Dans cette vidéo, j'analyse quatre livres photographiques récents qui me semblent s'inscrire dans une même veine et représenter une tendance actuelle en photographie. Tout d'abord, j'explique ce qui fait selon moi la cohérence de ces quatre ouvrages malgré la diversité de leurs sujets et de leurs images. J'aborde ensuite chaque livre de manière détaillée en décrivant le travail de leur auteur, leurs caractéristiques esthétiques et les questionnements qu'ils soulèvent.
Le plan est le suivant :
– introduction sur les tendances difficiles à cerner et présentation du fil conducteur de ces quatre livres
– Présentation détaillée du premier ouvrage "Photographs" de Jack Davison :
https://amzn.to/48Uza3P
– Présentation du deuxième "Notice" de Wesley Verhoeve :
https://www.wesley.co/shop/p/notice
– Présentation du troisième "Metropolitan Melancholia" du duo Sarah van Rij & David van der Leeuw :
https://la-chambre-claire.fr/livre/sarah-van-rij-david-van-der-leeuw-metropolitan-melancholia/
– Présentation du dernier "Better in the dark" de Francesco Merlini :
https://www.lebalbooks.com/better-in-the-dark-than-his-rider
– Conclusion
📕 A sensitive education de Francesca Todde que je mentionne brièvement :
https://francescatodde.com/A-Sensitive-Education-Book
Le plan est le suivant :
– introduction sur les tendances difficiles à cerner et présentation du fil conducteur de ces quatre livres
– Présentation détaillée du premier ouvrage "Photographs" de Jack Davison :
https://amzn.to/48Uza3P
– Présentation du deuxième "Notice" de Wesley Verhoeve :
https://www.wesley.co/shop/p/notice
– Présentation du troisième "Metropolitan Melancholia" du duo Sarah van Rij & David van der Leeuw :
Sarah van Rij & David van der Leeuw : Metropolitan Melancholia
– Présentation du dernier "Better in the dark" de Francesco Merlini :
https://www.lebalbooks.com/better-in-the-dark-than-his-rider
– Conclusion
📕 A sensitive education de Francesca Todde que je mentionne brièvement :
https://francescatodde.com/A-Sensitive-Education-Book
bonjour à tous ici Thomas amoui et je vais vous parler de photographie aujourd'hui on va faire un truc très simple c'est qu'on va regarder des belles images et on va kiffer voilà puis que il y a besoin de faire mieux en fait sur cette chaîne je ne sais pas plus sérieusement il y a une question que vous me posez souvent c'est c'est quoi les courants actuels de la photo les tendances actuelles de la photographie moi je trouve que c'est toujours très difficile d'y répondre parce que c'est difficile d'en même temps qu'on une voiture et de regarder le paysage vous voyez ce que je veux dire c'est un peu on est dedans on baigne on voit les choses passer on voit les expos passer et cetera mais au final ce qu'on en retiend dans 30 ans et qu'on considéra comme être les grands mouvements de notre époque maintenant c'est un peu compliqué mais ça fait quelques années que je vois une petite tendance il y a plusieurs livres de plusieurs photographes qui je trouve vont bien ensemble enfin il y a une sorte de cohérence un peu dans leur façon de faire tout comme par exemple les photographes japonais des années 80 il a des choses qui les l un petit peu toute la clique provoque tout ça je vois ce truccl et je me suis serait intéressant de faire une vidéo dessus donc aujourd'hui je vais vous parler de quatre je me trompe pas avec mes doigs je fais toujours des truc avec mes doigs mais là cette fois j'ai bon je vous parleris de quatre livres de photographie qui pour moi ont des points communs sur la façon d'être construit de traiter les images de de traiter leur sujet et cetera qui sont peut-être un petit mouvement ou juste un hasard de l'édition photographique actuelle j'en sais rien mais quoi qu'il en soit les images sont cool les projets sont cool pourquoi s' bêter le premier livre dont on va parler c'est un livre incroyable que j'ai découvert a quelques années qui est ici s'appelle photographs de Jack davidon et je sais que je me trompe la moitié du temps en disant Jack Davidson et on pense à Bruce Davidson qui est un autre photographe sur lequel j'avais fait une vidéo je mets un lien il y a aucun rapport entre les deux c'est un pur hasard et c'est moi qui me trompe une fois de temps en temps mais c'est Jack davidon et le plus simple c'est encore de regarder les images concernant sa biographie Jack davidon est né en 1990 il est donc un tout petit peu plus jeune que moi ce qui en considérant l'avance spectaculaire qu'il a a tendance à me faire un peu déprimer mais on se compare pas chacun sa soupe du reste il a étudié la littérature anglaise à l'Université de Warwick mais il a passé la plusart de son temps à expérimenter avec des appareils photos depuis l'âge de 14 ans il n'a cessé de photographier ce qui l'entoure il vit à Londres et travaille pour de nombreuses publications dont le New York Times Magazine aime le monde lunchion double British VOG il passe la plupart de son temps à photographier pour son travail personnel sa première exposition personnelle s'appelait revisiting Pictures et elle a eu lieu aux femme photographie Museum d'Amsterdam en 2016 le livre que vous voyez il regroupe son travail produit entre 2007 et 2019 soit 12 années de photographie on va parler de ce qui Leurent exceptionnel mais avant tout attardons-nous sur les caractéristiques de son style David Sun qui est un autodidacte a une photographie très proche de la peinture c'est lié à l'usage du clair obscur dans sa photographie cela donne à ses images et la réalité qu'elle dépeigne un côté tant sensuel que surréaliste comme vous pouvez voir dans les extraits que je vous montre ces images ont aussi un côté cinématographique d'une certaine façon chaque image est composée de plusieurs couches qui renvoie vers le horschamp un regard une lumière une attitude c'est un petit monde qui enveloppe l'image dans notre esprit et enfin des yeux et des mains c'est ce qu'on trouve souvent dans son travail deux éléments donnant la tension et du dynamisme aux images maintenant vous avez vu certaines de ces images on peut répondre à la question bah au-delà de la qualité de ton travail qu'est-ce qui fait que ce livre il est si bien et bien il y a plusieurs réponses à cette question tout d'abord et sans mauvais jeu de mot sur le papier ce livre il est pas censé fonctionner si on avait parler du concept on me l'avait expliqué comme ça sans me le montrer je me serais attendu à un truc complètement décousu qui fonctionne pas du tout et en effet je suis un peu incapable de vous dire de quoi ça parle ce bouquin onetrouve des portraits du paysage photos de ruit et cetera des choses plus graphiques mais tout ça ensemble ça marche c'est cohérent il y a une espèce de force qui s'en dégage je sais pas comment ça fonctionne il y a un côté un peu mysté qui m'aaer dans ce livre ù ça doit pas fonctionner en fait c'est c'est par rapport à tout ce que j'ai vu tout ce que j'ai lu tout ce que je sais qui marche et qui marche moins bien et qui marche voire pas du tout bah ça ça devrait pas marcher pourtant ça marche j'ai adoré ce bouquin et il y a cette espèce de mystère qui m'a qui m'a vraiment plu dans ce livre et qui je pense a plu à beaucoup de monde parce qu'il a très très bien marché aussi autre point qui fait que c'est un peu une bizarrerie c'est que le livre mélange couleur et noir et blanc sans qu'il y ait vraiment de logique ce que je préfère en général parce quand il y a une logique entre je sais pas intérieur couleur extérieur noir et blanc et cetera bref c'est souvent assez grossier on se lasse un petit peu on voit les choses on voit où vont les choses assez vite mais là pour le coup ça mélange les deux sans qui a de sens et ça marche super bien aussi c'est extrêmement bien tiré ce qui est plus compliqué de mélanger couleur et noir et blanc quand on fait un livre au niveau de la qualité d'image c'est incroyable et ça casse pas du tout la cohérence du livre et enfin dernier point qui fait que c'est un peu c'est un peu étonnant c'est que les ratios changent beaucoup dans dans un livre photo vous allez pas en trouver 17 différents là il y en a plein ça change tout le temps et cetera et pourtant avec tout ça ça marche et c'est quelque chose qu'on va aussi retrouver dans les livres qui suivent je vous propose du coup de passer au suivant le livre suivant il est ici et c'est notice de Wesley veru j'espère que j'ai pas écorché son nom je l'ai dé côé par hasard à Amsterdam je crois quasiment à la caisse ou pas très loin de la librairie c'éit un des derniers exemplaires j'ai appris après qu'il était épuisé et assez rare donc j'étais content de l'avoir en plus il était signé donc c'est les dieux du livre photo qui ont tout fait pour que je dépense mes sous et que je remplisse ma bibliothèque j'en suis plutôt content et je vais vous le montrer vous allez comprendre pourquoi donc ce livre il a été fait par Wesley verov un photographe et conservateur qui travaille à Londres et New York après avoir voyagé pendant plusieurs années il s'est retrouvé coincé à Vancouvert où il n'avait jamais été avant et comme nous tous pendant la pandémie de covid-19 il a dû tuer le temps pendant plusieurs mois en l'occurrence 5 mois au même endroit pour ce livreci je retiens plusieurs choses pour commencer les chiffres sont impressionnants si ce n'est incroyable la quantité de travail est énorme verov a réalisé 123 marches quotidienne entre le 4 avril et le 5 août 2020 cela représente 307 he de marche 1230 km ça c'est lu qu'il dit dans le livre à cette occasion il a pris 34194 photographies et ça c'est colossal c'est vraiment orme par exemple pour comparer dans le livre les Américains de Robert frankck qui est légendaire lui il en a pris 23000 lors d'un rrip de 18 mois 34000 c'est vraiment beaucoup mais évidemment la quantité d'image ça a rien à voir avec la qualité sinon les gens qui mitraillent au réflexe d' écrit seraient tous auoma mais dans le cas présent il a su tirer la substantifique moelle de cette matière et produire une sélection des plus percutantes comme il le dit à la fin du livre le titre notice vient de ses échanges avec un ami en Anglais le terme signifie remarquer et lors des échanges avec son pote il lui dis souvent tu as vu ceci tu as vu cela chaque image ayant ses petits détails à scruter sa raison d'être sa particularité aussi et dans la veine du livre précédent le livre alterne noir et blanc et couleur multipli les appareils l'auteur a étudié des appareils argentiques numériques des formats différents une dizaine de pellicules différentes il donne aussi la liste à la fin de l'ouvrage et pourtant le tout est cohérent et tient ensemble comme vous pouvez le voir en regardant les images que je vous passe il a fait des choix légèrement différentes toutes les images par contre ont le même ratio et sont en orientation portrait c'est un choix qui lisse les différences entre les images et permet de mieux ifier le tout et là aussi moi j'adore j'approuve c'est complètement ma camme dans le cadre de ce projet verob a dit avoir dû apprendre à voir et en effet il a parcouru le même quartier jour après jour et on a fait des milliers et des milliers de photos sans une attention constante à son regard au détails aux possibilités qu'offre chaque journée et chaque lumière il aurait pas pu avancer et aller aussi loin donc oui pour réaliser un tel condensé sur un lieu si restreint quelques pâtés de maison le plan est encore une fois à la fin du livre il faut apprendre à voir mais le tour de force du livre je trouve c'est qu'il nous apprend à nous aussi lecteurs à voir et de deux façons premièrement on scrute les images on les détaille on rentre dedans les compositions de l'ouvrage poussent à l'observation et aussi on repart souent avec un sentiment de tiens il a vu ça là j'aurais pas remarqué je devrais peut-être faire aussi plus attention et notre regard sur le monde se trouve là aussi un peu changé c'est vraiment un livre qu'on parcourt et que j'ai parcour avec plaisir qui donne envie quelque part de s'acharner sur un quartier pour faire des photographies et apprendre à voir quitte à faire comme Spider-Man et rester la bonne vieille araignée du quartier le livre suivant il est ici s'appelle MRO politane Mélancolia c'est un livre que j'ai acheté à la comète à Paris quand je suis passé il y a quelques semaines je connaissais un peu ces deux photographes parce qu'on m'en avait parlé lors d'un live je m'étais abonné à leur compte sur les réseau sociaux et en tombant sur le leur livre commun je l'ai acheté tout de suite et je vous propose tout de suite de regarder les images et ça me permettra de reprendre mes notes et de faire semblant de savoir prononcer leur nom donc ce que vous voyez c'est métropolitaine Mélancolia c'est une œuvre qui plonge dans la dualité des métropoles modernes capturé par le couple d'artiste Sarah van RIGGE et David vaner leou j'espère que je me trompe pas sur la prononciation le livre a été publié au iition comineek se concentre sur New York une ville souvent considérée comme entièrement révélée par la photographie mais que le duo parvient à présenter sous une lumière nouvelle à travers leur 63 photographies inédites qui n'ont donc pas été publié si tout est bon sur les réseaux sociaux au cœur de leur démarche artistique se trouve une réflexion sur les interaction humaine avec la ville l'attraction et la répulsion qu'elle exerce la manière dont elle marque ses habitants et visiteurs tout en étant marqué par eux leur travail interroge sur la possibilité de créer de nouveaux rêves dans un environnement déjà chargé d'histoire ou si nous sommes destinés à répéter indéfiniment les mêmes schémas leurs images évoquent à la fois le surréalisme et l'abstraction utilise la lumière et l'ombre pour créer des compositions architecturale utilise la lumière et l'ombre pour créer des compositions architecturales et c'est un des points qui me fait lier ce livre aux autres c'est l'utilisation encore une fois du clairobscur ces images elles enveloppent les habitants de la ville et offrent une perspective là aussi un peu comme les précédents cinématographiques et fragmenté du quotidien ce recueil n'est pas simplement une ode à la ville mais plutôt une conversation poétique révélant les contradictions d'un paysage urbain emblématique avec la solitude qui peut se retrouver au sein d'elle-même leurs photographie de vanriig et Van derleu elles vont au-delà de la représentation toute simple d'une métropole pour explorer les émotions et les histoires qui superposent comme des couches d'un millefeuill dans l'environnement urbain avec leur appareil photo il captureent non seulement l'architecture et des scènes de rue mais aussi les visages les émotions des gens souvent négligés par ceux qui ne prennent pas le temps de flanner ce livre je l'ai vraiment perçu comme plus qu'un beau livre de photographie c'est d'une certaine façon une étude visuelle et poétique de la vie urbaine qui nous fait réfléchir à la relation complexe entre les individus et leur environnement construit et comme l'indique le titre en soulignant la mélancolie qui peut accompagner l'expérience de la ville moderne waouh et enfin le dernier petit coup de cœur de cette sélection aussi attrapé à la comète c'est better in the dark van is rider de Francesco Merlini qui est une exploration photographique qui a été faite sur plusieurs décennies et quatre continents c'est un travail qui agit comme une fable et un guide de survie s'inspirant des manuels d'optique du 19e siècle pour son titre qui fait référence à la meilleure vision nocturne des chevaux par rapport à celle des humains le livre s'intéresse particulièrement à la phase de transition entre l'éveil et le sommeil connu sous le nom d'ypnagogie un état sensoriel et hirrique de semi-conscience Merlini tel un somnombule guidé par des fantômes cherche à capturer quelque chose d'indiciible à travers ses images ces photographies qui peuvent être perçus comme des représentations mentales ou des visions de rêve éveillés représentent quelque part l'état d'esprit de la personne dans cet état physique d'pnagogie dans cet état la conscience de soi est suspendue et les images semblent réelles tant que nous dormons cependant dans un état de sounouance nous pouvons guider ces images de manière consciente étant partiellement conscient de rêver cela s'approche des rêves luines où nous sommes conscients de faire face au contenu de notre imagination qui peut prendre des contours hallucinatoires le rêve est décrit comme un état perpétuel que nous vivons aussi bien éveillé qu'en dormi grâce à l'imagination la matière du rêve devient un objet réel de l'esprit et c'est cet aspect qui est mis en avant dans better in the dark vanice rider grâce à une cinquantaine de photographies sélectionnées qui sont présentées dans un ouvrage impeccablement mis en scène par Francesca to 2 et l'auteur lui-même Francesc to 2 j'ai acheté un livre d'elle que j'ai adoré je sais plus si j'en ai déjà parlé ou pas mais je vais essayer de vous mettre un lien quelque part le livre a été publié par l'éditeur mulané départ pour l'image et fait suite son premier livre très remarqué de Merlini the flod qui était sorti en 2021 les photographiés sont décrites dans la pose phase du livre comme étant le point de vue unique de quelqu'un qui tel un somnombule guidé par les fantôme cherche une chose qui n'a pas de nom renforçant le mystère et la quête introspective qui caractérise ce livre et donc c'est aussi un livre que j'ai adoré évidemment sinon il serait pas là il se lie un peu aux autres je trouve pour le côté très graphique des photographies le côté je sais pas comment dire la la maquette un petit peu la façon elle est mise elle est un peu audacieuse travaillée et cetera les images qui sont parfois très sombres et il y a un autre côté que j'aime bien qui le rapproche un peu de Mélancolia c'est la façon dont il a de percevoir son environnement et de le retranscrire dans l'image dans méancolia c'était la ville de New York qu'on revoit différemment et cetera et ça poser des question sur comment perçoit l'environnement on a l'habitude de voir la compagnie surtout une ville qui est éculée au niveau de la photographie et là c'est un peu pareil comment on peut percevoir le l'environnement comme si on était dans un rêve comment si on traduit ça dans un ouvrage comment on peut mélanger des images très différentes pour qu'struire un tout cohérent et voyez que entre ces quatre bouquins il y a une espèce de j'arrive pas à le dire mais il y a il y a une espèce de filiation un truc qui marche ensemble et que j'aime beaucoup et c'est pour ça que j'avais décidé de vous présenter cette sélection hésitez pas à me dire en commentaire lequel de ces livres vous avez préféré surtout si vous avez des livres qui sont dans la même veine qui aurait pu aller dans cette sélection et compagnie ou que vous me conseillez et que vous conseillez aussi aux autres abonnés évidemment bah hésitez pas à les mettre en commentaire moi je vous invite si vous avez aimé cette vidéo à la partager pour faire faire des découvertes aux gens c'est super chouette euh à mettre un petit pouce bleu un like à vous abonner tout ça comme ça on se revoit pour d'autres découvertes bientôt euh je vous mets un lien vers mon livre qui s'appelle 10 outils indispensables pour votre projet photo qui aura une maquette sûrement moins audacieuse que ce que vous venez de voir mais qui est très chouette pour vous aider à progresser en photographie et moi je vous dis à dans 15 jours salut [Musique]
> Penser à tourner des B Rolls des livres !
# Script
Bonjour à tous, ici Thomas Hammoudi et je viens vous parler de photographie.
– Des images pour elles mêmes et pas pour les autres photographes comme street photo (ce que j’ai tendance à reprocher)
– Je ne sais pas comment le dire mais “nouveau mouvement” : images très graphiques, livres NB & couleur, maquettes intéressantes.
– Force des belles images avant tout c’est chouette.
## Davison
Photographs, livre au titre on ne peut plus simple, est le premier du photographe britannique Jack Davison. C'est d'ailleurs la première chose à retenir de lui, son nom ne contient qu'un seul "d" et non deux, je me trompe environ 50 % du temps.
Concernant sa biographie, Jack Davison est né en 1990 (il est donc plus jeune que moi, ce qui, en considérant son avance spectaculaire, a tendance à me faire déprimer, mais, ne nous comparons pas, chacun sa soupe). Du reste, il a étudié la littérature anglaise à l'université de Warwick, mais a passé la plupart de son temps à expérimenter avec des appareils photo. Depuis l'âge de 14 ans, il n'a cessé de photographier ceux qui l'entourent. Il vit à Londres et travaille pour de nombreuses publications, dont le New York Times Magazine, M Le Monde, Luncheon, Double et British Vogue, mais passe la plupart de son temps à photographier pour son travail photo personnel. Sa première exposition personnelle, Revisiting Pictures, a eu lieu au Foam Fotografiemuseum d'Amsterdam en 2016.
Ce livre regroupe son travail, produit entre 2007 et 2019, soit 12 années de photographie. On va parler de ce qui le rend exceptionnel, mais avant, attardons-nous sur les caractéristiques de son style :
– Davison, qui est autodidacte, a une photographie très proche de la peinture, c'est lié à l'usage régulier du clair-obscur dans sa photographie. Cela donne à ses images, et à la réalité qu'elles dépeignent, un côté tant sensuel que surréaliste, comme vous pourrez le voir dans l'extrait ci-après.
– Ses images ont aussi un côté cinématographique. D'une certaine façon, chaque image est composée de plusieurs couches qui renvoient vers le hors champ. Un regard, une lumière, une attitude, et c'est un petit monde qui enveloppe l'image dans notre esprit.
– Des yeux et des mains. C'est ce qu'on retrouve souvent dans son travail, deux éléments donnant souvent de la tension, du dynamisme aux images.
Maintenant que l'on sait que Davison est un excellent photographe, qu'est-ce qui fait que ce livre est encore plus remarquable que la simple somme de ses images ?
Eh bien, plusieurs choses :
– Tout d'abord et sans mauvais jeu de mots : sur le papier, ce livre n'est pas censé fonctionner. Si on m'avait parlé du projet sans me le montrer, j'aurais pensé qu'il s'agissait simplement d'un tas décousu (mais contrecollé) d'images. En effet, je suis bien incapable de vous dire de quoi ce livre parle. On alterne les portraits, les paysages, les photographies de rue, ou plus intimes. Impossible de tirer un fil conducteur de tout cela.
– Aussi, le livre mélange couleur et noir et blanc, sans que cela ne fasse particulièrement sens (il n'y a pas de lien entre la présence ponctuelle de la couleur et la volonté de l'artiste de développer un propos à partir de là).
– Enfin, les formats varient beaucoup, les ratios changent, certaines images sont plus grandes que d'autres et cela varie sans cesse au fil du livre.
Et pourtant, étonnement, malgré tout cela grâce à tout cela, le livre fonctionne. Il fonctionne du feu de Dieu. J'ai rarement eu un livre entre les mains qui m'ait autant donné envie d'aller faire des images et rien d'autre pendant toute une
## Verhoeve
Je suis tombé sur ce livre un peu par hasard dans une librairie à Amsterdam. J’ai appris à la caisse que c’était le dernier exemplaire. Un double coup de bol, j’ai découvert par la suite qu’il était assez difficile à trouver maintenant, et en plus… il est signé. Bref, le hasard fait parfois bien les choses, pour contribuer à vider mon compte en banque pour remplir ma bibliothèque.
Le livre a été fait par Wesley Verhoeve, un photographe et conservateur qui travaille à Londres et New York. Après avoir voyagé pendant plusieurs années, il s’est retrouvé coincé à Vancouver où il n’avait jamais été avant. Et comme nous tous pendant la pandémie, il a dû tuer le temps pendant plusieurs mois (en l’occurrence 5) au même endroit.
Là aussi, je retiens plusieurs choses de ce livre.
Pour commencer, les chiffres sont impressionnants. La quantité de travail est énorme. Verhoeve a réalisé 123 marches quotidiennes entre le 4 avril et le 5 août 2020, cela représente 307 heures de marche (1 230 km). À cette occasion, il a pris 34 194 photos. C’est colossal ; dans le cadre du livre Les Américains, Robert Frank en a pris 23 000 lors d’un road trip de 18 mois.
Bien évidemment, la quantité n’a rien à voir avec la qualité, sinon les gens mitraillant au reflex dernier cri seraient tous au MoMA.
Mais dans le cas présent, il a su tirer la substantifique moelle de cette matière et produire une sélection des plus percutantes. Comme il le dit à la fin du livre, le titre Notice vient de ses échanges avec un ami. En anglais, le terme signifie « remarquer » et lors des échanges il lui disait souvent « tu as vu ceci ? cela ? », chaque image ayant ses petits détails à scruter, sa raison d’être, sa particularité.
Aussi, et dans la veine du livre précédent : le livre alterne noir et blanc et couleur et multiplie les appareils. L’auteur a utilisé des appareils argentiques, numériques, des formats différents, une dizaine de pellicules différentes (il en donne la liste à la fin de l’ouvrage), et pourtant tout est cohérent et tient ensemble.
Comme vous pourrez le voir en parcourant la maquette ci-dessous, il a fait un choix légèrement différent : toutes les images ont le même ratio et sont en orientation portrait.
C’est un choix qui lisse les différences entre les images et permet de mieux unifier le tout. Là aussi, j’approuve.
Dans le cadre de ce projet, Verhoeve dit avoir dû « apprendre à voir », en effet, il a parcouru le même quartier, jour après jour, et en a fait des milliers et des milliers de photos. Sans une attention constante à son regard, aux détails, aux possibilités qu’offrent chaque journée et chaque lumière, impossible d’avancer.
Donc oui, pour réaliser un tel projet condensé sur un lieu si restreint (quelques pâtés de maison, le plan est aussi à la fin du livre), il faut apprendre à voir. Mais le tour de force du livre, je trouve, c’est qu’il nous apprend à nous aussi, lecteurs, à voir. Et de deux façons :
– On scrute les images, on les détaille, on rentre dedans. Les compositions de l’ouvrage poussent à l’observation.
– On repart souvent avec un sentiment de « tiens, il a vu ça là, je ne l’aurais pas remarqué. Je devrais faire plus attention » et notre regard sur le monde s’en trouve un peu changé.
C’est vraiment un livre que l’on parcourt avec plaisir, qui nous change un peu et qui donne aussi envie de faire plein de photos, quitte à rester dans le voisinage tel ce bon vieux Spider-Man.
## Van Rijj, Leeuw
"Metropolitan Melancholia" est une œuvre qui plonge dans la dualité des métropoles modernes, capturée par le couple d'artistes Sarah van Rij et David van der Leeuw. Le livre, publié aux éditions Kominek, se concentre sur New York, une ville souvent considérée comme entièrement révélée par la photographie, mais que le duo parvient à présenter sous une lumière nouvelle à travers leurs 63 clichés inédits.
Au cœur de leur démarche artistique se trouve une réflexion sur les interactions humaines avec la ville: l'attraction et la répulsion qu'elle exerce, la manière dont elle marque ses habitants et visiteurs tout en étant marquée par eux. Leur travail s'interroge sur la possibilité de créer de nouveaux rêves dans un environnement déjà chargé d'histoire, ou si nous sommes destinés à répéter indéfiniment les mêmes schémas.
Leurs images, évoquant à la fois le surréalisme et l'abstraction, utilisent la lumière et l'ombre pour créer des compositions architecturales qui enveloppent les habitants de la ville, offrant une perspective cinématographique et fragmentée du quotidien. Ce recueil n'est pas simplement une ode à la ville, mais plutôt une conversation poétique, révélant les contradictions d'un paysage urbain emblématique et la solitude qui peut se trouver au sein de son effervescence.
Les photographies de Van Rij et Van der Leeuw transcendent le simple reflet d'une métropole pour explorer les émotions et les histoires qui se superposent comme des couches d'un palimpseste dans l'environnement urbain. Leur lentille capture non seulement l'architecture et les scènes de rue, mais aussi les visages et les émotions des gens, souvent négligés par ceux qui ne prennent pas le temps de flâner.
"Metropolitan Melancholia" est donc plus qu'un beau livre de photographies; c'est une étude visuelle et poétique de la vie urbaine qui questionne la relation complexe entre les individus et leur environnement construit, soulignant la mélancolie qui peut accompagner l'expérience de la ville moderne.
## Merlini
"Better in the Dark Than His Rider", le nouvel ouvrage de Francesco Merlini, est une exploration photographique qui s'étend sur plusieurs années et qui a été capturée sur quatre continents. C'est un travail qui agit comme une fable et un guide de survie, s'inspirant des manuels d'optique du 19e siècle pour son titre, qui fait référence à la meilleure vision nocturne des chevaux par rapport à celle des humains.
Le livre s'intéresse particulièrement à la phase de transition entre l'éveil et le sommeil, connue sous le nom d'hypnagogie ; un état sensoriel et onirique de semi-conscience. Merlini, tel un somnambule guidé par des fantômes, cherche à capturer quelque chose d'indicible à travers ses images. Ces images, qui peuvent être perçues comme des représentations mentales ou des visions de rêves éveillés, constituent le contenu psychique de l'esprit. Dans cet état, la conscience de soi est suspendue et les images semblent réelles tant que nous dormons. Cependant, dans un état de somnolence, nous pouvons guider ces images de manière consciente, étant partiellement conscients de rêver. Cela s'approche des rêves lucides où nous sommes conscients de faire face au contenu de notre imagination, qui peut prendre des contours hallucinatoires.
Le rêve est décrit comme un état perpétuel que nous vivons aussi bien éveillés qu'endormis. Grâce à l'imagination, la matière du rêve redevient un objet réel de l'esprit. Cet aspect est mis en avant dans "Better in the Dark Than His Rider" grâce à une cinquantaine de photographies sélectionnées, qui sont présentées dans un ouvrage impeccablement mis en page par Francesca Todde et l'auteur lui-même. Publié par l'éditeur milanais Départ pour l'image, ce livre fait suite au premier livre très remarqué de Merlini, "The Flood" (Void, 2021), et continue sur cette lancée convaincante. Les photographies sont décrites par Luca Reffo dans sa postface comme révélant "le point de vue unique de quelqu'un qui, tel un somnambule guidé par des fantômes, cherche une chose qui n'a pas de nom", renforçant le mystère et la quête introspective qui caractérisent l'œuvre.
## Conclusion
– Vous avez kiffé le style ?
– Des suggestions ?
– Vous aussi ça vous donne envie d’essayer ce genre de photos ?
Merci à tous, 10 outils, abo, like.
# Mise en ligne IA
## Miniature
> Prompt Dall E : A partir de ce script propose moi une prompt pour une illustration (pour la miniature youtube) à mettre dans Dall E. L'image doit être simple pour être lisible même en étant petite. Elle doit contenir l'essence du script ci-dessous.
## Mots clés
## Description YT
## Mail d’annonce
Hello,
Vous savez, cette question que vous me posez souvent : "Quels sont les courants actuels en photographie ?" Eh bien, j'ai plongé tête la première dans cette interrogation existentielle et je suis remonté avec quelques pépites que je meurs d'envie de vous montrer. C'est un peu comme essayer de décrire le goût du chocolat en courant un marathon… pas évident, mais ô combien exhilarant !
Je vous donne un aperçu du programme :
Imaginez un livre qui bouscule les frontières entre ombre et lumière, où chaque cliché semble un tableau vivant. J'ai exploré cet ouvrage, et croyez-moi, c'est un labyrinthe pour les yeux et l'esprit. Mais, je ne vous en dirai pas plus ; après tout, où serait le mystère ?
Puis, il y a cette épopée visuelle née d'un confinement, un défi inattendu qui a transformé des rues familières en un terrain de jeu pour l'imaginaire. Des chiffres impressionnants, des kilomètres de pellicule, mais ce n'est pas la quantité qui fait la magie, n'est-ce pas ?
Changeons de décor, et laissez-moi vous parler d'une ville que vous croyez connaître. À travers un duo d'artistes, elle se révèle sous un voile mélancolique, dévoilant ses failles et ses rêves cachés. Une conversation poétique avec le béton et les rêves brisés, peut-être…
Et pour clore ce périple, une collection de photographies qui flirte avec l'hypnagogie, cet entre-deux du sommeil et de l'éveil. Des images qui échappent aux mots, qui nous font questionner la fine ligne entre ce qui est vu et ce qui est ressenti.
Quatre escales, quatre visions qui pourraient bien être les échos d'un mouvement photographique en gestation… ou peut-être juste des hasards merveilleusement synchronisés. Qui sait ?
Curieux de plonger dans ces mystères visuels ? Je vous invite à visionner la dernière vidéo sur ma chaîne. Et si elle éveille en vous l'envie de discuter, de partager, n'hésitez pas à laisser un commentaire. Après tout, l'art vit aussi à travers nos échanges.
N'oubliez pas de vous abonner pour ne pas perdre le fil de nos prochaines aventures. Et même si je ne dévoile pas ici le contenu de mon propre livre, sachez qu'il est là, comme un guide discret, pour accompagner vos propres découvertes photographiques.
À la prochaine ✌🏻, et continuez à regarder le monde avec émerveillement, que ce soit à travers l'objectif ou à l'œil nu.
# Retranscription
bonjour à tous ici Thomas amoui et je vais vous parler de photographie aujourd'hui on va faire un truc très simple c'est qu'on va regarder des belles images et on va kiffer voilà puis que il y a besoin de faire mieux en fait sur cette chaîne je ne sais pas plus sérieusement il y a une question que vous me posez souvent c'est c'est quoi les courants actuels de la photo les tendances actuelles de la photographie moi je trouve que c'est toujours très difficile d'y répondre parce que c'est difficile d'en même temps qu'on une voiture et de regarder le paysage vous voyez ce que je veux dire c'est un peu on est dedans on baigne on voit les choses passer on voit les expos passer et cetera mais au final ce qu'on en retiend dans 30 ans et qu'on considéra comme être les grands mouvements de notre époque maintenant c'est un peu compliqué mais ça fait quelques années que je vois une petite tendance il y a plusieurs livres de plusieurs photographes qui je trouve vont bien ensemble enfin il y a une sorte de cohérence un peu dans leur façon de faire tout comme par exemple les photographes japonais des années 80 il a des choses qui les l un petit peu toute la clique provoque tout ça je vois ce truccl et je me suis serait intéressant de faire une vidéo dessus donc aujourd'hui je vais vous parler de quatre je me trompe pas avec mes doigs je fais toujours des truc avec mes doigs mais là cette fois j'ai bon je vous parleris de quatre livres de photographie qui pour moi ont des points communs sur la façon d'être construit de traiter les images de de traiter leur sujet et cetera qui sont peut-être un petit mouvement ou juste un hasard de l'édition photographique actuelle j'en sais rien mais quoi qu'il en soit les images sont cool les projets sont cool pourquoi s' bêter le premier livre dont on va parler c'est un livre incroyable que j'ai découvert a quelques années qui est ici s'appelle photographs de Jack davidon et je sais que je me trompe la moitié du temps en disant Jack Davidson et on pense à Bruce Davidson qui est un autre photographe sur lequel j'avais fait une vidéo je mets un lien il y a aucun rapport entre les deux c'est un pur hasard et c'est moi qui me trompe une fois de temps en temps mais c'est Jack davidon et le plus simple c'est encore de regarder les images concernant sa biographie Jack davidon est né en 1990 il est donc un tout petit peu plus jeune que moi ce qui en considérant l'avance spectaculaire qu'il a a tendance à me faire un peu déprimer mais on se compare pas chacun sa soupe du reste il a étudié la littérature anglaise à l'Université de Warwick mais il a passé la plusart de son temps à expérimenter avec des appareils photos depuis l'âge de 14 ans il n'a cessé de photographier ce qui l'entoure il vit à Londres et travaille pour de nombreuses publications dont le New York Times Magazine aime le monde lunchion double British VOG il passe la plupart de son temps à photographier pour son travail personnel sa première exposition personnelle s'appelait revisiting Pictures et elle a eu lieu aux femme photographie Museum d'Amsterdam en 2016 le livre que vous voyez il regroupe son travail produit entre 2007 et 2019 soit 12 années de photographie on va parler de ce qui Leurent exceptionnel mais avant tout attardons-nous sur les caractéristiques de son style David Sun qui est un autodidacte a une photographie très proche de la peinture c'est lié à l'usage du clair obscur dans sa photographie cela donne à ses images et la réalité qu'elle dépeigne un côté tant sensuel que surréaliste comme vous pouvez voir dans les extraits que je vous montre ces images ont aussi un côté cinématographique d'une certaine façon chaque image est composée de plusieurs couches qui renvoie vers le horschamp un regard une lumière une attitude c'est un petit monde qui enveloppe l'image dans notre esprit et enfin des yeux et des mains c'est ce qu'on trouve souvent dans son travail deux éléments donnant la tension et du dynamisme aux images maintenant vous avez vu certaines de ces images on peut répondre à la question bah au-delà de la qualité de ton travail qu'est-ce qui fait que ce livre il est si bien et bien il y a plusieurs réponses à cette question tout d'abord et sans mauvais jeu de mot sur le papier ce livre il est pas censé fonctionner si on avait parler du concept on me l'avait expliqué comme ça sans me le montrer je me serais attendu à un truc complètement décousu qui fonctionne pas du tout et en effet je suis un peu incapable de vous dire de quoi ça parle ce bouquin onetrouve des portraits du paysage photos de ruit et cetera des choses plus graphiques mais tout ça ensemble ça marche c'est cohérent il y a une espèce de force qui s'en dégage je sais pas comment ça fonctionne il y a un côté un peu mysté qui m'aaer dans ce livre ù ça doit pas fonctionner en fait c'est c'est par rapport à tout ce que j'ai vu tout ce que j'ai lu tout ce que je sais qui marche et qui marche moins bien et qui marche voire pas du tout bah ça ça devrait pas marcher pourtant ça marche j'ai adoré ce bouquin et il y a cette espèce de mystère qui m'a qui m'a vraiment plu dans ce livre et qui je pense a plu à beaucoup de monde parce qu'il a très très bien marché aussi autre point qui fait que c'est un peu une bizarrerie c'est que le livre mélange couleur et noir et blanc sans qu'il y ait vraiment de logique ce que je préfère en général parce quand il y a une logique entre je sais pas intérieur couleur extérieur noir et blanc et cetera bref c'est souvent assez grossier on se lasse un petit peu on voit les choses on voit où vont les choses assez vite mais là pour le coup ça mélange les deux sans qui a de sens et ça marche super bien aussi c'est extrêmement bien tiré ce qui est plus compliqué de mélanger couleur et noir et blanc quand on fait un livre au niveau de la qualité d'image c'est incroyable et ça casse pas du tout la cohérence du livre et enfin dernier point qui fait que c'est un peu c'est un peu étonnant c'est que les ratios changent beaucoup dans dans un livre photo vous allez pas en trouver 17 différents là il y en a plein ça change tout le temps et cetera et pourtant avec tout ça ça marche et c'est quelque chose qu'on va aussi retrouver dans les livres qui suivent je vous propose du coup de passer au suivant le livre suivant il est ici et c'est notice de Wesley veru j'espère que j'ai pas écorché son nom je l'ai dé côé par hasard à Amsterdam je crois quasiment à la caisse ou pas très loin de la librairie c'éit un des derniers exemplaires j'ai appris après qu'il était épuisé et assez rare donc j'étais content de l'avoir en plus il était signé donc c'est les dieux du livre photo qui ont tout fait pour que je dépense mes sous et que je remplisse ma bibliothèque j'en suis plutôt content et je vais vous le montrer vous allez comprendre pourquoi donc ce livre il a été fait par Wesley verov un photographe et conservateur qui travaille à Londres et New York après avoir voyagé pendant plusieurs années il s'est retrouvé coincé à Vancouvert où il n'avait jamais été avant et comme nous tous pendant la pandémie de covid-19 il a dû tuer le temps pendant plusieurs mois en l'occurrence 5 mois au même endroit pour ce livreci je retiens plusieurs choses pour commencer les chiffres sont impressionnants si ce n'est incroyable la quantité de travail est énorme verov a réalisé 123 marches quotidienne entre le 4 avril et le 5 août 2020 cela représente 307 he de marche 1230 km ça c'est lu qu'il dit dans le livre à cette occasion il a pris 34194 photographies et ça c'est colossal c'est vraiment orme par exemple pour comparer dans le livre les Américains de Robert frankck qui est légendaire lui il en a pris 23000 lors d'un rrip de 18 mois 34000 c'est vraiment beaucoup mais évidemment la quantité d'image ça a rien à voir avec la qualité sinon les gens qui mitraillent au réflexe d' écrit seraient tous auoma mais dans le cas présent il a su tirer la substantifique moelle de cette matière et produire une sélection des plus percutantes comme il le dit à la fin du livre le titre notice vient de ses échanges avec un ami en Anglais le terme signifie remarquer et lors des échanges avec son pote il lui dis souvent tu as vu ceci tu as vu cela chaque image ayant ses petits détails à scruter sa raison d'être sa particularité aussi et dans la veine du livre précédent le livre alterne noir et blanc et couleur multipli les appareils l'auteur a étudié des appareils argentiques numériques des formats différents une dizaine de pellicules différentes il donne aussi la liste à la fin de l'ouvrage et pourtant le tout est cohérent et tient ensemble comme vous pouvez le voir en regardant les images que je vous passe il a fait des choix légèrement différentes toutes les images par contre ont le même ratio et sont en orientation portrait c'est un choix qui lisse les différences entre les images et permet de mieux ifier le tout et là aussi moi j'adore j'approuve c'est complètement ma camme dans le cadre de ce projet verob a dit avoir dû apprendre à voir et en effet il a parcouru le même quartier jour après jour et on a fait des milliers et des milliers de photos sans une attention constante à son regard au détails aux possibilités qu'offre chaque journée et chaque lumière il aurait pas pu avancer et aller aussi loin donc oui pour réaliser un tel condensé sur un lieu si restreint quelques pâtés de maison le plan est encore une fois à la fin du livre il faut apprendre à voir mais le tour de force du livre je trouve c'est qu'il nous apprend à nous aussi lecteurs à voir et de deux façons premièrement on scrute les images on les détaille on rentre dedans les compositions de l'ouvrage poussent à l'observation et aussi on repart souent avec un sentiment de tiens il a vu ça là j'aurais pas remarqué je devrais peut-être faire aussi plus attention et notre regard sur le monde se trouve là aussi un peu changé c'est vraiment un livre qu'on parcourt et que j'ai parcour avec plaisir qui donne envie quelque part de s'acharner sur un quartier pour faire des photographies et apprendre à voir quitte à faire comme Spider-Man et rester la bonne vieille araignée du quartier le livre suivant il est ici s'appelle MRO politane Mélancolia c'est un livre que j'ai acheté à la comète à Paris quand je suis passé il y a quelques semaines je connaissais un peu ces deux photographes parce qu'on m'en avait parlé lors d'un live je m'étais abonné à leur compte sur les réseau sociaux et en tombant sur le leur livre commun je l'ai acheté tout de suite et je vous propose tout de suite de regarder les images et ça me permettra de reprendre mes notes et de faire semblant de savoir prononcer leur nom donc ce que vous voyez c'est métropolitaine Mélancolia c'est une œuvre qui plonge dans la dualité des métropoles modernes capturé par le couple d'artiste Sarah van RIGGE et David vaner leou j'espère que je me trompe pas sur la prononciation le livre a été publié au iition comineek se concentre sur New York une ville souvent considérée comme entièrement révélée par la photographie mais que le duo parvient à présenter sous une lumière nouvelle à travers leur 63 photographies inédites qui n'ont donc pas été publié si tout est bon sur les réseaux sociaux au cœur de leur démarche artistique se trouve une réflexion sur les interaction humaine avec la ville l'attraction et la répulsion qu'elle exerce la manière dont elle marque ses habitants et visiteurs tout en étant marqué par eux leur travail interroge sur la possibilité de créer de nouveaux rêves dans un environnement déjà chargé d'histoire ou si nous sommes destinés à répéter indéfiniment les mêmes schémas leurs images évoquent à la fois le surréalisme et l'abstraction utilise la lumière et l'ombre pour créer des compositions architecturale utilise la lumière et l'ombre pour créer des compositions architecturales et c'est un des points qui me fait lier ce livre aux autres c'est l'utilisation encore une fois du clairobscur ces images elles enveloppent les habitants de la ville et offrent une perspective là aussi un peu comme les précédents cinématographiques et fragmenté du quotidien ce recueil n'est pas simplement une ode à la ville mais plutôt une conversation poétique révélant les contradictions d'un paysage urbain emblématique avec la solitude qui peut se retrouver au sein d'elle-même leurs photographie de vanriig et Van derleu elles vont au-delà de la représentation toute simple d'une métropole pour explorer les émotions et les histoires qui superposent comme des couches d'un millefeuill dans l'environnement urbain avec leur appareil photo il captureent non seulement l'architecture et des scènes de rue mais aussi les visages les émotions des gens souvent négligés par ceux qui ne prennent pas le temps de flanner ce livre je l'ai vraiment perçu comme plus qu'un beau livre de photographie c'est d'une certaine façon une étude visuelle et poétique de la vie urbaine qui nous fait réfléchir à la relation complexe entre les individus et leur environnement construit et comme l'indique le titre en soulignant la mélancolie qui peut accompagner l'expérience de la ville moderne waouh et enfin le dernier petit coup de cœur de cette sélection aussi attrapé à la comète c'est better in the dark van is rider de Francesco Merlini qui est une exploration photographique qui a été faite sur plusieurs décennies et quatre continents c'est un travail qui agit comme une fable et un guide de survie s'inspirant des manuels d'optique du 19e siècle pour son titre qui fait référence à la meilleure vision nocturne des chevaux par rapport à celle des humains le livre s'intéresse particulièrement à la phase de transition entre l'éveil et le sommeil connu sous le nom d'ypnagogie un état sensoriel et hirrique de semi-conscience Merlini tel un somnombule guidé par des fantômes cherche à capturer quelque chose d'indiciible à travers ses images ces photographies qui peuvent être perçus comme des représentations mentales ou des visions de rêve éveillés représentent quelque part l'état d'esprit de la personne dans cet état physique d'pnagogie dans cet état la conscience de soi est suspendue et les images semblent réelles tant que nous dormons cependant dans un état de sounouance nous pouvons guider ces images de manière consciente étant partiellement conscient de rêver cela s'approche des rêves luines où nous sommes conscients de faire face au contenu de notre imagination qui peut prendre des contours hallucinatoires le rêve est décrit comme un état perpétuel que nous vivons aussi bien éveillé qu'en dormi grâce à l'imagination la matière du rêve devient un objet réel de l'esprit et c'est cet aspect qui est mis en avant dans better in the dark vanice rider grâce à une cinquantaine de photographies sélectionnées qui sont présentées dans un ouvrage impeccablement mis en scène par Francesca to 2 et l'auteur lui-même Francesc to 2 j'ai acheté un livre d'elle que j'ai adoré je sais plus si j'en ai déjà parlé ou pas mais je vais essayer de vous mettre un lien quelque part le livre a été publié par l'éditeur mulané départ pour l'image et fait suite son premier livre très remarqué de Merlini the flod qui était sorti en 2021 les photographiés sont décrites dans la pose phase du livre comme étant le point de vue unique de quelqu'un qui tel un somnombule guidé par les fantôme cherche une chose qui n'a pas de nom renforçant le mystère et la quête introspective qui caractérise ce livre et donc c'est aussi un livre que j'ai adoré évidemment sinon il serait pas là il se lie un peu aux autres je trouve pour le côté très graphique des photographies le côté je sais pas comment dire la la maquette un petit peu la façon elle est mise elle est un peu audacieuse travaillée et cetera les images qui sont parfois très sombres et il y a un autre côté que j'aime bien qui le rapproche un peu de Mélancolia c'est la façon dont il a de percevoir son environnement et de le retranscrire dans l'image dans méancolia c'était la ville de New York qu'on revoit différemment et cetera et ça poser des question sur comment perçoit l'environnement on a l'habitude de voir la compagnie surtout une ville qui est éculée au niveau de la photographie et là c'est un peu pareil comment on peut percevoir le l'environnement comme si on était dans un rêve comment si on traduit ça dans un ouvrage comment on peut mélanger des images très différentes pour qu'struire un tout cohérent et voyez que entre ces quatre bouquins il y a une espèce de j'arrive pas à le dire mais il y a il y a une espèce de filiation un truc qui marche ensemble et que j'aime beaucoup et c'est pour ça que j'avais décidé de vous présenter cette sélection hésitez pas à me dire en commentaire lequel de ces livres vous avez préféré surtout si vous avez des livres qui sont dans la même veine qui aurait pu aller dans cette sélection et compagnie ou que vous me conseillez et que vous conseillez aussi aux autres abonnés évidemment bah hésitez pas à les mettre en commentaire moi je vous invite si vous avez aimé cette vidéo à la partager pour faire faire des découvertes aux gens c'est super chouette euh à mettre un petit pouce bleu un like à vous abonner tout ça comme ça on se revoit pour d'autres découvertes bientôt euh je vous mets un lien vers mon livre qui s'appelle 10 outils indispensables pour votre projet photo qui aura une maquette sûrement moins audacieuse que ce que vous venez de voir mais qui est très chouette pour vous aider à progresser en photographie et moi je vous dis à dans 15 jours salut [Musique]

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