est pour investir sur vous, sur des choses concrètes et pratiques, et il est gratuit. Si vous avez aimé cette vidéo, n’hésitez pas à laisser un petit pouce bleu, à liker, la partager, tout ça ; surtout que vous pouvez vous amuser à piéger vos potes avec, et ça, c’est assez drôle. Donc on y va : moi, je vous dis à dans 15 jours pour la prochaine vidéo ; prenez soin de vous, prenez plein de photos, achetez plein de livres, investissez sur vous, réfléchissez, rêvez, et à la prochaine. Salut ! [Musique]
# Script
Bonjour à tous, ici Thomas Hammoudi et je viens vous parler de photographie.
– Je teste le Fuji GFX100RF (METTRE IMAGE à l’écran).
– Précision : Bon, là je ne l’ai pas quand je tourne, j’ai dû le rendre.
# Annonce :
– Je ne vais pas vous faire une vidéo sur l’ergonomie, les specs et les boutons parce qu’il y en a eu plein, vous trouverez ça ailleurs.
# Proposition :
– Je propose qu’on regarde les images (on passe derrière l’ordi).
– Passer les images une fois avec une bande son — berceuse.
– Puis, je commente tranquillement.
– (Section où je commente la sélection, je me débrouille).
# Conclusion :
– Whoah, je ne m’attendais pas à ce rendu, ces couleurs, cet aspect assez filmique.
# Annonce du twist :
– Est-ce que vous le voyez venir ? Je vous ai menti.
# Révélation 1 :
– J’ai fait ces images avec un boîtier d’il y a 10 piges et qui coûte 400 balles en occasion (je l’ai payé ce prix, je peux sortir la facture pour les dubitatifs). Un Nikon D750.
– Les optiques c’est majoritairement un 35mm et un 50mm entrée de gamme Nikon. 100 € chacun environ.
– Comme quoi, le vieux matos, c’est encore bien. Merci Le Bon Coin.
# Anticipation des réactions :
– Certains vont me dire : « Nan mais oui, c’est normal, c’est un boîtier pro full frame, 10 ans, c’est pas vieux, c’est normal que ça fasse ça. »
# Annonce du second twist :
– Vous me voyez venir ? Allez, derrière votre écran, vous savez, non ? Vous avez compris ?
# Révélation 2 :
– J’ai ENCORE MENTI (désolé, promis, maintenant j’arrête).
– J’ai fait ça avec ça : un Nikon D200 d’il y a 20 ans.
– Voilà. Ça m’a coûté 65 € l’appareil.
– Ça fait 10 ans que je répète que le matos, c’est surfait, que ça ne sert à rien et que si vous savez faire des photos, vous savez faire des photos. VINGT ANS, C’EST UNE ANTIQUITÉ.
– J’ai juste croppé certaines images au ratio 6×7 que ça rappelle un peu le moyen format qui utilisait ce ratio. Une faible PDC et c’est torché.
# Précision :
– HA ET PETITE PRÉCISION.
– Non, je n’ai pas menti, l’essentiel de ces images a été fait avec un Nikon D200.
– La question, c’est : pourquoi j’en ai acheté un ?
– Parce que mon père m’a filé son Nikon D40 et que j’ai ADORÉ le rendu.
– J’ai rigolé quand il me l’a filé, mais il a un rendu trop bien pour deux raisons :
* Capteur CCD : Je n’avais jamais essayé. Bref, petit speech sur la techno : premiers capteurs numériques avant les CMOS, rendu très organique, proche du film dans le goût de l’époque (je n’ai rien touché, juste augmenté les contrastes). Compliqué à produire et pas bon pour la rafale, la montée en ISO et la vidéo, donc on est passé au CMOS.
* Conversion JPEG : Sur le D40, il y a un module de conversion en JPEG assez unique (c’étaient les débuts et Nikon balbutiait un peu), d’où ce rendu très bon qu’on ne retrouve pas trop ailleurs.
– Du coup, il y a UNE PHOTO dans celles qui viennent de passer qui a été prise avec un Nikon D40. Bon courage pour trouver laquelle.
# Réponse aux objections :
– Oui, je sais, ce sont des capteurs 6 MP et 10 MP.
– Mais c’est largement suffisant pour faire des A4 (voire A3 pour le D200).
– Donc, pour un livre, un cadre chez vous ou une petite expo, c’est large.
– Surtout qu’on peut extrapoler en plus. D’ailleurs Lecture des critiques de l’époque et mise en perspective
– https://www.01net.com/tests/test-d200-de-nikon-le-reflex-pro-abordable-8.html
> Ici, pas de modes scènes préréglés – l’appareil s’adresse à des photographes avertis – mais une flopée de contrôles manuels pointus. Ainsi, le D200 hérite du système autofocus à 11 collimateurs des D2, ici commutable en 7 collimateurs à zone large. En pratique, cette configuration permet « d’accrocher » efficacement le sujet, même en conditions lumineuses justes”
– https://www.tomshardware.fr/reflex-nikon-d200-lamateur-professionnel/
> "Mode vidéo
Lorsqu'on étudie attentivement le système reflex, on peut observer qu'il serait difficile de proposer un mode vidéo sur ce type d'appareil, le miroir masquant le capteur pendant la visée.
De plus, la vidéo reste, pour des amateurs experts et professionnels, un gadget pas vraiment indispensable. Le Nikon D200 ne propose donc pas de mode vidéo.
– https://www.dpreview.com/reviews/nikond200
> "Next we'll talk megapixels, or I guess the marketeers would like that, but to be frank there's really little to gain or lose in two megapixels either way, hence in a neutral comparison (as we did here, shooting RAW and using the same converter) you really can't see any significant advantage or disadvantage going either way (8 to 10 or 10 to 12). You really wouldn't be able to see a difference in print even at very large sizes.”
> Ensuite, on va parler des mégapixels, ou plutôt ce que les marketeurs aimeraient qu'on fasse. Mais pour être franc, il y a vraiment peu à gagner ou à perdre avec deux mégapixels de plus ou de moins. Dans une comparaison neutre (comme celle qu'on a faite ici, en shootant en RAW et en utilisant le même convertisseur), il est pratiquement impossible de voir un avantage ou un inconvénient d'un côté ou de l'autre (8 à 10 ou 10 à 12). Même en tirage grand format, tu ne verrais vraiment pas la différence.
– Et surtout, c’était suffisant pour vous duper et vous faire croire que c’était du moyen format. Get over it.
# Conclusion pédagogique :
– Je sais que certains d’entre vous ne seront pas surpris.
– Ceux qui se sont fait avoir (en étant honnête avec vous-mêmes), vous avez sans doute une leçon à retenir.
# Message aux spectateurs :
– Pour ne pas spoiler les gens, ne parlez pas de cet appareil dans les commentaires (je supprimerai tout).
– Parlez uniquement de tarte au concombre.
– Racontez n’importe quoi, mais parlez de tarte au concombre pour rendre les spectateurs perplexes, je trouve ça trop drôle.
# Outro :
[ ] Rappel de la vidéo Votre appareil est toujours en retard
[ ] Like, 10 outils conclu, abo.
[ ] Penser à shooter des brolls des boîtiers à insérer.
# Mise en ligne IA
> Voir Mes prompts pour les copier
# Retranscription

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