Dans cette vidéo, je vous emmène explorer la photographie de la mer à travers différentes approches artistiques et photographiques. De la peinture classique aux œuvres contemporaines, nous verrons comment un même sujet peut être interprété de multiples façons.
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bonjour à tous ici Thomas moui et je vais vous parler de photographie et de photographie de la mer depuis l'Antiquité la mer occupe une place centrale dans l'imaginaire humain symbolisant à la fois l'aventure le mystère et la puissance de la nature dans l'odysée d'Omer la mer est omniprésente servant de théâtre au périplle duulis où elle incarna à la fois un chemin vers la découverte et un obstacle semé d'épreuves au fil des siècles les artistes ont puisé dans cet imaginaire pour représenter la mer sous diverses formes par exemple au 15e siècle Sandro Boticelli a peint la naissance de Vénus ou la déesse émerge des flots d'une coquille symbolisant la beauté née de la mer ça c'est un exemple parmi des dizaines et des dizaines qu'on pourrait prendre jeue en prendre quelquesuns que j'aime particulièrement dans cette vidéo par exemple au 19e siècle le romantisme a mis en avant la mer comme reflet des émotions humaines Gaspar David Fredrich dans le moine au bord de la mer illustre la petitesse de l'homme face à l'immensité marine évoquant le sublime et la contemplation la mè a également inspiré des œuvres emblématiques telleles que la grande vague de canagawa d'okusai une estampe japonaise du 19e siècle qui capture la puissance des flots avec une esthétique saisissante et vous devez déjà sans doute la connaître à mon avis en France on a par exemple Claude Mony qui est une figure majeure de l'impressionnisme et qui a peint l'impression au soleil levant représentant le port du Havre levé du jour où la mer et le ciel se confondent dans une atmosphère brumeuse ces œuvres illustrent la fascination constante des artistes pour la mer source inépuisable d'inspiration la photographie de la mer s'inscrit naturellement dans cette tradition artistique offrant une perspective contemporaine sur cette cette éternel motif et au-delà de ça ce que l'on va pouvoir voir dans cette vidéo c'est comment à partir d'un même sujet on peut arriver à des résultats très différents tout dépend de la vision de l'artiste c'est ce que je répète tout le temps et on va commencer par initium maris les petites carnets de bord de Nicolas lefloc et je suis content de pasavoir jaré en faisant ça que je suis pas passé loin les petits carnets de Nicolas lefloc ça ressemble à ça Nicolas lefloc a entrepris une vaste exploration photographique des paysages sous-marin avec son projet initium maris qui s'étend sur plusieurs années ce travail ait donné lieu à trois carnets de bord chacun documentant une période spécifique de l'expédition je possède ces trois qunet qui offre une plongée progressive dans la recherche artistique et scientifique en parallèle un livre global a été publié chez Roma publication regroupant l'ensemble du projet qui apporte une vision encore plus profonde et complète de cette aventure sous-marine un livre que je n'ai pas mais que je rêve d'avoir voilà faut juste que je l'achète un jour c'est tout le projet initium maris s'inscrit dans la série paysage productif initié en 2015 il vise adresser un inventaire à des paysages sous-marins des côtes françaises en combinant photographie et observation scientifique Nicolas flock explore les différentes façades maritimes des côes bretonne à la Loire Atlantique en passant par par exemple le Japon son objectif c'est de documenter l'état des fous-marins à un instant donné et interroger leur évolution face au changements climatiques et aux pressions humaines les photographies majoritairement en noir et blanc sont prises en lumière naturelle avec un objectif grand angle elle révèle des paysages insoupçonnés des forêts d'algues des falaises sous-marines des traînéés dans le sable ou encore des colonies de Coro capturé entre 0 et 50 m de profondeur ces images offrent une approche panoram que et immersive de cet univers fragile et en constante mutation par son travail Nicolas lefloc ne cherche pas seulement à documenter ses paysages mais aussi à renouveler notre imaginaire de l'océan en s'éloignant des représentations traditionnelles centrées sur la faune exotique et les couleurs éclatantes il propose une vision à la fois poétique et engagé où l'eau devient un marqueur des transformations globales en cours et moi j'adore on va passer au deuxième projet toujours pour vous montrer les différentes approches artistiques qu'on peut avoir d'un même sujet en l'occurrence évidemment la mer on est parti et ça s'appelle je vous l'attrape a notion between the wave de j'arrive jamais à le dire Gert Motmans Motmans désolé né en 1972 à asselt Gert Motmans est un diplômé de la section Mode de l'Académie royale des beauards d'envers où il vit et travaille toujours en tant qu'artiste et créateur de mode ressentant le besoin de s'exprimer par l'image il suit ensuite des cours de photographie dans la même académie des beauzards et en 2018 il cré le Francis studio qui est l'acronyme de fragment et instant collecté à un projet alli en photographie etcollage ou nostalgie personnelle thème naturel sacré et architecturaux se confondent dans des compositions surréalistes an ocean between the waves est un livre de G moments mm pardon qui rassemble des photographies en noir et blanc prises sur film 35 mm et des collages réalisés à partir de différents négatifs exposés directement sur un agrandisseur il propose une exploration visuelle du paysage où nature et mémoire s'entrelass les photographies montrent des scènes de bord de mer de montagne escarpé et de forêt dense le grain du film et l'impression sur papier bambou donneent aux images une texture brute et légèrement vaporeuse certaines pages j que ça pose des clichés à décollage ou des fragments de paysage sont surxposés poser coloriser ou redessiner ces interventions graphiques souvent intégrées de manière subtile transformment la peration du paysage en y ajoutant une dimension subjective et interprétative l'édition du livre suit une mise en page rythmée des images pleines page altern avec des compositions plus fragmentées et certaines scènes se prononge sur une double page accentuant l'effet d'immersion le choix d'imprimer certaines images en couleur contrasté notamment avec des teintes Pastell ou saturées crée un dialogue entre photographie et abstraction le titre fait référence je pense à la chanson du groupe War on Drugs qui s'appelle pareil et qui renforce l'idée de mouvement et de fluidité dans la construction du livre contrairement aux autres ouvrages présentés dans cette vidéo qui adopte une approche plus documentaire ou narrative ce livre se distingue par son aspect plus conceptuel et étudié il propose une lecture du paysage qui est aussi entre réalité tangible et recomposition mentale observation directe et appropriation artistique le prochain projet ça va être quelque chose d'un poil différent de ce que je fais d'habitude sur la chaîne j'ai un abonné qui travaille sur la photographie de la merère qui s'appelle Clément donadé fait de la photographie sous-marine je trouvais ça intéressant d'avoir le point de vue de quelqu'un qui prtique ce dont je parle cette fois-ci parce que moi je consomme de ce genre de photographie mais j'en ai jamais fait donc je luii proposé de m'envoyer une petite vidéo pour présenter son travail nous parler d'une de ces images sur la chaîne ça va être maintenant je lui laisse la parole et j'espère que ça va vous plaire bonjour je m'appelle Clément et j'habite dans la région tlonaise Je pratique la photographie sous-marine depuis environ 4 ans je fais essentiellement des photographies en noir et blanc j'aime bien prendre le contrepied des photographies éclatantes et pleines de couleurs qu'on peut voir dans les magazines consacrés au monde sous-marin j'utilise le noir et blanc pour plusieurs raisons déjà d'un point de vue technique il permet de gommer les différences de teintte entre les photos suivant la période de l'année la météo la profondeur ou la turbidité de l'eau on do pas retrouver les mêmes teintes et donc le noir et blanc permet plus facilement d'harmoniser une série ensuite ce que j'aime particulièrement dans la plongée sous-marine c'est la sensation d'apesanteur et de liberté lorsqu'on évolue dans les trois dimensions et c'est ce que je cherche à retranscrire dans ma photographie il y a une citation de jackif coustaud que j'aime beaucoup et qui résume parfaitement ce que je ressens lorsque je suis sous la raison pour laquelle j'aime la mer je ne peux pas l'expliquer c'est physique lorsque vous plongez vous commencez à vous sentir comme un ange c'est une libération de votre poau le noir et blanc permet d'effacer la limite entre la mer et le ciel et donc renforce cette sensation de voler j'ai justement choisi de mettre cette citation de cousta comme seul texte d'un Z que j'ai autoédité en 2022 j'ai appelé ce Z caperin car c'est tout simplement le lieu de départ de la majorité de mes plongé à l'époque je passais mon niveau 3 de plongé bouteille ce qui ne me permettait pas de faire beaucoup de photo j'en ai profité pour prendre un peu de recul sur mes archives et faire un premier rediting il y a une image que j'aime bien dans ce carnet c'est celle de la Méduse risostom il s'agit d'une des toutes premières images sous-marines que j'ai pris sous je venais de recevoir mon matériel à Sony r M5 et son caisson j'ai commencé par faire une série d'apné à 15 20 m avec le caisson seul pour tester lestanchité et je suis tombé nez à nez avec cette magnifique conduuse que je n'avais jamais vu je suis vite retourné sur le rivage chercher l'appareil pour revenir la prendre en photo en 2023 3 j'ai eu la chance d'être sélectionné pour le festival photo impulse qui s'est tenu à arle du 1er mars au 31 mai c'était très intéressant puisqu'on a pu avoir un vrai accompagnement pour retravailler les titing de nos images et construire la scénographie j'ai été exposé dans la galerie fishai et ça a été une très belle expérience je travaille actuellement sur un projet de photo des papes j'adore ces amas de to et ferraill en tou genre plus ou moins bien conservés qui garantissent souvent des plongé inoubliable ces récifs artificiels recor de vie la faune et la flore sous-marine en prenant possession au bout de seulement quelques années malgré tout il ne faut pas oublier que ces navires avions et sous-marins sont devenus des épaves bien souvent à l'occasion de fortune de mer ou lors des derniers grands conflits armés en fait explorer ces sites de plongé c'est avant tout explorer des subultur dans ce projet j'essaie de faire le lien entre ces formidables habitats pour la vie sous-marine et la mémoire des hommes qui l'habitent voilà j'espère que mes images vous auront plu vous pouvez retrouver mon compte Instagram en description et si vous êtes intéressé il me reste quelques exemplaires duine cabra en stock salut j'espère que l'intervention de Clément vous a plu cétait une première pour lui c'est pas forcément facile donc soyez cool et il y a son Instagram dans la description si vous voulez le remercier de participer aller voir ce qu'il fait et cetera hésitez surtout pas si j'ai déjà une vision mon travail est presque terminé le reste n'est qu'un problème technique dit Hiroshi sujimoto en 1980 sujimoto débute sa série 6capes sur la mer si vous ne savez pas qui est sujimoto euh ce qui est un de mes photographes préférés je vous invite à lire mon article dessus je vais pas revenir sur toute sa biographie qui est très longue euh dans cette vidéo mais le lien est dans la description faites-vous un petit café regardez ça tranquillement vous avez le temps et les 6cape de sujimoto ça ressemble à ça Tam dans ce livre le temps est au cœur du sujet mais le temps historique pas le temps de pause de la prise de vue en effet sujimoto cherchait à enregistrer une scène qui est resté inchangé depuis l'apparition de l'homme sur la planète une scène primitive et forcément il a pensé à la mer avant de décortiquer une image de la série il va falloir poser deux éléments pour comprendre comment l'idée est venue à sujimoto et ce qu'il l'a influencé mais le plus simple c'est encore de lui laisser la parole donc je vais vous citer S moto qui raconte un soir à New York en 1980 une question s'est mise à me tourner dans la tête est-il possible à un homme aujourd'hui de voir le même paysage que les premiers hommes j'ai essayé d'imaginer monfuji et la cascade de Nachi au temps les plus reculés mais si l'on remonte à une échelle de 100000 ou d'un million d'années il est probable que la silhouette du monfuji n'avait pas le même aspect qu'aujourd'hui il devait alors y avoir deux monfuji celui que nous connaissons et le volcan d'Acon avant l'effondrement de son sommet et la formulation de la caldera du lac d'Hino si l'on suit sur la base du Mont Akon on imagine aisément que c'était autrefois une montagne aussi importante que le mont Fuji la vue de ces deux Mons rivalisants de préance devait être magnifique la surface de la Terre a malheureusement changé d'aspect du tout au tout mais qu'en est-il de la mer c'est ainsi que j'ai entrepris de voyager pour voir les mers du monde entier avec ma machine mentale à remonté le temps et je viens de vous citer Hiroshi sujimoto de tête parce que voilà j'aime beaucoup son travail et je les connais par cœur évidemment c'est cela oui oui oui voilà l'idée de base est on ne peut plus simple sujimoto a voulu photographier le paysage non pas celui que l'on peut voir les caractéristiques de notre époque mais celui que les premiers hommes ont pu voir et nous aussi puis les suivants et ainsi de suite il s'est donc décidé à photographier la mer au-delà de l'idée que j'apprécie particulièrement mon goû pour ce goto n'est pas un secret je viens de vous le dire je trouve ça d'une force assez incroyable la photographie est un art du temps et du présent on choisit un petit moment de ce temps présent pour le conserver pour l'éternité lui a fait complètement l'inverse il refuse de choisir un moment unique il se penche sur l'éternité une approche subtile délicate habile comme le reste de son travail en général on cite souvent le pêcheur d'Islande datant de 1886 écrit par l'écrivain et officier de la marine Pierre Loti pour parler des secapes de sujimoto dedans le héros du roman y dit cet horizon qui n'indiquait aucune région précise de la terre ni même aucun âge géologique avait dû être tant de fois pareil depuis l'origine des sièclle qu'en regardant il semblait vraiment qu'on ne vit rien rien que l'éternité des choses qui sont et qui ne peuvent dispenser d'être la mer telle que le monde sujimoto a toujours été comme ça depuis qu'elle existe et sera toujours comme ça tant qu'elle l'existera même si l'image a été fabriqué avec une pause de quelques minutes voire quelques heures elle contient un temps long très long plus long queon ne pourrait jamais l'expérimenter voilà pourquoi je peux rester des minutes et des minutes à contempler les images de sujimoto en particulier cell de ce projet deuxième point puis que j'avais dit qu'il y en avait deux suivez sujimoto a été influencé par le minimalisme et notamment par le travail du peintre Marc Rosco ce peintre minimaliste a tout éliminé de son art la réalité le sens la forme et la couleur jusqu'à aboutir à cette forme ultime d'œuf produite dans l'année ayant précédé son suicide en 19 70 je vous la mets à l'écran mettre une infinité de temps dans une image sensée n'en capturer qu'une fraction le faire avec minimalisme nous avons les deux piliers sur lesquels repose ce travail et sujimuto va s'y consacrer pendant 22 ans et sur tous les continents je vous mets une image à l'écran et on va se pencher sur cette image en particulier qui été présent l'Atlantique Nord sur l'île du Cap Breton en 1996 bien j'aurais pu prendre n'importe quelle image de la série pour exemple la continuité et la cohérence étant un axe fort de son travail c'est sans surprise que les images se confondent un peu dans le livre mais c'est encore une fois un choix un partiprix artistique souvenez-vous ici et comme toujours c'est pas parce que c'est différent de ce que vous voyez d'habitude que c'est moins bien penchons-nous donc maintenant sur cette photographie tout d'abord il est une atmosphère calme apaisée sans friction elle est du au temps de pause très long de près d'une heure et3i la plupart des photographies de nuit réalisé dans ce projet ont un temps de PAE très éloigné de celle produite la journée celle aussi longue représente à peu près que 10 % du livre on a aussi la lune et sujimoto déclare à son sujet je ne peux pas photographier la lune mais simplement son passage sur l'eau et la lumière qu'elle aimait pour se faire il a dû calculer précisément son parcours avant de faire l'image bien ajuster son cadre et son temps de pose pour que celle-ci ait le temps de traverser le négatif tout en laissant un peu de zone plus sombre réparti de façon égale de chaque côté de l'Image vous remarquerez aussi que l'image est nette elle était prise depuis la terre ferme et l'horizon coupe parfaitement l'image en deux parties égales il se trouve au même niveau sur toutes les images de la série l'horizon conférant ainsi au livres et aux expositions une très grande cohérence et une unité impressionnante je vous mets une image d'exemple à l'écran et pour les plus techniques d'entre vous il a du film kodak+ x125 AA en 20 VO 25 cm oui c'est un négatif énorme il a utilisé une chambre diardof montée sur un pied avec un filtre gre sur l'objectif afin de réduire la sensibilité du film et gérer plus facilement les temps de pause et dernier livre de cette sélection Lux intébrist la lumière dans les ténèbres de Vincent Jean le lux il ténébrise de Vincent Jean Le est un livre photographique saéissant fruit d'une expérience intime et catartique en haute mer tout commence dans l'enfance du photographe lorsqu'il échappe de justesse à la noyade ce traumatisme forge en lui une relation ambiv avec l'eau illant entre fascination et peur des années plus tard il choisit d'affronter cette mémoire en embarquant sur cinq cargot de marine marchande de 2015 à 2020 il capture la mer dans les ténèbres les plus profondes livre une série d'images où se mêle solitude angoisse et émerveillement les photographies du livre plonge le spectateur dans une obscurité dense où l'immensité liquide semble absorber toute référence l'absence de lumière totale par moment fait écho à son accident enfance lorsque la vision se voile avant de sombrer mais au cœur de cette obscurité il a aussi des lueurs un phare un reflet lunaire une lumière urbaine au loin ces éclats rappellent l'instant où enfant il rouvr les yeux entouré de ses proches pour genen le la lumière en mer symbolise la vie qui triomphe du néant le livre est en grand format et adopte une mise en page immersive les images sombres se succèdent en pleine page parfois puer de petits détails inattendus la main d'un marin un objet abandonné un pont de navire déserté chaque cliché témoigne de l'isolement et de la vulnérabilité face à l'immensité océanique mais aussi une force de résilience et d'acceptation Lux in ténébriss est plus qu'un projet artistique c'est une exploration personnelle une quête de réconciliation avec l'élément qui a failli lui ôter la vie en photographiant la mer dans sa noirceur absolue Vincent jeanel en révèle aussi la beauté cachée et la fragile luur d'espoir qu'elle contient je rajoute des petits exos vous me dites en commentaire ça vous plaît si oui j'en mettrai de temps en temps à la fin des vidéos l'idée c'est juste de permettre à ceux qui ont envie de bosser un petit peu et de s'améliorer en photo d'avoir des pistes pour travailler qui sont en lien avec le thème de la vidéo qui regarde voilà quelques-uns qui arrivent direz ce que vous en pensez et comme d'hab je vais faire ça par niveau et le niveau 1 ça va être ce souvenir l'exercice c'est à faire demain pas évidemment là maintenant c'est de lister de mémoire les principaux artistes ou œuvres qui ont été mentionné dans cette vidéo et de noter pourquoi en une phrase ou deux chacun est lié à la mè dans le script c'est l'occasion d'utiliser le cier de recharge dont je vous parle tout le temps et je vous mets un lien ici vers la vidéo de Louise qui vous présentait le concept l'objectif c'est de se familiariser avec les références cité et de réaliser la diversité des regards artistiques sur un même sujet le niveau 2 c'est la compréhension l'exercice est de choisir deux approches différentes évoquées dans la vidéo par par exemple les clichés sous-marins de Nicolas lefloc et les siscap de sujimoto et d'expliquer en quelques lignes comment chaque artiste traite le sujet de la mer et quelles idées principales ou émotion ressort de son travail là l'objectif il est évident c'est de montrer votre compréhension des intentions artistiques et de ce qui rend ces visions uniquees niveau 3 appliquer à partir d'un autre thème par exemple un arbre bâtiment de la ville j'en sa fich tromorien prenez ce qui vous chante vous devez reproduire deux approche radicalement différente d'un côté essayer de travailler une vision documentaire comme chez Nicolas flock vraiment très documentaire scientifique rationnel et de l'autre une version minimaliste et contemplative proche de ce que peut faire sujimoto vous avez pas besoin de faire totalement les images et la série sauf si ça vous chante mais déjà essay au moins d'crire brièvement à quoi ressemblerait chacune de ces versions de votre projet l'objectif c'est de mettre en pratique la notion de même objet vision multiple donc là la mer plusieurs projets pour sentir comment l'intention influe sur la représentation dans notre cas par la photographie le niveau 4 c'est analyser vous comparez deux uves de la vidéo par exemple une photographie de sujimoto et une de Vincent jandel et vous identifiez les points communs elle est différente sur le cadrage la lumière l'émotion suscitée le rapport au temps et vous rédigez un court paragraphe pour chacun des points en soulignant ce que ces différence révèle de la démarche de chacun l'objectif là il est clair c'est d'analyser en profondeur des choix esthétiques et conceptuels pour comprendre leur impact sur le sens d'une œuvre le niveau 5 c'est l'évaluation et c'est sans doute le plus fun vous imaginez que vous devez écrire la préface d'un livre qui regrouperait le travail de trois artistes cité par exemple Nicolas flock Gert mm et sujimoto et vous essayez de réfléchir à l'angle critique que vous es adterie vous mettez en avant les points forts et les limites de chaque démarche vous discutez de leur place dans l'histoire de la photographie ou de l'art et vous expliquez pourquoi la démarche de chacun est important dans la question de la relation entre l'humain et la mer là l'objectif c'est tout simplement de porter un jugement argumenté et de situer la pertinence de chacune de ces démarches au regard des enjeux contemporains et de l'histoire de la photographie en général et enfin le niveau 6 c'est un exercice où vous devez concevoir une minut série ou un motbard si vous voulez pas le faire complètement sur un sujet banal la table de cuisine le coin de la rue un objet comme d'hab vous prenez ce que vous voulez avec avec trois styles différents un style poétique et imersif documentaire et minimaliste vous donnez à chacune de ces mini-séries un titre et vous expliquez brièvement l'intention artistique derrière chacune mais les trois à partir d'un même sujet avec trois approches différentes comme on a vu ici vous essayez globalement de vous mettre dans les baskets de trois photographes différents qui traitent un même sujet là l'objectif c'est d'expérimenter la diversité des visions et d'apprendre à articuler un propos artistique différent autour d'un même sujet parce que c'est quelque chose dont j'ai beaucoup parlé et je vous mets un lien je crois qu'il y a un article sur le blog dessus il y a des photographes qui bloquent parce qu'il pens que tout a déjà été fait en en photographie et dit dans cet article je reviens sur le sujet et je montre que non mais là ça vous permet vraiment de vous y confronter vous-même de vous mettre le pied à l'étrier je sais pas quoi pour justement par la pratique comprendre que oui en effet tout a peut-être déjà été fait mais c'est pas pour autant vous pouvez pas vous l'approprier et prendre un angle à vous donc au boulot et l'astuce finale vous n'hésitez pas à aver les médiums ou à mixer dessins photos écriture comme certains artistes de la vidéo pour les collages les les carnet bord et cetera le but est réiser que le regard que vous portez sur le sujet est tout aussi important que le sujet lui-même et que le médium que vous utilisez pour retranscrire ça voilà alors j'espère que cette vidéo vous a plu j'ai pas pu tout mettre dedans il y a un autre photograp s'appelle Anuar padjan que j'adore je vous mets le lien en description mais il a fallu faire des choix dans le même esprit n'hésitez pas à me donner vos références de photographes qu' travaille sur la mer peut-être plein de choses chouettes que je vais découvrir autour de ce sujet donc on se fil nos petits types et nos meilleurs pontlan j'espère que ça vous a donné une idée de comment à partir d'un seul thème on peut traiter ça de plein de façons différentes et j'espère que ça vous inspirera pour vos travaux et je peux pas terminer cette vidéo sans un petit clin d'œil coucou papa mon père adore la mère et la plongée il partage toutes mes vidéos sur son Facebook depuis des années à ses quelques amis sur son compte je sais pas si ça les intéresse vraiment mais voilà systématiquement il partage ses vidéo je sais pas s'il les regarde par contre mais s'il a fait autrement pour celle-là et qui s'est dit tiens ça parle de la merè je vais la regarder coucou papa merci à tous je vous mets un lien vers mon Liv s'appelle 10 outils indispensable pour V projets photos qui vous aide toujours dans ces démarche tout ça moi je vous dis à très bientôt pour la prochaine vidéo nhésitez pas à laisser un petit pouce bleu vous abonner likez la vidéo la partager c'est super important pour aider à développer cette chaîne je compte sur vous et euh à la prochaine salut [Musique]
# Script
Bonjour à tous, ici Thomas Hammoudi et je viens vous parler de photographie et de photographie de la mer.
> Julia : remember c’est des exemples d’images, faut les retrouver ne HD propre, j’ai mis vite fait là.
Depuis l'Antiquité, la mer occupe une place centrale dans l'imaginaire humain, symbolisant à la fois l'aventure, le mystère et la puissance de la nature. Dans "L'Odyssée" d'Homère, la mer est omniprésente, servant de théâtre aux périples d'Ulysse, où elle incarne à la fois un chemin vers la découverte et un obstacle semé d'épreuves.
Au fil des siècles, les artistes ont puisé dans cet imaginaire pour représenter la mer sous diverses formes. Par exemple, au XVe siècle, Sandro Botticelli a peint "La Naissance de Vénus", où la déesse émerge des flots sur une coquille, symbolisant la beauté née de la mer.
Au XIXᵉ siècle, le romantisme a mis en avant la mer comme reflet des émotions humaines. Caspar David Friedrich, dans "Le Moine au bord de la mer", illustre la petitesse de l'homme face à l'immensité marine, évoquant le sublime et la contemplation.
La mer a également inspiré des œuvres emblématiques telles que "La Grande Vague de Kanagawa" de Hokusai, une estampe japonaise du XIXᵉ siècle qui capture la puissance des flots avec une esthétique saisissante.
En France, Claude Monet, figure majeure de l'impressionnisme, a peint "Impression, soleil levant", représentant le port du Havre au lever du jour, où la mer et le ciel se confondent dans une atmosphère brumeuse.
Ces œuvres illustrent la fascination constante des artistes pour la mer, source d'inspiration inépuisable.
La photographie de la mer s'inscrit naturellement dans cette tradition artistique, offrant une perspective contemporaine sur cet éternel motif. Et au delà de ça, ce que l’on va pouvoir voir dans cette vidéo, c’est comment à partir d’un même sujet, on peut arriver à des résultats très différents. Tout dépend de la vision de l’artiste c’est ce que je répète tout le temps.
## Initium Maris Carnet de bord 2
> Prendre les images ici : https://www.nicolasfloch.net/album/initium-maris-2015-2019-2022-bretagne.html?p=1
Nicolas Floc’h a entrepris une vaste exploration photographique des paysages sous-marins avec son projet Initium Maris, qui s’étend sur plusieurs années. Ce travail a donné lieu à trois carnets de bord, chacun documentant une période spécifique de l’expédition. Je possède ces trois carnets, qui offrent une plongée progressive dans cette recherche artistique et scientifique. En parallèle, un livre global a été publié chez Roma Publications, regroupant l’ensemble du projet. Il semble apporter une vision encore plus approfondie et complète de cette aventure sous-marine.
Le projet Initium Maris s’inscrit dans la série Paysages productifs, initiée en 2015. Il vise à dresser un inventaire des paysages sous-marins des côtes françaises en combinant photographie et observation scientifique. Nicolas Floc’h explore les différentes façades maritimes, des côtes bretonnes à la Loire-Atlantique, en passant par le Japon. Son objectif : documenter l’état des fonds marins à un instant donné et interroger leur évolution face au changement climatique et aux pressions humaines.
Les photographies, majoritairement en noir et blanc, sont prises en lumière naturelle avec un objectif grand angle. Elles révèlent des paysages insoupçonnés : forêts d’algues, falaises sous-marines, traînées de sable, ou encore colonies de coraux. Capturées entre 0 et 50 mètres de profondeur, ces images offrent une approche panoramique et immersive de cet univers fragile et en constante mutation.
Par son travail, Nicolas Floc’h ne cherche pas seulement à documenter ces paysages, mais aussi à renouveler notre imaginaire sur l’océan. En s’éloignant des représentations traditionnelles centrées sur la faune exotique et les couleurs éclatantes, il propose une vision à la fois poétique et engagée, où l’eau devient un marqueur des transformations globales en cours.
## An Ocean in Between the Waves
> pour illustrer prendre les photos ici Julia : https://www.gertmotmans.com/an-ocean-in-between-the-waves
Né en 1972 à Hasselt, Gert Motmans est diplômé de la section mode de l'Académie royale des Beaux-Arts d'Anvers, où il vit et travaille toujours en tant qu'artiste et créateur de mode. Ressentant le besoin de s'exprimer par l'image, il suit ensuite des cours de photographie dans la même Académie des Beaux-Arts. En 2018, il crée FRNCS Studio – "FRNCS" (prononcer "Francis") est l'acronyme de "fragments et instants collectés" – un projet alliant photographie et collage où nostalgie personnelle, thèmes naturels, sacrés et architecturaux se fondent en compositions surréalistes.
"An Ocean in Between the Waves" est un livre de Gert Motmans qui rassemble des photographies en noir et blanc prises sur film 35 mm et des collages réalisés à partir de différents négatifs exposés directement sur un agrandisseur. Il propose une exploration visuelle du paysage, où nature et mémoire s'entrelacent.
Les photographies montrent des scènes de bord de mer, de montagnes escarpées et de forêts denses. Le grain du film et l’impression sur papier bambou donnent aux images une texture brute et légèrement vaporeuse. Certaines pages juxtaposent ces clichés à des collages où des fragments de paysages sont superposés, colorisés ou redessinés. Ces interventions graphiques, souvent intégrées de manière subtile, transforment la perception du paysage en y ajoutant une dimension subjective et interprétative.
L’édition du livre suit une mise en page rythmée : des images pleine page alternent avec des compositions plus fragmentées, et certaines scènes se prolongent sur une double page, accentuant l’effet d’immersion. Le choix d’imprimer certaines images en couleurs contrastées, notamment avec des teintes pastel ou saturées, crée un dialogue entre photographie et abstraction.
Le titre fait référence à la chanson du groupe The War on Drugs, ce qui renforce l’idée de mouvement et de fluidité dans la construction du livre. Contrairement aux autres ouvrages présentés dans cette vidéo, qui adoptent une approche plus documentaire ou narrative, ce livre se distingue par son aspect plus conceptuel et étudié. Il propose une lecture du paysage qui oscille entre réalité tangible et recomposition mentale, entre observation directe et appropriation artistique.
## Clément Donadei
> Intégrer la vidéo de Clément
– Présenter le ocncept : un photographe nous parle de ses travaux
– Julia : je vais juste présenter le truc, on mettra sa vidéo après.
## Sugimoto
> Si j’ai déjà une vision, mon travail est presque terminé. Le reste est un problème technique.Hiroshi Sugimoto
En 1980, Sugimoto comment débute sa série Seascapes sur la mer.
Si vous ne savez pas qui est sugimoto, je vous invite à lire mon articel dessus, je n’y reviendrai pas ici.
Le temps est au cœur du sujet, mais le temps historique, pas le temps de pose de la prise de vue. En effet, Sugimoto cherchait à enregistrer une scène qui est restée inchangée depuis l’apparition de l’homme sur la planète, une scène primitive et forcément, il a pensé à la mer.
Avant de décortiquer une image de la série, il va falloir poser deux éléments pour comprendre comment l’idée est venue à Sugimoto, et ce qui l’a influencé. Mais pour ça, le plus simple, c’est encore de lui laisser la parole :
> « Un soir à New York, en 1980, une question s’est mise à me tourner dans la tête : « Est-il possible à un homme d’aujourd’hui de voir le même paysage que les premiers hommes ? » J’essayais d’imaginer le mont Fuji et la cascade de Nachi aux temps les plus reculés. Mais si l’on remonte le temps à une échelle de cent mille ou d’un million d’années, il est probable que la silhouette du mont Fuji n’avait pas le même aspect qu’aujourd’hui. Il devait alors y avoir deux monts Fuji ; celui que nous connaissons et le volcan de Hakone avant l’effondrement de son sommet et la formation de la caldeira du lac Ashino. Si l’on suit la base du mont Hakone, on imagine aisément que c’était autrefois une montagne aussi imposante que le mont Fuji. La vue de ces deux monts rivalisant de prestance devait être magnifique. La surface de la Terre a malheureusement changé d’aspect du tout au tout. Mais qu’en était-il de la mer ? C’est ainsi que j’ai entrepris de voyager pour voir les mers du monde entier, avec ma machine mentale à remonter le temps. »Hiroshi Sugimoto
Voilà. L’idée de base est on ne peut plus simple. Sugimoto a voulu photographier le paysage, non pas celui que l’on peut voir, qui est caractéristique de notre époque, mais celui que les premiers hommes ont pu voir, et aussi nous, puis les suivants. Il s’est donc décidé à photographier la mer. Au-delà de l’idée (que j’apprécie particulièrement, mon goût pour Sugimoto n’est pas un secret), je trouve ça d’une force assez incroyable. La photographie est un art du temps et du présent. On choisit un petit moment de ce temps présent pour le conserver pour l’éternité. Lui, fait complètement l’inverse, il refuse de choisir un moment unique, il se penche sur l’éternité. Une approche subtile, délicate, habile, comme le reste de son travail.
On cite souvent le roman Pêcheur d’Islande datant de 1886 écrit par l’écrivain et officier de marine Pierre Loti, pour parler des Seascapes de Sugimoto. Le héros du roman y dit :
> Cet horizon, qui n’indiquait aucune région précise de la terre, ni même aucun âge géologique, avait dû être tant de fois pareil depuis l’origine des siècles, qu’en regardant il semblait vraiment qu’on ne vít rien, rien que l’éternité des choses qui sont et qui ne peuvent se dispenser d’être.Pêcheur d’Islande – Pierre Loti
La mer telle que le montre Sugimoto a toujours été comme ça depuis qu’elle existe et sera toujours comme ça tant qu’elle existera. Même si l’image a été fabriquée avec une pose de quelques minutes (voire heures), elle contient un temps long, très long, plus que l’on ne pourra jamais l’expérimenter. Voilà pourquoi je peux rester des minutes et des minutes devant à naviguer dans ses images.
Deuxième point, Sugimoto a été influencé par le minimalisme, et notamment par le travail du peintre Mark Rothko. Ce peintre minimaliste a tout éliminé de son art : la réalité, le sens, la forme et la couleur, jusqu’à aboutir à cette ultime œuvre produite dans l’année ayant précédé son suicide en 1970 : Untitled (Black on Gray), 1969-70. Acrylique sur toile, 203,3 x 175,5 cm.
Untitled (Black on Gray), 1969-70 – Mark Rothko
Mettre une infinité de temps dans une image censée n’en capturer qu’une fraction, le faire avec minimalisme, nous avons les deux piliers sur lesquels repose ce travail. Il va s’y consacrer pendant 22 ans et photographier sur tous les continents.
Atlantique nord, île du Cap-Breton, 1996 – Hiroshi Sugimoto
On va donc se pencher sur une image en particulier, Atlantique Nord, Île du Cap-Breton, 1996 de Sugimoto, bien que j’aurais pu prendre n’importe laquelle du livre pour exemple. La continuité et la cohérence étant un axe fort de son travail, c’est sans surprise que les images se confondent un peu. Mais c’est encore une fois un choix, un parti pris artistique, et souvenez-vous (ici comme toujours) que ce n’est pas parce que c’est différent de ce que vous avez l’habitude de voir que c’est moins bien. 😉
Penchons-nous maintenant sur cette photographie. Tout d’abord, il y a l’atmosphère, calme, apaisée, sans friction. Elle est due au temps de pose très long, de près d’une heure et demie. La plupart des photographies de nuit réalisées dans ce projet ont un temps de pose pas très éloigné de celles produites la journée, celles aussi longues ne représentent que moins de 10 % du projet.
Aussi, on a la Lune, Sugimoto déclare à son sujet :
> Je ne veux pas photographier la lune, mais simplement son passage sur l’eau et la lumière qu’elle émetHiroshi Sugimoto
Pour ce faire, il a dû calculer précisément son parcours avant de faire l’image, bien ajuster son cadre et son temps de pose pour que celle-ci ait le temps de traverser le négatif, tout en laissant un peu de zones plus sombres, réparties de façon égale de chaque côté de l’image.
Vous remarquerez aussi que l’image est nette (elle a été prise depuis la terre ferme), et l’horizon coupe l’image en deux parties égales. Il se trouve au même niveau dans toutes les images de la série, conférant ainsi au livre (et aux expositions) une très grande cohérence et une unité impressionnante.
Exemple d’exposition de la série.
Ps : Pour l'aspect technique, il a employé un film Kodak Plus-X 125 ASA de 20 x 25 cm dans sa chambre Deardorff, montée sur un pied, avec un filtre gris neutre sur l'objectif afin de réduire la sensibilité du film et gérer plus facilement le temps de pose.
## Le gros livre sur les bateaux là Lux in tenebris
> Prendre les images ici : https://www.vincentjendly.com/projects/lux-in-tenebris ça va être horrible à filmer comme livre. Faut rajouter par dessus quand je parle.
Lux in Tenebris, de Vincent Jendly, est un livre photographique saisissant, fruit d’une expérience intime et cathartique en haute mer.
Tout commence dans l’enfance du photographe, lorsqu’il échappe de justesse à la noyade. Ce traumatisme forge en lui une relation ambivalente avec l’eau, oscillant entre fascination et peur. Des années plus tard, il choisit d’affronter cette mémoire en embarquant sur cinq cargos de marine marchande. De 2015 à 2020, il capture la mer dans ses ténèbres les plus profondes, livrant une série d’images où se mêlent solitude, angoisse et émerveillement.
Les photographies du livre plongent le spectateur dans une obscurité dense, où l’immensité liquide semble absorber toute référence. L’absence de lumière, totale par moments, fait écho à son accident d’enfance, lorsque la vision se voile avant de sombrer. Mais au cœur de cette obscurité, il y a aussi des lueurs : un phare, un reflet lunaire, une lumière urbaine au loin. Ces éclats rappellent l’instant où, enfant, il rouvrit les yeux entouré de ses proches. Pour Jendly, la lumière en mer symbolise la vie qui triomphe du néant.
Le livre, grand format, adopte une mise en page immersive. Les images sombres se succèdent, parfois ponctuées de détails inattendus : la main d’un marin, un objet abandonné, un pont de navire déserté. Chaque cliché témoigne de l’isolement et de la vulnérabilité face à l’immensité océanique, mais aussi d’une forme de résilience et d’acceptation.
Lux in Tenebris est plus qu’un projet artistique. C’est une exploration personnelle, une quête de réconciliation avec l’élément qui a failli lui ôter la vie. En photographiant la mer dans sa noirceur absolue, Vincent Jendly en révèle aussi la beauté cachée et la fragile lueur d’espoir qu’elle contient.
# Des petits exos
Je rajoute des petits exos, dites moi en commentaires si ça vous plait, si oui j’en mettrai de temps en temps à la fin des vidéos.
## Niveau 1 : Se souvenir (Remembering)
Exercice :
– A faire demain
– Liste de mémoire les principaux artistes ou œuvres mentionnés dans la vidéo.
– Note pourquoi, en une phrase, chacun d’eux est lié à la mer dans le script. L’occasion d’utiliser le carnet de recherche dont je vous ai déjà parlé (lien vidéo louise)
Objectif :
– Te familiariser avec les références citées et réaliser la diversité des regards artistiques sur un même sujet.
## Niveau 2 : Comprendre (Understanding)
Exercice :
– Choisis deux approches différentes évoquées dans la vidéo (par exemple, les clichés sous-marins de Nicolas Floc’h et les Seascapes de Sugimoto). Explique en quelques lignes comment chaque artiste traite la mer et quelle idée principale ou émotion ressort de son travail.
Objectif :
– Montrer ta compréhension des intentions artistiques et de ce qui rend ces visions uniques.
## Niveau 3 : Appliquer (Applying)
Exercice :
– À partir d’un autre thème (par exemple un arbre ou un bâtiment de ta ville), reproduis deux approches radicalement différentes :
* Une version « documentaire » (comme chez Nicolas Floc’h).
* Une version « minimaliste / contemplative » (influence de Sugimoto).
– Décris brièvement à quoi ressemblerait chacune de ces versions.
Objectif :
– Mettre en pratique la notion de « même objet, visions multiples » pour sentir comment l’intention influe sur la représentation.
## Niveau 4 : Analyser (Analyzing)
Exercice :
– Compare deux œuvres de la vidéo (par exemple une photo de Sugimoto et une photo de Vincent Jendly). Identifie points communs et différences sur :
– Le cadrage
– La lumière
– L’émotion suscitée
– Le rapport au temps
– Rédige un court paragraphe pour chaque point, en soulignant ce que ces différences révèlent de la démarche de chacun.
Objectif :
– Analyser en profondeur les choix esthétiques et conceptuels, et comprendre leur impact sur le sens de l’œuvre.
## Niveau 5 : Évaluer (Evaluating)
Exercice :
– Imagine que tu dois écrire la préface d’un livre regroupant le travail de 3 artistes cités (par exemple Nicolas Floc’h, Gert Motmans, Sugimoto). Quel angle critique adopterais-tu ?
– Mets en avant les points forts et limites de chaque démarche.
– Discute de leur place dans l’histoire de la photographie ou de l’art.
– Explique pourquoi l’approche de chacun est importante dans la question de la relation entre l’humain et la mer.
Objectif :

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