Je vous explique une règle trouvée dans le cours de dessin Drawabox : la « règle des 50% ». L’idée est simple : sur tout le temps que je consacre à une discipline (ici la photo), je ne devrais pas passer plus de 50% en “étude” (tutos, exercices, technique, workflow…) et je devrais garder au moins 50% pour photographier “pour rien” : jouer, tester, rater, explorer, sans objectif de progression ni obligation de résultat.
Je traduis ensuite cette règle à la photo avec deux colonnes (étude vs jeu) et je pointe trois pièges typiques : mitrailler n’est pas jouer, regarder n’est pas étudier (souvent c’est juste de la consommation), et acheter du matériel n’est pas progresser.
Enfin, je montre que le même déséquilibre touche deux profils : les débutants (souvent bloqués dans l’étude parce qu’ils ont peur de rater) et les confirmés (qui ne font plus que des images “utiles” et finissent sur un plateau). L’objectif, c’est de rééquilibrer : retrouver du jeu quand on débute, et remettre une dose d’étude volontaire quand on est avancé.
00:00 Accroche : « vous étudiez trop la photo » + mon déclic en apprenant le dessin
01:03 Découverte de Drawabox et du changement de mindset (pratique = sport)
02:00 La règle des 50% : max 50% d’étude, min 50% de pratique “gratuite”
04:02 Traduction en photo : colonne étude vs colonne jeu
05:17 Sponso / aparté chaise de bureau
06:22 Les 3 pièges photo : mitrailler ≠ jouer, regarder ≠ étudier, acheter ≠ progresser
07:33 Si vous débutez : vous êtes souvent à 90% d’étude (peur de rater, attendre le “bon moment”)
09:38 Si vous êtes confirmé : risque de plateau, remettre de l’étude intentionnelle
10:39 Application concrète + objections (pas le temps, “temps perdu”, etc.)
12:10 Conclusion : rien à prouver, faites des images nulles, et dites-moi où vous vous situez
👉 Pour retrouver la chaise Flexispot c'est par ici :
https://tinyurl.com/ThomasHammoudi
Je traduis ensuite cette règle à la photo avec deux colonnes (étude vs jeu) et je pointe trois pièges typiques : mitrailler n’est pas jouer, regarder n’est pas étudier (souvent c’est juste de la consommation), et acheter du matériel n’est pas progresser.
Enfin, je montre que le même déséquilibre touche deux profils : les débutants (souvent bloqués dans l’étude parce qu’ils ont peur de rater) et les confirmés (qui ne font plus que des images “utiles” et finissent sur un plateau). L’objectif, c’est de rééquilibrer : retrouver du jeu quand on débute, et remettre une dose d’étude volontaire quand on est avancé.
00:00 Accroche : « vous étudiez trop la photo » + mon déclic en apprenant le dessin
01:03 Découverte de Drawabox et du changement de mindset (pratique = sport)
02:00 La règle des 50% : max 50% d’étude, min 50% de pratique “gratuite”
04:02 Traduction en photo : colonne étude vs colonne jeu
05:17 Sponso / aparté chaise de bureau
06:22 Les 3 pièges photo : mitrailler ≠ jouer, regarder ≠ étudier, acheter ≠ progresser
07:33 Si vous débutez : vous êtes souvent à 90% d’étude (peur de rater, attendre le “bon moment”)
09:38 Si vous êtes confirmé : risque de plateau, remettre de l’étude intentionnelle
10:39 Application concrète + objections (pas le temps, “temps perdu”, etc.)
12:10 Conclusion : rien à prouver, faites des images nulles, et dites-moi où vous vous situez
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Vous étudiez trop la photo. Oui, c'est chelou mais je vais vous expliquer pourquoi. Cet été, quand j'étais en vacances, je me suis mis au dessin. J'ai toujours voulu savoir bien dessiner mais j'ai jamais fait les efforts pour et surtout au collège, l'époque où je dessinais le plus. Mes copains étaient un peu meilleurs que moi. Du coup, je me suis toujours trouvé un peu nul et j'ai jamais fait trop d'efforts en mode "J'ai pas le talent, ça sert à rien." Donc là, je me suis dit "Vas-y, je m'y mets, on est parti." Du coup, j'ai fait ce genre de truc. beaucoup de petits oiseaux, des oiseaux de l'espace, des formes, des études et des traits ou de l'observation un peu bancale du parc de ma fille. Vous me direz "Thomas, ça me fait une belle jambe." Le truc, c'est que je me suis demandé quelle était la façon du d'obtenir le plus rapidement possible des bases correctes et solides pour progresser. Parce que ce que je vous ai montré, c'est surtout des tutos que j'ai suivi. C'est un peu comme faire des covers à la guitare. Euh ça apprend pas l'harmonie de faire les cover à la guitare, de reprendre des morceaux, ça n'apprend pas les bases. Et moi en guitare, j'ai vraiment progressé quand j'ai commencé à comprendre comment les morceaux que j'aimais bien fonctionnaient pour pouvoir reproduire ça dans mes propres compositions. Et c'est ça qui m'intéresse. Donc j'ai trouvé une méthode sur internet que je suis à mon rythme et qui est très bien qui est gratuite en ligne. Ça s'appelle Draw Box. Dessine une boîte en français. C'est entièrement gratos. Si ça vous intéresse, vous pouvez l'acheter un coup d'œil. Et dedans, il y a une règle que j'ai trouvé hyper intéressante et je me suis mais il faut tellement que je leur en parle à mes petits potes photographes que me voilà dans cette vidéo. Donc toute la philosophie du cours, elle est assez cool. Elle nous éloigne du mode scolaire qui est le modèle avec lequel on a appris toute notre vie et nous amène vers un truc où la pratique est plus comme un sport. on essaie d'atteindre des réflexes, des mécanismes et cetera, des automatismes que vraiment comme un truc scolaire où on mémorise tout et on est nul si on n pas tout mémorisé. Typiquement euh je sais pas le ça rend l'échec vachement moins grave quand vous apprenez le tennis, vous ratez plein de balles au début, c'est normal, ça fait partie de l'apprentissage. À l'école quand on rate, on est un peu nul, on a gardé ce trucl et ça ça désensibilise beaucoup à l'échec. Après, j'ai appris la photo, la musique, tout ça et YouTube où j'ai raté plein de trucs au début, j'ai pas un gros problème avec l'échec, mais j'aime beaucoup la philosophie derrière et l'idée de base derrière. Et donc il y a une règle hyper importante dans ce cours, c'est la règle des 50 %. J'avais jamais entendu ça avant dans n'importe quelle discipline artistique et je trouve ça hyper intéressant. L'idée c'est quoi ? C'est que quand vous apprenez une discipline et si vous me regardez c'est que vous êtes sûrement intéressé par le fait de progresser en photo. Donc quand vous apprenez une discipline, il faut consacrer au maximum maximum 50 % de votre temps à l'apprentissage technique et cetera. Donc typiquement quand vous faites du dessin, faut consacrer 50 % de son temps max à faire des exercices. Voilà, là j'ai fait des exercices où je devais faire des ellipses. Là, je devais faire des exercices avec encore des ellipses. Là, des boîtes, des carrés et des ellipses. Là, des boîtes et des ellipses. Là, juste des ellipses. Et là, des ellipses. Et donc, pourquoi cette petite règle ? Pour la simple et bonne raison qu'en fait, le fait d'apprendre des choses donne l'impression d'être productif. et que si on fait que ça, si on devient une espèce de machine à apprendre, on prend pas de plaisir dans la pratique, on on enregistre pas de l'expérience un petit peu et c'est vraiment tout à fait complémentaire de la progression. Typiquement euh les exos, ils disent bien que il faut les faire une fois parce que c'est demandé une fois et ça ser de les faire 150 pour être meilleur et avancer plus vite. Juste vous les faites une fois, c'est bien. Et la moitié de votre temps consacré au dessin ou à la photo, vous faites des choses juste pour vous faire kiffer. Moi, pour progresser en quelque chose, j'ai besoin d'un héroï positif. Donc ROI return on investment, retour sur investissement en anglais. J'ai besoin d'un retour sur investissement positif. Par exemple, quand j'ai appris à faire de la musique électronique, je comprenais comment me fonctionnait la machine. Donc je faisais des petits morceaux. C'est gratifiant, on a envie de continuer. Le problème avec le dessin et un peu avec la photo au début, c'est que c'est très laborieux au démarrage. On fait plein de trucs mécaniques pour acquérir des mouvements, des bases et cetera, des fondations solides. Et donc c'est pas gratifiant et c'est déstabilisant. pour combler à ça, il dit "Bah voilà, à côté, faites-vous juste kiffer, même ça sert à rien, même si c'est nul, on s'en fout. Juste garder du temps pour le kiff pur, pour la pratique fun pour justement avoir les deux et avancer les deux en parallèle. Et je trouve ça trop bien et aussi parce que via l'expérimentation, on va acquérir plein de choses qu'on aurait peut-être pas trouvé dans le cours. Et donc en photo, ça donnerait quoi ? Imaginez deux grandes colonnes, pas comme un château genre des colonnes sur une page, on reste dans papier crayon. Imaginez deux colonnes. Dans la colonne étude, vous allez mettre tout ce qui va être maté des tutos, les programmes 30 jours pour ceci. les livres que vous allez lire sur la technique, décortiquer une image, les comparatifs de matos, les tests de matos, apprendre à utiliser Lightroom, apprendre modifier votre flux de travail, apprendre à créer des presets. Tout ce qui va être acquérir des compétences, découvrir des compétences du matos et de la connaissance, ça va dans la catégorie étude. Dans la partie plaisir, c'est faire de la photo sans aucun but. Genre juste vous prenez votre appareil, vous sortez, vous allez faire des images pour le fun. tester un procédé qui va probablement rater. Alors, je parle pas d'appliquer un tutoriel, mais de vous dire "Ah tiens, est-ce que si je prenais un vous savez les soudeurs, ils ont des espèces de verre sur leur masque de soudage et j'avais déjà testé de le mettre devant un objectif comme un méga filtre ND, de faire des photos avec, c'est rigolo ça, on est clairement dans l'expérimentation donc c'est plutôt dans le fun test pratique, ça vous apprendra probablement rien mais vous essayez c'est rigolo." Ressortir par exemple un vieil appareil, juste pour le fun, l'appareil de votre perte quand vous étiez petit qui fait 3 millions de pixels. Là, pourquoi pas, on teste, on s'amuse, mais vraiment de séparer les deux et de vous dire "J'étudie que 50 % du temps et je me fais kiffer avec des conneries 50 % du temps." Je passe ma vie dans mon bureau assis sur une chaise à bosser, à préparer des contenus, à écrire des vidéos pour YouTube, juste à réfléchir et à regarder mon écran avec un air concentré me donnant l'impression de travailler au fond de moi. C'est pour ça quand Flexy Spot m'a proposé de tester leur nouvelle chaise Ergo X, j'étais grave content. Déjà parce que le design est super cool et en plus parce qu'elle a un petit filet qui fait qu'on a pas trop chaud aux fesses quand on est dessus. Elle se règle de partout. Vous pouvez régler les acoudoir en hauteur ou les mettre sur le côté si vous travaillez avec les bras un peu comme des canards. La tête se règle en arrière si vous avez un très long coup courbé et aussi en hauteur si vous avez juste un très long coup. Vous pouvez régler le bas en fonction de la longueur de vos jambes et aussi incliner le dos pour que ça soutienne bien les lombaires. C'est grave confortable. Bien évidemment, on peut aussi totalement s'en servir pour glander. Il y a une petite extension sur laquelle on peut mettre les pieds. C'est très confortable et comme je vous ai dit, ça chauffe pas avec le tissu. Après, si vous êtes juste con, vous pouvez faire des petits tours comme ça. Et tournent vachement bien. Moi, j'ai trouvé ça très confortable. En tout cas, merci à Flexy Spot pour la sponso. Moi, je vous dis à la prochaine. Salut. Alors, quelques petits pièges mitraillés, ça n'est pas joué. C'estàdire en dessin, une page, ça coûte cher à produire. Ça prend du temps et elle est blanche pour la colorerie. Ça prend physiquement du temps. En photo 300 images avec une bonne rafale, je vous l'ai fait en une minute. Donc le volume, faut pas se laisser avoir par ça et genre dire tiens, je vais m'amuser à faire des images, j'ai fait 300 photos, c'est bon. Non, bah non, ça va pas marcher quoi. C'est faut pour prendre le temps de vraiment s'amuser et d'essayer d'avoir du fun quoi. J'aurais tendance à dire que regarder, c'est pas vraiment étudier. vous êtes un peu passif quand vous mattez des tutos tout ça. Donc ça rentrerait plutôt dans la catégorie étude que dans la catégorie plaisir. Mais juste regarder 3h de tuto sur un matos, vous essayez pas avir de choses. Pour moi, l'étude, ça va plus être euh "Oh tiens, quelqu'un me parle de cette technique en photo de rue pour avoir des images nettes. J'essaie de comprendre comment ça marche. Je vais dans la rue, je la fais. Là c'est pur étude. Par contre je dire il fait beau, je vais faire des photos de roue, je m'en bat la race, on y va, on est parti comme ça. Là c'est plutôt dans la partie plaisir. Et enfin évidemment acheter c'est pas progresser. Juste si vous achetez du nouveau mato, c'est que vous testez votre nouveau mato, c'est que vous rachetez du nouveau matos, c'est que vous testez votre nouveau matos sans boucle, ça rentre pas dans la catégorie étude là, ça rentre juste dans la catégorie je me donne l'impression d'avancer. Voilà, essayez pas de m'arnaquer avec ça. Alors, si vous débutez, vous êtes probablement à 90 % d'études et cette vidéo, elle a pour but de vous dire de réduire ça. Je me souviens à mes débuts, j'ai maté des tétrachiers de tutos et je faisais que ça parce que ça donne le sentiment d'avancer. Mais c'est pas vrai, il faut aussi accumuler de l'expérience sur le terrain, il faut aussi tester des choses, il faut aussi pratiquer et y prendre du plaisir et trouver dans le plaisir que vous prenez ce que vous aimez, c'est important. Donc là, il va falloir redescendre. Calmez-vous un peu sur les tests, calmez-vous un peu sur les explications de comment fonctionne le triangle d'exposition. Voilà. Et on prend du plaisir photographier à côté et notamment souvent vous pratiquez pas parce que vous vous dites je suis pas prêt pour faire ça. Genre vous mettez plein de tutos sur comment faire des portraits mais euh vous osez pas booker un modèle, tester même enfin modèle juste un pote ça peut suffire. Vous osez pas booker une séance portrait parce que vous dites je suis pas prêt à photographier ça, faut que je me tape encore plein de tutos pour être prêt. Non, en fait juste 50 % du temps, c'est de la pratique. Donc faites-vous kiffer, allez faire des portraits. Voilà, on y va tout de suite et on attend pas de s'être accumulé une peêtre à chier de contenu pour ça. Et l'autre symptôme de ça, de rester dans l'étude et de pas aller dans la pratique, c'est d'attendre le bon moment. OK, j'ai vu plein de tutos photos de rue mais aujourd'hui il fait pas beau, j'y vais pas. J'ai vu plein de tutos paysage mais aujourd'hui la météo est pas terrible, j'y vais pas ou les paysages près de chimos. Non, arrêtez, vous allez faire de la pratique. Un point, c'est tout. C'est important. C'est 50 % de votre temps. Donc si vous faites de la faute 3 heures par semaine, il y a 1hure et3 que vous allez faire des image, c'est tout. On arrête. Et ça, je comprends que ce soit frustrant au début et moi au dessin, bah j'ai du mal. Enfin, après, j'essaie de le faire juste de tester un truc. J'ai des stylos différents, des papiers différents, je dis "Alz hop, on va faire ça." C'est globalement de la merde. Regardez-moi ce coucher de soleil tout pourri. Mais c'était fun à faire. Et le problème, c'est que l'école nous a fait oublier à faire les choses gratuitement juste pour le fun. Et c'est ça qu' faut remettre dans votre pratique et avec votre temps, votre tolérance à l'échec, elle va montrer parce que là vous étiez dans la position où vous attendiez d'avoir toutes les compétences pour faire quelque chose et justement ne pas échouer parce qu'on a un peu cette pe de l'échec. En remettant plein de pratiques dans votre apprentissage, vous allez augmenter votre tolérance à l'échec et donc n'en avoir plus rien à carré, c'est un peu mon cas, moi je vous montre des trucs tout pouris, j'en ai rien à [ __ ] donc ne plus avoir peur de l'échec et donc tenter plein de choses, accumuler l'expérience et avancer comme ça. Et en fait réduire votre frustration et votre le côté désagréable de l'échec, ça va vous aider sur la durée. Donc pratiquez, vous êtes pas prêt, c'est pas grave mais justement c'est le but. Et cette vidéo s'adresse aussi au photographe dans l'autre sens. Si vous avez un gros bagage photographique, vous faites la photo depuis 10 ans et cetera, la règle des 50 % ne vous dit pas de jouer [grognement] plus, elle vous dit peut-être de recommencer à étudier un petit peu des trucs. Et en fait, c'est pour lutter contre l'effet plateau. Là, vous êtes au stade où vous avez toute la technique derrière vous, toute l'expérience. Quand vous prenez votre appareil, vous savez à quoi l'image va ressembler. Et ben justement, c'est peut-être le signe qu'il faut recommencer à apprendre des choses. C'est quelque chose que je montre beaucoup dans mes vidéos, la petite voix que je fais sur dans format cours où je montre tout le process de recherche, de pratique et cetera pour justement essayer de garder de l'expérience et du gratuit dans ma pratique et notamment alors vous dites "Ouais mais j'ai une méthode, ça fait 20 ans que je m'en sers, ça marche comme ça et cetera." Mais c'est pas parce que vous le faites depuis longtemps que c'est la bonne chose et peut-être que de remettre de l'étude, de tester des choses, tout ça, ça va vous rouvrir des possibilité que vous ne voyez plus parce que vous êtes sur un plateau, voilà, parce que on peut pas progresser indéfiniment, donc vous êtes sur votre plateau, peut-être ça va vous remettre des éléments nouveaux dans votre pratique. Ça c'est cool. Pour appliquer ça concrètement, on va se détendre. Voilà, il y a pas de chronomètre, c'est un ordre d'idée. C'est plus pour essayer de vous pousser dans une direction ou dans l'autre selon votre votre avancement. Mais à de chrono, à se dire voilà, on mesure exactement juste des fois c'est bien de dire ouais OK, je me suis tapé assez de tutos de tutoriel machin, là je pars, je vais juste m'amuser. Et posez-vous la question dans les deux sens. Euh c'est quand la dernière fois que vous avez fait une image pour rien, juste pour voir, juste pour essayer, juste parce que ah tiens c'est marrant, ça ferait peut-être un truc rigolo, mais pas pour appliquer à un tuto, pas pour répondre à une commande, tout ça, mais vraiment gratuite. Ou dans l'autre sens, si vous êtes très avancé, c'est quand la dernière fois que vous aviez testé une connaissance, un truc, essayer d'apprendre quelque chose que vous connaissiez pas. Et si vous êtes très avancé, c'était peut-être il y a longtemps. Alors les petites objections là comme ça, j'ai pas le temps de faire ça. En fait, c'est pas une question de volume, c'est une question de ratio. Si vous faites de la photo, vous y accordez un temps X, bah ce temps X vous juste le divisez par de voilà, comme ça c'est réglé. [grognement] Euh vous pourriez dire aussi "Oui, je suis pro, j'ai pas le temps, mon temps c'est de l'argent." Faut voir ça comme un investissement. Faut voir ce petit pourcentage qu'on remet d'apprentissage comme de l'investissement et le fait de maintenir en votre compétence sur la durée et pas rester éternellement dans le même truc. Et enfin, vous pouvez vous dire "Oui, mais photographier pour rien, c'est du temps perdu." Et en fait, c'est exactement ça qu'on essaie de combattre parce que apprendre, ça donne le sentiment d'avancer, d'être utile. Donc c'est addictif. On a toujours envie de rester, tester, d'apprendre des trucs, tout ça au détriment de la pratique. Et c'est ça qu'on veut combattre. Faut vraiment mettre dans vos têtes que les deux sont aussi importants. Voilà, il y a plus de l'un plus que l'autre. Les deux sont aussi importants. Après, il y a des proportions selon où vous en êtes, mais au début 50, c'est très bien. Et n'oublie et n'oubliez pas surtout que vous avez rien à prouver à personne, ni à vous-même, ni aux autres. Donc pratiquer pour rien et faire des images nules, on s'en fout. Ça n'a aucun impact. Vous n'avez pas vous prouver à vous-même que vous êtes super fort tout le temps. Juste aller sortir des images. Mais si elles sont pourri, ça doit pas dégrader l'image que vous avez de vous-même. Moi, j'ai démarré le dessin euh là, enfin j'ai redémarré le dessin, on va dire. J'ai démarré le dessin. Euh je suis nul et genre c'est la meilleure chose qui me serve depuis longtemps parce que ça me reforce à me mettre dans la position de débutant. Ça me fait voir des choses en photos, tout ça. Donc c'est très bien. [grognement] Euh voilà, exceptionnellement pour cette vidéo, j'ai rouvert les commentaires parce que je voulais avoir votre avis sur le chiff. Donc dites-moi dans les commentaires vous de quel côté vous penchez en fait si vous êtes plus vraiment débutant et en fait vous vous trouvez ça intéressant de remettre de l'expérience dans votre apprentissage ou si vous êtes vraiment de l'autre côté. Et voilà. Donc dites-moi un peu comment vous vous situez par rapport à ça. On en discute cette fois en commentaire et je vous dis à la semaine prochaine dans 15 jours tout ça je sais pas trop. À la prochaine.
Vous étudiez trop la photo (la règle des 50 %)
YouTube long · tournage bureau (carnet de croquis + boîtier posés sur la table) · 10 à 13 min · sortie mercredi 02/09, première vidéo de la rentrée
Source : Drawabox, leçon 0 page 2 « Changing your Mindset » (drawabox.com/lesson/0/2)
> ## L'IDÉE UNIQUE
> Au plus 50 % du temps à apprendre. Au moins 50 % à photographier pour rien.
> Les débutants sont à 90 % d'étude. Les confirmés ont le problème exactement inverse. Un seul déséquilibre, dans les deux sens.
## 1 · ACCROCHE
### « Cet été, en vacances, je me suis mis au dessin. Je suis nul. C'est très bien. »
– Le déclencheur : je suis un cours en ligne gratuit qui s'appelle Drawabox. Dès la leçon 0, avant même de tracer une ligne, il y a une règle obligatoire. Je l'ai trouvée tellement juste que je la transpose à la photo.
– La promesse : cette règle explique pourquoi des gens qui regardent trois heures de tuto par semaine ne progressent pas, et pourquoi des photographes confirmés tournent en rond depuis cinq ans. Ce n'est pas le même problème, c'est le même déséquilibre.
– Montrer le carnet, afficher la page du cours à l'écran.
## 2 · DRAWABOX ET LA RÈGLE
### « Étudier est addictif. »
– Le décor en trois phrases et pas plus : cours de dessin en ligne, gratuit, en anglais, très rigoureux, pensé pour les débutants complets. Cinq mois pour les plus rapides, un à deux ans pour la plupart, et se fixer une deadline y est explicitement déconseillé.
– La philosophie qui va servir toute la vidéo : le cours traite le dessin moins comme une matière scolaire que comme un sport. On ne mémorise pas, on répète des gammes.
– La règle telle qu'elle est écrite : tout le temps passé à dessiner se coupe en deux moitiés. Au plus 50 % en étude, c'est-à-dire les devoirs, les exercices, les autres cours, tout ce qu'on fait avec l'intention de progresser. Au moins 50 % à dessiner pour rien : jouer, explorer, pousser les limites.
– Le passage qui fait mal, et qui est la vraie raison d'être de la règle : étudier donne le sentiment d'être productif, l'impression de bien utiliser son temps, et ça fait passer tout le reste pour du gâchis.
– La phrase qui vaut pour la photo mot pour mot : le résultat final vous gêne. L'obsession de produire une image qui plaît est ce qui bloque le plus les débutants.
– L'avertissement honnête que le cours donne d'entrée : cette moitié ne sera pas agréable. Le but n'est pas de s'amuser, c'est de redevenir capable d'aimer faire des choses qui ne débouchent sur rien de joli et qui ne font progresser aucune compétence technique.
## 3 · LA TRADUCTION PHOTO
### Deux colonnes, et trois pièges qui n'existent qu'en photo
(l'apport de la vidéo est ici, pas dans le résumé du cours)
– Colonne étude : les tutos, les comparatifs de matos, les tests d'objectif, les exercices imposés, les cours, les livres, refaire la lumière d'un photographe, décortiquer une image, apprendre un flux Lightroom, un preset, un challenge « 30 jours pour ».
– Colonne jeu : sortir sans intention, photographier un truc idiot, tester un procédé qui va probablement rater, ressortir un vieux boîtier, faire des images que personne ne verra jamais, ne pas les trier, ne pas les publier.
Piège 1 · Mitrailler n'est pas jouer. Une photo ne coûte rien à produire, donc on confond volume et jeu. Le dessinateur qui joue a une page blanche devant lui, c'est inconfortable, il le sent passer. Le photographe qui « joue » fait 300 images en vacances et croit avoir joué : il a produit.
Piège 2 · Regarder n'est pas étudier. Le cours dit déjà de ne pas compter le temps de lecture et de visionnage. En photo c'est encore plus vrai : trois heures de vidéos matos, ce n'est ni de l'étude ni du jeu, c'est de la consommation. Ça n'entre dans aucune des deux moitiés, ça les remplace.
Piège 3 · Acheter n'est pas progresser. Le seul truc que le nouveau boîtier améliore, c'est le sentiment d'avoir agi.
> « La question n'est pas combien de temps vous consacrez à la photo. C'est : sur ce temps, quelle part sert à quelque chose, et quelle part ne sert à rien. Et il vous faut les deux. »
## 4 · SI VOUS DÉBUTEZ : VOUS ÊTES À 90 % D'ÉTUDE
### « Je ne suis pas prêt à photographier ça » veut dire « je vais rater, et rater me gêne »
– Le portrait-robot, sans mépris parce que tout le monde y passe : vous regardez des tutos, vous lisez des comparatifs, vous connaissez le triangle d'exposition par cœur, vous savez ce qu'est la règle des tiers, et vous sortez le boîtier deux fois par mois. Quand vous sortez, c'est pour appliquer un tuto.
– Le symptôme qui ne trompe pas est mot pour mot celui du cours de dessin : « je ne suis pas prêt à photographier ça ». Le dire, puis le traduire.
– L'autre symptôme : vous n'attendez que la bonne lumière, le bon lieu, le bon voyage. Vous ne photographiez plus votre rue parce que votre rue ne mérite pas une photo. Alors que c'est le seul terrain de jeu que vous ayez sous la main.
– Ce que la règle vous demande : au moins la moitié du temps sans objectif d'apprentissage. Pas de bilan, pas de post-mortem, pas de « qu'est-ce que ça m'a appris ». Si vous en tirez une leçon tant mieux, mais ce n'était pas le but.
– L'honnêteté à garder : les premières semaines, ce sera frustrant. C'est écrit noir sur blanc dans le cours et c'est vrai en photo aussi, on a désappris à faire les choses gratuitement.
– Le vrai argument, celui qui doit rester : votre tolérance à l'échec monte, donc votre prise de risque monte, donc votre regard bouge. Un débutant qui ne rate jamais rien est un débutant qui ne tente rien.
## 5 · SI VOUS ÊTES CONFIRMÉ : LE PROBLÈME EST INVERSE
### « Si vous photographiez depuis dix ans, la règle des 50 % ne vous dit pas de jouer plus. Elle vous dit l'inverse. »
(c'est le twist de la vidéo, ne pas le noyer)
– Le portrait-robot du confirmé : tout ce qu'il photographie sert à quelque chose. Une série, un projet, une commande, un feed, une expo, un edit. Il a réglé le problème du débutant et il a créé le problème miroir : il ne fait plus jamais d'image gratuite, et il n'apprend plus rien de neuf.
– Le symptôme : vous savez à l'avance à quoi va ressembler votre photo avant de lever le boîtier. C'est très confortable, et c'est aussi la définition d'un plateau.
– La nuance à poser vite fait, pour ne pas se faire allumer en commentaires : répéter par méthode n'est pas répéter par habitude. Un photographe qui fait la même image depuis vingt ans peut avoir une question qui tient. Si vous refaites la même image, demandez-vous si c'est une méthode ou juste le chemin le plus court.
– La consigne inversée : gardez 20 % pour étudier pour de vrai. Le préciser à l'antenne : ces 20 %, c'est mon chiffre, pas celui de Drawabox.
– Copier une technique que vous aimez. Pas vous en inspirer : la copier. Reproduire une lumière, un cadrage, un tirage, un traitement, jusqu'à comprendre comment c'est fabriqué.
– Tester un procédé que vous ne maîtrisez pas, un format que vous n'aimez pas, une focale que vous détestez, un sujet qui n'est pas le vôtre.
– Refaire un exercice de débutant, sans ironie.
– Le garde-fou à énoncer dans la foulée : ce qui sort de ces 20 % reste dans le disque dur. C'est un outil d'apprentissage, ce n'est pas une signature, et ça ne devient pas votre style.
– Et gardez quand même du jeu : le confirmé qui ne fait plus que du projet finit par ne plus jamais photographier pour rien, et c'est comme ça qu'on arrête la photo sans s'en apercevoir.
## 6 · COMMENT ON APPLIQUE SANS DEVENIR MANIAQUE
– Pas de chronomètre, et le cours est très clair là-dessus : on ne suit pas ça dans un tableur. C'est l'esprit qui compte, et l'esprit c'est l'équilibre.
– Le test en une question : la dernière fois que vous avez fait une photo qui ne servait absolument à rien, c'était quand ? Si vous n'avez pas la réponse, vous savez de quel côté vous penchez.
– Les trois objections, à traiter au pas de course :
– « Je n'ai pas le temps. » La règle est un ratio, pas un volume. Deux heures de photo par mois se coupent aussi en deux.
– « Je suis pro, mon temps c'est mon revenu. » D'où les 20 % : ce n'est pas du loisir, c'est de la maintenance de regard. Un regard qui ne s'entretient pas se répète.
– « Photographier pour rien, c'est du temps perdu. » C'est exactement ce que dit le cours : étudier est addictif parce que ça donne le sentiment de ne rien perdre. C'est ce sentiment-là qu'il faut combattre.
– Le bonus applicable dès ce week-end : une sortie sur deux, ne triez pas, ne développez pas, ne publiez rien. Les images existent, ça suffit.
## 7 · CHUTE + CTA
### « Je suis nul en dessin, et c'est le meilleur truc qui me soit arrivé cette année, parce que je n'ai plus rien à prouver quand je prends un crayon. En photo, j'avais perdu ça. »
– La vraie valeur de la règle, à donner comme dernière phrase : ce n'est pas le chiffre, c'est la question. De quel côté vous penchez ?
– Ouvrir les commentaires là-dessus : « c'est quoi votre dernière photo inutile ? Postez-la. »
– CTA habituel (abonnement ou newsletter).
### Boîte à faits (à garder à l'écran pendant le tournage)
### B-rolls / plans à prévoir
[ ] Le carnet de croquis des vacances, feuilleté, y compris les pages ratées (surtout les ratées)
[ ] La page Drawabox à l'écran, sur la section « The 50 % rule »
[ ] Une planche contact de mes propres images inutiles, non triées
[ ] Le vieux boîtier ou l'argentique posé sur la table, pour illustrer le « jouer »
[ ] Encart plein écran : les deux colonnes étude / jeu
### Renvois maison
« L'esthétisme est une prison » en partie 4 (chercher le beau empêche de raconter) · « Il fait la même photo depuis 20 ans » en partie 5 (méthode contre habitude).
### Titres alternatifs
Je me suis mis au dessin, et ça a réglé mon problème de photo · La règle des 50 % : la méthode que j'ai volée à un cours de dessin · Arrêtez d'apprendre la photo (la règle des 50 %)

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