▶️ Ma recette de poulet au maroilles 🐔🧀 :
https://vu.fr/KeNB
bonjour à tous ici Thomas moudi et je vais vous parler de photographie aujourd'hui je vais vous parler d'une histoire incroyable que j'ai découvertes pas très longtemps via des chemins un peu obscurs si vous avez aimé l'histoire de Viviane Mayer j'ai d'ailleurs fait une vidéo dessus séparée ici et de l'acteur de l'ombre de la photographie donc je vous avais déjà parlé c'est par ici aussi je pense que cette histoire qui mêle du prix monte de l'art et de la photographie devrait vous plaire on démarre l'histoire est celle d'Aymeric Deniaud un assistant de conservation assistante conservation c'est un métier qui consiste à travailler sous la responsabilité d'un conservateur du patrimoine pour assurer l'entretien des fonds c'est un métier assez cool on les retrouve un peu partout dans les archives départementales assurer la pérennité des fonds d'archives aux Beaux-Arts dans les musées bref un peu partout ce ne sont pas forcément des techniciens qui vont restaurer des oeuvres mais ils inventorient s'occupent des prêts et tout plein de trucs Aymeric de New genoux de New de New c'est le métier qu'il a choisi vous le voyez d'ailleurs c'est la seule photographie publique que j'ai trouvé de lui sur un compte copain avant qui semble être le sien lui ce qu'il aime c'est la photographie et vous allez voir qu'il aime beaucoup ça il a travaillé dans divers institutions parisiennes à la conservation de la photographie tout au long de sa carrière elle débute au début des années 80 au Centre Pompidou pour une quinzaine d'années il a ensuite passé à la Maison européenne de la photographie au Jeu de Paume et à terminer sa carrière à la Bibliothèque nationale de France il y a quelques mois toujours au département photographie c'est d'ailleurs comme ça que j'en ai entendu parler je vous l'avais dit j'ai travaillé à la bénef il y a quelques années comme prestataire et j'ai gardé quelques contacts là-bas c'est dans un contexte qui n'a rien à voir avec la photo qu'on m'a parlé de cette histoire qui n'est pas encore sorti dans la presse mais vu l'ampleur du sujet ça devrait pas trop tarder alors vous vous demandez donc qu'est-ce que Aymeric de New a fait 6 spécial pour que je lui consacre une vidéo et bien il a été exposé partout dans le monde pendant près 40 ans sans personne ne le sache et vous allez voir c'est assez fou comme je vous le disais il était à ma méthode photographie c'est pour ça qu'il lui a consacré sa carrière jusqu'au jour où il a eu une idée son idée est très simple il va introduire certaines de ses photographies dans les fonds dont il a la gestion en les faisant passer pour celles d'autres photographes célèbres par exemple ces images que vous voyez à l'écran sont parmi les premières ayant aidé à découvrir la supercherie elle se trouvait parmi les tirages des quartiers Bresson à la BNF sauf que Cartier-Bresson ne les a jamais prises elles sont d'Aymeric de Niort vous vous demandez sans doute comment est-ce qu'il a fait pour faire ça pendant environ 40 ans son personne ne capte jamais rien et bien c'est très simple tellement simple que ça que personne n'y est pensé avant en tant qu'assistante conservation de New gérer les oeuvres au quotidien il s'est servi de son poste pour pouvoir introduire des images de plusieurs façons dans les fonds et on va voir ça ensemble la plus simple c'est que c'est lui qui gérait l'inventaire des fonds le travail de conservation ça se découpe globalement en quatre étapes c'est les fameux 4C du monde des archives il y a collecté rassembler les archives auprès des créateurs d'archives des services administratifs d'organismes etc ou des personnes privées qu'on récolte la deuxième c'est de classer on organise les documents d'archives pour faciliter la recherche des informations par les utilisateurs la troisième c'est de conserver d'assurer une présentation optimale des archives pour garantir leur transmission à l'avenir et le dernier point le quatrième c'est de communiquer rendre les archives accessibles au public y compris au lecteurs services administratifs et groupes scolaire de New il s'occupait surtout des trois premiers de là il lui était très facile de modifier des documents pour ajouter des images dans l'inventaire une image qui était de lui c'est d'autant plus simple que certains font incomplets on dispose par exemple de peu de séries complètes des années d'avant-guerre de quartier-russon car beaucoup ont été détruites pendant la guerre une image de plus apparaît et personne ne voit rien autre méthode les tirages pour les expositions de photographie souvent des retirages sont faits parce que les origines sont trop précieux ou abîmés ou tout simplement pas à la bonne dimension pour coller à la scénographie de l'exposition quand les institutions disposent des négatifs comme c'est souvent le cas elles font appel à un prestataire pour effectuer de nouveaux tirages et là au moment de la commande de New fait sa magie il rajoute un négatif à lui modifie le bordereau de commande et quand ses collègues récupèrent la commande personne ne voit rien c'est comme ça que ces photographies de denio alias Raymond de pardon sont arrivés à la MEP on reconnaît bien le style des images de sa série prises à Glasgow de New raconte dans son journal si être rendu quelques années après deux pardons pour créer des copies parfaites enfin dernière étape les mettre directement dans les expositions là encore rien de plus simple il attendait que l'exposition soit ouverte depuis quelques jours puis prétexté qu'une image devait repartir en restauration il en mettait une autre à la place parce que vous voyez on va pas laisser une place vide sauf que l'image de remplacement était une des siennes c'est lui par exemple qui a fait cette image de Willy Ronis exposé au Jeu de Paume il y a quelques années et encore une fois il compte sur ses collègues au moment du démontage les images sont ramenées dans les réserves avec les autres images de l'artiste sont que personne ne se pose la question à mon avis il y a deux facteurs qui ont fait Kendrick denyo ne sait jamais fait griller enfin jusqu'à maintenant le premier c'est qu'il était malin il était très malin par exemple il ne mettait jamais ses images dans des expositions où l'artiste était présent évidemment il attendait souvent plusieurs jours alors ça se voit pas trop dans les exemples auxquels j'ai eu accès et que j'ai pu vous montrer mais généralement ils privilégie les artistes méconnus ou de second rang si faire de faux quartiers pression était vraiment osé copier des photographes plus locaux ou plus confidentielles étaient moins il n'y avait que peu d'experts de leur travail pour voir la différence et aussi deuxième point il comptait sur le temps parce qu'après lui d'autres ont repris la gestion de ses fonds il est parti dans d'autres institutions ainsi qu'en 15 ans après avoir mis des faux dans un des fondservateur décide de lancer une nouvelle exposition il utilise sans le savoir des photographies de New et c'est comme ça que ces œuvres se sont retrouvées exposées partout dans le monde dans des livres que vous avez peut-être chez vous parce qu'aucun conservateur n'aurait remis en doute la légitimité d'une image présente dans des fonds depuis 20 ou 30 ans et on arrive à la question que vous devez vous poser comment est-ce qu'on a finalement découvert le poteau rose là aussi c'est tellement simple que c'en est presque drôle c'est à cause de son départ à la retraite il y a quelques mois toujours discret toujours humble il n'a rien dit à personne mais évidemment pour reprendre son poste il a fallu recruter quelqu'un cette personne que l'on va appeler Bill pour garder son anonymat coucou Bill si tu regardes la vidéo c'est plonger dans les fichiers de données pas pour enquêter mais juste pour faire son travail voir quelle œuvre était prêtée ou ce qui devait revenir de restauration et ainsi de suite mais au bout d'un moment elle a commencé à marquer des incohérences à trouver des oeuvres pour lesquelles il n'y avait pas de bordereau de collecte comme si elle était apparue par magie dans les collections et étonnamment à chaque fois que ça arrivait l'image n'était jamais présente dans une autre collection on peut faire jusqu'à 30 copies d'une photographie pour qu'elle soit considérée comme une oeuvre d'art donc souvent il y a des images d'artistes qui sont dans plusieurs musées et ça n'arrivait jamais avec ces images là c'était toujours des tirages uniques et à chaque fois elle avait été gérée par de New c'est en fouillant dans son ordinateur que Bill a découvert son journal il est listé ses manipulations ces projets ces motivations bref c'était un peu son carnet de bord est-ce qu'il l'a laissé là en espérant que quelqu'un le trouve un jour et ainsi pouvoir se retrouver sur le devant de la scène personne ne le sait mais il explique pourquoi il a fait tout ça j'ai pu y avoir accès et voici un petit extrait je vous les lis avec mon téléphone tout simplement parce qu'ils sont dans ma boîte mail alors 30 août 1989 j'ai réussi à insérer une de mes photos gratuits dans une des expositions au Centre Pompidou c'est un moment incroyable de voir mon travail exposé aux côtés de ces grands noms j'espère qu'un jour je pourrais partager mon talent avec le monde 12 octobre 2005 aujourd'hui j'ai échangé une de mes photographies avec une oeuvre de Robert Doisneau j'étais anxieux mais personne n'a rien marqué je me demande combien de temps je pourrais continuer à jouer à ce jeu et un autre passage qui est d'ailleurs assez drôle que j'aime bien quand j'ai pas tous vous les lire mais celui-là je l'aimais bien 8 juin 2016 j'ai été très proche d'être découvert un collègue a posé des questions sur une photographie que j'avais remplacée il y a quelques années heureusement j'ai pu détourner la conversation je sais que je devrais m'arrêter mais je ne peux pas m'empêcher de vouloir qu'on travaille soit un petit peu lui aussi reconnu pas mal de mystères planent encore sur ce sujet alors actuel personne ne saurait dire combien de tirage de deux niveaux se baladent dans le monde et surtout il reste une question en suspens est-il un criminel là aussi pour le moment personne n'est capable de répondre à cette question tout d'abord il n'a jamais gagné 1 euro pour ses vrais faux de New pour la simple et bonne raison que les collections publiques françaises dans les musées et compagnie sont inaliénables elle ne peuvent pas être vendues deuxième point il n'a jamais fait de faux il a toujours fait passer ses propres images pour celles de quelqu'un d'autre il n'y a pas de contrefaçon d'autre part la propriété a toujours fait partie de l'histoire de là notamment en photographie par exemple Richard qui est un artiste américain s'est fait connaître pour ses réappropriations de photographie de Marlboro vous connaissez sans doute celle là et plus largement depuis les années 70 l'art contemporain émergé notamment avec l'art conceptuel ou le concept est presque plus important que l'oeuvre elle-même et le concept dans son travail il est assez fort il questionne les canaux de représentation les stabilishment la pseudo expertise des gens en ayant jamais rien vu la place des photographies amateurs dans les musées et ainsi de suite c'est assez difficile de trancher et donc je vous pose la question vous vous en pensez quoi de nous est-il un artiste de génie ou bien un criminel et un faussaire et bien ça ne sert à rien de répondre à cette question tout ce que je viens de vous dire il faut absolument tout les images l'histoire les citations tout rien n'était vrai vous pensiez vous amuser en écoutant l'histoire de quelqu'un qui a berné le monde de l'art si vous qui avez été berné bienvenue dans l'air de la pause vérité vous venez de faire l'expérience de ce que peut faire l'IA en photographie dans la création de contenu et dans la vulgarisation alors oui je pouvais déjà vous mentir avant je pouvais vous raconter n'importe quoi mais avouez que d'illustrer ces mensonges d'image rend tout ça beaucoup plus crédible et surtout vous avez sans doute été beaucoup à m'écouter d'une oreille distraite en regardant les casquettes il y a un arrive dans la photographie et ça va changer beaucoup de choses le but de cette vidéo c'était d'y plonger les deux pieds joints avec vous de mettre les pieds dans le plat si vous voulez en apprendre plus j'ai créé un article complet sur le sujet je vous demande en description mais je trouvais ça plus sympa de monter cette histoire de toutes pièces à l'aide de l'IA donc les citations étaient faites par chat GPT et le les images parmi de journée que de faire une version allégée de l'article ici ce qu'il faut surtout retenir c'est que désormais vous ne pouvez plus tellement croire les images ce n’est pas parce qu'une image aura l'air photoréaliste qu'elle représente la réalité dans mon article je montre pas mal d'exemples issus de la presse comme cette fausse photographie de Macron alors oui avant on pouvait détourner la réalité avec Photoshop mais là on parle de quelque chose dans tout autre niveau de création pure ex nihilo quasi automatisé et de plus en plus parfaite les enjeux n'auront plus rien à voir ah et surtout jouer le jeu ne dites rien dans les commentaires ne dites pas que l'histoire est fausse il ne faudrait pas gâcher la surprise au prochain qui reviendront la vidéo je serai d'ailleurs assez vigilant je supprimerai les commentaires avec des spoilers désolé par contre il reste deux possibilités pour continuer l'aventure la première c'est qu'on peut s'amuser ensemble et rendre les autres spectateurs un peu perplexe si vous voulez parler de la vidéo utilisez le nom de code poulet au maroilles au lieu de dire la vidéo était super dite ta recette de poulet au maroilles elle est vraiment top ce sera plus amusant et ça va rajouter une petite couche de fun à tout ça parce que je j'imagine les nouveaux spectateurs arrivés regardez les commentaires voir que tout le monde parle de poulet au maroilles mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ça me fait beaucoup rire donc n'hésitez pas à y aller comme je vous l'ai dit il y arrive et va profondément changer notre rapport à l'information et aux images pour diffuser un peu le message n'hésitez pas non plus vous aussi à vous amuser à berner les autres en diffusant cette vidéo et en rajoutant un petit commentaire comme quoi vous avez découvert une super histoire que sais-je pour inciter les gens à regarder la vidéo et un peu passer le truc au suivant quoi qu'il en soit je vous remercie tous d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout j'espère que vous vous êtes bien amusé que vous avez été content de découvrir ce que vous pouvez faire leur intelligence artificielle et je vous invite à poursuivre cette découverte avec la lecture de l'article pour le coup c'est pas lia qui l'a fait mais moi avec mes petites mains et plein d'amour je vous mets 10 outils indispensables pour votre projet photo si vous voulez vous lancer dans la création photographique il est gratuit il existe pour de vrai et moi je vous dis à la prochaine fois pour une vraie vidéo je raconterai pas de bêtises ni de mensonges promis salut salut [Musique]
# Script
Bonjour à tous, ici Thomas Hammoudi et je viens vous parler de photographie.
> Penser à changer de casquettes régulièrement.
Bonjour à tous, ici Thomas Hammoudi et je viens vous parler de photographie.
Aujourd'hui je viens vous parler d'une histoire incroyable, que j'ai découverte il n'y a pas très longtemps via des chemins un peu obscurs. Si vous avez aimé l'histoire de Vivian Maier (j'ai d'ailleurs fait une vidéo dessus, cliquez ici) et de l'acteur de l'ombre de la photographie dont je vous avez parlé (vidéo ici), je pense que cette histoire qui mêle duperie, monde de l'art et photographie devrez vous plaire. On démarre !
L'histoire est celle d’Aymeric Deniaud, un assistant de conservation. Assistant de conservation, c'est un métier qui consiste à travailler sous la responsabilité d'un conservateur du patrimoine, pour assurer l'entretien des fonds. C'est un métier assez cool, on les retrouve partout. Dans les archives départementales à s'assurer de la pérennité des fonds d'archives, aux Beaux-arts, dans les musées, bref un peu partout. Ce ne sont pas forcément des techniciens qui vont restaurer les œuvres, mais ils inventorient, s'occupent des prêts, et tout plein de trucs.
Aymeric Deniaud, c'est le métier qu'il a choisit. Vous le voyez d'ailleurs à l'écran, c'est la seule photographie publique que j'ai trouvée de lui sur un compte copain d'avant qui semble être le sien.
Lui, ce qu'il aime c'est la photographie et vous allez voir qu'il aime BEAUCOUP ça. Il a travaillé dans diverses institutions parisiennes à la conservation de la photographie tout au long de sa carrière. Elle débute au début des années 80 au Centre Pompidou, pour une quinzaine d'années. Il est ensuite passé à la Maison Européenne de la photographie, au Jeu de Paume et a terminé sa carrière à la Bibliothèque nationale de France il y a quelques mois, toujours au rayon photographie.
C'est d'ailleurs comme ça que j'en ai entendu parler. J'ai travaillé à la BnF il y a quelques années comme prestataire et j'ai gardé quelques relations là-bas. C'est dans un contexte qui n'a rien à voir avec la photo qu'on m'a parlé de cette histoire, qui n'est pas encore sortie dans la presse, mais vu l'ampleur du sujet, ça ne devrait pas trop tarder !
Alors vous vous demandez-donc : Qu'est-ce que Aymeric Deniaud a de si spécial pour lui consacrer une vidéo ?
Eh bien, il a été exposé partout dans le monde, pendant près de 40 ans, sans que personne ne le sache. Vous allez voir, c'est assez fou.
Comme je vous le disais, il était amateur de photographie, c'est pour ça qu'il lui a consacré sa carrière. Il pratique aussi beaucoup et regrettait un peu de ne pas pouvoir montrer son travail dans toutes ces institutions. Jusqu'au jour où il a eu une idée.
Son idée est très simple : il va introduire certains de ses photographies dans les fonds dont il a la gestion, en les faisant passer pour celles d'autres photographes célèbres. Par exemple, ces images sont parmi les premières ayant aidé à découvrir la supercherie :
Elle se trouvait parmi les tirages de Cartier-Bresson à la BnF. Sauf que Cartier- Bresson ne l'a jamais prise. Elle est d’Aymeric Deniaud.
Vous vous demandez sans doute : Comment est-ce qu'il a fait pour faire ça pendant environ 40 ans, sans que personne ne capte jamais rien ? Eh bien c'est simple. Tellement simple que ça semble dingue que personne n'y ai pensé avant.
En tant qu'assistant de conservation, Jean-François gérait les œuvres au quotidien. Il s'est servi de son poste pour pouvoir introduire des images de plusieurs façons dans les fonds.
– La plus simple, c'est que c'est lui qui gérait l'inventaire des fonds. Le travail de conservation se découpe globalement en 4 étapes (les fameux 4C) :
– Collecter : Rassembler les archives auprès de leurs créateurs, de services administratifs, d'organismes ou de personnes privées.
– Classer : Organiser les documents d'archives pour faciliter la recherche des informations par les utilisateurs.
– Conserver : Assurer une conservation optimale des archives pour garantir leur transmission à l'avenir.
– Communiquer : Rendre les archives accessibles au public, y compris aux lecteurs, services administratifs et groupes scolaires.
Deniaud s'occupait surtout des 3 premiers. De là, il lui était facile de modifier les documents pour rajouter une image dans l'inventaire. Une image qui était de lui. C'est d'autant plus simple que certains fonds sont incomplets. On dispose par exemple de peu de séries complètes des années d'avant-guerre de Cartier-Bresson. Car beaucoup ont été détruites. Une image de plus apparaît et … personne ne voit rien.
– Autre méthode… les tirages. Pour les expositions de photographie souvent des re-tirages sont faits. Parce que les originaux sont trop précieux ou abimés, ou tout simplement pas à la bonne dimension pour coller à la scénographie de l'exposition. Quand les institutions disposent des négatifs (comme c'est souvent le cas), elles font appel à un prestataire pour effectuer de nouveaux tirages. Et là, au moment de la commande Deniaud fait sa magie. Il rajoute un négatif à lui, modifie le bordereau de commande et quand ses collègues récupèrent la commande, personne ne voient rien. C'est comme ça que cette photographie de Deniaud alias Raymond Depardon est arrivée à la MEP :
On reconnait bien le style des images de sa série prise à Glasgow. Deniaus raconte dans son journal s’y être rendu quelques années après Depardon, pour créer des copies parfaites.
– Enfin dernière étape : les mettre directement dans les expositions. Là encore, rien de plus simple. Il attendait que l'exposition soit ouverte depuis quelque jour, puis prétextait qu'une image devait repartir en restauration. Il en mettait une autre à la place "parce que vous voyez on ne va pas laisser une place vide" sauf que l'image de remplacement était… une des siennes. C'est lui qui a fait cette image "de Willy Ronis" exposée au Jeu de Paume il y a quelques années. Et encore une fois, il compte sur ses collègues : au moment du démontage, les images sont rangées dans les réserves avec les autres de l'artiste, sans que personne ne se pose de question.
Il y a, à mon avis, 2 facteurs qui ont fait qu’Aymeric Deniaud ne s'est jamais fait griller (enfin jusqu'à maintenant) :
– Il était malin, très malin. Par exemple, il ne mettait jamais ses images dans des expositions où l'artiste était présent. Il attendait souvent plusieurs jours. Il privilégiait les artistes méconnus ou de second rang. Si faire des faux Cartier-Bresson était osé, copier des photographes locaux ou plus confidentiels était moins risqué. Il n'y a que peu d'experts de leur travail pour voir la différence.
– Aussi, il comptait sur le temps. Parce qu'après lui, d'autres ont repris la gestion de ces fonds. Il est parti dans d'autres institutions. Ainsi, quand 15 ans après avoir mis des faux dans un des fonds d'archives, un conservateur décide de lancer une exposition, il utilise sans le savoir des photographies de Deniaud. C'est comma ça que ses oeuvres se sont retrouvés exposées partout dans le monde, dans des livres (que vous avez peut-être chez vous). Parce qu'aucun conservateur n'aurait remis en doute la légitimité d'une image présente dans ses fonds depuis 20 ou 30 ans.
On arrive à la question que vous devez vous poser : Comment est-ce qu'on a finalement découvert le pot aux roses ?
Là aussi, c'est tellement simple que s'en est presque drôle : c'est à cause de son départ en retraite il y a quelques mois. Toujours discret, toujours humble, il n'a rien dit à personne. Mais évidemment, pour reprendre son poste il a fallut recruter quelqu'un. Cette personne (que l'on va appeler Bill pour garder son anonymat) s'est plongée dans les fichiers de Deniaud, pas pour enquêter, mais juste pour faire son travail. Voir quelle œuvre était prêtée où, ce qui devait revenir de restauration et ainsi de suite. Mais au bout d'un moment, elle a commencée à remarquer des incohérences. A trouver des œuvres pour lesquelles il n'y avait pas de bordereau de collecte, comme si elle était apparue par magie dans les collections. Et étonnement, à chaque fois que ça arrivait, l'image n'était jamais présente dans une autre collection (on peut faire jusqu'à 30 copies d'une photographie pour qu'elle soit considérée comme une œuvre d'art). Et à chaque fois, elle avait été gérée par Deniaud.
C'est en fouillant dans son ordinateur que Bill a découvert son journal. Il y listait ses manipulations, ses projets, ses motivations. Bref, c'était un peu son carnet de bord. Est-ce qu'il l'a laissé là en espérant que quelqu'un le trouve un jour et pouvoir se retrouver sur le devant de la scène ? Personne ne sait. Mais il y explique pourquoi il a fait tout ça. J'ai pu y avoir accès, voici un petit extrait :
> "30 Août 1989 – J'ai réussi à insérer l'une de mes photographies dans une exposition au Centre Pompidou. C'était un moment incroyable de voir mon travail exposé aux côtés de ces grands noms. J'espère qu'un jour, je pourrai partager mon talent avec le monde.”
> "12 Octobre 2005 – Aujourd'hui, j'ai échangé une de mes photographies avec une œuvre de Robert Doisneau. J'étais anxieux, mais personne n'a rien remarqué. Je me demande combien de temps je pourrai continuer à jouer ce jeu.”
Ce passage d'ailleurs est assez drôle
> "8 Juin 2016 – J'ai été très proche d'être découvert aujourd'hui. Un collègue a posé des questions sur une photographie que j'avais remplacée il y a quelques années. Heureusement, j'ai pu détourner la conversation. Je sais que je devrais arrêter, mais je ne peux pas m'empêcher de vouloir que mon travail soit reconnu.”
Pas mal de mystère plane encore sur ce sujet. A l'heure actuelle, personne ne saurait dire combien de tirages de Deniaud se balladent dans le monde. Et surtout, il reste une question en suspend :
Est-il un criminel ?
Pour le moment, personne n'est capable de répondre à cette question. Tout d'abord, il n'a jamais gagné 1€ de ses "vrai faux Deniaud". Pour la simple et bonne raison que les collections publiques françaises (dans les musées et cie) sont inaliénables, elles ne peuvent pas être vendues. Il n'a aussi jamais fait de "faux". Il a toujours fait passer ses propres images pour celles de quelqu'un d'autre. Il n'y a pas de contrefaçons. D'autre part, l'appropriation a toujours fait partie de l'histoire de l'art, notamment en photographie. Richard Prince par exemple, s'est fait connaître pour ses réappropriations de photographies de Marlboro.
Et plus largement, depuis les années 70 l'art contemporain a émergé notamment avec l'art conceptuel, ou le concept est presque plus important que œuvre elle-même. Et le concept dans son travail est très fort : il questionne les canaux de représentation, l'establishment, la pseudo expertises de gens n'ayant jamais rien vu, la place des photographes amateurs dans les musées… et ainsi de suite. Difficile de trancher.
Et vous, vous en pensez quoi ? Deniaud est-il un artiste de génie ou bien un criminel et un faussaire ?
Eh bien… ça ne sert à rien de répondre à cette question.
Tout ce que je viens de vous dire est faux. Absolument tout. Les images, l'histoire, les citations. Tout. Rien n'était vrai.
Vous pensiez-vous amuser en écoutant l'histoire de quelqu'un qui a berné le monde de l'art ?
C'est vous qui avez été bernés.
Bienvenus dans l'ère de la post-vérité. Vous venez de faire l'expérience de ce que peut faire l'IA en photographie, dans la création de contenus, dans la vulgarisation.
Alors oui, je pouvais déjà vous mentir avant. Je pouvais déjà raconter n'importe quoi. Mais avouez que de l'illustrer d'images rend tout ça beaucoup plus crédibles. Et surtout, vous avez sans doute été beaucoup à m'écouter d'une oreille distraite en regardant les casquettes.
L'IA arrive dans la photographie, et ça va changer beaucoup de choses. Le but de cette vidéo, c'était d'y plonger avec vous les 2 pieds joints. De mettre les pieds dans le plat. Si vous voulez en apprendre plus, j'ai écrit un article complet sur le sujet, je vous le mets en description. Mais je trouvais plus sympa de monter cette histoire que d'en faire une version allégée ici.
Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que désormais, vous ne pouvez plus tellement croire des images. Ce n’est pas parce qu’une image aura l’air photo-réaliste qu’elle représente la réalité. Dans mon article je montre pas mal d’exemple issus de la presse, comme cette fausse photographie de Macron. Avant on pouvait détourner la réalité avec Photoshop, mais là on parle de quelque chose d’un tout autre niveau. De création pure, ex-nihilo, quasi automatisé et de plus en plus parfaite. Les enjeux n’auront plus rien à voir.
Ha et surtout : jouez le jeu. Ne dites RIEN dans les commentaires. Ne dites pas que l'histoire est fausse. Il ne faudrait pas gâcher la surprise aux prochains qui regarderont la vidéo. Je serai d'ailleurs vigilant : je supprimerai les commentaires avec des spoilers, désolé. Par contre, il y a deux possibilités :
– On peut s'amuser ensemble et rendre les gens perplexe. Si vous voulez parler de la vidéo, utilisez le nom de code “poulet au maroilles”. AU lieu de dire “la vidéo était super” dites “ta recette de poulet au maroilles est vraiment top”. Ce sera plus amusant et rajoutera une petite couche de fun à tout ça.
– N’hésitez pas non plus à vous amuser à berner les autres. En diffusant cette vidéo et en rajoutant un petit commentaire comme quoi vous avez découvert un super photographe ou que-sais-je pour inciter à regarder la vidéo.
10 outils outro bisous.
# Mise en ligne IA
## Mots clés
## Description YT
## Mail d’annonce
> Variantes
Prompt 1 (Laurent)
Guide stylistique pour les emails d'annonce de vidéos YouTube sur la photographie :
Salutation personnelle : Utilisez "Bonjour %FIRSTNAME|TITLECASE%," pour commencer l'email.
Ton : Adoptez un ton amical, conversationnel et légèrement informel pour s'adresser au lecteur.
Anecdotes et humour : Intégrez des anecdotes personnelles, des références culturelles et de l'humour pour rendre le texte plus engageant et divertissant.
Mise en avant du sujet : Présentez clairement le sujet de la vidéo en utilisant des mots-clés en gras et des phrases accrocheuses pour attirer l'attention du lecteur.
Explication du contenu : Fournissez un bref aperçu du contenu de la vidéo, en expliquant les aspects clés et les éléments intéressants pour le lecteur.
Annonce de la vidéo suivante : Mentionnez brièvement le sujet de la vidéo de la semaine suivante pour inciter le lecteur à rester à l'écoute.
Sign-off : Terminez l'email avec une formule de politesse telle que "D'ici là à bientôt, et bonnes photos !" pour souhaiter au lecteur une bonne continuation dans sa pratique de la photographie.
Lien vers la vidéo : Utilisez un titre en gras et des caractères plus grands pour mettre en évidence le lien vers la vidéo. Utilisez le format "## Titre de la vidéo" pour le lien.
Mise en forme : Utilisez des astérisques (*) pour les notes de bas de page, des guillemets (" ") pour les citations, et des caractères gras (**) pour mettre en valeur des mots importants.
Prompt 2 (Laurent)
Contexte : je fais des vidéos YouTube sur la photographie, et au moment de leur publication, j'envoie aux abonnés de ma newsletter un email pour leur annoncer la publication de la vidéo.
Format de l'email :
* Ecris à la première personne
* Commence par "Bonjour %FIRSTNAME|TITLECASE%,"
* Continue par "Aujourd'hui, on va parler de" et écris deux ou trois paragraphes qui décrivent le sujet de la vidéo du jour en donnant envie de la voir.
* Fais un appel à l'action suivi d'un lien en ##H2 qui reprend le titre de la vidéo
* Ecris un paragraphe qui annonce le sujet de la vidéo de la semaine suivante.
* Termine par "D’ici là à bientôt, et bonnes photos !"
Le script de la vidéo est le contenu de cette page.
Prompt 3 (Thomas)
Cette page contient la retranscription d’une vidéo Youtube. Je vais envoyer un mail à mon audience pour annoncer la sortie de cette vidéo. En te basant des éléments sur cette page, rédige ce mail. Il doit donner envie de voir la vidéo.
Ton : Adoptez un ton amical, conversationnel et légèrement informel pour s'adresser au lecteur. Ne pas être trop enjoué.
Anecdotes et humour : Intégrez des anecdotes personnelles, des références culturelles et de l'humour pour rendre le texte plus engageant et divertissant.
Mise en avant du sujet : Présentez clairement le sujet de la vidéo en utilisant des mots-clés en gras et des phrases accrocheuses pour attirer l'attention du lecteur.
Explication du contenu : Fournissez un bref aperçu du contenu de la vidéo, en expliquant les aspects clés et les éléments intéressants pour le lecteur.
Sign-off : Terminez l'email avec une formule de politesse telle que "A la prochaine ✌🏻" pour souhaiter au lecteur une bonne continuation dans sa pratique de la photographie.
https://youtu.be/bQIL_kxPSmU

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