▶️ Le livre de Magnum que je présente dans la vidéo (en anglais, la version française semble être épuisée, pensez aux bouquinistes !) :
Dans cette vidéo, et dans toutes les autres, je m'adresse aux photographes qui s'intéressent à la pratique artistique de la photographie. Si ça n'est pas votre cas, si vous pratiquez la photographie comme un loisir (ce qui est ni mieux ni moins bien) vous n'êtes probablement pas concerné par ce que je raconte.
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Dans cette vidéo, et dans toutes les autres, je m'adresse aux photographes qui s'intéressent à la pratique artistique de la photographie. Si ça n'est pas votre cas, si vous pratiquez la photographie comme un loisir (ce qui est ni mieux ni moins bien) vous n'êtes probablement pas concerné par ce que je raconte.
bonjour à tous ici Thomas mi et je vais vous parler de photographie de votre photographie de la façon dont vous la percevez par rapport à celle des autres parce que je trouve c'est assez important euh la fin de l'année dernière donc la fin 2022 vous savez il y a l'espèce de période de top nine sur Instagram où on partage nos meilleures images de l'année la même chose sur Twitter c'est un petit côté bête de foire et concours à la performance dont je suis pas très fan parce que bah pour moi la photographie c'est pas un concours c'est pas un sprint c'est pas voilà il il y a pas cette recherche de performance à avoir le but c'est toujours le même hein faire des travaux photographiques qui vous ressemble qui vous font kiffer et ça c'est ça qui est important je pense que ça se voit et que ça se sent quand vous faites ça dans vos travaux ce côté voici mon meilleur et cetera je suis pas très fan d'autant plus que bon dans certaines choses qu'on peut voir c'est pas forcément un meilleur qu'il aurait fallu mettre en avant bref et donc je voulais vous parler de ça de de pourquoi faut pas se comparer aux autres pourquoi vous avez toujours l'impression que les autres sont meilleurs que vous et un peu les mécaniques derrière tout ça mais avant de commencer ça va être la première sponso de la chaîne alors quand c'est Rino shield qui sponsorise une vidéo norvpn clash of clans et cetera tout le monde comprend parfaitement que c'est important de sponsoriser les chaînes et que ça permet au créateur de continuer à créer des choses comme ce que vous voyez et du coup cette vidéo sera sponsorisée par Thomas amoui Corporation international Europe monde voilà c'est le nom de mon entreprise donc cette vidéo elle est évidemment sponsorisée par les élèves qui suivent mes formations mais je me suis dit que vous étiez peut-être pas tous au courant que j'en faisais et compagnie je vous mets un lien dans la description pour aller sur le site des formations vous en trouverez plusieurs leses formations elles sont toujours à la carte en fait il y en a une grosse qui s'appelle photographe créatif que j'ai mis à peu près 2 ans à sortir en entière qui permet d'aller du début trouver une idée de projet à la fin le diffuser que ce soit en ligne sur internet sur la réseaux sociaux peu importe ou lors d'une exposition tout ça c'est détaillé dans plein de modules ça peut être dé cours à la carte vous pouvez prendre que le bout qui vous intéresse et dont vous avez besoin tout est expliqué sur le site si jamais vous saviez pas que ça existait maintenant c'est fait si jamais ça vous intéresse je vous invite à aller le voir et si c'est pas le cas bah restez c'est quand même cool de discuter photos ensemble donc est-ce que c'est pertinent de se comparer aux autres photographes la réponse c'est un gros non donc en fait avoir de la culture photo que ce soit consulter des livres êre dans des expositions aussi des choses plus contemporaines voir les artistes travailler et compagnie c'est vachement bien pour vous vous donner des idées vous nourrir et surtout vous donner une idée du champ des possiblebles parce que la photographie si on se contente d'Instagram et des groupes facebook on a vite l'impression que c'est le portrait le paysage et de la photo de rue de vieux monsieur pauvre en noir et blanc donc pour ça la culture l'inspiration c'est vachement bien mais ça doit pas vous freiner ça doit pas être quelque chose qui vous bloque dans votre pratique le fait de voir d'autres travaux photographiques et si ça vous bloque c'est pour une raison toute bête vous comparez deux choses qui n'ont pas à être comparé vous comparez les itération créative au produit final je vous montre une image une de mes préféré dirving Pen pour analyser ça ce que vous voyez là c'est l'arbre qui cache la forêt vous ne voyez pas toutes les itérations créatives pour produire cette photographie vous ne voyez pas les autres images de la séance de prise de vue les tirage raté vous ne voyez pas non plus les années d'images pas terrible d'ving Pen avant d'en arriver là il y a un autre facteur qui rentre aussi en ligne de compte c'est le temps ce que l'on voit ce dont je parle c'est très souvent le résultat de décennies de pratique soigneusement sélectionné et présenté évidemment le niveau des travaux que vous avez dans les livres et Compagnie est très élevé c'est un résultat impressionnant mais faut pas oublier tout ce qu'il a fallu pour en arriver là quand à alle une exposition ça vous décourage ça vous déçoit c'est parce que vous comparez deux choses incomparables vous comparez la fin sur la ligne d'arrivée d'un travail très travaillé très fini à ce que vous vous avez en tête de votre propre pratique sans connaître ce qu'il a dans la tête de la personne sans connaître ses galères les choses qui vont pas les projets qu'elle a abandonné les rater ses débuts et compagnie c'est pour ça que ça a pas de sens de comparer les deux autre petit argument dans cette direction est-ce que vous savez que Henry Cartier Bresson avait fait de la photographie en couleur dans les années 70 maître du noir et blanc qui av un peu critiqué la photographie couleur dans la préface d'image à la sauvette je vous mets une fiche ver vidéo que j'ai fait sur ce livre en carartier Brisson donc faisait de la couleur ça en surprendra beaucoup surtout qu'on voit jamais ces images en couleur alors pourquoi il faisait de la couleur c'est très simple c'est que dans les années 70 pour être publié dans les magazines bah il fallait de la couleur le noir et blanc pour les couvertures c'est pas possible et l'autre élément c'est pourquoi on voit plus ça tout simplement parce que la fondation en Carti Brisson garde ces images ne les diffuse pas pour entretenir l'image de quartier Brisson comme le corant photographe noir et blanc des années 30 40 50 et cetera donc aussi ce que vous voyez des grands artistes ou même des autres artistes c'est toujours quelque chose qui est sélectionné construit et ainsi de suite pour percutant pour plaire pour attirer et cetera ce qui est pas le cas de votre avo à vous évidemment quand vous faites de la photographie pour vous quand vous travaillez sur vos projets quand vous cherchez des choses et cetera vous voyez la matière brute le résultat du travail quotidien et pas la chose finie et compagnie et paradoxalement si jamais vous finissez un zine par exemple j'ai une petite formation où j'explique de a Z commment ENF mais je dis ça je dis rien donc si vous faites un zin quand vous allez sortir il va déclencher le même effet chez d'autres photographes il y a d'autres photographes qui vont voir votre zin et dire [ __ ] moi j'essaie de faire un zin je galère et compagnie j'y arrive pas lui il le sort il est trop bien et cetera donc il y a vraiment toujours ce décalage là entre ce que vous vous connaissez de l'Intérieur est-ce que vous voyez des autres qui est l'extérieur et donc petite théorie qui vient plutôt de ma pratique de la musique on y rent dans une seconde mais qui je trouve marche plutôt bien c'est je pense que dans la création il y a tris temps alors je vous parle de plein de choses sur la créativité sur le blog et cetera il y a plein de façons de percevoir ça il y a pas une vérité plus que l'autre des fois je vais vous dire il y a CIN étapes des fois il y en a trois des fois machin je vais lire un livre qui le présente autrement c'est quelque chose qu'il faut appréhender avec souplesse et ouverture d'esprit plus que comme une façon rigide et voilà donc une façon de voir la créativité c'est de le voir en trois temps c'est tr attend ce serait quoi ce serait la pratique au quotidien le moment où on définit les œuvres et le moment où on les produit je vous explique quand je rentre chez moi je prends ma guitare après une journée où j'ai envie de jouer je jouer des morceaux qui m'amusent qui m'éclatent des morceaux que j'aime bien ça n'a pas trop de sens al j'en profite pour faire la démo c'est ma première guitare que j'ai récupéré il y a pas très longtemps je suis très content allons-y par exemple je vais rentrer je vais jouer des morceaux que j'aime bien des choses qui me paraissent sympas et cetera donc comme ça appliquer à la photo ça ce serait le moment où vous prenez votre appareil vous sortez vous faites des petites photos et cetera c'est la pratique quotidien c'est ce qui nous amuse c'est ce qui nous éclate qui a pas forcément de sens j'ai passé des centaines d'heures à jou des trucs qui servent à rien mais qui m'amuse qui me permett de pratiquer les compagni qui sont agréables qui nourrissent un peu la pratique donc pour les guitares je vous montrer je rentre joue des petits accords et cetera on est content la deuxième étape c'est la définition c'est quand ce moment de pratique un peu ludique fun et sans but va commencer à se transformer en autre chose par exemple vous commencez à avoir des lignes vous commencez à mettre en formeant ok ça ça pourrait aller avec si et cetera typiquement je rejoue les mêmes accords on commence à trouver quelque chose c'est mar ça qu'est-ce que ça pourrait [Musique] être qu'est-ce qu'on pourrait mettre un truc là là c'est le moment où vous commencez à dire ok il y a quelque chose qui pourrait marcher là et vous comm à mettre en forme ce travail là on se dit ok ça ça va par c ça va par là on cherche un peu mais on est plus dans une pratique où on va Erer de façon créative chercher tester s'amuser on commence à rationaliser les choses à les organiser un petit peu et compagner donc là par exemple C under ch papers où je vous MIM met qui cherche à en faire des accords on se dit ok les accords ça peut être ça on commence à chercher ce qui pourrait marcher et compagnie donc là on commence à mettre en forme le travail et la dernière étape c'est la plus exigeante c'est la production on finit on termine on pefine on enregistre dans le cadre de la musique typiquement là je vais pas le faire parce que j'ai pas envie que le Content ID me casse les pieds mais c'est le moment où on finalise s acccord on l'enregistre de façon super clean super propre et cetera pour que ce soit diffusé et compagnie ça c'est la dernière étape et en photographie cette étape c'est quoi bah ça correspond à plusieurs moments je trouve du travail pour commencer il y a le moment un peu d'édition donc au début on pratique comme ça de toute façon libre après on se dit ok il y a un projet toutes ces images là elles vont ensemble il y a quelque chose il y a une histoire que je raconter tout ça ça fait un gros paquet d'images donc la première étape de la production ça va être commencer de rationaliser ce paquet d'images et d'en faire une sélection c'est ce qu'on appelle l'édition on trie on coupe on dégage vous avez cette sélection et ensuite vous allez la produire vous allez faire une expo un livre un zine les mettre en ligne les diffuser de façon clean et propre pour la photo ça ressemble un peu à ça cette derère étape globalement de production vous voyez ce que je veux dire pour continuer l'analogie avec la pratique un peu de la musique mais je trouve que créativement il y a quelque chose d'assez similaire dedans et là vous comprenez le problème quand par exemple vous vous baladez en sortie photo et vous dites ah non ça je le photographie pas parce que j'ai vu des travaux de machin de truc et lui ferait jamais ça et ce serait nul de faire ça et je le prends pas en photo là vous confondez la première étape de quelque chose qui va se passer après la production quoi de quelque chose que vous avez déjà vu qui a été produit diffusé compagnie et c'est cette confusion là je pense qui crée beaucoup de stress de un peu de syndrome de l'imposteur vis-à-vis de vos travaux alors après faut être lucide dans les gens qui disent je montre pas mes images parce qu'elles sont nulles il y en a qui sont dans ce que je viens d'écrire qui se disent ah [ __ ] qui qui ont cette espèce de décalage dans la comparaison qui je pense les bloqu il faut pas c'est ce que j'essaie de dire dans cette vidéo à l'inverse parfois c'est de la lucidité hein si vous trouvez tout nul ce que vous faites et que vous faites de la macro de coccinel en gros plan priori on n pas sur de l'erreur de comparaison quoi oui c'est 2023 je c une blague sur la macro qu'est-ce que vous allez faire j'ai choper ma Mme photo et d'ailleurs si vous voulez vous PCER un peu sur ça il y a un bouquin que je trouve très très bien qui est gros comme tout qui s'appelle Magnum contact sheet donc les les planches contact de Magnum euh il est vendu à 30 livres je sais pas combien il coûte en euros parce que je l'avais acheté avant qu'il soit traduit de mémoire il a été traduit en français et je trouve bon c'est un livre que beaucoup de gens conseillent et a raison et là par exemple vous voyez je sais pas j'en prends une au pif que cette photographie là qui est très chouette de Bruce hildon pour la faire il a fait tout ce film qui est ici donc on voit toutes ces images ratées et là on rentre un peu dans ce que je vous disais qui a la première étape de la pratique c'est le moment où il cherche on teste et cetera et c'est là qu'on se rend compte que que Gilon c'est un photograp comme tout le monde il fait parfois des bonnes images il arrive à les repérer les organiser et en faire des livres qui ont du sens et qui sont cool mais quand il pratique tous les jours il est comme vous et moi il fait plein d'images très nulles en fait et c'est pareil pour tout le monde et ça relaxe vachement de voir ça donc il y a plein de façons de prendre ce bouquin mais je trouve que voir toutes ces images ratées dedans de la foule des photos qui sont floues qui sont pas intéressantes qui sont mal cadrées et compagnie ça déstresse beaucoup visàvis de votre pratique donc c'est un livre qui est un peu vieux je pense qu'il doit se trouver dans pas mal de bibliothèques donc pensez à Leser fouiller près de chez vous merci à tous d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout la dernière vidéo de l'année dernière je vous avais dit que j'étais un peu en dans le rush donc j'avais un décor minimaliste pour les vidéos ce qui est encore le cas de celle-ci est-ce que j'ai pas fini le travail que je suis en train de faire j'ai une trentaine de vidéos pour un cours qui sera sorti quand vous verrez cette vidéo mais qui pas sorti quand moi je la tourne et ça avit beaucoup de boulot donc en fait j'ai pas pris le temps de sortir tout le studio tout ça mais vous m'aveiez dit que c'était pas grave donc je m'inquiète pas mais ça reviendra je pense dans l'année quand j'aurai un petit peu plus de temps après je vais être papa donc a préori c'est peut-être plutôt des illusions de vous dire que ça va revenir mais on y croit bref quoi qu'il en soit si vous avez aimé cette vidéo bah c'est comme d'habitude nhésitez pas à vous abonner à la partager et cetera dites-moi en commentaire comment vous vous vous sentez par rapport aux travaux des autres comment vous vous comparez ce qui vous relaxe aussi par rapport à votre pratique si c'est de travailler avec d'autres gens si c'est d'échanger sur ce qui vous inquiète et compagnie donc hésitez pas à en parler toujours comme d'habitude si jamais vous êtes nouveau sur la chaîne que vous découvrez ce que je fais que vous avez envie de vous lancer dans un projet photographique B n'hésitez pas à télécharger mon livre qui s'appelle 10 outils indispensables pour votre projet photo il est gratuit et il vous aidera à démarrer là tout de suite maintenant voilà c'est tout pour moi je souhaite une très bonne soirée et je vous dis à la la prochaine salut
# Script
Bonjour à tous, ici Thomas Hammoudi et je viens vous parler de photographie.
parler des tops twitter / insta et du stress
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Maintenant, traitons le fond du problème : est-ce qu’il est pertinent de se comparer aux œuvres iconiques pour avancer ? Eh bien, pas vraiment. Savoir ce qui se fait, s’est fait, vous donne une vision du champ des possibles et aussi de la pertinence de ce que vous faites ou pouvez avoir envie de faire. Cependant, il ne faut pas que cela vous bloque, parce que vous comparez deux choses qui ne le sont pas : le produit final et les itérations créatives. Je m’explique : prenons cette photographie (une de mes préférées au passage) :
Ce que vous voyez là, c’est l’arbre qui cache la forêt. Vous ne voyez pas toutes les itérations créatives pour produire cette photographie, vous ne voyez pas les autres images de la séance de prise de vue, les tirages ratés, vous ne voyez pas non plus les années d’images pas terribles d’Irving Penn avant d’en arriver là. Parce qu’un autre facteur rentre aussi en ligne de compte : le temps. Ce que l’on voit, ce dont je parle, c’est très souvent le résultat de décennies de pratiques soigneusement sélectionnées et présentées. Évidemment que le niveau est élevé, le résultat impressionnant, mais il ne faut pas oublier tout ce qu’il a fallu pour en arriver là.
Par exemple, saviez-vous que… Cartier-Bresson avait photographié en couleur dans les années 70 ? Alors oui, il n’aimait pas trop ça, mais pour les couvertures de magazines, c’était une case incontournable. Il a par la suite demandé à ce que ces images ne soient plus montrées au public. Elles sont conservées à la fondation Henri Cartier-Bresson et je n’en ai trouvé aucune trace en ligne, ce qui pose des problèmes pour l’histoire de la photographie, mais on s’éloigne du sujet. Vous ne verrez pas ces images, seulement une vision construite et léchée d’une sélection sur le travail d’une vie.
Pour enfoncer le clou, prenons une analogie musicale : la pratique de la guitare. Quand on joue d’un instrument et que l’on crée une œuvre avec, il y a 3 temps : la pratique, la définition, la production. Bon, c’est une théorie toute personnelle, issue d’une quinzaine d’années de pratiques diverses, mais elle tient à peu près la route pour cette analogie.
– La pratique, c’est le jeu au quotidien, c’est la liberté, le plaisir, le fun de l’instrument. La pratique c’est quand je branche ma guitare en rentrant chez moi après une journée de boulot, et que je joue des trucs. Plein de trucs. Des riffs que j’aime bien, des morceaux connus ou que j’écoute en ce moment, des trucs à moi qui reviennent parfois. Et là, dedans, de temps en temps, il y a un truc bien. On joue, on joue, et avec un peu de chance, on tombe parfois sur une pépite.
– Ensuite, la définition (toujours dans l’optique de viser un produit fini). C’est le moment où l’on passe de « ce riff est sympa » à « voici la structure terminée du morceau ». On définit à ce stade : telle partie contiendra tels accords, telle autre ceux-ci, on fixe les choses. Ce riff contiendra ces notes, dans cet ordre, et pas d’autres. Il n’est plus ici temps d’errer en s’amusant, mais de figer, noir sur blanc, ce qu’on a créé.
– Enfin, on produit le morceau, on l’enregistre. C’est l’étape la plus exigeante, il s’agit d’enregistrer la création dans sa meilleure version, juste, en rythme, qui sonne parfaitement. À cette étape, on n’est plus là pour s’amuser à chercher (je généralise, certains laissent parfois place à de l’improvisation dans le studio), ni à savoir qu’est-ce qui ira où, on enregistre, on grave dans le marbre, plus question de tout bouger.
On peut globalement appliquer la même mécanique à un projet photographique, entre la recherche, la définition d’un projet et enfin la production de l’œuvre finale (un livre, une expo, une galerie en ligne). Et là, vous voyez le problème : quand vous refusez de faire certaines images pendant que vous photographiez parce que cela vous semble mauvais, de ce que la culture vous a fait découvrir, vous comparez votre pratique à des œuvres produites. Il ne s’agit pas du tout de la même chose ni du même niveau d’exigence. On ne compare pas un album d’Hendrix à celle de la pratique quotidienne, bah là, c’est pareil. En faisant ça, vous mélangez les temps, vous faites l’édition au moment de la prise de vue, le problème est méthodique plus que qualitatif.
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