Dans cette vidéo, je reçois Marine Lefort, éditrice indépendante et créatrice du podcast @lesvoixdelaphoto. Ensemble, on explore le sujet un peu provocateur de “comment rater son livre photo”. L’idée est d’aborder, avec humour et recul, toutes les erreurs classiques à éviter quand on se lance dans l’édition d’un livre photo : du tri des images au choix du format, en passant par la matérialité du livre ou encore son financement.
Marine partage son expérience professionnelle et nous discutons aussi bien d’editing, de reliure, de papier que de crowdfunding. L’objectif est clair : vous donner des clés pour ne pas tomber dans les pièges fréquents et mieux comprendre le processus de création d’un livre photo.
La suite de cette conversation se poursuit chez Marine ici :
https://www.youtube.com/watch?v=yP7Lts_lSeo
Chapitrage
00:00 – Introduction et présentation de Marine Lefort
01:33 – Erreur n°1 : ne pas trier ses images (editing)
04:00 – Erreur n°2 : en faire trop (formats, nombre d’images, taille du livre)
07:00 – Erreur n°3 : ignorer la matérialité du livre (papier, reliure, formats)
11:53 – Erreur n°4 : négliger la question du financement (budget, crowdfunding)
15:11 – Exemple : les tirages ambitieux et leurs limites (Naoya Hatakeyama)
16:52 – Conclusion et suite de la discussion sur le podcast de Marine
🔵 Mes podcasts préférés sur la photo, c'est par ici :
https://thomashammoudi.com/meilleurs-podcasts-photo/
🔵 Vous pouvez suivre l'actualité de Marine ici :
https://www.instagram.com/lesvoixdelaphoto/?hl=fr
Marine partage son expérience professionnelle et nous discutons aussi bien d’editing, de reliure, de papier que de crowdfunding. L’objectif est clair : vous donner des clés pour ne pas tomber dans les pièges fréquents et mieux comprendre le processus de création d’un livre photo.
La suite de cette conversation se poursuit chez Marine ici :
Chapitrage
00:00 – Introduction et présentation de Marine Lefort
01:33 – Erreur n°1 : ne pas trier ses images (editing)
04:00 – Erreur n°2 : en faire trop (formats, nombre d’images, taille du livre)
07:00 – Erreur n°3 : ignorer la matérialité du livre (papier, reliure, formats)
11:53 – Erreur n°4 : négliger la question du financement (budget, crowdfunding)
15:11 – Exemple : les tirages ambitieux et leurs limites (Naoya Hatakeyama)
16:52 – Conclusion et suite de la discussion sur le podcast de Marine
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Bonjour à tous, ici Thomas Amouit. De toute façon, c'est ma chaîne, vous le savez. Je vais vous parler de photographie. Aujourd'hui, je ne suis pas tout seul. Je viens vous parler avec Marine Lefort ici présente. Marine Lefort qui tient le podcast les voix de la photo. Donc, vous m'avez déjà entendu parler sur le blog, j'ai fait un article sur les podcasts. C'était dedans. On va parler de comment rater son livre photo parce que voilà, on parle toujours de bon livre photo mais pourquoi pas parler de comment les foirer. Je vous donner toutes les petites recettes et astuces pour faire du caca. très concrètement évidemment apprendre au second degré ne faites pas ça en tout cas bref j'arrête de dire ben des bêtises j'accueille Marine. Bonjour Marine. Bonjour Thomas. Est-ce que tu peux te présenter ? Oui, je suis ravie d'être avec toi aujourd'hui pour qu'on parle photo et on parle enfin livre photo comme ce que tu viens de dire. D'habitude je suis la personne qui est de l'autre côté du du micro donc je suis ravie qu'on puisse faire cette discussion aujourd'hui et en fait je m'y connais un petit peu en liv photo que j'ai travaillé en tant qu'éditrice indépendante pour Bart Galimar. Z Fishay et là pour les éditions du chaîne. Voilà, donc j'adore les beaux livres et j'adore la photo. Donc on va avoir plein de sujets intéressants à se dire aujourd'hui. Donc c'est un secret pour personnes qu'on aime tous les deux très fort les livres photo et on c'est c'est devenu naturellement le sujet de la vidéo quand on a quand on a échangé ensemble. On s dit qu'on allait un peu prendre le contrepied de ce qu'on voit d'habitude sur internet de comment réussir son livre. C'est des conseils, j'en ai déjà beaucoup beaucoup parlé avec vous sur la chaîne, donc il y a pas trop de surprise sur ça. Et on va faire un peu le tour de toutes les façons de foirer un livre photo et il y en a beaucoup. Est-ce que Marine, tu veux démarrer avec la première ? Alors, c'est pas forcément la première dans l'ordre, c'est la première enfin la plus dans le sens la plus importante. C'est la première dans le sens c'est celle qui nous est venue à l'esprit comme ça d'abord. Ouais. fait, je pense la première chose, c'est de ne pas trier ces photos et de de vouloir mettre toutes celles qu'on a prise et en tout cas de de voilà d'être dans une masse informe. Je pense qu'il est hyper important en fait de de faire un point sur l'histoire qu'on veut dire et donc peut-être de mettre des mots. En tout cas, moi je trouve que c'est toujours la première étape et que ça pourra nous aider de à trier en fait à ce qu'on appelle dans la photographie faire son editing, donc trier ses images pour pouvoir rassembler nos images dans des thématiques ou dans un fil rouge mais en tout cas trier parce qu'en fait sinon on va se retrouver avec un flux un flux d'imag sans vraiment de direction et je pense que pour faire ce qu'on appelle l'éditing c'est bien de le faire à plusieurs. C'est le c'est ce qu'on appelle les livres un peu best ou catalogue. Moi, j'appelais ça c'est le toutes les images bien la suite si c'est genre voyage en Thaïlande puis a de la photo de rue du paysage du machin tout ça je j'en ai déjà vu passer. C'est marrant ce que tu as dit sur euh sur le fait de de mettre des mots sur les images pour faire ça parce que quand j'en parle et quand euh quand j'évoque le sujet, j'ai tendance à penser à ça comme un chemin de fer, c'est le terme qui revient régulièrement en plutôt construisant à partir d'une séquence d'images les plus fortes et ce qui représente un peu le cœur sans sans lequel ça tombe complètement de partir de là puis d'essayer de raconter l'histoire avec ça tout ça. Toi tu aurais tendance à dire faut écrire c'est ça en raconter un truc. C'est marrant le fait que tu es dit de Bah en fait en fait pour moi si on comment dire si on narrive pas à mettre le le doigt sur ce qu'on veut dire mais qu'en fait que ça peut être ça pour moi ça peut être très flou très vague. Il y a pas besoin que ce soit vraiment très enfin figuratif pas écrire un livre mais c'est plutôt que avoir quand même une trame parce qu'en fait si c'est juste un best of de belles images pour moi ça ça va être intéressant mais on va du mal à à tu vois à ce que la personne elle se sente vra enfin suiv vraiment un propos quoi. Ouais, une narration. Enfin si c'est juste des des belles images, ça peut faire un peu catalogue de tu vois bah comme ce que comme ce que tu disais avoir alors que quand enfin en tout cas moi quand je regarde un livre photo, j'ai envie de savoir qui est derrière ce livre, qu'est-ce qu'il a envie de me dire, où est-ce qu'il veut m'emmener. Euh voilà. Alors, parfois c'est plus ou moins abstrait quand c'est documentaire ou quand c'est un travail très plastique. Il y a il y a peut-être moins besoin de d'éléments. Mais je trouve que quand même c'est important qu'il y ait quand même quelque chose qui fait qu'on est pris par cette histoire. Et d'ailleurs, ce sera le point suivant. Quand on parle de mettre trop d'images, on peut faire juste trop tout simplement parce que trop d'images c'est trop de pages mais il y a le trop tout simplement. Je pense à la taille, tu vois, des livres genre tu sais le livre un peu grip. Alors, j'en ai déjà vu passer des comme ça et je ne dirai pas de nom, mais il y a le côté, tu sais, quand tu fais un livre, je sais plus comment s'appelle, pas de commande, mais que tu payes un éditeur pour produire ton livre, c'est toi qui amène l'argent, tout ça, il est plus dans une position d'exécutant, il produit ton truc, on a reçu quelques-uns des comme ça qui sont très c'est le livre pour se faire plaisir, pour montrer qu'on est là et on fait du grand format avec des grandes pages. Et alors, j'en ai des très bien comme ça. J'en ai un de todo, à Ho hunting, j'ai l'édition qui est fat et que je peux pas rentrer dans ma bibliothèque, je suis obligé de la la mettre de côté. Ça me fend le cœur à chaque fois. Mais bref, il y a ce côté faire le gros livre pour en mettre plein la vue, le grand format, tout ça. Et moi perso, je suis pas très fan de ça parce que j'ai l'impression que c'est ça prend pas trop en compte l'expérience de la personne qui va lire ou juste c'est grandiose, c'est magnifique tout ça mais c'est super chiant, tu vois. C'est genre un peu comme vivre dans une église. OK, il y a des muraux, des vitre tout ça mais c'est relou sur le format. Je c'est un truc qui te complètement en fait ou alors tu vois si c'est vraiment un grand format, il faut que ça se justifie. Est-ce que c'est parce que c'est des paysages ou vraiment un truc enfin une histoire immersive où on a besoin mais la plupart du temps en fait un livre on a besoin de de le de le tenir de voilà de donc en fait je suis assez d'accord que partir sur l'idée de faire de mettre des des grands formats avec un le plus grand format qu'on qu'on peut en se disant ça va être le plus impressionnant au contraire je pense que ça peut être trop encombrant et enfin même enfin de façon très pratique comme ce que tu dis qui a une bibliothèque hors format voilà faut un peu pragmatique aussi pour penser au libraire et ça me fait penser, je sais pas si tu les connais ces formes là, ça me fait toujours halluciner, j'ai visité la boutique Tashion à Berlin qui est vachement bien d'ailleurs, si un jour vous avez l'occasion d'aller à Berlin, foncez parce que c'est cool de la visiter et en fait ils font tout un truc sur les grands formats mais genre ils te vendent le stand avec qui est travaillé dans le thème du livre et tout mais c'est un délire avec des bouquins à 3000 balles qui prennent une place phénoménale et je pense que ça s'adresse à une clientèle très particulière comme format mais j'ai tendance souvent à préparer les A5. Je pense que A5 c'est le bon euh c'est le bon rapport où tu peux te plonger dans l'objet. Il y a un peu ce côté intime parce que c'est une offre que tu ramènes chez toi quand même, pas comme une expo où tu as ce côté grandiose où tu peux en mettre plein la vue. Je dirais A5. à que c'est bien si vous savez pas quoi faire en bah je pense que ce que tu dis par rapport au grands livres en fait pour moi c'est c'est plutôt dans la catégorie de toi plutôt les livres d'artiste en fait dès qu'on est sur des prix et sur des sur des formats qui sont énormes en fait pour moi on est on est quand même un peu plus sur des gammes de prix et sur des formats et souvent et souvent sur des conceptions. Enfin toi, c'est des c'est des c'est des budgets qui sont un peu différents. Et donc du coup, clairement, comme ce que tu dis, là, on est sur une gamme de lecteurs qui qui vont chercher le livre pour son objet. C'est dire que pour le mettre voilà dans leur dans leur bibliothèque de façon très visible pour aussi enfin voilà, il y a il y a aussi une autre histoire qui dit sociale. Ouais. Et et donc du coup euh je pense que quand on sort un peu de des formats un peu classiques, ça veut dire qu'on va vers un objet et et du coup on parle peut-être à un autre type de de enfin de lecteur quoi. Et moi mon point du coup ma mon trisème au point suivant. Ouais exactement. C'est en fait c'est ne pas réfléchir à qu'est-ce que c'est un un livre en fait à la du coup à matérialité du livre. Je pense que c'est assez important de quand on commence à se dire "OK, j'aimerais bien faire un livre, j'ai une série en tête." c'est de faire quelques recherches en fait sur les livres qu'on aime bien euh sur les donc peut-être dans des librairies, dans des festivals, dans des salons pour voir en fait les différents formats qui puissent qui puissent exister et puis peut-être se faire conseiller par ou des éditeurs ou des imprimeurs enfin en tout cas des personnes qui qui sauront en fait aussi voir les complexités comme ce qu'on disait de faire un format d'un livre très grand ou alors aussi très petit sujets mais parce que les quand on imprime un livre on l'imprime sur des sur des machines Donc il faut il faut aussi avoir avoir en tête cette matérialité en fait. On voilà c'est pas on va pas faire son livre à la main ou alors là c'est autre chose. Ça me fait penser sur la chaîne il y a une vidéo de François Oie, je vous invite à la regarder. Je mets le lien en description où François faisait ses livres à la mano. Il était venu nous expliquer ça. Donc c'était 4 heures par bouquin où il faisait l'impression, il faisait la reluure lui-même et cetera. C'est un travail de psychopathe. Je pense on peut dire le mot maintenant. Il est retourné au Canada. Mais si jamais ça ce genre de truc vous intéresse, vous pouvez regarder sous la description. Ouais. parce que je pense que c'est important en fait de se poser la question de la matérialité parce que si on fait tout sur écran par exemple et qu'on fait ça dans son coin et qu'on fait qu'on contacte des imprimeurs en se disant je vais prendre le plus simple le moins cher, on peut se retrouver en fait je pense assez facilement à quelque chose qui va se rapprocher d'un catalogue en fait avec du papier brillant avec avec du papier qui pourra peut-être ne pas être adapté. Donc je pense que c'est important si voilà si on veut faire un un livre de de sortir de de son écran et d'essayer de de toucher d'autres livres et de parler avec des personnes parce que faire un livre ça coûte cher, ça coûte cher à fabriquer. Donc il vaut mieux ne pas se tromper parce que j'ai j'ai échangé avec pas mal de photographes qui me disaient qu'en fait ils avaient fait un premier livre mais un peu tout seul dans leur coin et ils se retrouvaient avec 10 caisses dans leur cave parce que le livre correspondait pas en fait à ce qu'il voulait. Donc ils étaient assez déçus, donc ils avaient eu du mal à le diffuser. Donc je pense que c'est important de se poser aussi la question de la forme en fait pour pas se retrouver avec Ouais. avec des cartons de tous de livres qu'on arrive pas enfin qu'on a du mal à diffuser. Ça m'évoque plein de sujets ce que tu ce que tu viens de dire et on va creuser un petit peu sur on va finir sur la matérialité. Sur la matérialité, il y a il y a aussi trop de trucs que vous pouvez pas trouver tout seul dans votre coin en commandant un livre sur Pixart et en prenant voilà en faisant une commande tout simplement. Il y a tellement d'aspects genre je pense par exemple à la relure mais la relure c'est c'est un enfin je dirais pas que c'est un art si presque c'est un art mais la la relure il y en a déjà des tellement différente et ça rend tellement pas pareil. Alors, je connais pas trop les termes techniques, je me trompe à chaque fois, mais je pense à celle, tu sais de Epique, la cousu avec le Ouais, je crois que c'est ça c'est sympa. J'en ai un bouquin de Bruce Hilden où c'est des agrafes à travers, il y en a des cousus et cetera. Tu en as qui s'ouvrent plus ou moins et je crois que c'est le non, je vais pas retrouver le nom mais il y en a un que j'ai acheté il y a pas longtemps où en fait le livre s'ouvre et après tu as la relure qui est pas le dos est pas collé en fait. Donc le livre s'ouvre et du coup ça permet de l'ouvrir en pleine page parce que le le dos collé ne gêne pas l'ouverture. Enfin juste sur la relure, il y a tellement d'options pour faire des choses sympas. Il y a les spirales aussi pour le côté un peu cahillé. Ça s'y prête des fois à des bouquins. Et en fait sur Vaporello, c'est l'accordéon, ça peut aussi s'y prêter. Ah oui, c'est celui où tuas tu as une double page. Bah c'est vraiment accordéon quoi. Et donc du coup c'est quand tu l'ouvres, il peut tu vois c'est enfin c'est comme un comme un accordéon quoi. Il est en je crois que j'en ai un comme ça mais qui est qui alors encore une fois la technique sur la relure, tu vas être meilleure que moi mais c'est donc une espèce de vaporello mais qui est quand même relié. Ce qui fait que les pages sont des espèces de double pages mais quand tu les passes c'était sur un papier coton assez épais. Je crois que c'est euh un livre sur la Tunisie, je mettrai le lien si je le retrouve. Et quand tu le passes, en fait, c'est un peu vaporeux parce que du coup, c'est des doubles pages et prennent un peu d'air entre guillemets quand tu les quand tu les avances et cetera. Donc il y a plein de il y a plein de trucs. Le papier alors on a parlé de la relure et voilà. Mais alors le papier c'est un univers sans fin. Je pense qu'il y a des passionnés de papier, ça doit exister entre les entre toutes les teintes entre toutes les teintes. Et donc dans les dans les points que tu as évoqué qui me qui m'ont fait comme ça on a parlé de la de la maternité, de la relure et tous ces toutes ces choses que vous pouvez creuser en fait pour faire un livre sympa et qui sont parfois pas forcément chers mais auquel il faut penser tout simplement d'utiliser des formats pas prévus pour ça pour faire votre livre de jongler tout ça. Tu as évoqué aussi la question du prix et du budget. Alors évidemment une excellente façon de rater son livre et ça c'est c'est presque la meilleure c'est d'aller à l'économie vraiment. Alors ça, on imprime si vous pouvez avec l'imprimante de la maison relié à la graphe et cetera avec une couverture en carton IKEA. Là, on fait de l'économie, vous c'est une bonne façon de faire un livre pourri. Quoi que Hary a imprimé ses premiers livres comme ça aux photocopiantes, pourquoi pas ? Mais ça pose la question du prix. Tu as dit que le livre cit un budget et en fait il y a un sujet dont j'aurais bien aimé discuter avec toi parce que tu as probablement plus d'expérience que moi sur le sujet. C'est la question du crowdfunding parce que le livre coûte cher. Je sais que le Alors moi c'est quelque chose que j'aime beaucoup le crowdfunding. Je sais qu'il y a des éditeurs qui aiment bien parce que ça sécurise la vente, ça sécurise l'ouvrage et si l'ouvrage trouve pas son public, il est pas produit. Donc quelque part ça fait un peu sens. Je sais qu'à l'inverse euh alors dans la communauté large des photographes et des amateurs de photographie, vraiment j'ai parfois des retours quand je diffuse des campagnes ou quand j'en partage qui me plaisent en fait parce qu'on m'a on me les a suggéré. J'ai parfois un peu de lassitude autour de ce format où les gens se disent "Bon, j'ai envie d'aller en librairie, acheter un livre, devoir acheter un truc 3 mois avant puis toutes les de semaines on m'en propose un, ça me fatigue un peu." Tu vois, c'est un peu entre deux chaises et tout. Je sais pas qu'est-ce que tu en penses du alors comment tu vois le financement au global et la question du crownfunding inclus l'un dedans et tu as 2 heures. Non mais en fait moi je trouve ça très bien queil y ait du du enfin financement participé de trouver un éditeur. En fait c'est enfin souvent moi quand je parle avec des éditeurs, c'est des relations qui se font sur des années en fait avec des photographes. Donc donc quand on a envie d'avoir de faire son livre, on a peut-être pas envie d'attendre 10 ans à ce qu'on est un éditeur. Enfin voilà, donc je pense que quand ça qu'on a envie vraiment de faire son projet, il faut il faut essayer de le faire. Il faut faire plusieurs versions. Je pense que si on commence par des choses où on fait avec plus ou moins de moyens, il faut toujours, enfin je pense un peu comme tout, il faut se lancer et essayer puis montrer aux autres pour voir ce qu'ils en pensent. Mais par rapport au crowfunding, tu vois, j'avais parlé avec un éditeur qui m'avait dit que les libraires n'aimaient pas du tout les livres en crowfunding parce qu'en fait, ils arrivaient pas à les vendre. C'est qu'en fait, c'était des livres qui étaient prévendus avant qu'ils sortent. Donc en fait, il y avait déjà une grosse communication qui était faite avant et que du coup pour tout ce qui était signature, animation et puis en fait seconde vie, tu vois du enfin la vie du titre dans le réseau libraire que en fait que les libraires vraiment ils aimaient pas du tout ces livres là parce qu'ils arrivaient pas en fait à les vendre, ils arrivaient pas à créer un peu quelque chose parce qu'en fait ils sont ils sont vendus avant qu'ils sortent. Donc moi c'est plutôt que je pense que si on peut faire quelque chose, il faut faire son livre. Enfin enfin moi je pense que l'auto édition c'est très bien pour tester des choses, des formats. Voilà, peut-être en se faisant aussi un peu conseiller parce que c'est hyper compliqué de ça de comprendre un petit peu enfin en fait de de se dire papier brillant math en fait de se dire quel impact ça pourrait avoir sur sur les images. Mais après si en fait si on se dit "OK, mon livre je souhaiterais qu'il soit diffusé d'une façon un peu plus globale, enfin pas juste dans mon cercle mais l'idée c'est que j'ai une ambition pour ce livre. Je pense que là le crowfunding va être compliqué parce que parce qu'en fait c'est les livres, ils sont vendus par les libraire. Enfin c'est en fait c'est eux qui qui sont là et qui sont les meilleurs ambassadeurs. Donc si eux ils arrivent pas et même ils ont une réticence compliqué. Donc donc voilà donc c'est c'est un peu ce c'est pas non enfin ça dépend je pense un peu de l'ambitieux. Enfin en tout cas ça dépend de là où on veut emmener son livre. Je je pense du coup c'est marrant parce que tu as une position ambivalente mais pas la même que la mienne pour la même raison et j'y avais genre jamais pensé à cette histoire de libraire et c'est vrai que quand on y pense c'est pas con parce que un crowdfunding c'est souvent 100 200 exemplaires d'un livre et quand tu vois des tirages de lit photo comme c'est un marché qui est très fractionné maintenant bah la plupart des livres c'est pas beaucoup plus quoi. Je sais alors j'avais rigolé parce que c'est le je crois que c'est les éditions Light Motives qui avaient fait plusieurs milliers de teril de Naoya Takeyama. On en avait discuté à l'époque, j'ai retenu 5000 mais c'est pas forcément le bon chisme mais c'est j'ai souviens que c'était monstrueux. C'est 2000 titres etils ils avaient mis 1000 ans à les vendre. Alors c'est un des livres qui est excellent mais après le marché les gens qui achètent du livre ont acheté le livre c'est terminé. Mais ça quand tu fais un crowdfunding de 200 sur des éditions qui sont souvent 250 300 tout ça c'est compliqué d'aller chercher la suite. J'avais jamais pensé à ça. Donc du coup faites des crot fondie mais que pour 10 exemplaires et aller vendre les autres en librairie. Non mais c'est marrant mais du coup les photograpes font un peu le cul entre deux chaînes. Parce que c'est vrai que si tu fais ton crowdfunding, tu as du mal à le placer en librairie. À l'inverse si tu fais pas ton crowdfunding, trouve un éditeur, c'est l'enfer et ils reçoivent ceux avec qui j'ai pu parler sur la chaîne reçoivent des mails tous les jours de gens qui leur envoient des PDF en disant "Faites-moi un livre machin." C'est pas c'est pas c'est pas c'est pas c'est pas une équation facile à résoudre. Ce qui arrive parfois, c'est que mais je pense que tu l'as peut-être eu avec enfin tu as peut-être eu cet échange là avec des éditeurs, c'est que ce qui peut aussi arriver, c'est qu'un livre soit fait en autoédition ou sous une forme plus confidentielle et que il y ait une autre version du livre qui soit éditée par un éditeur, voilà, au plus officiel et qui le diffuse dans son réseau dans une forme un peu plus aboutie. Donc il enfin je pense que voilà, il peut il peut aussi y avoir plusieurs formes euh plusieurs formes pour un liv pour un même projet quoi, pour même série. Mais du coup Marine euh avant d'aller plus loin, je pense qu'il y a un dernier gros problème qu'il faudrait qu'on évoque et qui fait rater beaucoup de livres aux photographes. Est-ce que tu peux nous en parler ? Oui, je pense que c'est hyper important qu'on en apporte quand même un des points en fait. Attends, attends, attends. Je pense qu'il faudrait peut-être en parler chez toi en fait de celui-là. On va aller de ton côté sur ton podcast finir l'émission là-bas et vous parler des derniers points de comment rater son liv photo. J'espère qu'on va s'arrêter là pour cette vidéo. Je vous mets le lien dans la description pour retrouver le podcast de Marine Le Fort pour retrouver bah son émission générale, ses réseaux sociaux, tout ça et la suite de cette vidéo qui sera en podcast. Donc tout est sous la vidéo pour la suite. Si vous avez aimé ce genre de format et d'échange, pensez à vous abonner, à laisser un pouce bleu, à la partager. Vous le savez, je le dis à chaque fois, c'est très important. surtout les formats longons qui sont un peu moins viraux en photographie que ceux où on parle très vite de matos mais que j'aime pas trop. Du coup, pensez à la partager et à faire vivre ce genre de contenu, c'est très important. Nous, on se revoit dans de semaines pour la prochaine vidéo et j'en profite pour te remercier Marine d'être passé sur cette chaîne et de nous avoir fait un petit coucou et on va tout de suite déménager chez toi pour la suite. Salut à tout de suite. Salut. [Musique]
# Script
INTRO DE TA VIDÉO (chez Thomas)
« Salut à tous, bienvenue dans cette vidéo où on va explorer toutes les meilleures manières… de rater complètement son livre photo ! Pour ça, je suis accompagné de Marine Lefort, fondatrice du podcast Les Voix de la Photo, le média des professionnels de la photo, elle accompagne des photographes et elle est aussi éditrice indépendante. Salut Marine ! »
(Marine se présente rapidement)
> Bonjour Thomas, ravie d’être avec toi aujourd’hui pour parler photos et en particulier de livres photos. Je suis d’habitude la personne qui pose les questions car j’interview toutes les deux semaines depuis 5 ans les meilleurs experts du milieu de la photographie sur leurs parcours et leurs apprentissages dans mon podcast Les Voix de la Photo et je suis aussi éditrice indépendante. J’ai travaillé pour l’éditeur Beaux Arts, Gallimard, The Eyes, Fisheye et les éditions du chêne mais aussi avec des photographe. Bref, j’adore les beaux livres et la photo.
Thomas – Quand on a commencé à discuté, on s’est rendu compte qu’on avait tous les deux une grosses passions pour l’édition. Et au lieu de vous donner nos conseils sur comment réussir son livre, on a préféré prendre le sujet dans l’autre sens et on vous a préparé une masterclass en deux parties sur l’art subtil de complètement louper son livre photo. À la fin de cette écoute vous pourrez aller sur la chaîne Les Voix de la Photo pour écouter la deuxième partie et ne pas manquer un seul conseil.
LISTE DES POINTS POUR RATER UN LIVRE PHOTO (partie 1)
* Marine – Mettre absolument toutes les photos que tu as prises – Ne surtout pas trier les images
On peut penser que toutes nos photos sont incroyables et indispensables mais Il est important de commencer en réfléchissant à ce que l’on veut raconter dans un livre. Selon moi, la première étape est de mettre des mots sur ce qu’on veut raconter avec cette série pour pouvoir dans un second temps, choisir des images. – c’est à dire réaliser l’editing de sa série.
Mettre des mots sur votre travail vous permettra de choisir certaines images et pas d’autres. et le faire à plusieurs, comme je peux le faire avec des photographes, peut aider à prendre du recul sur son travail.
* Thomas – Choisir le plus grand format possible
(Parce qu'un bon livre photo doit faire au moins la taille d’un poster.)
* Marine – Ne pas réfléchir à la matérialité du livre
Il me semble important de faire des recherches dans les librairies, festivals et salons du livre pour voir les formats de livre qui nous intéressent puis se faire conseiller par des professionnels comme des éditeurs ou imprimeurs pour éviter l’effet catalogue commerciale avec un format et un papier qui ne correspondrait pas à l’effet voulu.
Faire un livre coûte cher à fabriquer, donc il vaut mieux ne pas se tromper pour ne pas se retrouver avec des exemplaires dans notre cave qui ne nous plaisent pas.
* Thomas – Faire imprimer ton livre au moins cher, même si c’est illisible
(On aime tous les couleurs fades et les reliures qui se décollent.)
COUPURE + RENVOI VERS MARINE
« Mais attends, Marine, avant d'aller plus loin, il y a un autre piège hyper courant et particulièrement fatal quand on fait un livre photo, tu vois duquel je parle ? »
(Marine commence à répondre mais la vidéo coupe immédiatement.)
Marine : « Mais oui bien sûr, un des pièges les plus courant que je vois c’est de faire un livre pour soi et d’oublier le lecteur.
Écran de coupure :
« Pour connaître la suite, rendez-vous immédiatement sur la chaîne « Les Voix de la Photo » avec Marine ! »
INTRO DU PODCAST DE MARINE (chez Marine)
« Bonjour à toutes et à tous, je suis Marine Lefort, j’accompagne des photographes et je coordonne des beaux livres et vous écoutez les voix de la photo. Les voix de la photo, c’est le podcast qui donne la parole aux professionnels du milieu de la photo pour nous partager leurs parcours, leurs réussites, parfois leurs revers et nous glisser quelques conseils en chemin. Aujourd’hui, je suis en compagnie du créateur de contenu bien connu sur YouTube spécialisé dans la photo, Thomas Hammoudi.
Bonjour Thomas, et bienvenue dans ce podcast !
Quand on a commencé à discuté, on s’est rendu compte qu’on avait tous les deux une grosses passions pour l’édition. Et au lieu de vous donner nos conseils sur comment réussir son livre, on a préféré prendre le sujet dans l’autre sens et on vous a préparé une courte masterclass en deux parties sur l’art subtil de complètement louper son livre photo. À la fin de cette écoute vous pourrez aller sur la chaîne YouTube de Thomas pour écouter la deuxième partie et ne pas manquer un seul conseil. »
(Thomas : « Salut Marine, heureux de répondre à cette mission cruciale avec toi ! »)
Marine : « Avant que l’on vous dévoile nos conseils, on va commencer par la première question de mon podcast. Thomas, peux-tu revenir sur ta rencontre avec la photo, est-ce qu’il y avait des personnes sensibles à la photo dans ta famille ? et quelles études as-tu fait ? »
Thomas : répond. Parle de son environnement familial/rencontre avec la photo/formation/début de sa chaîne YouTube.
Marine : « Et tu es un gros amateur de livres photos ! Tu as même créé un site pour nous permettre de trouver des livres moins chers sur internet. C’est pareil de mon côté, j’ai déménagé régulièrement ces dernières années et les personnes qui m’ont aidé à déménager étaient ravis de voir que la moitié de mes cartons étaient des cartons de livres. Bref, on est là pour parler édition photo et de vous parler des choses qui ne faut pas faire si on veut faire un livre photo si vous souhaitez auto édité votre livre ou travailer avec un éditeur. Thomas, je te laisse commencer avec ton premier conseil :
SUITE DE LA LISTE (partie 2, chez Marine)
* Thomas – Ignorer totalement la mise en page et le design. En mettre trop
(La symétrie, les espaces blancs, tout ça c'est très surfait. Equilibre texte/image)
* Marine – N’avoir absolument aucun fil conducteur ou cohérence narrative
Comme je disais dans la vidéo sur la chaîne youtube de Thomas, la première étape pour faire un livre est de réfléchir à l’histoire que l’on veut raconter. Comme si on lisait un livre de texte. Cela n’a pas besoin d’être très précis mais il est important qu’il y ait un fil conducteur.
Pour créer cette narration, quand je travaille avec des photographes, je les aide à mettre des mots sur une série puis on choisit les photographies ensemble – c’est à dire l’editing.
Il est important de garder l’intention de la série pour éviter de perdre le lecteur en partant dans tous les sens.
* Thomas – Utiliser des textes incompréhensibles ou hyper prétentieux
(Après tout, l'important c'est que personne ne comprenne rien. Descriptions trop longues. adapter le ton du livre à notre public)
* Marine – Oublier totalement le lecteur : faire un livre uniquement pour toi
Faire un livre vient souvent d’une envie de partager son travail donc c’est dommage de faire un livre sans penser au lecteur. En fonction de votre sujet le livre peut avoir une multitude de format donc il est important de se demander à qui on s’adresse : au milieu de la photo, à une communauté précise, à sa famille, etc. Et de demander l’avis d’experts que vous connaissez pour vous assurer que vous êtes sur la bonne voie.
Les personnes à qui vous montrer votre travail doivent pouvoir suivre le fil de votre histoire. penser simplicité.
Et avoir réfléchi à qui s’adresse votre livre vous permettra d’envisager la promotion de votre livre : signature, exposition associés, festival, …
RENVOI FINAL VERS THOMAS POUR BOUCLER LA VIDÉO
« Mais attends, Thomas, j'y pense, on a oublié LE piège ultime, le truc à éviter absolument, tu te souviens duquel je parle ? »
(Thomas commence à répondre, mais le podcast coupe.)
Voix off :
« Pour connaître ce dernier secret crucial, rendez-vous vite sur la chaîne de Thomas Hammoudi ! »
# Mise en ligne IA
> Voir Mes prompts pour les copier
# Retranscription

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