Dans cette vidéo, et dans toutes les autres, je m'adresse aux photographes qui ont des envies artistiques. Si ça n'est pas votre cas, si vous pratiquez la photographie comme un loisir (ce qui est ni mieux ni moins bien) vous n'êtes probablement pas concerné par ce que je raconte.
bonjour à tous si thomas mouly et j'avoue pas l'être photographie aujourd'hui on a parlé des photographes américains et de l'image que l'on a d'eux c'est quelque chose qui a tendance à m'agacer un petit peu des fois et auquel je participe aussi bas on en parle en écrivant des épisodes jeu patins trois photographes dessus on en parle entre sur la chaîne en présentant leurs livres bref on va parler de l'image qu'on a deux mais avant ça un petit truc du café c'était pas prévu mais il est là et j'ai soif donc on y va plus le temps passe plus je relativise un petit peu ça la photographie américaine enfin celle qui a été fait aux usa on va y revenir c'est important ce que je vais dire ça n'enlève rien au talent des photographes iconique donc j'ai déjà parlé plein de fois sur cette chaîne je vous laisse même citer des noms aux commentaires si vous êtes forts et si vous vous souvenez de certains c'est pas du tout le but de dénigrer leur image au contraire c'est le mans voilà je trouve que l'on s'estime pas mal l'importance du pays dans la réussite et ça c'est pour plusieurs raisons tout d'abord on aime ce que l'on connaît et ça a toujours été comme ça c'est pour ça qu'on écoute des albums en boucle et qu'à 31 ans j'ai le couteau encore parfois hybrid theory de linkin park que j'écoutais adolescents tous deux de tout de tout un peu de tout et pour ça les états unis avec leur hégémonie culturelle ils sont très forts s'impliquait l'on connaît très bien notamment par les films le cinéma les clips musicaux et maintenant avec les réseaux sociaux tout ça ça nourrit un imaginaire que l'on retrouve dans les photographies faites aux états unis à l'imaginaire de grandeur d'élégance et le cinéma etc à titre de comparaison je trouve qu'on connaît des pays vachement bien alors qu'ils sont juste à côté de chez nous par exemple ça ressemble à quoi la capitale du luxembourg qu'est ce qu'on y mange alors en fait on n'y trouve pas mal de restaurant portugais parce qu'ils avaient des accords entre les deux pays dans les années 60 pour faciliter l'immigration et la construction du pays voilà c'était le petit moment historique du jour bref on connaît bien les états unis de l'extérieur on reconnaît les décors de nos films préférés et les revoir en photographie ça nous permet de nous projeter en six ans familier aussi c'est un pays qui est très photogénique en lui-même au delà d'une image qui diffuse parler à l'extérieur c'est ce que j'ai dit il ya une hégémonie culturelle qui fait que l'image des états unis est très diffus à l'extérieur on la connaît bien il fait de la connaître ça aide à apprécier des images comme moi parce qu'on aime ce qu'on connaît mais au-delà de ça et qu aura on pourrait dire à l'intérieur en lui-même le pays est très photogénique montre les villes avaient des gratte ciel les déserts et montagnes etc vous avez quoi photographier un moment sans vous ennuyer détourneront donc oui les photographes américains y bénéficie-t-il bénéficient de cette aura culturels à l'étranger et aussi du fait que le pays soit très facile à photographier plus faciles que d'autres on va dire par exemple c'est quelque chose dont parle jean christophe béchu dans ces deux livres qui sont là américaine puzzle et european puzzle dans l'un il photographie les états unis en petits sets voyage de mémoire et en outre sur à peu près autant de voyages l'europe est en fait dans american puzzle il dit lutter contre l'image qu'il a dans sa tête des états unis essaient de faire son propre travail photographique dessus il se confronte à cette image là en quelque sorte et dans l'autre ils luttent à photographier l'europe qui n'a pas assez d'avantagés qui est plus difficile à photographier café et ce constat il tombe pas du ciel il est même hyper facile à prouver en fait il suffit de regarder ce que font les photographes américains quand ils ne sont pas chez eux et généralement ils sont dans cette partie on va parler de deux photographes iconiques de la photographie américaine dont j'ai déjà beaucoup parler sur cette chaîne et on va voir ce qu'ils ont fait en dehors des états unis pour un peu comparé quoi parler william eggleston sans surprise et de stephen chow en 2005 la ville de dunkerque a invité william eggleston à photographier bas à la ville de dunkerque oui il ya un cube de goldstone sur dunkerque oui donc il part à la découverte des complexes industriels du port des lieux de vie des habitants des dunes de tout ce qui fait dunkerque et tout ça bien évidemment ça aboutit à des photographies aux compositions graphiques aux couleurs éclatantes et où les hamilton il ya un accent américain dans ces images on va y revenir pour information que ce soit ça donnera aussi lieu à la première position du lac d'une lutte d'action pour l'art contemporain dunkerque qui voulait un peu lié de la photographie plus actuelles à ses collections des années 60 70 voilà je vous êtes du coin maintenant vous le savez du coup le livre est là et william eggleston à dunkerque mais comme n'y a pas d'image du livre sur internet je vais vous montrer sur les tables comme je le fais de temps en temps donc nous voilà avec le livre dès golson que j'ai dans les mains sur la table alors le livre fonctionne quand on regarde les images dedans c'est pas des mauvais travaux photographiques mais la question que je me pose c'est est ce que c'est vraiment dunkerque j'ai l'impression qu'on y retrouve des choses qu'il aurait pu faire un peu aux états unis alors je vous montre ch4 à la regarder ça c'est typiquement une photo d'eux qu'ils auraient pu faire à memphis avec le coca cola dans la main sur la table non c'est un peu de diners c'est très américain est en fait je me demande si il a pas un peu appliqué sa recette sur dunkerque plutôt que vraiment s'être approprié l'esprit de la ville est le titre du livre c'est le spirit of dunkerque alors oui eggleston on le convoque pour son style c'est normal qu'on retrouve sa patte mais parfois j'ai l'impression qu'il est perdu quand il est un peu loin de ses bases et puis aux états unis et qu'il essaye un peu de retrouver ses marques et de rester dans des choses qui maîtrise cette façon de faire qui maîtrisent plutôt que de s'approprier vraiment l'esprit de la ville en fête encore une fois ça s'appelle sécrétions dunkerque et en le regardant que j'ai plutôt l'impression que c'est l'esprit de l'amérique ramené à dunkerque que vraiment l'esprit de l'ag alors si vous habitez dans le coin de dunkerque et que vous voulez le voir par vous même il coûte 5 euros ce livre il devant nos lacs au lieu d'art contemporain si ça vous intéresse à titre de comparaison il en parlera sûrement dans une autre vidéo la ville de sète elle organise chaque année une résidence avec un photographe et j'ai l'impression que un photographe français en france qu'il faudra filer lieu galère moins que eggleston hors des états unis l'esprit des lieux pour le coup c'est le monde libre est à mon sens plus préservé en fait donc déplacé un photographe français plutôt qu'un américain comme ici qui va encore chercher à reproduire typiquement ça soit 2,4 aux états unis pas vraiment dunkerque en fait ça paraît très américain soit fait aux états unis a pas vraiment ce qui fait dunkerque j'ai l'impression dans ce clip on c'était pour vous montrer avant de passer à l'exemple suivant qui sera stephen shore café et maintenant on va parler de stephen shore à giverny alors on m'a déjà dit que ça se dit steven mais qui a un ph ça me perturbe tout le temps pour l'abonné qui me l'a dit je suis désolée alors vous le savez probablement pas très probablement pas même mais j'ai grandi en normandie et maintenant j'ai vite dans le nord entre le cidre et la bière mon coeur a tranché mais il ya un endroit que j'ai toujours apprécié qu'ils étaient très proches de chez mes grands parents quand j'étais petit c'est la maison de claude monet à giverny alors j'en ai un très bon souvenir je me souviens d'ailleurs été plein de fois avec mes grands parents quand j'étais gamin me balader dans les jardins et c'était avant l'époque où la région avoir menti et poussé l'impressionnisme et a fait de cet endroit à une usine à touristes il y avait plein de cars de touristes japonais et asiatiques qui viennent sur place achetez des reproductions de locaux sept tableaux et c'est vraiment blindés ça perd un peu de son charme mais bref moi j'en ai plein de très bons souvenirs et du coup quand j'ai appris que stephen shore sur lequel j'avais fait une vidéo avait fait un livre sur le lieu bas j'ai sauté dessus ce travail d'ailleurs il a même été ré exposé récemment sur place en 2015 qui était l'occasion un peu de le redécouvrir devront montrer au public or c'est le metropolitan museum à new york qui lui a demandé d'aller faire des photographies de ce que j'ai compris elle y a été le début de la restauration vers 1977 et ils étaient deux autres fois au moment de la réouverture en 81 et 82 à peu près faire ces images ce travail photographique il a fait l'objet d'un livre que je disais que je vais jeter est l'un des tout premiers sur les jardins et ça ressemble à ça c'est garden giverny par stephen shore je le lis à peu près l'exposition a montré une bonne partie des images du livre c'était assez marrant qu'on peut s'amuser à essayer de retrouver les endroits pour sectionner ce que le lieu où ont été prises les images et est-ce que ça a toujours été comme ça ça va changer tout ça on peut voir un peu comment il a évolué à travers ce travail en fait le jardin il n'a pas tant changé que ça c'est un peu comme le le squelette sous la peau est encore là et la peau un peu vieilli laisser un peu changer tout ça les eaux un peu grandi mais c'est elle reste globalement le même à travers ces images et les images de chauray leçons comment et bien je vous en montrer quelques unes on peut dire qu'elles sont pas terribles alors vous les voyez à l'écran on est niveau des images très détaillées la bonne comme une plaie 6 le travail qui invite vraiment le lecteur à se plonger dedans ni dans un travail sur l'expérience de voir tel qu'il l'a fait dans american surfer 6 c'est globalement plat et monotone au delà de ça je trouve que les images elles sont chargées elles sont assez peu lisible c'est vraiment des gros à plat de nature partout dans tous les sens on est vraiment sur des images qui sont lourds et sombre je trouve globalement pour résumer si on m'avait pas dit que c'était les images de chorges aurait pensé que c'était un travail fait par la mairie café est aussi l'exemple inverse fonctionne s'il photographes américains sont moins bons quand l'histoire de leur pré carré et de leur territoire les photographes extérieurs font aussi des travaux intéressants en allant sur place je ne donnerai pas de nom même si la tentation de très fortes non on retrouve beaucoup sur les réseaux sociaux le genre de gars qui va là-bas photographier des vieilles télés abandonné dans une pièce et podcasts sur une table à la gueule stone et des diners américains et ça fait un carton en laïque mais je suis sûr quand même nous et qui je parle alors ça marche pour deux raisons principalement la première c'est ce que j'ai cités on connaît les états unis et je me dis culturel où sa famille est l'élu on est toujours content de les revoir ce travail s'appuie sur sa et de l'autre côté ça s'appuie aussi beaucoup sur l'absence de culture générale ou la photographie c'est quelque chose que je déplore parce que je trouve ça dommage que je fais ce contenu là on ne peut pas non plus dire que ça n'existe pas généralement les photographes sont pas forcément les artistes qui connaissent le mieux l'histoire de laura je peux par rapport aux musiciens ou l'autre bref c'est pas des petits pas le sujet bref cette absence de culture générale fait que ma personne voit la supercherie on voit que l'on voit des photographes français aller aux états unis photographes et des podcasts chef des diners en six mois c'est trop cool c'est d'imagés américaine c'est trop bien en fait on voit pas larnack parce que n'a pas la culture de savoir que c'était golstone en fait c'est juste une copie bidon et ça marche parce que ça a déjà marché à bon quoi c'est un peu comme si moi je faisais une chanson qui faisait de tintin un tintin temps et que j'appelle ça tient l'armé des sept nations j'avais entendu y ont fait et même au delà tu as ce qui me dérange c'est même pas la copie à la limite je m'en fous tant pis si c'est un manque de créativité ils copient youpi c'est comme ça ce qui me dérange c'est même pas la copie c'est le fait qu'ils n'ont pas compris le travail des photographes qui copie et ça ça m'emmerde est super eagles tonnes il photographiait pas le ketchup et les designers comme un absolu magnifique de la vie c'est pas le sujet il faudra fait ça comme étant son environnement elle lui est un élément banal et ça c'est l' approche démocratique qui le caractérise tout peut être un sujet tout peut-être photographié est allé aux états unis pour refaire les mêmes images c'est un peu tout l' inverse en fait le vrai hommage au travail des galston photographier un carrefour notre environnement proche banal est ce qui caractérise notre société et notre culture ce que voient les gens au quotidien en fait ce serait ça le vrai hommage à son travail pas d'aller à l'autre bout du monde faire quelque chose qui l'a déjà fait t'as pas de sens c'est un peu la même chose que les punks en fait je crois que c'est le batteur des clashs qui s'en plaignaient de mémoire disait qu'en fait il n'avait pas compris le l'esprit des punks et un esprit de liberté de faire ce qu'on veut et facile à copier les codes des punks qui est émis tous des crêtes et ses vis à vis tous pareils reproduisent la même chose alors qu'en fait l'esprit c'est passage l'esprit c'est d'être libre de faire son truc à soie blanc un peu sur le même genre de choses l'esprit le truc n'est pas compris et c'est copier sans vraiment être maîtrisé qu'on met du coup c'est de vous cultiver un petit peu si vous n'êtes pas encore le cas c'est pas grave si vous voyez des vieux pots ketchup à penser à goldstone si vous voyez des photos de l'assiette de bouffe prise au flash va penser à stephen shore si vous voyez des photos de new york sous la neige avait peu de profondeur de champ d'une longue focale bas c'est sûrement un copycat de seul leicester et maintenant on a des nouveaux qui débarque parce que l'alecso été très à la mode et on copie du alex est partout essayez de ne plus vous faire avoir bref j'espère tout ça ça vous aura fait relativiser sur l'importance des lieux en photographie notamment des états unis où ça a aidé certains faire des travaux plus facilement qu'ailleurs par exemple et d'autres ils vont aussi pour chercher un peu de magie voilà je crois que c'est tout du coup connaissez la mythique merci à tous d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout si vous a plu partagez-la autour de vous ou moi ça m'aide beaucoup faire connaître ce travail qu'ils font pas mal de temps abonnez-vous je sais plus ce que je veux dire d'autre vous savez maintenant de façon et jouer mon livre par ici des outils indispensables pour le projet photographique et j'espère qu'il vous ait pas beaucoup moi je vous dis à la prochaine vidéo [Musique]
Script
# Script
Bonjour à tous, ici Thomas Hammoudi et je viens vous parler de photographie. Et d'un truc qui a tendance à m'agacer un peu (et auquel je participe aussi) : l'image que l'on a des grands photographes américains.
## Les USA un pays photogénique
Plus le temps passe, plus je relativise un peu sur la photographie américaine, enfin celle faites aux USA. Ce que je vais dire n'enlève bien sûr au talent des photographes iconiques dont j'ai déjà parlé plein de fois ici (je vous laisse d'ailleurs citer des noms en commentaires à ma place), ce n'est pas le but.
Seulement voilà, je crois que l'on sous-estime pas mal l'intérêt du pays dans leur réussite. Les USA, c'est un pays très photogénique, pour plusieurs raisons :
– Tout d'abord, on aime ce que l'on connaît, ça a toujours été comme ça. C'est pour ça qu'on écoute les mêmes morceaux en boucle pendant des semaines, et qu'à 31 ans, je me remets encore parfois Hybrid Theory de Linkin Park. Et pour ça, les USA, avec leur hégémonie culturelle sont très forts.
– C'est un pays que l'on connaît bien de l'extérieur, avec le cinéma, les séries, les clips, et ça s'est encore renforcé avec internet et les réseaux sociaux. Tout ça nourrit un imaginaire, que l'on retrouve. Un imaginaire grand, élégant.
– A titre de comparaison : on connaît beaucoup moins bien des pays qui sont juste à côté de chez nous. Par exemple : savez-vous à quoi ressemble la capitale du Luxemborug ? Ce qu'on y mange ? (Portuguais, y'avait des accords d'immigration pour consturire le pays).
– Bref, on connaît beaucoup les USA de l'extérieur, on reconnaît les décors de nos films préférés, et ça facilite le fait de se projeter dans les images, de s'y retrouver.
– Aussi, au delà de son image diffusée, c'est un pays très photogénique "en lui-même". Gratte ciels, plages, routes sans fins dans le désert, montagnes, vous avez de quoi bosser un moment et les sujets ne manquent pas.
Donc oui, je pense que les photographes américains, bénéficient de ça : un pays très photographiable et une hégémonie culturelle qui favorise leur diffusion. Jean-Christophe Béchet le dit lui même dans American Puzzle et European Puzzle (les montrer). Dans l'un, il se confronte à l'image ancrée en nous des USA, dans l'autre, il lutte pour photographier l'Europe, qui n'a pas ses avantages et est plus difficile à appréhender.
Et ce constat ne tombe pas du ciel, il est même tout simple à prouver : les photographes américains sont globalement moins bons quand ils ne sont pas chez eux. On va prendre quelques exemples pour en parler
## Les exemples
Pour cette partie, on va prendre 2 exemples iconiques de la photographie américaine et dont j'ai déjà parlé en long en large et en travers sru cette chaîne et voir ce qu'ils ont fait ailleurs qu'aux USA. Eggleston et Shore.
### Eggleston – Dunkerque
En 2005, Dunkerque invite William Eggleston à poser son regard sur la ville.
Le célèbre photographe, originaire du Mississipi part à la découverte du complexe industriel, du port, des lieux de vie, des dunes et des habitants de la ville du Nord. De cette immersion naîtront des clichés aux couleurs vives, aux compositions très graphiques, à l’accent américain (on y revient).
Cela aboutira à la première exposition organisée par le LAAC, après son ouverture en juin 2005, et marque aussi la volonté de ce Lieu d’Art et Action contemporaine de proposer un dialogue entre sa riche collection des années 1960-1970 et l’art le plus actuel, de donner carte blanche à des artistes et d’œuvrer avec tous les acteurs du territoire au rayonnement de la cité.
Regardons un peu ça :
> Filmer le livre, il n'y a pas d'images en ligne
– Cela fonctionne, mais est-ce vraiment Dunkerque ? J'ai un peu l'impression qu'Eggleston a réappliqué sa recette ici. On y retrouve des choses qui auraient pu être à Memphis comme cette image page 4 avec du Coca cola.
– Montrer des exemples en feuilletant le livre
– Alors oui, on le convoque pour son style, et c'est normal qu'on retrouve sa patte. Mais, parfois, on a l'impression qu'il est un peu perdu loin de ses bases, et cherche à retrouver les items qu'il maîtrise.
– Cela s'appellle l'esprit de dunkerque mais j'ai plus l'impression que c'est l'esprit de l'Amérique, ramené à Dunkerque pour le coup.
– Après il est dispo au LAAc pour 5€ si vous en voulez.
– Chaque année la ville de Sète organise des résidences avec un photographe (j'ai reçu un livre dont je vais spûrement parler dans une autre vidéo – Vidéo Le Bec en l'air mais je ne sais pas si elle sera sortie quand je dis ça). Et j'ai l'impression que les Français en France galèrent moins en changeant de ville que les photographes hors usa. L'esprit du lieu (pour le coup, encore une fois, c'est le titre), reste préservé.
### Shore – Giverny
Vous ne le savez sans doute pas, mais j'ai grandi en Normandie, même si maintenant j'habite dans le Nord (entre le cidre et la bière, mon coeur a tranché). Par contre il y a un endroit que j'ai toujours apprécié, c'est Giverny, la maison du célèbre impressionniste, Claude Money s'y trouve.
J'ai plein de souvenir petit, d'y avoir été avec mes grands parents, notamment pour me promener dans ses jardins. C'était avant que ça ne devienne une usine a touristes venus d'asie en car, s'acheter une reproduction low cost d'un maître du genre. Bref. J'en ai un très bon souvenir.
Quand j'ai appris que Stephen Shore, dont j'ai déjà parlé (lien vers la vidéo) avait fait un livre dessus, bah moi aussi j'ai sauté, dessus.
Son travail sur Giverny a d'ailleurs été réexposé là bas en 2015 et a permis de le redécouvrir. A la demande du Metropolitan Museum of New York, ce photographe américain était venu faire des photos de Giverny au moment de la restauration du jardin de Claude Monet en septembre 1977 et peu après sa réouverture en 1981 et 82.
Cette campagne photographique avait fait l'objet d'un livre, l'un des tous premiers sur le jardin. Il est ici, le montrer.
L'exposition du Mdig a présenté un certain nombre de photos qui figurent dedans. Pour ceux qui connaissent les lieux, on peut même chercher d'où les photos étaient prises, et tenter de comparer les images d'archives avec le jardin tel que je m'en souviens maintenant. Qu'est-ce qui était déjà là en 1977, et qu'est-ce qui n'y était pas ?
Le jardin a changé, et pourtant c'est toujours la même structure. Comme les os sous la peau, son squelette a traversé le temps. Même s'il est un peu usé par le temps.
Et les images de Shore, elles sont ocmment ?
Eh bien, je vous en passe quelques unes à l'écran. Disons que ça n'est pas terrible.
– On est ni dans les images très détaillées d'Uncommon places qui invitent le lecteur à se plonger dedans, ni dans l'expérience de vori telle qu'elle est retranscrit dans american surfaces. C'est globalement plat et monotone.
– Les images sont chargées je trouve, peu lisibles. Un peu sombres et lourdes.
– Globalement, si on ne m'avait pas dit que c'était Shore, j'aurais pensé qeu c'était des images faites par la Mairie
## L'inverse
Et aussi, l'exemple inverse fonctionne. Si les photographes américains sont un peu moins bons quand ils sortent de leur pré-carré, les autres marchent bien en allant sur place.
Je ne donnerai pas de nom (même si la tentation est forte), mais on en trouve beaucoup sur les réseaux sociaux : ils vont là bas photographier des Dinners et des pots de Ketchup, et ça fait un carton en likes.
– Pour les raisons que j'ai citées,
– mais aussi un peu lié à l'absence générale de culture dans le monde de la photo, peu de gens voient la supercherie. C'est comme trouver une mélodie qui ferait "faire 7nation", et dire tiens j'ai trouvé un morceau qu'on pourrait appeler "l'armée des 7 nations, c'est pas mal !".
Bon, ce qui me dérange le plus là-dedans, au delà de l'aspect copie, c'est qu'ils ont souvent pas compris l'essence du travail de ces photographes. Eggleston ne photographiait pas des Dinners et du Ketchup pour eux-mêmes, mais comme son environnement à lui, comme étant le banal. C'est l'approche démocratique qui se caractérise : tout se vaut, tout est sujet à être photographié. Et bon aller aux USA pour refarie pareil, c'est un peu tout l'inverse du message. Le véritable hommage ça serait d'aller faire des photos à carrefour. C'est un peu ce dont se plaignait le batteur des clash (de mémoire) : les gens ont repris les codes des punks, ont copîé, sans comprendre le message de libnerté derrière.
Bref, la prochaine fois que vous verrez passer des photos de vieilles TV américaines pensez à Eggleston, des photos de repas aux Flash pensez à Shore, des photos à NY avec peu de PDC pensez à Leiter et surveillez les nouveaux copycat d'Alec Soth.
Essayez de ne plus vous faire avoir.
## Conclusion
– Tout cela nous fait relativiser sur l'importance du lieu et de ce qu'il laisse dans les photographies
– Sans les USA, un peu moins de magie pour certains et d'autres y vont juste pour y faire le plein
Merci à tous, 10 outils, abo, like.
# Montage
Récupérer les images ici :
# Mise en ligne
## Titre
Les PHOTOGRAPHES AMERICAINS sont-ils NULS ?
## Illustration
## Texte mail
Vous n’en avez pas un peu marre vous, de voir toujours les mêmes ?
J’adore les travaux des photographes américains, ça n’est un secret pour personne. Mais quelquefois, ça me casse un peu les pieds de voir toujours les mêmes exposés partout. Surtout que bon, quand on s’intéresse un peu plus près à leurs travaux, que l’on gratte sous le vernis, on se rend compte qu’ils ne sont pas forcément, si bon et légendaires.
Si vous aussi vous voulez déconstruire un peu le mythe, c’est par ici :

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