Salut, c’est Julia Guérin ! Dans cette vidéo, je vous dévoile les coulisses parfois troublantes de projets photo célèbres. De la fameuse "Afghan Girl" de Steve McCurry en passant par les pratiques controversées de Bruce Gilden, je vous propose d'explorer les limites morales et éthiques de l'Art en photographie.
Jusqu’où peut-on aller pour avoir de l'impact ? Débattons-en ensemble !
🔵 Plan de la vidéo :
00:04:05:03 – Bruce Gilden
00:05:58:26 – Steve McCurry
00:09:24:29 – Irving Penn
00:11:13:29 – La cause animale
00:15:29:09 – Photographie de la violence
00:19:27:02 – La photographie de la mort
📣 Ma formation avec@Apprendre-Photo sur le portrait en lumière naturelle :
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Merci d'avoir regardé et à bientôt !
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https://www.threads.net/@_juliaguerin_
🔵 Du côté de Thomas Hammoudi :
▶️ Inclassables :
– https://www.youtube.com/watch?v=pfMJTAL3tNg
– https://www.youtube.com/watch?v=UYNrQzhrNtw
– https://www.youtube.com/watch?v=2XxdW-PVgsY&t=9s
– https://www.sudouest.fr/redaction/insolite/l-oeil-des-archives-quand-les-elephants-de-cirque-paradaient-a-bordeaux-dans-les-annees-1950-1151451.php
▶️ Bruce Gilden :
https://www.youtube.com/watch?v=R-NTJFB9mr0
▶️ Steve McCurry :
– https://information.tv5monde.com/terriennes/sharbat-gula-lafghane-aux-yeux-verts-refugiee-en-italie-35-ans-dhistoire-22888
– https://www.beauxarts.com/grand-format/le-photographe-steve-mccurry-pris-en-flagrant-delit-de-photoshop-un-faux-debat/
– https://www.nationalgeographic.fr/photographie/lafghane-aux-yeux-verts-rentre-en-afghanistan-apres-30-ans-dexil
▶️ Philippe Halsman :
– https://lesphotographes.org/fr/magazine/dali-atomicus-1948
– https://www.magnumphotos.com/arts-culture/art/philippe-halsman-salvador-dali-enduring-partnership/
▶️ Irving Penn :
– Incroyable Photographe :
https://www.youtube.com/watch?v=4IqHcno_2aU
– https://www.holdenluntz.com/magazine/new-arrivals/irving-penn-in-cuzco/
▶️ Jill Greenberg :
▶️ Donna Ferrato :
– https://phototrend.fr/2020/04/dessous-des-images-living-with-the-enemy-donna-ferrato/
– https://www.donnaferrato.com/
– https://www.icp.org/browse/archive/collections/donna-ferrato-living-with-the-enemy
▶️ Joel-Peter Witkin :
https://www.youtube.com/watch?v=5EkTH22jvgk
▶️ Groupe Mayhem :
https://www.youtube.com/watch?v=q-RjiwyDvIA&t=1s
Jusqu’où peut-on aller pour avoir de l'impact ? Débattons-en ensemble !
🔵 Plan de la vidéo :
00:04:05:03 – Bruce Gilden
00:05:58:26 – Steve McCurry
00:09:24:29 – Irving Penn
00:11:13:29 – La cause animale
00:15:29:09 – Photographie de la violence
00:19:27:02 – La photographie de la mort
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https://urlr.me/3z4tf
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▶️ Inclassables :
– https://www.youtube.com/watch?v=pfMJTAL3tNg
– https://www.youtube.com/watch?v=UYNrQzhrNtw
– https://www.youtube.com/watch?v=2XxdW-PVgsY&t=9s
– https://www.sudouest.fr/redaction/insolite/l-oeil-des-archives-quand-les-elephants-de-cirque-paradaient-a-bordeaux-dans-les-annees-1950-1151451.php
▶️ Bruce Gilden :
▶️ Steve McCurry :
– https://information.tv5monde.com/terriennes/sharbat-gula-lafghane-aux-yeux-verts-refugiee-en-italie-35-ans-dhistoire-22888
– https://www.beauxarts.com/grand-format/le-photographe-steve-mccurry-pris-en-flagrant-delit-de-photoshop-un-faux-debat/
– https://www.nationalgeographic.fr/photographie/lafghane-aux-yeux-verts-rentre-en-afghanistan-apres-30-ans-dexil
▶️ Philippe Halsman :
– https://lesphotographes.org/fr/magazine/dali-atomicus-1948
– https://www.magnumphotos.com/arts-culture/art/philippe-halsman-salvador-dali-enduring-partnership/
▶️ Irving Penn :
– Incroyable Photographe :
– https://www.holdenluntz.com/magazine/new-arrivals/irving-penn-in-cuzco/
▶️ Jill Greenberg :
https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2006/07/25/une-photographe-americaine-censuree-par-des-blogueurs
▶️ Donna Ferrato :
– https://phototrend.fr/2020/04/dessous-des-images-living-with-the-enemy-donna-ferrato/
– https://www.donnaferrato.com/
– https://www.icp.org/browse/archive/collections/donna-ferrato-living-with-the-enemy
▶️ Joel-Peter Witkin :
▶️ Groupe Mayhem :
vous connaissez l'histoire de la réalisation de la scène cultissime du film Les oiseaux d'itchcock et ben pour tourner cette fameuse scène avec les oiseaux justement le réalisateur avait annoncé à l'actrice tipi edren qu'il n'y aurait que des oiseaux mécaniques et bien le jour J quand l'actrice arrive elle apprend qu'elle aura finalement affaire à de vrais oiseaux elle a quand même joué le jeu si je puis dire elle a été malheureusement blessé à de multiples reprises à cause de ça elle a fauill perdre un œil et en plus elle a été complètement traumatisée les effets d'oiseau attaquant le personnage de tipi seront beaucoup trop réalistes selon l'actrice qui finira souvent [Musique] blessé salut c'est Julia Guerin et aujourd'hui à l'image de la scène des oiseaux du on va parler des coulisses de la photographie en écoutant des vidéos qui question l'intérêt et la création de certaines œuvres contemporaines je me suis demandé si nous aussi en photographie on nait pas intérêt à se questionner sur des travaux qui sont connus qui ont été réalisés par des photographes internationaux et qui pour autant pourrait poser question de manière éthique et morale donc je vous pose la question jusqu'où peut-on aller couvert de l'art comme dans tout domaine il y a la grande histoire de la photographie celle qui raconte comment elle a été créée comment elle s'est développé et la plus petite histoire un peu plus méconnue celle des coulisses des petits et des grands détails celle qui paraît bénine mais qui en fait est tout aussi intéressante voire parfois peut-être plus bon vous verrez ce n'est pas parce que j'aborde certains sujets aujourd'hui que je valide que j'invalide les travaux dont on va parler mais je considère qu'éclairer certaines zones d'ombre ou en tout cas se questionner sur le succès de certaines œuvres est une forme de prévention en quelque sorte on sépare plus ni l'homme ni la femme de l'artiste et on réintègre une œuvre dans le comp de sa réalisation c'est hyper important d'en tenir compte et j'ajouterai même qu'il faut garder en tête que la photographie a presque 200 ans dans les 160 je crois si ma mémoire est bonne et qu'il est donc logique que certaines réalisations nous paraissent choquante avec notre regard moderne mais il faut avoir conscience que les murs et les valeurs évoluent avec leur époque donc pour réaliser cette vidéo j'ai fait une sélection de travaux et de photos que j'ai classé du travail le moins dérangeant on va dire au plus questionnable peut-être déplacé même vous allez voir évidemment c'est un classement subjectif ou frontièrees complètement poureuse on va commencer en légèreté avec une anecdote que j'ai trouvé marrante d'un shooting photo réalisée pour la série desperatos wife donc cette photo que vous voyez à l'écran est issue d'un shooting collectif pour le magazine Vanity Fair en 2005 il s'agit de la toute dernière photo en tout cas de la toute dernière séance photo que les actrices feront toutes ensemble pour réaliser cette photo les indications étaient claires les actrices ne doivent pas être habillées en maillot de bain pour correspondre à la la vision des mères de famille dans l'Amérique puritaine HBC ne veut pas vraiment faire de vagu il veut toucher un large public et la seconde indication était que Terry Hatcher celle qui joue Suzanne ne devait surtout pas être au centre de la photo et vous vous doutez bien que si je vous parle de cette photo c'est que rien n'a été suivi à l'exception d'une des actrices elles ont toutes voulu être en maillot de bain et évidemment que Terry Hatcher s'est positionné au centre avec son maillot rouge flash donc on ne voyait plus qu'elle ce qui a fait que Marcia Cross a pété les plombs elle a quitté le plateau en hurlant et l'histoire s'est finalement réglée par agent interposés des actrices et finalement la photo a finit par être réalisé tant bien que mal pour avoir le résultat que je vous ai montré donc j'ai trouvé quand même ça fou parce qu'il a fallu des heures pour réaliser une simple entre guillemets photo et à cause de ça de 2005 à la fin de la série en 2012 il me semble il n'y a plus jamais eu de séances photo avec toutes les actrices bon je vous avoue c'est une petite mise en bouche que je tiens de la chaîne du beach doctor qui raconte toutes les coulisses de la série de manière générale justement je vous mettrai la source en description on rentre dans le vif du sujet avec de la photo qu'on a plus habhabitude de voir sur la chaîne on va parler de la pratique de Bruce Gildon pour le contexte donc on va synthétiser sa vie Bruce Gildon est né en 46 à New York City il achète son premier appareil photo en 67 pour vivre de sa pratique il a toujours été attiré par la rue et le mouvement et il applique le mantra de Ka si la photo n'est pas bonne c'est vous n'étiez pas assez prê il a énormément photographié les New Yorkais mais il a aussi voyagé dans le monde entier et il a rejoint l'agence mcnom en 98 quel est le problème me direz-vous et ben le problème ou plutôt le questionnement que j'aurais à vous poser vient tout simplement de sa pratique en elle-même la façon dont il fait de la photo de rue sa manière très frontale et très proche de photographier les gens dans la rue avec son flash peut sembler dérangeante par exemple dans l'un des reportages en français d'ailleurs que j'ai plus trouvé la voix off le présente comme prédateur cynique voleur d'imagees ça vous donne peu le ton mais je dois avouer que j'ai trouvé cette expression un petit peu exagérée personnellement je serais pas ravi qu'on photographie de cette façon dans la rue he je dois l'avouer par contre je trouve que le mot agression qu'on peut lui attacher ou agresseur qu'on peut lui attacher parfois est quand même très fort pour le geste que ça représente de plus on doit reconnaître à Grun une vision qui est très particulière de la pratique de la photo je veux me rapprocher je veux capter l'intérieur des gens d'un autre côté il explique qu'il a une certaine époque qui voulait vraiment photographier les mauvais quartiers de Brooklyn mais il ne connais personne pour lu montrer les coins pour qu'il puisse prendre les gens photo sans se faire péter la tronche ça montre bien quand même qu'il avait conscience que sa manière de faire pouvait être dérangeante et qu' pouvait pas la faire avec n'importe qui si je dois juger que par mon prisme je trouve donc je vous l'ai dit que c'est assez déplacé mais surtout ce qui me semble être le plus important c'est pas gravissime de mettre un coup de flash dans la tête de quelqu'un contrairement la suite de la vidéoah il y a pas mort d'homme je pis pas réaliser une vidéo sur les dessous de la photographie et des travaux connus sans aborder la question de l'Afghan girl de Steve mccury promis je vais essayer de faire court parce que moi aussi j'en peux plus de cette photo j'en peux plus de l'avoir partout mais je dois avouer que c'est quand même un incontournable et je m'attendais pas à trouver autant d'infos sur la question pour le contexte la photo de la jeune fille afghane aussi appelée la Monalisa afghane ou encore l'afghane aux yeux vert a été prise par Steve mcury en Afghanistan en 84 la photo a fait la couverture du National geograph F en juin 85 à cette époque l'Afghanistan était sous joue de l'invasion soviétique et Mury s'était rendu en tant que photographe reporter la jeune fille qui a posé pour cette photo charbat Goua pardon pour ma prononciation mais ça va être le cas pour toute la vidéo se trouvait dans un camp de réfugier dans le nord du Pakistan grâce à cette photo elle a été le visage de l'invasion soviétique dans son pays dans le monde entier et c'est justement ça qui amène mes questionnements aujourd'hui dans cette vidéo on peut quand même ici parler de la photo la plus célèbre du monde avec toute la médiatisation qui a été faite en faveur du magazine et du photographe alors oui à l'époque Steve mccury ne faisait que son job de photographe National Geographic ne faisait que son job de médiia et aucun des deux ne pouvait réellement se douter de l'ampleur que cette photo allait prendre est-ce que la jeune afghane a obtenu une compensation pour avoir prêté son visage n'aurait-il pas été plus juste que ce soit le cas si ça n'a pas été alors justement il semblerait que ma Cury soit resté restait vraiment bouleversé par cette rencontre et en 2002 une équipe du National géographique embarquée par les troupes américaines aurait réussi à la retrouver mais selon un article de télé 5 mondes au lendemain de l'attentat des deux tours jumelles et de la repose des USA elle aurait tenu des propos qui ont désarçoner les journalistes en conséquence de quoi ils auraient finalement laissé tranquille la jeune femme parce qu'ils étaient pas du tout en accord avec ses propos donc ils l'ont laissé ainsi retomber dans l'anonymat le plus total c'est finalement entre 2015 et 2016 qu'elle refuse surface dans les médias occidentaux charvette Goua est retrouvé au Pakistan où elle risque la prison pour détention de faux papiers mais heureusement tout finit bien pour elle puisque aujourd'hui grâce à la notoriété de cette photo et selon les propos rapportés de la porte-parole du ministère afghan de la communication charbat Goua habite à nouveau en Afghanistan elle reçoit une rente suffisante pour vivre dignement dans son pays mais ce que je trouve quand même dommageable c'est qu'il a fallu peut-être 20 ou 30 ans pour qu'elle puisse profiter des retours positifs qu' provoquer cette photo des années auparavant elle a eu une vie quand même très difficile mais heureusement aujourd'hui toujours selon un porte-parole du gouvernement afghan elle va beaucoup mieux et peut vivre avec sa famille ses enfants sereinement mais plus largement cette photo a aussi eu l'impact recherché bien que l'ampleur ait été bien plus importante qu'espéré et tant mieux la jeune afgane a été le visage de la répression et a attiré l'attention sur les zones de conflit et sur la question des réfugiés de guerre il y a un autre questionnement qui touche Steve mccury depuis qu'il a accé au numérique il retoucherait beaucoup ses photos et quand je dis beaucoup apparemment c'est beaucoup quoi on parle pas d'un petit détail et étant donné qu'il est censé faire du reportage photo si ces photos sont très voire trop retouché est-ce qu'on peut toujours autant les appeler des documentaires je pose ça là le débat est lancé ou relancé vous pouvez toujours me donner votre avis en commentaire et moi en attendant je poursuis dans les grands noms de la photographie de reportage et chez les portes prtis on retrouve aussi Irvin Pen avec son projet worlds in a small room donc les mondes dans une petite chambre vous avez un épisode d'incroyable photographe dessus donc je vais aller très vite sur sa vie et son travail je vais plutôt me concentrer sur les photos que je voulais aborder aujourd'hui donc en 1948 il part à cousco au Pérou pour photographier plusieurs centaines de personnes et réaliser plus de 2000 portrait dans un tout petit studio photo qu'il avait loué pour l'occasion entre 67 et 71 sur la même bague que celle du Pérou il part en République du daumé donc le péndin il va au Népal au Cameroun en nouvelle- Guinée au Maroc pour poursuivre ses portrait d'habitants en faisant ça il veut immortaliser les us et coutumes qui sont bien éloignés des nôtres et justement c'est là qu'intervient la problématique ou plutôt le questionnement à mon sens c'est un petit peu la même chose que pour la jeune Afghane finalement parce que certains ont accusé Irvin Pen d'exploiter ses communautés pour créer des images spectaculaires sans considérer pleinement les implications culturelles et éthiques que ça pouvait avoir il y a peu de sources qui abordent le sujet de plein Fouillet mais personnellement je ne pense pas qu'il y ait eu une malveillance de sa part j'ai surtout la sensation qu'il a voulu mettre en valeur des peuples autochtones avec leur personnalité leur authenticité et par ailleurs les modèles en tout cas au Pérou ont été payés c'est même le photographe lui-même qui l'a déclaré je cite lorsque les sujets arrivaient au studio pour être photographiés il me trouvait à la place du propriétaire des lieux et au lieu de me payer c'est moi qui l'ai payé pour poser une affaire prédéroué par contre contrairement à la jeune Afghane ce n'est pas une photo qui a contribué à la renommée de ce projet mais c'est l'ensemble de son œuvre alors qu'en pensez-vous profit sur le dos des communautés ou tout simplement mise en valeur des cultures à travers le monde à vous de me dire et sans transition on va enchaîner avec la cause animale donc on arrive dans un sujet qui commence un petit peu à être sensible hein ça ne vous aura pas échappé et je vais m'empresser de vous planter le contexte donc Philipp alsman et d étai très copains on leur connaî plein de photos plein de réalisation en commun et le questionnement que je vous pose aujourd'hui c'est quid du traitement des animaux pour la réalisation d' ditites photos à commencé par cette photo sur laquelle une mouche a été fixée grâce à du miel sur une réplique de la moustache de d alors est-ce que la mouche est vivante ou pas l'histoire ne le dit pas par contre je vois pas trop l'intérêt de la fixer qu'avec du miel si elle n pas vivante mais peut-être juste pour un effet de style qui pouvait pas avoir avec la colle bref si elle était vivante c'est pas cool et si elle était morte bah pas cool non plus d'avoir tué une mouche pour faire une photo bien que j'entends que vous me disiez que en fait une mouche on s'en fout un petit peu mais j'ai un autre argument à vous opposer avec D atomicus réalisé en 48 48 48 et oui je parle bien de cette fameuse photo avec les chats pour le contexte très rapide la Seconde Guerre mondiale est finie la liberté est retrouvée et la physique quantique a fait d'énormes bons en avant notamment grâce aux travaux sur les recherches atomiques autour de l'atome donc ce qui attire l'intérêt de Dali le peintre souhaite mettre en image le monde invisible des particules en suspension donc qu'est-ce qu'il va faire il va appeler son copain Philipp alsman et ensemble ils vont réfléchir à la réalisation d'une photo et de fu en aiguille on arrive à la fameuse photo que vous voyez à l'écran où on voit des chats en suspension tels des atomes et donc à nouveau quid du traitement animal parce que il a fallu 26 prises et 6 he de séance photo pour réaliser la photo parfaite en tout cas la photo qu'ils attendaient qu'il recherchaient et où est le problème vous me direz le problème justement ça vient du fait que c'est autant de fois et autant de temps que des chats ont été balancés de gauche à droite d'avant en arrière se prenant des sodos dans la tronche pour réaliser cette photo le photographe a même dû concevoir un système complexe avec une boîte avec des ficelles et des assistants pour lancer et récupérer les chats pendant rappelons-le 6h d'affilé nous avons également sur ce même thème la photo de Dovima with elephant de Richard Abdon je suis sûre que vous connaissez par cœur cette photographie par contre vous savez peut-être pas que c'est la photographie de mode la plus chère de l'histoire vendue à 841 1000 € à la maison Christian Dior en 2010 à l'époque avdon travaillait pour le magazine Harpers bazar il accompagnait la journaliste Carmel snow dans une tournée de photos pour un reportage de la mode parisienne lorsqu'il arrive au circle d'hiver de Paris dans le 11e arrondissement alors c'est appelé un cirque mais c'est plutôt une salle de spectacle dans un bâtiment pas un vrai cirque voà vous voyez à l'image et en voyant ce lieu avdon il décide qu'il fera une séance photo dans cet endroit avec la mannequin Dovima qui est une des mannequins les mieux payés de l'époque pour Dior avec trois éléphant même si on en voit que de un/art sur la photographie donc cette photo elle devient immédiatement iconique déjà parce qu'il faut dire elle est somptueuse mais aussi et surtout parce que c'est la première fois dans le monde de la mode qu'on inclut des animaux qui jouent qui interagisse avec la modèle photo donc dans ce milieu-à mais vous me voyez venir la problématique c'est que bien que cette photographie soit emblématique de la mode et de la photographie de manière générale qu'elle soit considérée comme une œuvre d'art elle soulève l'exploitation des animaux les éléphants qui ont été utilisé dans la séance photo ont été transporté de manière controversée depuis unzo jusqu'au studio photo et d'ailleurs on voit très bien les chaînes sur les jambes des éléphants et bien que la réalisation de cette photo reste un petit peu flou j'espère qu'il n'y a évidemment pas eu de maltraitance mais si maltraitance il y a eu alors de toute façon la place d'un éléphant n'est pas dans un stud de photo ni dans un cirque mais si maltraitance il y a eu est-ce que le photographe en est directement responsable parce qu'il y a quand même eu plusieurs personnes qui ont participé à la réalisation de tout ça et d'ailleurs j'en profite pour faire un aparté ça me fait penser au défilé du cirque har qui a eu lieu le 1er mars 1950 à Bordeaux où on pouvait voir des dromadaires des éléphants dans la rue mais ça bon c'est une autre histoire mais je vous mets quand même quelques photos archive à l'écran et on poursuit avec l'échelle de nos questionnements en passant à la photographie de la violence Tim Greenberg qui est né à Montréal en 1967 c'est une portraitiste connue qui travaille pour plusieurs magazines et prend en photo des célébrités en 2013 elle publie son prochet end Times représentant des jeunes enfants en pleur et à ce propos le Los Angeles Time va rapporter que dickenberg pense que si on vole la ttine d'un bandin il va inhévitablement se mettre à TER alors c'est exactement ce qu'elle a fait pour voler les larmes des 27 est âgé de 2 ou 3 ans qui figure dans son exposition vous voyez quelques photos à l'écran et justement la question que je vous pose ou la polémique qui peut en retirer c'est bah pourquoi en fait pourquoi faire ça alors oui ça peut prêter à sourire et on peut facilement tomber dans le retirer la ttine à un bébé c'est pas grave mais à cet âge- là c'est littéralement tout leur monde on peut pas juger avec nos yeux d'adultte la souffrance qu'ils peuvent ressentir à ce moment-là et en fait ce qui me dérange d'autant plus c'est de retirer volontairement un doudou ou une tétine dans le but vraiment de vouloir faire pleurer un bébé c'est volontaire et c'est le but de ce geste là et si on prend un petit peu de la hauteur ça implique que causer une source de tristesse à un être humain pour prendre une photo bah c'est OK et du coup je me demande est-ce que c'est pas une forme de violence qu'on fait subir à ses enfants dites-moi qu'est-ce que vous en pensez est-ce que est-ce que je dramatise ou est-ce que vous êtes de mon avis parce que oui c'est faute sont très esthétiques on dirait presque des tableaux mais parce qu'on a la possibilité et la curiosité de pouvoir faire pleurer un enfant est-ce qu'on doit le faire pour autant et ben je suis pas sûr dans les sujets encore bien plus graves qui ont été abordés en photo on a les travaux de Dona Ferrato Dona Ferrato est née en 49 et c'est une photojournaliste américaine qui a reconnu pour son travail sur la violence conjugal en 82 elle est commissionnée pour un reportage sur les couples échangistes par Playboy Japon et elle se retrouve par hasard documenter une scène de violence domestique et ces images aussi inédites que choquantes révèlent pour la première fois au grand public l'intimité des violences conjugales initialement Ferrato elle est paralysée par le choc des images et bien sûr elle hésite à les publier mais finalement elle réalise peu à peu leur importance et elle décide de se battre pour ééveiller les consciences donc malgré les nombreux refus des éditeurs de magazine elle persévère et elle publié en 91 living with the enemy un livre documentant les violences domestiques aux États-Unis alors je fais juste un arrêt sur script parce que je au-delà de l'intérêt de ces travaux je trouve ça juste dingue qu'elleit réussi à photographier des scènes pareilles alors je sais pas comment elle s'est prise parce que j'ai pas eu le temps de me plonger profondément dans son projet photo mais c'est je trouve une prouesse humaine que de réussir à documenter ça c photographies qui montrent des femmes battues et leur répercussion elles finissent par être publié dans des magazines comme life ou comme time et grâce à ça grâce à cette portée Donal Ferrato a contribué à l'adoption en 94 du violence against women Act par le Congrès américain notamment grâce au soutien de certaines personnalités influentes comme Joe Biden par exemple et le projet de Ferrato s'arrête pas là parce que elle continue avec je suis imbattable oui je préfère vous le dire en français pour le coup qui est une série photographique qui montre l'émense passion des femmes battues donc son travail ind dansant ensemble et saluer pour avoir significativement affecté la lutte contre les violences domestiques elle a permis de changer des lois et elle a aidé à financer des refuges pour les femmes comme quoi on peut vraiment tout photographier si on le fait de manière respectueuse et intelligente et si on a un message à faire passer derrière je trouve ça encore absolument dingue qu'elle ait réussi à faire un travail pareil et à le faire aboutir aussi loin donc vraiment pour découvrir son œuvre beaucoup plus en profondeur je vous invite à aller sur son site je vous mettrai des liens en description vous allez voir ses poignons et c'est une transition assez macabre qui vous attend puisque de la photographie de la violence on va passer à celle de la mort pour ce dernier sujet attention aux âmes sensibles à partir de maintenant on va commencer à aborder quelque chose d'assez particulier dérangeant oui mais qui peut vous choquer donc si vous avez pas le cœur bien accroché allez juste à la fin de la vidéo abonnez-vous commentez ce que vous avez déjà entendu et on se retrouve dans les autres vidéos déjà is et pour les plus courageuses et les plus courageux d'entre vous on continue donc avec Joë Peter whitkin qui est notamment connu pour le baiser des deux têtes coupées donc oui je vous avais prévenu que ça allait pas être hyper joyeux comme fin de vidéo au moins ça vous donne le ton donc Joël Peter whitkin est né en 39 il est passionné de dessins et de photos depuis ses 16 ans environ et il s'intéresse au bizarre tout ce qui est étrange au début de sa carrière d'artiste il va se former à la sculpture mais il va être enrôlé à l'armée pendant 3 ans pendant lesquels il va assister un médecin légiste et c'est à partir de ce moment-là qu'il va progressivement commencer à créer des œuvres morbides qu'on le connaît aujourd'hui donc il va assembler des morceaux de cadavres de fétus de corps malformé et cetera et cetera il va photographier aussi des modèles vivant pour ces nature mortes donc je vous le mentionne mais c'est pas ce que j'avais envie d'aborder aujourd'hui j'avais envie d'aborder justement son côté macabre parce qu'il faut savoir que dans sa photo il n'y a aucun montage il n'y a aucun trucage il n'y a aucun artifice ça dém marche elle est intéressante et dérangeante à la fois d'ailleurs une de ces expositions a été censurée par la mairie de Rambouillet en 2022 je crois que l'expo s'appelait enfer au ciel apparemment ces modèles viendrai de Morg et il y aurait eu accès de manière complètement légal par contre ça nous empêche pas de légitimement nous poser la question de l'éthique et la morale dans tout ça est-ce que c'est moral de mettre en scène défins ou des parties de défins pour l'art de la photographie est-ce que ces personnes ont seulement donné leur accord avant de mourir pour être photographié dans de telles dispositions moi personnellement déjà je me pose la question pour les momis dans les musées ou pour les modèles des musées de l'anatomie donc si vous voulez quand j'ai découvert son travail bon c'est un petit peu la première question qui m'est venue quoi mais dans le cadre des musées on est sur des buts scientifique on est sur des buts d'apprentissage ils ont un lien avec la connaissance alors que pour whkin on est sur de l'art pour questionner le spectateur est-ce que si c'est juste avec desnmes guillemets pour l'art on peut se permettre des choses comme ça où il faudrait se restreindre et dans ce cas-là est-ce qu'on doit faire une hiérarchie entre les disciplines entre la science et l'art si oui pourquoi et qu' décide et comment on décide par contre j'ai lu quelque part qu'apparemment il aurait déclaré en 2012 qu'avec l'évolution de son travail il photographie plus de reste humain un mal pour un bien je sais pas à vous de me dire et enfin dernier sujet sensible de la vidéo je vous le résume grossièrement c'est l'histoire d'un cadavre qui est photographié pour finir sur la pochette d'un album de musique pour le contexte le groupe de black metal meem a été formé en 84 à langus en Norvège notamment par le musicien euronyous qui en est le leader 4 ans après le lancement du groupe en 88 le jeune dead c'est son pseudo va rejoindre le groupe comme chanteur dead il a un look assez cadavérique et son état d'esprit assez morbide il incarne vraiment parfaitement l'imagerie extrême que recherche euronyous pour mayem cependant il y a très vite de très grosses tensions entre les deux artistes concernant la direction artistique du groupe et sans vous retracer tous les détails de l'histoire du groupe en 91 Dead est retrouvé mort dans la maison du groupe après s'être suicidé d'une balle dans la tête bon pas très joyeux comme histoire mais le pire reste à venir puisque en découvrant la scène plutôt que d'appeler les secours heronimous a décidé de photographier le cadavre de son ami et de récupérer des fragments de son Crâ une des photos va même finir par être utilisée comme pochette de l'album légendaire de Mayam dome of the black Earth en 94 atteignant as un sombre sommet dans la fascination du groupe pour la mort alheure où je tourne la vidéo je sais pas encore si je vais vous montrer la photo censurée ou pas vous le verrez à l'écran de toute façon en tout cas si finalement je choisis pour des raisons un petit peu évidentes de censurer la photo vous pouvez pour les plus curieux d'entre vous la retrouver facilement sur Internet voilà pour le gros morceau de cette vidéo je vous avoue qu'avant de commencer mes recherches pour la tournée je m'attendais plutôt à faire une vidéo légère sur des sujets un petit peu rigolo des coulisses un petit peu marrantes voilà mais ceci dit je trouve ça quand même intéressant et en fait plus mes recherches avancé plus je suis tomber sur ce genre de sujet très lourd et je suis pas venue ici pour souffrir ok donc je me suis dit autant faire une vidéo là-dessus je suis contente d'ailleurs contente c'est peut-être pas le mot de vous avoir fait découvrir certains travaux que j'adore bon ça vous aura pas échappé pour Dona ferato mais aussi celui d'Irvin Pen je trouve ça magnifique en conséquence de quoi je réitérerai bien l'expérience si le concept vous a plu donc n'hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous avez pensé de tout ça surtout si vous avez entendu des rumeurs des potins sur des backstage photos ou au contraire si vous avez des photos que vous adorez ou des travaux d'ailleurs photos que vous adorez dont vous aimeriez un petit peu mieux connaître la réalisation les détails la jeunesse de tout ça partagez-moi ça en commentaire ou en message privé insta et si votre truc c'est les portrait des gens bien vivants ça tombe bien parce que c'est ma spécialité et ma formation est disponible chez formation photo en partenariat avec le Brea allez salut
# Sources :
Inclassables :
– https://www.youtube.com/watch?v=pfMJTAL3tNg
– https://www.youtube.com/watch?v=UYNrQzhrNtw
– https://www.youtube.com/watch?v=2XxdW-PVgsY&t=9s
– https://www.sudouest.fr/redaction/insolite/l-oeil-des-archives-quand-les-elephants-de-cirque-paradaient-a-bordeaux-dans-les-annees-1950-1151451.php
Bruce Gilden : https://www.youtube.com/watch?v=R-NTJFB9mr0
Mc Curry :
– https://www.nationalgeographic.fr/photographie/lafghane-aux-yeux-verts-rentre-en-afghanistan-apres-30-ans-dexil
– https://www.beauxarts.com/grand-format/le-photographe-steve-mccurry-pris-en-flagrant-delit-de-photoshop-un-faux-debat/
– https://information.tv5monde.com/terriennes/sharbat-gula-lafghane-aux-yeux-verts-refugiee-en-italie-35-ans-dhistoire-22888
Halsman :
– https://lesphotographes.org/fr/magazine/dali-atomicus-1948
– https://www.magnumphotos.com/arts-culture/art/philippe-halsman-salvador-dali-enduring-partnership/
Irving Penn : https://www.holdenluntz.com/magazine/new-arrivals/irving-penn-in-cuzco/
Jill Greenberg : https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2006/07/25/une-photographe-americaine-censuree-par-des-blogueurs
Donna Ferrato :
– https://phototrend.fr/2020/04/dessous-des-images-living-with-the-enemy-donna-ferrato/
– https://www.donnaferrato.com/
– https://www.icp.org/browse/archive/collections/donna-ferrato-living-with-the-enemy
Joel-Peter Witkin : https://www.youtube.com/watch?v=5EkTH22jvgk
Mayhem :
# Script
## Introduction V1 :
Vous connaissez l’histoire de la réalisation “Les Oiseaux” d’Hitcock ?
Pour tourner la scène culte avec les oiseaux justement, le réalisateur avait annoncé à l’actrice Tippi Hedren qu’il n’y aurait que des oiseaux mécaniques. Le Jour J, l’actrice apprend qu’elle aurait finalement à faire à de vrais oiseaux qui seraient directement attachés à elle. Elle a été blessée à de multiples reprises, elle a failli perdre un oeil et a été traumatisée.
> Extrait film avec l’actrice
Salut, c’est Julia Guérin et aujourd’hui, à l’image de la scène des Oiseaux d’Hitcock on va parler des coulisses de la photographie.
En écoutant des vidéos qui remettent en question l'intérêt de certaines œuvres artistiques contemporaines (sources en description), je me suis demandé s'il existait également en photographie des anecdotes croustillantes sur les coulisses d'œuvres célèbres. Et je n’ai pas été déçue de mes trouvailles.
C’est pourquoi aujourd’hui j’ai envie de débattre avec vous sur la question suivante : Jusqu’où peut-on aller sous couvert de l’Art ?
Comme dans tout domaine, il y a la grande Histoire de la photographie, celle qui raconte comment la photo est née et s’est développée, et la petite Histoire : celle des coulisses, des petits ou des grands détails, celle qui parait bénine alors qu’elle est tout aussi intéressante.
Ce n’est pas pour autant que je valide ou invalide les travaux dont on va parler, mais je considère qu’éclairer les zones d’ombres de certains succès est une forme de prévention. On ne sépare plus l’homme ni la femme de l’artiste et on réintègre une œuvre dans le contexte de sa réalisation.
Il est important de garder en tête que la photo a presque 200 ans et qu’il est donc logique que certaines réalisations nous paraissent choquantes avec notre regard moderne, mais les mœurs et les valeurs évoluent avec leurs époques.
Pour cette vidéo, j’ai fait une sélection de travaux et de photos que j’ai classés du travail le “moins dérangeant” (photo de la mouche de Dali) oau plus questionnable (photo des têtes mortes là). Evidemment, c’est un classement subjectif aux frontières poreuses.
# I. Les travaux “légers”
## A. DH & Vanity Fair
On commence avec une anecdote légère qui concerne les coulisses de Desperate Housewives qui m’a fait sourire.
Cette photo est issue d’un shooting collectif pour le magazine Vanity Fair en 2005 et il s’agit de la toute dernière que les actrices feront ensemble.
Pour réaliser cette photo, les indications étaient claires :
– Les actrices ne doivent pas être habillées en maillot de bain pour correspondre à la vision des mères de famille dans l’Amérique puritaine → HBC ne veut pas faire de vague
– Terry Hatcher (celle qui joue Suzanne) ne doit surtout pas être au centre de la photo.
Eeet : à l’exception d’une des actrices, elles sont toutes en maillot et Terry Hatcher se positionne au centre avec son maillot rouge flash. Marcia Cross quitte le plateau en hurlant.
L’histoire finit par se régler par agent interposé et la photo finie par être réalisée tant bien que mal pour avoir le résultat que je vous ai montré.
De 2005 jusqu’à la fin de la série en 2012, il n’y a plus jamais eu de photoshoot collectif avec les actrices de la série.
Cette petite mise en bouche, je la tiens de la chaine du Binge Doctor qui raconte toutes les coulisses de la série en général :
> Source :
## B. Les photos de rue de Bruce Gilden
Allez ! On rentre dans le vif du sujet avec de la photo qu’on a plus l’habitude de voir sur la chaîne : on va parler de la pratique de Bruce Gilden.
> Contexte :
Pour synthétiser sa vie : Bruce Gildren est né en 1946 à NYC. Il achète son premier appareil photo en 1967 pour vivre de la pratique.
Il a toujours été attiré par le rue et le mouvement et il applique le mantra de Capa : «Si la photo n’est pas bonne c’est que vous n’étiez pas assez proche». Il a énormément photographié les New-Yorkais mais il a aussi voyagé dans le monde entier. Il a rejoint d’agence Magnum en 1998.
> Mettre quelques images du reportage
Quel est le problème me direz-vous ? Le problème, ou plutôt le questionnement, vient tout simplement de la façon dont il pratique la photo de rue.
Sa manière frontale et très proche de photographier les gens au flash peut être dérangeante.
Par exemple, dans l’un des seuls reportages en Francais que j’ai pu trouver, la voix off le présente comme : “ un prédateur, cynique, voleur d’images” —> Mais je dois avouer que j’ai trouvé cette expression un peu exagérée
Personnellement, je ne serai pas franchement ravie d’être photographiée comme ça dans la rue. Mais je trouve que le mot “agression” qu’on lui attache parfois est quand même très fort pour le geste que ça représente.
De plus, on doit reconnaitre à Gildren une vision très particulière de la pratique photo. Par exemple quand il dit quelque chose du genre “si tu prends ma fille en photo de prêt, c’est ok. Par contre si je te vois le faire de loin, je me mets en colère”. Pas sûr que ce soit la vision de tout le monde, mais ça démontre une approche assez singulière de sa part.
D’un autre côté, il explique aussi qu’à une époque il aurait peut-être voulu photographier “les mauvais quartiers de brooklyn mais il ne connaissait personne pour lui montrer les coin et qu’il puisse prendre les gens en photo sans se faire péter la tronche.”. Ca montre bien qu’il a conscience que sa manière de faire peut être dérangeante mais il faut à nouveau reconnaitre que plusieurs facteurs entrent en jeu : le fait qu’il soit blanc et que ce soit un inconnu du quartier doit beaucoup jouer.
> Source :
En réalité, je suis assez partagée sur sa façon de faire puisqu’avec mon prisme, je trouve ça assez déplacé, en tout cas je pense que moi ça me dérangerait, mais ses photos sont puissantes, bien que ce ne soit pas une excuse à tout et n’importe quoi pour autant, et surtout, ce qui me semble être le plus important (parce qu’à la limite que les photos soient belles ou moches on s’en fout), ce n’est pas gravissime de mettre un coup de flash sur le visage de quelqu’un. Ya par mort d’homme, contrairement à ce qui va arriver un peu plus tard dans la vidéo
(ce petit suspens de transition là) 💣💣💣
## C. Steve McCurry – "Afghan Girl" :
Je ne pouvais pas réaliser une vidéo sur les dessous des photos et des travaux connus sans aborder l’Afghan Girl de Mc Curry.
Promis je vais essayer de faire court parce que moi aussi, j’en ai marre de cette photo. Mais je dois avouer que je ne m’attendais par à trouver autant d’info sur la question.
> Contexte : La photo de la jeune fille afghane, la Mona Lisa Afghane ou encore l’Afghane aux yeux verts, a été prise par Steve Mc Curry en Afghanistan en 1984 et a fait la couverture du National Geographic de Juin 1985. A cette époque, le pays était sous le joug de l’invasion soviétique et Mc Curry s’y était rendu en tant que photographe reporter.
La jeune fille, Sharbat Gula, a posé pour cette photo prise dans le camp de réfugiés de Nasir Bagh, dans le nord du Pakistan. Elle a été le visage de l’invasion soviétique dans son pays. Cette photo est sans doute la plus célèbre du Monde et c’est ça, qui amène les préoccupations éthiques du débat suivant :
Problématiques :
Je n’ai pas réussi à trouver d’info sur l’argent qu’a rapporté cette photo, ni même le nombre d’exemplaires vendus à la sortie du magazine mais on parle ici de la photo la plus célèbre du monde avec toute la médiatisation a été faite en faveur du magazine et du photographe.
Oui, à l’époque, McCurry ne faisait que son job de photographe, National Geographic a fait son job de média. Et aucun des deux ne pouvaient se douter de l’ampleur qu’allait prendre cette photo mais la notoriété qui a suivie derrière a été retentissante.
Donc voilà la question que je me suis posée : est-ce que la jeune Afghane a obtenu une compensation pour avoir prêté son visage ? N’aurait-il pas était juste que ce soit le cas ?
Alors justement, il semblerait que Steve McCurry soit resté très bouleversé par la rencontre avec la jeune fille. En 2002, une équipe du National Geographic embarquée par les troupes américaines auraient réussi à la retrouver. Mais selon un article de TV5 Monde, au lendemain de l’attentat des 2 tours jumelles et de la riposte des USA : elle aurait tenu des propos qui ont désarçonné les journalistes. Ils auraient été choqués par les propos tenus et l’auraient alors laissée tranquille, la laissant ainsi retomber dans l’anonymat.
C’est finalement entre 2015 et 2016, qu’elle refait surface dans les médias occidentaux. Sharbat Gula est retrouvée au Pakistan où elle risque la prison pour détention de faux papiers.
Mais tout fini bien pour elle puisqu’aujourd’hui, grâce à la notoriété de cette photo et selon les propos rapportés de la porte-parole du ministère afghan de la Communication : Sharbat Gula habite à nouveau en Afghanistan et reçoit une rente suffisante pour vivre dignement dans son pays.
> Sources :
https://www.nationalgeographic.fr/photographie/lafghane-aux-yeux-verts-rentre-en-afghanistan-apres-30-ans-dexil
https://information.tv5monde.com/terriennes/sharbat-gula-lafghane-aux-yeux-verts-refugiee-en-italie-35-ans-dhistoire-22888
Mais plus largement, cette photo a eu l’impact recherché, bien qu’à une ampleur bien plus importante qu’espérée, et tant mieux : Sharbat Gula a été le visage de la répression et a attiré l’attention sur les zones de conflit et sur la question des réfugiés de guerre.
Steve Mccurry est aussi connu pour une polémique plus récente : depuis qu’il a accès au numérique, il retoucherait beaucoup ses photos et puisqu’il est censé faire du reportage : est-ce toujours des photos documentaires qu’il prend si elles sont autant retouchées ?
Le débat est (re)lancé et je vous laisse me donner votre avis dans les commentaires et moi en attendant, je poursuis ! (➕caler les brigittes "maintenant battez vous").
## D. Irving Penn – "Worlds in a Small Room" :

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