🔵 Le site de Louise :
http://louisebrunnodottir.com
🔵 Son insta :
https://www.instagram.com/brunnodottir/?hl=fr
Sommaire :
00:00 Introduction
00:29 Définir un sujet
03:43 Entamer une recherche
07:29 Combien de temps dure une recherche ?
07:53 Que faire de cette recherche ?
08:26 Conclusion
08:54 BĂŞtisier
09:10 Outro
Dans cette vidéo, et dans toutes les autres, je m'adresse aux photographes qui ont des envies artistiques. Si ça n'est pas votre cas, si vous pratiquez la photographie comme un loisir (ce qui est ni mieux ni moins bien) vous n'êtes probablement pas concerné par ce que je raconte.
🔵 Son insta :
https://www.instagram.com/brunnodottir/?hl=fr
Sommaire :
00:00 Introduction
00:29 Définir un sujet
03:43 Entamer une recherche
07:29 Combien de temps dure une recherche ?
07:53 Que faire de cette recherche ?
08:26 Conclusion
08:54 BĂŞtisier
09:10 Outro
Dans cette vidĂ©o, et dans toutes les autres, je m’adresse aux photographes qui ont des envies artistiques. Si ça n’est pas votre cas, si vous pratiquez la photographie comme un loisir (ce qui est ni mieux ni moins bien) vous n’ĂŞtes probablement pas concernĂ© par ce que je raconte.
Bonjour Ă tous et Ă toutes, mon nom c’est Louise. Vous m’avez peut-ĂŞtre dĂ©jĂ vue dans la vidĂ©o que l’on avait fait avec Thomas et Laurent, d’ailleurs j’en profite pour vous remercier de vos super retours. Thomas m’a invitĂ© sur sa chaĂ®ne pour deux vidĂ©os sur un sujet qui a pas mal Ă©tĂ© rĂ©clamĂ© : la question de la recherche, comment dĂ©buter un projet photo. Comment entamer une recherche pour un projet personnel ? Comment dĂ©finir mon sujet ? Par oĂą commencer et comment s’organiser ? Je vais essayer de vous donner quelques pistes, c’est parti. Il y a plusieurs façons de dĂ©finir un SUJET : Je vais parler de deux cas de figure dans lesquels vous ĂŞtes le plus susceptibles de vous retrouver si vous dĂ©butez en photographie, ou si vous avez le dĂ©sir d’aller plus loin dans une dĂ©marche personnelle. Premier cas : cela peut ĂŞtre un sujet dĂ©jĂ clairement identifiĂ© : une enquĂŞte, une histoire, une piste Ă suivre. Qui vient de votre histoire personnelle, de votre environnement social ou gĂ©ographique. Par exemple, dans ma famille ou ma rĂ©gion ont vĂ©cu des terres-neuvas, des pĂŞcheurs d’Islande, bon et si je m’intĂ©ressais au sujet ? -> vous avez dĂ©jĂ un ou plusieurs points de dĂ©part, on les dĂ©plie et on les aborde, on les envisage comme une exploration. C’est comme une enquĂŞte vraiment, quels livres ou quels documents est-ce que je peux trouver, quels lieux je peux aller photographier, quelles personnes je peux interroger ou photographier, quels objets, documents ou paysages sont liĂ©s Ă cette histoire en particulier que je peux photographier ou mettre en scène ? Vous pourrez trouver des artistes qui ont des documents, parfois des vidĂ©os ou des blogs ou mĂŞme des newsletter retraçant ces recherches. Deuxième cas : vous n’avez pas de sujet : c’est quelque chose qu’on me dit souvent: je prends des photos, je veux aller plus loin mais je ne sais pas comment faire ni par quoi commencer. Vous pouvez suivre ces quelques idĂ©es pour vous trouver un point de dĂ©part, quitte Ă vraiment dĂ©finir votre sujet plus tard, mais juste pour vous lancer et commencer Ă travailler. IdĂ©e numĂ©ro 1 : une technique, un dispositif Ă explorer : est-ce que vous travaillez Ă l’argentique ? est-ce que vous Ă©ditez vos images ? est-ce que vous travaillez surtout en studio, dans la rue ? un artiste peut bien sur avoir plusieurs dispositifs, plusieurs façons de faire des images mais parfois on a envie d’en explorer un un peu plus profondĂ©ment, travailler avec un procĂ©dĂ© ancien par exemple c’est dĂ©jĂ un sujet, que vous fassiez des portraits ou des images plus abstraites. IdĂ©e numĂ©ro 2: un sujet Ă trouver dans votre identitĂ© photographique, mĂŞme si vous dĂ©butez vous en avez dĂ©jĂ forcĂ©ment une ! L’idĂ©e c’est de mettre Ă plat vos travaux dĂ©jĂ rĂ©alisĂ©s, que ce soient des sĂ©ries qu’on peut estimer « complètes » ou non et essayer de trouver une dynamique et des CORRESPONDANCES (je le crie parce que c’est important). Vos photographies ont un point commun, toutes, c’est que c’est vous qui les avez prises avec votre regard. Que vous aillez une sĂ©rie de photo sur les chiens de votre grand-mère et une autre sur les champs de betteraves du pays de Caux elles auront des correspondances : de cadrage et de lignes, de couleurs et de tons etc. Regardez des livres un peu hors sĂ©rie ou mĂ©langeant plusieurs annĂ©es/plusieurs sujets de photographes, et essayez de mettre le doigt sur ce que ces images peuvent avoir en commun. Il est possible de s’appuyer sur des exercices pratiques, si cela vous intĂ©resse n’hĂ©sitez pas Ă le dire dans les commentaires et on pourra faire un exemple du genre d’exercice que je propose pour lire vos photographies. Souvent, les premiers travaux sont ce que j’appelle l’alphabet, c’est le dĂ©but de ce qui va construire votre langage artistique. On retrouve parfois des annĂ©es plus tard des sujets ou idĂ©es qu’on avait balbutiĂ©es au dĂ©but. En regardant vos travaux dĂ©jĂ rĂ©alisĂ©s vous allez pouvoir mettre quelques mots sur votre travail, parfois un ou deux ça suffit ! ça suffit pour trouver des idĂ©es Ă explorer. ATTENTION/disclaimer : il ne s’agit pas de vous enfermer dans une pratique, vous mettre dans une boite en disant lui il fait de la photo de rue ou elle elle ne travaille que sur les interactions entre les hommes et les fruits (trouver un autre exemple) mais de vous apprendre Ă vous donner vous mĂŞme des CLES pour travailler. Car une fois qu’on a ces clĂ©s et ces termes, c’est parti pour entamer un travail DE RECHERCHE ! 1. RĂ©unir ses idĂ©es et inspirations (mĂŞme en dehors de la photo), des mots, des phrases, moi je le fait dans un carnet, vous pouvez le faire dans un dossier informatique, sur des feuilles volantes, dans votre agenda ou votre tĂ©lĂ©phone, sur un mur, chacun.e sa mĂ©thode. Vous y reviendrez toujours et vous garderez une trace de votre cheminement. 2. Lire ! lire vous permettra de vous familiariser avec des concepts et Ă les articuler avec votre pratique et votre travail. vous pourrez revenir sans cesse Ă ces rĂ©fĂ©rences. – attention, je ne vous demande pas de lire tout l’histoire de l’art ou toute la thĂ©orie esthĂ©tique, vous pouvez très bien acquĂ©rir des rĂ©fĂ©rences dans une BD dans laquelle une histoire, un sujet, une façon de traiter une histoire ou montrer un personnage ou un mouvement vous aura inspirĂ© – 3. Tisser des liens entre tous vos Ă©lĂ©ments de recherche Pourquoi ? Pour en apprendre vous mĂŞme sur ce sujet, savoir Ă©crire (un petit peu, encore une fois personne n’attend de vous que vous que vous Ă©criviez un roman) et savoir en parler. interruption de Jean-Michel artiste : « oui, blablabla, l’ART ça ne s’explique pas, arrĂŞtez de tout dĂ©cortiquer, l’art c’est subjectif vous le POLLUEZ » *criquets* Vous n’êtes pas obligĂ©s d’avoir une immense culture artistique et culturelle pour ĂŞtre sensible Ă un travail photographique. Ecrire et parler de son travail ce n’est pas le justifier, vous avez le droit de faire de la photographie et la culture appartient Ă tous ceux et celles qui s’y intĂ©ressent. Mais un public voudra surement en savoir un peu plus sur votre dĂ©marche et sur la profondeur de votre travail, c’est ce qui peut faire la diffĂ©rence entre un travail sensible et sympa et un travail plus approfondi. En comprenant la profondeur de votre travail, vous pourrez transmettre ces clĂ©s de lecture Ă votre public J’ai commencĂ© une sĂ©rie de photos prises la nuit. Soit c’est un sujet que j’ai choisi (la nuit), soit c’est une ou des photos que j’ai faites une nuit qui m’ont emmenĂ©e Ă considĂ©rer toute une sĂ©rie. Qu’est ce qui est important ? -L’endroit, c’est un paysage/un village identifiĂ© et important pour moi. -La nuit : c’est le moment que j’ai choisi et elle devient un matĂ©riau dans mon travail, ce n’est pas la mĂŞme lumière les mĂŞmes formes, ombres etc. A cet endroit (dans les Hautes-Alpes) le ciel nocturne est très prĂ©servĂ© de la pollution lumineuse, la nuit devient une ressource naturelle Ă protĂ©ger. Il y a des observatoires, et le parc National des Baronnies française s’est engagĂ© pour la protection et la valorisation de la qualitĂ© du ciel nocturne. Quand je pense au paysage que je photographie : c’est un paysage familial, le village de mes aĂŻeules. Il est donc empreint de mĂ©moire, de filiation et particulièrement de filiation fĂ©minine, je ne sais pas s’il ya un mot pour ça, ahah ! Quand je pense nuit : je pense au noir, Ă l’obscuritĂ©, la lune. C’est la lune qui donne une lumière nouvelle au paysage que je connais. Et si je pense Ă la lune, je pense Ă la mythologie et, tiens au rapport antique aux femmes. Et ce lieu, c’est celui oĂą ont vĂ©cu mon arrière grand-mère, ma grand-mère etc. J’ai un dĂ©but de sujet Ă exploiter et plein de pistes de recherche Ă dĂ©rouler. Les livres que j’ai lu : Des livres sur la nuit et le noir. (Pastoureau, mythologie grecque, Tanizaki, Catherine ClĂ©ment, Paulette ChonĂ©) Des livres sur les femmes, le rapport des femmes Ă la nature et l’éco fĂ©minisme, la transmission maternelle. Des livres sur la rĂ©gion (surtout Giono mais aussi Bonnefoy qu’un ami m’a conseillĂ© après avoir vu mes photos : les pistes peuvent venir aussi parfois d’autres personnes qui verront des liens que vous ne verrez pas) Combien de temps pour une recherche ? Ca dĂ©pend, ça peut ĂŞtre un sujet que l’on traite en trois mois pour une rĂ©sidence ou le sujet de toute une vie (wow, calmos Jean-Michel Artiste) J’essaie de ne pas ĂŞtre trop dramatique en disant ça, enfin votre sujet Ă©voluera bien sĂ»r mais ça peut ĂŞtre sur plusieurs annĂ©es surtout si votre sujet n’est pas ancrĂ© dans l’ephĂ©meritĂ© (un reportage/sĂ©rie sur un moment prĂ©cis). Et après ? On peut diffuser sa recherche : On peut en montrer des bouts, avec votre sĂ©rie, en publication dans un livre, lors d’une exposition. Vous n’êtes pas obligĂ©s de tout mettre Ă plat, vous n’êtes pas obligĂ© de tout montrer, mais cela peut vous permettre de mieux connaitre votre dĂ©marche d’auteur, de mieux transmettre aussi des outils pour lire et comprendre votre travail et permettre aux autres de se l’approprier et de mieux lire le monde. Votre chemin de recherche vous permettra aussi et surtout d’écrire et de parler de votre travail en gĂ©nĂ©ral. J’espère que cette vidĂ©o et que ce ce sujet vous aurons plu ! il se peut bien sĂ»r que ça ne parle pas Ă tout le monde ou que certaines personnes ne se sentent absolument pas concernĂ©es, vous n’êtes pas obligĂ©s de vous lancer dans une recherche compliquĂ©e pour avoir un travail de qualitĂ©, absolument pas, mais c’est une question qui nous a beaucoup Ă©tĂ© posĂ©e, d’oĂą cette petite vidĂ©o !

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