On passe des années à chercher le boîtier parfait, mais on oublie souvent que c’est notre sac qui trahit notre vraie nature.
Du médecin de campagne en Billingham au commando urbain en Lowepro (avec assez de sangles pour une expédition sur Mars) : chaque choix est une déclaration de style… ou un aveu de culpabilité.
Je ne jette pas la pierre gratuitement ; j'en parle d'autant plus facilement que ma propre armoire est un cimetière de ces stéréotypes. Je suis passé par presque toutes ces étapes, du sac LowePro de mes débuts au Peak Design de la « start-up nation », en cherchant moi aussi ce setup idéal qui n'existe pas.
Au fond, le sac parfait, c'est juste celui qui finit par se faire oublier pour te laisser déclencher.
Et toi, tu transportes ton matos dans quoi en ce moment ?
Dis-moi ton modèle, je te dirai qui tu es (promis, je serai presque objectif).
On passe des années à chercher le boîtier parfait, mais on oublie souvent que c’est notre sac qui trahit notre vraie nature.
Du médecin de campagne en Billingham au commando urbain en Lowepro (avec assez de sangles pour une expédition sur Mars) : chaque choix est une déclaration de style… ou un aveu de culpabilité.
Je ne jette pas la pierre gratuitement ; j'en parle d'autant plus facilement que ma propre armoire est un cimetière de ces stéréotypes. Je suis passé par presque toutes ces étapes, du sac LowePro de mes débuts au Peak Design de la « start-up nation », en cherchant moi aussi ce setup idéal qui n'existe pas.
Au fond, le sac parfait, c'est juste celui qui finit par se faire oublier pour te laisser déclencher.
Et toi, tu transportes ton matos dans quoi en ce moment ?
Dis-moi ton modèle, je te dirai qui tu es (promis, je serai presque objectif).
Qu'est-ce que tu as comme sac photo ? Et surtout qu'est-ce que ça dit de toi ? On commence par le classique Billingham. Là c'est lanière en cuir et toile beige. Dans cette situation, c'est clair. Tu n'es pas photographe, tu es médecin de campagne. Tu shootes des fleurs avec un boîtier à 8000 balles que tu utilises en manuel parce que tu as l'appris à la dure à l'époque de l'argentique, pas comme tous ces jeunes qui ne savent pas utiliser un appareil maintenant à les champions. On t'a reconnu. Ensuite, on a la team le web pro. Pourquoi est-ce que vous avez besoin de 48 C pour aller shooter un café en terrasse. Avec ça, on a plus l'impression que vous faites partie d'une intervention du GGN que d'une sortie photo. C'est un sac à dos, un gilet par balle, on sait pas trop. Tu fais de la photo, pas une extraction en zone de guerre, donc redescend un peu bonhomme. Évidemment classique le P design. Là, c'est le sac de consultant de start-up qui veut optimiser son workflow tout comme il optimise sa pose d'ige. C'est propre, c'est gris, c'est plein d'aiment, ça fait un bruit de velcro à chaque fois que tu l'ouvres. Ce n'est pas un sac, c'est une extension de ton abonnement LinkedIn Premium. Et puis évidemment, on a les snobles, les cuirs bleus de chauffe fabriqués en France qui coûtent le prix d'un demibîtier. Tu ne veux pas transporter ton matos, tu veux afficher ton salaire et c'est pas un sac photo, c'est une fiche de paye en bandoulière. Et si tu as pris un sac photo Paul Marius, c'est pire. Ça veut juste dire que tu avais pas les moyens de te payer un bleu de chauffe. Tu vas avoir un sac en cuir qui sent la colle qui va s'effriter au premier rayon de soleil. C'est le luxe version action. Arrête ça tout de suite. On ne peut pas faire une vidéo sur les sacs photo sans parler des wonders. Donc là, c'est le sac étanche jusqu'à 100 m pour aller faire de la photo à Châtelé. Donc tu es pas au Népal dans la forêt gars. Tu es juste en train de photographier des silhouettes dans la rue. Ensuite tu as la version Deécathlon. La version Decathlon c'est le zéro de tout. Zéro créativité, zéro praticité, zéro rien du tout. Zéro classe. Le tout avec un minimum de style. Tu transportes ton boîtier comme tes sandwichs piquenique du dimanche. C'est pas un sac photo, c'est plus un constat de pauvreté créative. Le fait aussi des sacs en collaboration avec Ona. Alors au-delà du fait de coûter un SMIC, ce sac ne sert strictement à rien parce qu'on sait tous que ton Lik, tu vas le garder autour du coup à la prochaine expion pour que tout le monde le voit. Tu ne le mettras donc pas dans ce sac. Et il ne faut pas oublier qu'en matière de style, les Allemands, c'est surtout les inventeurs de la claquette de chaussette. Donc ne leur fais pas confiance pour son sac photo. Et le boss final, le ting tank. Quand tu as ce sac, c'est clairement que tu veux devenir un punk à chien en Sarwell dans les prochains mois. Le truc est moche, informe, il pendouille. On dirait que tu transportes tes derniers espoirs de carrière au fond d'une besace délavée. Au final, c'est quoi ton sac photo à toi ? Parce que ça en dit long sur comment on voit la photo. Parce qu'on est tous un peu ridicules à vouloir chercher le truc parfait. Alors que le plus important, c'est juste d'avoir quelque chose qui ne te gêne pas pour shooter.
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