On m’a déjà proposé d’être juré dans un concours photo. J’ai dit non, et je continue de dire non : pas par snobisme, mais parce que la majorité des concours vous apprend exactement l’inverse de ce qui fait progresser en photographie. Dans cette vidéo, je démonte leur fonctionnement réel, le modèle économique caché des “circuits à médailles”, et ce que ça fait à votre pratique (photographier pour plaire, chercher le spectaculaire, courir après la validation). Je nuance aussi : il existe des prix utiles, surtout ceux qui évaluent des projets complets et qui vous renvoient quelque chose de concret (feedback, expo, résidence, publication).
00:00 Pourquoi je refuse les concours (et même d’être juré)
00:23 Comment fonctionne un concours : jury, sélection en 3 secondes, critères implicites
01:56 Le business caché : fédérations, sigles, médailles, “pay to win”, chiffres et pyramide
06:25 Parenthèse : mon programme gratuit par mail pour acquérir une culture photo
07:29 “International” en carton et légitimité achetée
08:31 Ce que les concours font à votre photo : plaire au jury, spectaculaire, validation, one-shot
10:19 Les rares concours qui valent le coup : projets, retours, expo, résidences (et la zone grise)
13:00 Checklist : 5 questions à se poser avant de payer
13:48 Conclusion : le meilleur juge, c’est le temps
Source principale (chiffres, circuit “médailles”) : Richie Lem, « Les concours photo », https://web.archive.org/web/20250000000000*/https://richielem.com/les-concours-photo/
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Source principale (chiffres, circuit “médailles”) : Richie Lem, « Les concours photo », https://web.archive.org/web/20250000000000*/https://richielem.com/les-concours-photo/
Les concours photos, c'est de la merde. On m'a déjà proposé d'être jury dans un concours photo. J'ai dit non, non pas par snobisme ou parce qu'ils sont mal organisés parce que certains sont très bien organisés, [raclement de gorge] notamment pour vous prendre votre argent mais surtout parce que participer, c'est cautionner le système et que comme je viens de le dire, je trouve ça vraiment pas ouf. Ils vous apprennent l'inverse de ce qui va faire de vous un bon photographe et aujourd'hui je vous explique pourquoi. Donc on va commencer par la base comment ça fonctionne vraiment les concours photos. Déjà le jury, qui sont ces gens ? souvent ce sont des gens avec des goûts très codifiés, parfois les sponsors du concours, mais rarement des gens qui connaissent bien votre travail. Ils ont des goûts souvent assez formaté. Parfois ces juris, c'est juste les modérateurs d'un groupe Facebook de 60000 pleus qui envoient 10000 diplômes à la journée à n'importe quel pignouf qui va poster une photo à peu près correctement exposée. Ça vaut de la pisse. Le processus est dégueulasse forcément vu le volume parce que il se tape plein d'images. C'est jugé en 3 secondes indépendamment du contexte tout ça. Voilà, on s'en fout de votre projet sur lequel vous êtes 2 ans. On prend l'image, elle est bien, elle est pas bien. Ça dégage. C'est une décision qui est souvent assez viscérale, on va pas se mentir. Il y a des critères implicites de qu'est-ce qui va impressionner les gens en général. Donc on veut pas du subtil, on veut du spectaculaire. On s'en fout de l'émotion, faut que la technique elle soit propre. On veut de l'exotique, du truc qui claque, pas du quotidien. Le concours récompense souvent la performance et non la vision. Et il y a qu'à prendre n'importe quel concours au hasard de la Fédération française de photographie. Oups, j'ai dit leur nom. Regardez les résultats, tout ça. Ça va plutôt confirmer ce que je vous raconte hein. Vous avez pas les prochains exposés du jeu de paum, du bal ou du MOMA dedans hein. Non. Non. Et les concours, c'est surtout un moyen de vous prendre de la tune. Euh, je vais mettre la source en description. J'ai un pote qui avait fait une enquête assez détaillée à un moment là-dessus. Elle a date de quelques années, mais tout ce qu'il a décrit à l'époque est encore en ligne maintenant. Donc, je vous invite à le lire. Mais en gros, c'est une immense machine à récupérer du pognon, le vôtre en l'occurrence. Et c'est encore un truc qui permet de vivre sur le dos des photographes. Oh, dommage. Alors, souvent comment ça marche ? Il y a une fédération avec un nom chelou. La plus connue, vous m'avez sûrement déjà entendu en parler, c'est la FIAP. la Fédération internationale de l'art photographique qui est le club photo de tous les clubs photo que personne ne connaît. Il se revendique d'avoir des millions de membres, d'être reconnus par l'UNESCO machin parce qu'ils ont fait un article une fois il y a 7 ans sur leur truc. Enfin bref, on s'en fout. c'est les plus connus et ils vont organiser plein de concours ou avoir sous leur patronnage plein de concours. Donc souvent vous reconnaissez ces gens-là quand vous en croisez sur internet. C'est assez rare mais vous reconnaissez ces gens-là parce que dans leur titres souvent ou dans leur pseudo ou sur leur compte Insta, ils vont mettre plein de sigles à la con que personne comprend qui veut dire que dans leur univers et leur monde parallèle de concours chelou, ils ont plein de médailles dans tous les sens de gold machin tout ça genre Ifiap, MPNSA, gold member machin tout ça, tous ces trucs là qui semblent un peu chelous, c'est leur code à eux pour dire quel niveau de Pokémon ils sont dans dans la grande pyramide. Par exemple, on avait regardé un concours, donc c'était le circuit photo, je sais pas quoi, en Grèce, c'était 25 € l'inscription et 40 € si vous vouliez concourir dans quatre catégories. Il y a genre 500 gagnants à la sortie du concours. Et euh qu'est-ce que vous gagnez ? Vous gagnez pas des stages, vous gagnez pas des livres, vous ne gagnez pas une exposition, vous gagnez juste une médaille. Voilà, petite médaille. Sinon, achetez des médailles. Sinon, vous m'envoyez un mail si vous êtes sympa, je vous achète une médaille. C'est vraiment c'est ça qui vous fait progresser. Voilà, on peut on se débrouille, on va sur T, on achète, on se les donne mais ce sera moins de 40 €. Et d'ailleurs, le règlement de la FIAP impose aux organisateurs de commander au moins une médaille d'or par concours et au moins trois médailles sur un concours. Voilà, faut faut quand même faut quand même investir dans de la médaille avant de se lancer. Là, on n'est pas là pour prendre l'argent des gens contre rien du tout. Juste faites un petit stock de médaille avant et après frais d'inscription, on y va. Pololop où passe toute cette tune, c'est un énorme mystère et on compte sur Ésé pour peut-être mener l'enquête un jour et vous me direz "Oui Thomas, on s'en fout, c'est juste trois petits vieux monsieurs qui font ça avec leur veste à poche pour s'occuper. Pourquoi on s'emmerde avec ça ?" Et en fait, vous sous-estimez l'échelle industrielle de ces concours. Par exemple, donc le PSA, la Photographic Society of America qui est un des concurrents de la FIAP. Enfin, voilà, c'est c'est des clubs mais c'est pas les mêmes. [grognement] Il ils sont vurs, je crois que c'est le rapport de 2020 un truc comme ça, peut-être 2022 de [grognement] faire 400 et quelques concours dans les années 450. Donc il y a plus d'un concours par jour qui sont organisés par ces gens-là. Donc je multiplie ça par le nombre de gens qui participent. Donc j'ai pris un concours au pif qui avait 500 gagnants. Donc vous [grognement] multipliez ça par les frais d'inscription par le nombre de concours. Ça fait quand même pas mal de tunes au final ce trucl. Et même certains concours, alors j'ai oublié le nom, je regarde mes notes. C'est le il est où le salon Triurenberg ? Lui, il déclarait sur son site recevoir jusqu'à plus de 40000 photographies pour un concours. Donc même il y en a qui il y a des photographes qui ont présenté plusieurs images. Donc c'est pas 40000 photographes. Mais ça fait quand même du monde hein. Et ça c'est une espèce de d'énorme pyramide. En fait, les points que vous gagnez dans ces concours vous donnent droit à des titres que vous pouvez acheter ou postuler, je sais plus comment ça se passe exactement, mais en gros, vous pouvez faire valider par un processus vos points en titre et progresser dans la pyramide comme ça à chaque fois. Et tout en haut, tout en haut, tout en haut, vous êtes master Fiap. Ça c'est l'élite de l'élite. Et il y a un best of the best qui est le l'ultime maître FIAP de toutes les maîtres FIAP de tout le monde qui élu une fois par an, qui était un français quelquefois. Et du coup, mon pote Ri dans l'article, il avait fait le calcul. Je le lis parce que j'ai pas tous les détails en tête mais en gros voilà donc c'est dans la GPU donc c'est une autre organisation à la con qui organise des concours comme ça. Donc c'est la Global Photographic Union. Pour atteindre le plus haut des grades, il fallait 3000 médailles, soit 30000 €. Donc en fait fallait pour atteindre le grade GPU Chrone 5, c'est le max, fallait 24300 points, soit 3037 médailles, environ 3575 €. Dans l'histoire, le matos n'est pas ce qui coûte le plus cher. Et ces gens-là sont absents de tout dans la vie. Vous prenez des gens qui sont master Fiab, GPU, Grone 5 machin mes couilles, vous les connaissez pas du tout. Ils sont pas exposés genre à la maison européenne de la photographie. Ils sont pas chez Magnum, ils sont personne les connaît. En fait, c'est des illustres inconnus d'Internet avec des types qu's ont payé une fortune que personne ne connaît. La preuve même, vous prenez la Global Photographique Union, là, celle qui délivre des titres à 30000 balles, [grognement] elle a 1800 abonnés sur Instagram. C'est qu'il y a des châons qui ont plus d'abonnés que cette super union de méga photographe. Donc en fait, c'est une reconnaissance en carton patte. Personne ne connaît ces gens. Et le jour où j'ai mis le nez dedans un peu par hasard, ça a été la folie. En fait, on a découvert un monde parallèle de la photo que peut-être en regardant cette vidéo vous ne connaissiez pas. Et si c'est le cas, bienvenue dans la team. Je vous souhaite beaucoup de bonheur à explorer tout ça, c'est incroyable. Hop là, on fait pause 2 secondes sur un tout petit sujet. [grognement] Euh la culture photo, vous êtes nombreux à vouloir la travailler, à ne pas en avoir assez à votre goût et à pas savoir trop par quel bout le sujet. Voilà, vous dites euh il y a tellement de trucs à savoir par où je commence, comment je fais, j'ai quelque chose pour vous. J'ai créé un programme par mail entièrement gratuit qui s'appelle acquérir une culture photographique en 6 mois et qui, comme son nom l'indique extrêmement subtilement, vous permet d'acquérir une culture photographique en 6 mois. Tout ça, ça se passe sur la page qui est ici. Ça vous explique tout le contenu, tout ce qu'il y a, comment ça fonctionne. À la fin, simplement vous inscrivez, vous recevez le premier mail qui va vous expliquer un peu comment ça se passe et les semaines suivantes, vous allez régulièrement recevoir des mails écrits aux petits oignons pour vous raconter la culture photo à travers six grands thèmes et vous aider à vous cultiver tranquillement à votre rythme. Je vous l'ai dit, c'est gratuit. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment, suivre à votre rythme et pour chaque mail thématique, vous aurez une petite fiche de synthèse à imprimer et à garder. Voilà, un peu comme des fiches mo. Je vous mets le lien dans la description et de toute façon, il y est toujours et on revient à la vidéo. Au final, vous avez des concours internationaux où il y a juste un membre du jury qui est dans un de notre pays, des gens qui ont des prix incroyables et prestigieux. Si vous regardez les membres du jury, si vous les regardez sur Google, ils existent pas où ils ont très peu de carrière, où ils sont pas exposés. Enfin, c'est des illustres inconnus. Ils mettent tous qui sont photographes primés sur leur site, mais ils sont photographes primés entre eux de leur concours à la con et cetera. Dans un tuto, vous prenez une de vos photographies avec votre imprimante laser à la con, on s'en fout, vous dites que c'est la démarche, vous l'imprimez en 10 15 sur papier de bureau, dégueulasse, ça n'a aucune importance. Vous prenez votre photo, vous allez mettre deux pattes à fix, vous la collez sur un mur du Louvre, vous prenez une photo de ça et vous dites que vous avez été exposé au Louvre et vous aurez à peu près autant de légitimité que ces gens-là. Est-ce que ça vous autorise à prendre l'argent des autres ? C'est pas un tuto pour ça. Ce qu'il faut bien comprendre dans ce système de concours, c'est que celui qui a les moyens de payer 300 inscriptions par an pour engranger plein de points sera toujours mécaniquement meilleur qu'un photographe peut-être très talentueux qui n'a juste pas l'argent ou peut-être trop de neurones pour mettre de la tune là-dedans. Donc en fait, on est vraiment sur du pay to win, un classement par la tune. Les concours, c'est de la merde. Et c'est quoi les problèmes des concours ? Un, vous photographiez pour le jury, pas pour vous. C'est ça qui m'emmerde le plus, c'est que vous photographie en vous disant OK, qu'est-ce qui va pouvoir être reconnu par le plus de juris et apporter le plus de points ? et on tombe sur des photos génériques où tout le monde fait la même chose. Vous regardez Fiat Magazine et je l'ai déjà fait plein de fois parce que c'est toujours super drôle, vous regardez Fiat Magazine, vous allez tomber sur des images totalement interchangeables de concours de branlett de performance technique. C'est la seule chose que c'est évidemment une recherche totale du spectaculaire parce que c'est ça qui rapporte des points. Le fait aussi, ça me pose beaucoup de problème, c'est que vous déplaciez votre validation à l'extérieur. Donc c'est pas des travaux à vous qui vous plaisent parce que juste il vous donnent satisfaction. vous êtes content d'avancer, de produire un truc qui vous plaît et d'aller dans cette direction, c'est vous externaliser la validation. Donc si le concours vous donne des points, vous êtes content, vous êtes bon. S'il vous donne pas des points, vous vous remettez en question qu'est-ce qui se passe ? Ça, je l'ai beaucoup entendu sur les concours de la Fédération française de photographie machin là où [grognement] dans certains clubs, c'est un peu la course à qui va gagner des trucs et c'est des équipes limite olympiques qui s'entraînent pour gagner des points. Ça n'a aucun intérêt. Ne faites pas ça, vous ne progresserez pas. Et enfin, il y a aussi le syndrome du one shot, le côté souvent on poste des images, pas des projets et donc on juge des images individuelles, pas des démarches et c'est l'inverse de tout ce qu'il faut faire. Une exposition, c'est un ensemble de photographies. Un livre, c'est un ensemble de photographies. Bref, une œuvre livrée, c'est un ensemble d'images. C'est pas du tout ce à quoi s'intéressent les concours. Et d'ailleurs, si ça peut vous rassurer, j'ai fait sur mon site un truc qui s'appelle l'index des photographes. C'est un espèce d'index où je liste tous les photographes dont j'ai parlé dans tous mes contenus pour retrouver plein de choses. Il y en a des [grognement] tétrachiers et vous prenez n'importe lequel. Il y en a aucun qui a gagné un de ces [ __ ] de concours. Aucun des photographes dont j'ai parlé pour parce qu'il a fait un livre bien marqué l'histoire. Bref, j'en ai documenté des centaines. Zéro en fait ça n'a aucun intérêt. Ce n'est pas une reconnaissance du tout. C'est une reconnaissance en carton qui fait plaisir qu'à ceux qui donnent la médaille et un peu à ceux qui la reçoivent parce que quand même ils l'ont payé. Alors il y a quand même des concours qui valent le coup mais sous un autre format. Déjà c'est des concours qui vont juger des projets projets en entier. Euh déjà c'est des concours, donc c'est des c'est plutôt des appels à projet, des appels à candidature où on envoie un dossier complet et c'est des projets qui sont faits par des institutions reconnu en photographie. Donc il y a il y a le prix je sais pas le Oscar Barnac, c'est une des plus grandes marques d'appareil photo. J'aime pas trop ce qu'ils font, c'est une notoriété publique mais on peut pas leur enlever leur impact sur l'histoire de la photographie. Donc ils ont un concours photo où ils jugent des dossiers. Il y a le prix Assass Blood aussi qui est très prestigieux à voir. Le prix James Smith aussi enfin il y a des grands prix comme ça auquels on postule, on envoie un corpus d'images et souvent ça débouche sur quelque chose. Et ça c'est un autre critère très important, c'est sur quoi débouche le concours. Si c'est juste une médaille, un prix en carton à afficher ou un titre de merde, ça ne vaut rien. Les concours sérieux vous renvoient quelque chose. Donc vous envoyez des images, vous avez quelque chose en retour. Ça peut être des choses simples. Par exemple, on peut faire des concours sérieux en fait avec peu de budget. Ça pourrait être un retour du jury détaillé sur votre travail. C'estàd qu'il y a des gens d'expérience, vous envoyez vos images, vous payez et il y a des gens d'expérience et reconnus, pas des gens qui sont reconnus par les autres gens du concours ou par les autres concours, mais des vrais gens reconnus par leur père et qui ont un impact sur la photographie qui vous font un retour sur votre travail. Euh ça par exemple, ça peut être une bonne chose. Euh l'institut pour la photographie par exemple de Lille faisait un truc qui s'appelle Openfolio. Ils sont en trava, je sais pas s'ils font, mais ils font un truc qui s'appelle Openfolio. Donc on envoie un portfolio, un projet, il sélectionne et les gens qui gagnent gagnent une lecture de portfolio sur place. Donc c'est assez cool et je crois qu'il y a même un peu d'expo, je suis pas sûr, faudrait que je vérifie mais voilà. Mais on peut aussi gagner de l'expo, le prix à seul blade, on gagne l'édition d'un livre. Donc là, il y a le le concours vous apporte quelque chose. Vous parfois vous payez, vous financez, mais ça sert à financer le lot du gagnant qui va être bah voilà, comme je vous dis, une exposition, ça coûte cher, un bouquin, quelque chose comme ça. Ils sont peut-être même pas tous payants, je sais pas ce que je cite, mais retenez l'idée globale, un vrai concours vous renvoie quelque chose. Vous participez, vous mettez du temps et vous recevez quelque chose en échange. Même si c'est juste une critique, c'est pas un gain, mais ça vous aide à progresser. Recevoir des prix à part passer pour un connard qui enchaîne les titres sur son Instagram, ça sert à que dal. Et il y a des prix un peu milieu de gamme entre tout ça. Donc il y a le du panier, je dis genre à blague les prix un peu prestigieux tout ça. Donc qui sont des gens sérieux qui font des choses bien. Euh les prix bas de gamme où on gagne rien à part du prestige avec des juris avec la taxe. Et entre les deux, il y a des trucs genre l'ensulture par exemple. L'en sculpture c'est un prix assez réputé parce que beaucoup de gens ils participent, ils ont beaucoup de visibilité et le tri, la sélection est assez qualitatif. Le résultat de ce qui sort de l'inculture est généralement assez bien, mais c'est quand même des gens qui vivent sur le dossiau de des photographes et je sais pas si ça leur rapporte tant que ça. Là plutôt zone grise. Voilà, je suis un peu sceptique sur le milieu de gamme. Le bas de gamme c'est de la merde. Le haut de gamme c'est cool mais ça va demander du travail, ça va être exigeant. Le milieu de gamme, je suis un petit peu sceptique sur ça. Juste méfiez-vous quand vous y allez. Et donc les questions à vous poser avant de vous lancer dans un concours photo sont les suivantes. Un, vous gagnez quoi concrètement ? Si c'est une médaille ou un diplôme, on s'en fout. Vous passez à autre chose. Deux, il y a combien de gagnants ? S'il y a plus de 20 gagnants par catégorie, c'est pas un concours, c'est un fichier client. Donc on zap, c'est pas il y a pas vraiment des gagnants, juste tout le monde est gagnant à sa médaille en chocolat. 3 le jury. Est-ce qu'il est nommé et est-ce qu'on le trouve ailleurs que sur le site de concours ? Est-ce qu'il a fait des choses ailleurs que ça ? Par exemple, le prix HIP, c'est un prix du liv photo. Les gens qui participent sont en général assez sérieux. Bah, ça c'est le genre de truc qu'il faut checker. Est-ce que le titre existe sur Google en dehors des pages des organisateurs ? S'il y a que la page du concours qui mentionne le concours, c'est de la merde. On va faire autre chose. 5. Hop avec le petit doigt comme ça. Est-ce qu'il faut payer pour recevoir le titre une fois qu'on a gagné ? Est-ce que c'est genre vous avez une médaille mais il faut payer 25 € pour la recevoir et cetera ? C'est de la merde aussi. Ça existe dans les trucs de la Fiap. Donc pour terminer cette petite histoire, les concours photo ne sont pas le mal absolu mais ils sont devenus un système qui récompense la conformité et pénalise l'originalité. Le meilleur juge de vos photos, c'est le temps. Pas un jury éclatax qui va mat en 3 secondes une photo d'un enfant abali et un paysage de couché de soleil en Tanzanie. Faites des photos pour vous si vous voulez participer à un concours qu'il est bien, tant mieux. Mais ne faites jamais des photos pour ce concours. Et voilà, je m'appelle Thomas Moui, je parle de photos sur internet. Tu peux télécharger l'affiche recap de cette vidéo dans la description et je vous dis à dans 15 jours pour la suite. Salut !

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