Retrouvez Julia sur :
– Instagram :
https://www.instagram.com/_juliaguerin_
– Threads :
https://www.threads.net/@_juliaguerin_
– Sa formation pour apprendre le portrait :
https://formations.photo/cours/maitriser-le-portrait-en-lumiere-naturelle/?ref=21
Bonjour à tous, ici Julia Guérin pour ma première vidéo sur la chaîne de Thomas Hammoudi. Aujourd'hui, j'ai envie de vous présenter 3 photographes portraits parfois ignorés du grands public mais talentueux, tout en démontant quelques idées reçues sur la photographie.
Voici le plan de la vidéo :
1. Jérôme Bonnet et ses deux séries contrastées sur la solitude et l'isolement, prouvant qu'on peut toujours traiter un sujet d'une manière nouvelle.
2. Léa Crespi et ses autoportraits nus dans des lieux abandonnés, élevant le "nurbex" au rang d'art à travers une approche subtile et réfléchie.
3. Roger Ballen et son projet "Platteland" explorant l'univers marginal des petites villes sud-africaines, démontrant qu'on peut photographier l'atypisme de manière unique sans tomber dans le cliché.
À travers ces exemples, je souhaite vous montrer qu'il reste encore de l'espace pour renouveler les sujets en portrait, même les plus explorés. Alors n'hésitez pas à sortir des sentiers battus et à affirmer votre propre regard !
Liens sources :
– Les Inrockuptibles :
https://www.lesinrocks.com/arts-et-scenes/portfolio-exclusif-quand-jerome-bonnet-tire-le-portrait-de-noctambules-prives-de-nuit-293219-16-03-2021/
– Portfolio de Jérôme Bonnet : Isolation :
https://www.modds.fr/photographer/jerome-bonnet
– Portfolio de Léa Crespi :
https://pascoandco.com/lea-crespi/
– Portfolio de Roger Ballen :
– Instagram :
https://www.instagram.com/_juliaguerin_
– Threads :
https://www.threads.net/@_juliaguerin_
– Sa formation pour apprendre le portrait :
Bonjour à tous, ici Julia Guérin pour ma première vidéo sur la chaîne de Thomas Hammoudi. Aujourd'hui, j'ai envie de vous présenter 3 photographes portraits parfois ignorés du grands public mais talentueux, tout en démontant quelques idées reçues sur la photographie.
Voici le plan de la vidéo :
1. Jérôme Bonnet et ses deux séries contrastées sur la solitude et l'isolement, prouvant qu'on peut toujours traiter un sujet d'une manière nouvelle.
2. Léa Crespi et ses autoportraits nus dans des lieux abandonnés, élevant le "nurbex" au rang d'art à travers une approche subtile et réfléchie.
3. Roger Ballen et son projet "Platteland" explorant l'univers marginal des petites villes sud-africaines, démontrant qu'on peut photographier l'atypisme de manière unique sans tomber dans le cliché.
À travers ces exemples, je souhaite vous montrer qu'il reste encore de l'espace pour renouveler les sujets en portrait, même les plus explorés. Alors n'hésitez pas à sortir des sentiers battus et à affirmer votre propre regard !
Liens sources :
– Les Inrockuptibles :
Portfolio exclusif : quand Jérôme Bonnet tire le portrait de noctambules privés de nuit
– Portfolio de Jérôme Bonnet : Isolation :
https://www.modds.fr/photographer/jerome-bonnet
– Portfolio de Léa Crespi :
– Portfolio de Roger Ballen :
https://www.rogerballen.com/
bonjour à tous ici Julia Guerin et aujourd'hui on va parler de portrait en photographie et et non vous ne rêvez pas vous êtes bien sur la chaîne de Thomas amudi mais à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs vidéos à venir on va être ensemble vous et moi pour continuer de parler de photographie bonjour à tous et oui ceci est une VO ça fait quelques années que je vous parle de photographie maintenant et avec le temps j'ai eu envie d'introduire d'autres voix sur la chaîne on est parti bonjour Julia bonjour François bonjour Sophie avec Julie de sa qui est ici bonjour Cliff salut Thomas ça m'a toujours semblé important d'amener un peu de diversité sur cette chaîne et il y a une nouvelle personne qui va vous parler dessus ça fait quelques mois que je travaille avec Julia qui monte les vidéos de la chaîne maintenant on s'est vu à Paris pour en discuter j'ai bu un parier avec une petite rondelle de citron elle a bu un jus de tomate avec du céleri et du tabasco elle a mangé des olives j'ai aussi manger des olives je lui ai montré mon appareil elle m'a montré le sien il avait l'air vachement plus sérieux quand même je lui ai dit tuaimes la macro elle a répondu non je lui ai demandé si elle aimit glestone elle a fait oui après je lui ai demandé si elle voulait rester sur la chaîne j'étais oui je lui ai donné les clés de la chaîne elle a mon dieu il a dit j'en ai pas besoin bref faites le meilleur accueil à Julia étant photographe portrait moi-même et étant quelqu'un de très terrain les vidéos qu'on va aborder ensemble à partir de maintenant donc toujours sur la chaîne de Thomas ça va être très bien sûr photographie mais très Axès pratico pratique portrait mais toujours avec un petit quelque chose d'art et de culture pour cette première vidéo vous allez voir ça va être assez chill j'avais envie de faire un lien avec le contenu habituel de Toma donc on va parler de trois photographes portrait que j'aime beaucoup ça va être assez sympa et pour pimenter quand même un petit peu tout ça j'aV avait envie de vous présenter ces trois photographes pour faire mentir des idées préconçues qu'on a tous eu ou qu'on peut tous avoir au cours de notre carrière de photographe ou d'amateur de photos et on va commencer par le photographe qui contredit l'idée selon laquelle il est impossible de traiter un même sujet qui a déjà été abordé de manière complètement différente donc effectivement depuis la première photo qui a été prise d'un être humain en 1838 on a fait pas mal de chemins on a traité plein de sujets en long en large en travers et notamment celui que je voulais aborderé aujourd'hui c'estàdire la solitude la solitude et particulièrement récemment avec les confinements 2020 et 2021 elle a été traité dans tous les sens donc on pourrait se dire et bien on a déjà tout vu c'est un sujet qui est assez entre guillemets inintéressant maintenant en tout cas en terme de photo qu'est-ce qu'on pourrait voir de plus finalement et ben justement j'ai trouvé un photographe qui je trouve a traiter le sujet de deux manières différentes il s'agit de Jérôme Bonet qui est un photographe lonnais donc Jérôme Bonet il est majoritairement connu pour ses tré de célébrité dans le monde du cinéma et de la culture il est à l'agence mod mais vous l'avez compris ce n'est pas de ce travailci dont je voulais parler je voulais surtout parler de la série qui a été publiée en exclusivité chez le magazine Les Inrock cuptibles dans cette série jérô bony a voulu représenter le sentiment d'enfermement qui a été causé par le couvre-feu de 18h en 2021 Jérome Bonet a photographié des personnalités du monde culturel chez eux en France partageant ainsi une intimité à travers une composition et une lumière très scénarisée les tenues portées par les personnalités sur les photos sont des anciens costumes du temps où elle pouvait encore sortir de chez elle fréquenter des lieux nocturnes qui ne sont autres que des vestiges finalement d'un monde qui leur a été temporairement retiré à ça s'ajoute leur regard dans le vide qui appuie l'atmosphère de désillusion et de nostalgie et l'ensemble de ces réalisations montre ainsi des sujets qui sont désorientés qui sont sonnés par le réveil brutal d'un monde où la fête semble prendre fin là où elle était censée ne jamais finir et comme je vous l'avais dit Jérome Bonet a abordé un deuxième projet qu'il a appelé isolation que vous pourrez d'ailleurs retrouver sur son portfolio chez mods et qui est une série photo qui n'est portée par aucun texte aucune description pour tout vous dire au premier abord je n'avais pas encore découvert la première série et j'étais persuadée qu'elle traitait du confinement alors qu'en réalité je suppose que puisque ce n'est pas précisé mais c'est mon interprétation qu'elle traite davantage de la solitude que du confinement en tant que tel mais finalement qui dit confinement dit isolement donc je pense que on n'est pas forcément très loin donc pour être plus clair et selon toujours mon interprétation là où la première série traitait du ressenti des autres ici on est dans quelque chose de beaucoup plus personnel de beaucoup plus profond puisqu'on est sur de l'autoportrait mais dans une atmosphère beaucoup plus chaotique et épurée que ce qu'on a pu voir précédemment donc on voit immédiatement que le travail de la lumière des couleurs et de la composition est complètement différent on découvre donc à travers cette série l'évolution d'un personnage en perdition chez lui qui endure toute la torture psychologique infligée par l'isolement et la solitude donc on aime ou pas ces deux séries c'est pas la question c'était vraiment pour vous montrer qu'on peut traiter d'un même sujet de manière complètement différente puisque là c'est indéniable he on parle de l' isolement on parle de l'arrêt du temps on parle de la solitude et pour tout vous dire c'était la première fois que je voyais un même photographe traiter du même sujet entre guillemets de manière complètement différente preuve à l'appui qu'il est possible de traiter d'un sujet abordé 1000 fois d'une manière encore différente donc j'ai envie de vous dire c'est pas quelque chose qui doit vous arrêter tout ce qui compte c'est que ça vous ressemble et que ça vous fasse plaisir deuxème idée reçue le nurbex c'est pourri et j'ai envie de déconstruire cette idée reçue justement avec le travail de Léa crespie qui est aussi une photographe française qui est aussi une photographe de portrait de célébrité en général mais vous vous doutez ce n'est toujours pas pour cette raison que j'ai sélectionné son travail en 2013 elle a sorti son livre lieu qui la représente elle en train d'être photographiée nu dans des lieux abandonnés donc dans son projet ses travaux lieux elle se focalise sur l'exploration visuelle des lieux abandonnés et elle y jugeapose son propre corps nu son travail agit comme une forme d'archéologie pour révéler les traces du passé tout en exposant la fragilité de l'existence humaine passe au temps qui passe Léa crespie adopte un protocole dépouillé dans son approche photographique elle se représente elle-même nue dans des lieux abandonnés qu'elle découvre au gré de ses déplacements personnels elle considère ses lieux comme des témoins de ce qui a été mais qui n'est plus illustrant ainsi la relation complexe entre l'homme son histoire le temps et les lieux dans ces photos son corps devient en fait un élément de contraste de confrontation avec le décor on fait pas ici du nu pour faire du nu les photographies de Lea Crespi explorent les limites du diaphane donc le diaphane c'est la transparence la transludité capturant la matérialité des lieux abandonnés et la présence physique du corps les œuvres de Léa ont été louées par la critique pour leur subtilité esthétique et leur capacité à susciter une réflexion profonde sur la relation entre le corps l'espace et le temps lea crespie a privilégié une approche délicate et nuancée qui invite le spectateur à la réflexion sur la fragilité de son existence à travers le temps donc oui on est très très loin du nurbex entre guillemets classique traditionnel qu'on peut voir de temps en temps là l'idée c'était vraiment pas de mettre un cor nu de manière brutale mais de positionner l'être humain dans un décor et d'amener une réflexion autour du temps qui passe et enfin troisième idée qui pourrait être préconçue c'est faciliter l'atypisme c'est hyper simple autrement dit prendre une personne qui a une spécificité physique la photographier et balancer ça sur les réseaux c'est simple c'est facile c'est accessible pour tout le monde et c'est commercial et ben j'ai envie de vous dire pas tant que ça si si vous connaissez le travail de Dian Arbus don je vous mets un exemple ici le travail de Roger baleine va sans doute vous parler également alors je sais pas si on dit Roger Balen ou Roger Balen mais pour votre bien on va rester sur le nom à la française de Roger donc Roger Balen il est né en 1950 à New York il a passé une très grande partie de sa vie en Afrique du Sud c'est un photographe plasticien qui est très connu pour son univers freaky donc ça vient de freaks en anglais on pourrait un peu traduire ça par monstruosité monstre vous voyez un petit peu l'idée c'était le nom des personnes qui faisaient partie des cirques à l'époque d'être humain voilà ça c'était des freaks et on retrouve vraiment cette dimension très freaky chez Roger Balen il est photographe plasticien mais pas que parce qu'il est aussi sculpteur il est aussi dessinateur il est aussi réalisateur et c'est par exemple lui qui a réalisé le célèbre clip de diant W mais ici on va se concentrer sur un sujet très précis comme on l'a fait pour G bonnet et les a Crespi ça fait 40 ans qu'il a commencé à photographier l'Afrique du Sud et plus précisément les rues vides des petites villes du pays et en fait progressivement il a commencé à se familiariser avec certains lieux à taper au ports des habitants et à tout simplement créer du lien c'est à partir des années 90 qu'il développe un style qui décrit comme une fiction documentaire après 2000 les personnes qu'il a d'abord découvert et documenté dans ses précédents travaux vivant en marge de la société sud-africaine sont devenus de plus en plus des des acteurs des actrices travaillant avec le photographe dans des séries teles que Outland et Shadow chamber donc après 2000 les personnes qu' a d'abord découvertes et documenté dans ses précédents travaux vivent en marche de la société sud-africaine sont devenus de plus en plus actrices de ces travaux travaillant même avec le photographe directement il y a énormément à dire sur le travail de Roger Balen il mériterait vraiment une vidéo complète sur son travail mais j'avais envie de me focaliser ici sur l'une de ses séries les plus connues son projet pl on voit d'ailleurs dans ce projet sa photographie peut-être la plus connue des deux jumeaux crazy and Casy donc le mot plateland fait référence à la campagne sud-africaine qui offre des qualités visuelles frappantes selon l'auteur un vide une nudité une étendue presque surréelle ainsi qu'une étrangeté dans la lumière le photographe est fasciné par la décadence des petites villes et voit dans ce paysage une tragédie sous-jacente l'époque photographie Roger baleine est marquée par des régions rurales confrontées à une crise économique avec très peu d'emploi pour la main d'œuvre non qualifiée le photographe va rencontrer différentes personnes des nomades aux fermiers en passant par des commerçants et qui cherchent tous à survivre dans ce paysage rural très complexe les habitations sont souvent délabrées avec des conditions de vie très précaires et dans son livre pleland on retrouve son style distinctif un format carré simple en noir et blanc avec des portraits très brutes très frontaux et le terme freaks c'est évidemment ce qui vient en tête quand on voit le résultat non pas de manière péjorative mais plutôt parce que Roger baleine parvient à travers ses photos à montrer une réalité qui est inconnue en tout cas qui nous est inconnu les modèles sont à la fois très touchants et très dérangeants par leur vie qu'on peut deviner très dur par leur singularité physique ou encore par leur regard si unique alors pourquoi j'ai voulu vous présenter pleeland de Roger baleine plutôt qu'un autre travail ou carrément qu'un autre artiste tout simplement parce que je trouve que quand on parle des jumelles de Dian Arbus et des jumeaux de Roger baleine on peut pas s'empêcher de les comparer Dian Arbus a fait ses travaux bien avant Roger baleine pour autant est-ce qu'on peut parler de plagia ou de palcopie et ben non carrément pas en fait je trouve que Roger Balen a été capable de montrer un environnement une société une marginalité qui est complètement différente de celle que Dian Arbus a voulu mettre en avant déjà parce que c'est pas les mêmes pays parce que c'est pas les mêmes personnes parce que c'est pas la même façon de faire mais je trouve aussi que le terme de fiction documentaire est très approprié pour les travaux de Roger Balen ce qui n'est pas for forcément le cas pour ceux de Dian Arbus en montant justement la vidéo je me suis aperçu d'un truc hyper important du type j'ai oublié la conclusion de la troisème idée reçue à savoir l'idée reçue était de dire que c'est facile de photographier quelqu'un au physique atypique en photo et c'est ça qui va faire que la photo va marcher et ben tout le propos et tout l'intérêt de vous montrer justement le travail de Roger baline c'est de dire que non ça va bien au-delà de ça quand on veut vraiment quelque chose qui fonctionne qui soit puissant qui nous emmène ailleurs que juste un portrait photo oui Roger baleen et Dian Arbus par exemple avant lui ont photographié la marginalité ont photographié parfois des physique atypique pour autant l'intérêt c'est pas de les stigmatiser pour se faire du profit sur le dos de gens qui ont un physique unique l'intérêt c'est vraiment de les mettre en avant et surtout dans le cas particulièrement de Roger baleine de faire une fiction documentaire comme il les appelle pour les intégrer en tant qu'acteur directement à des scènes qu'il compose lui-même et ça forcément c'est quand même vachement plus intéressant que juste faire un portrait très brut qui n'aura aucun autre intérêt finalement que de prendre en photo une personne et de profiter de sa marginalité pour en faire une photo commerciale et voilà j'espère que cette vidéo vous aura permis de découvrir trois artistes ou de les redécouvrir si vous les connaissez déjà de manière un peu différente n'hésitez pas à donc liker à vous abonner à cette chaîne puisque c'est ici que je vais réapparaître de temps en temps pour vous parler de photographies sachant que je vais aborder des thèmes peut-être plus terrains peut-être plus portraits peut-être des travaux spécifique et qui ne sont pas encore abordé par Thomas j'espère donc que ça vous aura plu et on se dit à la prochaine [Musique]
# Idea box 💡
@Thomas Hammoudi Plus j’y pense, plus je me dis que le sujet peut être une chouette entrée en matière 🙂 Je commence à référencer quelques photographes mais je suis pas encore convaincue de ceux à présenter. Je crois que je vais surtout axé le trucs “3 photographes pas connus du très grand public qui me plaisent”. Ok pour toi ?
@Julia : oui, ça correspond à ce que je te disais. Une intro en matière “classique “ (on fera sûrement un a parté pour dire ce que tu fais là) afin d’introduire ta présence en douceur. Et ensuite mettre de la sauce piquante. J’ai un peu rangé la liste, parce que j’ai certains éléments.
# Quelques ref de photographes
> Si possible :
– Viser la mixité Homme/Femme (ou plus de femmes “au pire”).
– Préférer (dans l’ordre) : Français / européens / US. Hégémonie culturelle tout ça + le fait que les photographes français sont les plus mal servis dans leur propre pays (on privilégie toujours les américains pour faire “branché”). Donc bah, si y’a du bon chez nous hein.
> Des pistes :
– Les photographes de Tendance Flou. C’est une agence FR au top et y’a des photographes dedans (dont Yohanne Lamoulère dont j’ai déjà parlé par ex).
– Agence Myop, pourquoi pas.
– Marguerite Bornhauser
– Les photographes de “La France vue d’ici”, y’a pas mal de portraits “sociaux”.
> J’ai des livres dessus (donc j’peux te faire des brolls)
– Dawoud Bey (USA) : —> Pas mal
– Stéphane LAVOUé (France) —> Pas mal. Ambiance chelou sombre, studio ou non, photos qui ont toujours un côté très léché, très nature morte, regard très souvent droit dans l’objectif (j’ai déjà fait une vidéo sur The Kingdom)
– Frédéric STUCIN : Portrait de célébrités studio (boring) – mais que de la photo de rue
## Oui :
– Jérôme BONNET (France) : Série Isolation (autoportraits qui m’inspirent la solitude, et qui je trouve illustrent bien le confinement même si je ne pense pas que ce soit l’objectif de l’auteur) + présentation rapide de ces autres travaux.
– Léa Crespi (France, femme) : Photographe portrait de célébrités, elle a aussi des projets perso notamment son livre “Lieux” : https://www.rencontres-arles.com/fr/stages-ete-2023/view/254/lea-crespi
– Roger Ballen (USA) : le Diane Arbus d’Afrique du Sud
Bonus : l’exposition à ne pas rater : https://www.offi.fr/expositions-musees/bibliotheque-nationale-de-france-site-francois-mitterrand-1553/la-france-sous-leurs-yeux-96314.html#:~:text=Présentation,la pandémie de COVID-19.
IDEE : 3 idées reçues contrées par des photographes
1. on ne peut pas traiter un même sujet de manière nouvelle
* Le nurbex c’est pourri
* S’inspirer c’est tricher
# Script
Bonjour à tous, ici Julia Guérin et aujourd’hui on va parler de portraits en photographie !
Non vous ne buguez pas ! Vous êtes bien sur la chaîne de Thomas Hammoudi mais à partir d’aujourd’hui, on va être ensemble ici pour certaines vidéos 😉
> on cale là la vidéo d’intro de Julia
Etant photographe portrait et quelqu’un de très “terrain”, on abordera beaucoup de sujet très pratiquo-pratique, souvent dans le portrait, mais pas que ! Et bien sûr toujours avec une notion culturelle et de photo d’Art 😉
Aujourd’hui, pour faire une douce transition avec ce le contenu de Thomas, j’avais envie de commencer avec une vidéo assez chill dans laquelle je vous présente 3 photographes portraits.
Mais attention ! Exit les Steve McCurry, Raymond Depardon, Robert Doisneau, Nadar, ou encore Sebastiao Saldago. Aujourd’hui j’ai envie de vous faire découvrir 3 artistes qui n’ont, à ma connaissance, encore jamais été abordés en 5 ans de Youtube game chez Thomas !
ET pourquoi pas en bonus, démonter 3 idées reçues en photo ? Tant qu’à faire 😉
## 1. Le photographe qui contredit le “On ne peut plus en traiter un sujet d’une manière nouvelle”
Depuis la première photographie représentant un être humain en 1838 on en a fait pas mal de chemin.
Prenons la solitude par exemple : elle a été photographiée en long, en large, en travers. Et d’autant plus en 2020 & 2021 pendant les confinements. Pourtant j’ai trouvé UN MÊME artiste qui a réussi à traiter ce sujet de DEUX manières complètement différentes.
Jérôme Bonnet est un photographe lyonnais né en 1972. Il est majoritairement connu pour ses portraits de célébrités dans le monde du cinéma et de la culture.
Il est à l’agence Modds et est connu pour ses portraits de célébrités allant de Mika à Elijah Wood en passant par Squeezi, Killian Mbappe ou encore Tilda Swinton et Stromae (oui, j’ai fait une sélection qui n’a aucun sens)
Mais ce n’est pas de ce travail-ci que je souhaitais parler.
La première série que je voulais aborder est celle publiée en exclusivité chez le magazine les Inrockuptibles. (mettre untitled project pour nommer la série) Sur, je trouve, d’une part très représentative de son travail pour les people en termes d’esthétisme mais d’autre part très intimiste d’une certaine façon. Dans cette série, Jérôme Bonnet a voulu représenter le sentiment d’enfermement causé par le couvre-feu de 18h en 2021.
Inspiré de la série "All Dressed Up with Nowhere to Go" de Steven Meisel pour le Vogue Italie en 2012, Jérôme Bonnet a photographié des personnalités du monde culturel, chez eux, en France donc je suppose, partageant ainsi une intimité à travers une composition et une lumière très scénarisées.
Les tenues portées par les personnalités sont des anciens costumes du temps où ils pouvaient encore sortir et fréquenter les lieux nocturnes et qui ne sont autre que des vestiges d'un monde qui leur a été temporairement retiré.
À ça, s’ajoutent leurs regards dans le vide qui appuient l’atmosphère de désillusion et de nostalgie qu’on a tous connus pendant les confinements et le couvre-feu. L’ensemble de ces réalisations montrent ainsi des sujets désorientés et sonnés par le réveil brutal d'un monde où la fête semblait sans fin.
Dans sa deuxième série photo qu’il a appelée “Isolation”, que vous pourrez d’ailleurs retrouver sur son portfolio chez Modds, Jérôme Bonnet présente “Isolation” : une série photo qui n’est portée par aucun texte, aucune description. C’est un moyen de laisser libre la perception et l’interprétation du spectateur. Pour tout vous dire, Au premier abord, n’ayant pas vu la 1ère sur le couvre-feu, j’ai cru que c’était justement Isolation qui traitait du confinement.
Alors qu’en réalité, on n’en sait rien. Ce n’est pas précisé et plus probablement, cette série traitement de la solitude, de l’isolement qu’on peut ressentir au quotidien ?
Pour être plus claire et selon mon interprétation, là où la première série traitait du ressenti des autres, ici on est dans quelque chose de beaucoup plus personnel et profond, peut-être de plus poignant dans un sens. On est sur de l’autoportrait, probablement pris chez lui mais dans une atmosphère beaucoup plus chaotique et épurée que ce qu’on a pu voir chez les people. On voit immédiatement que le travail de la lumière, des couleurs et de la composition est complètement différent.
On découvre dans cette série l’évolution d’un personnage en perdition chez lui qui endure toute la torture psychologique infligée par l’isolement et la solitude.
Qu’on n’aime ou pas ces deux séries photo, il est indéniable qu’elles traitent de sujets assez proches , ou en tout cas qui se rejoignent. Et pour tout dire, c’est la première fois que je fois un même photographe traité le même sujet de manières aussi opposées.
> Liens sources :
– Les inrockuptibles : https://www.lesinrocks.com/arts-et-scenes/portfolio-exclusif-quand-jerome-bonnet-tire-le-portrait-de-noctambules-prives-de-nuit-293219-16-03-2021/
– Portfolio Isolation : https://www.modds.fr/photographer/jerome-bonnet/isolation
## 2. Deuxième idée reçue et parce que j’aime bien contredire Thomas, j’ai trouvé un exemple qui remet le nurbex au niveau de l’Art
Léa Crespi est aussi une photographe française et elle est aussi connue pour ses portraits de célébrités. On retrouve des personnalités dans une ambiance et lumière travaillées et souvent très colorées.
Mais ce n’est pas pour cette facette de son travail que je l’ai sélectionnée ici.
En 2013, elle a sorti son livre “Lieux” (mettre éditeur) dans lequel elle réalise des autoportraits nues dans des lieux abandonnés.
Elle se focalise sur l'exploration visuelle des lieux abandonnés, et y juxtapose son propre corps nu. Son travail agit comme une forme d'archéologie pour révéler les traces du passé tout en exposant la fragilité de l'existence humaine face au temps qui passe.
Léa Crespi adopte un protocole dépouillé dans son approche photographique, se représentant elle-même nue dans des lieux abandonnés qu'elle découvre au gré de ses déplacements personnels. Elle considère ces lieux comme des témoins de ce qui a été mais qui n'est plus, illustrant ainsi la relation complexe entre l'homme, son histoire, le temps et les lieux.
Dans ses photos, son corps devient un élément de contraste et de confrontation avec les décors.
Les photographies de Léa Crespi explorent les limites du diaphane (de la transparence et de la translucidité), capturant la matérialité des lieux abandonnés et la présence physique du corps.
Les œuvres de Léa Crespi ont été louées pour leur subtilité esthétique et leur capacité à susciter une réflexion profonde sur la relation entre le corps, l'espace et le temps. Léa Crespi a privilégié une approche délicate et nuancée qui invite le spectateur à à la réflexion sur la fragilité de son existence à travers le temps.
On est loin des clichés narcissiques ou provocateurs du nurbex qu’on a l’habitude de voir. Et ça, ça fait plaisir !
> Sources : https://galerievu.com/wp-content/uploads/2019/05/2008-01-Lea-Crespi-Lieu.pdf
## 3. Photographier l’atypisme c’est cliché et facile
Si vous connaissez le travail de Diane Arbus (mettre une image exemple), celui de Roger Ballen va sans doute vous parler aussi grâce à l’identité de son univers très affirmée.
Roger Ballen est né à New York en 1950, mais il vit et travaille en Afrique du Sud depuis 40 ans. C’est un photographe plasticien connu pour son univers “Freaky” (qui vient de Freaks, le nom donné aux personnes différentes qui intégraient les cirques pour amuser la galerie. C’est difficile de trouver un équivalent en français mais on pourrait parler de “monstruosités”).
Il n’est pas que photographe puisqu’il fait du dessin, de la sculpture mais aussi de la réalisation. C’est par exemple lui qui a réalisé le clip du groupe Die Antwood intitulé "I Fink You Freeky". Bien qu’ici, on va sulement aborder un projet photo précis.
Avec son appareil photo, il a exploré le monde caché des petites villes sud-africaines en commençant d’abord par errer dans les rues vides. Puis progressivement il a commencé à frapper aux portes pour découvrir l'intérieur des maisons, ce qui a eu avoir un impact majeur sur son travail.
À partir des années 90, il développe un style qu'il décrit comme une "fiction documentaire". Après 2000, les personnes qu'il a d'abord découvertes et documentées dans ses précédents travaux, vivant en marge de la société sud-africaine, sont devenues de plus en plus des acteurs travaillant avec le photographe dans les séries "Outland" (2000, révisée en 2015) et "Shadow Chamber" (2005) (qui je trouve suit bien le fil rouge des séries de Jérôme Bonnet et Léa Crespi en abordant un degré encore plus haut du questionnement de soi, de la solitude, de l’isolement etc.).
Il y a énormément à dire sur le travail de Roger Ballen. Il mériterait une vidéo complète sur le sujet. Mais l’une de ses photographies les plus connues étant celle des jumeaux « Dresie and Casie », j’ai choisi d’aborder son projet “Platteland” dans lequel la photo s’insère.
Le mot “Platteland” fait référence à la campagne sud-africaine qui offre des qualités visuelles frappantes selon l’auteur : un vide, une nudité, une étendue presque surréelle, ainsi qu'une étrangeté de la lumière. Le photographe est fasciné par la décadence des petites villes et voit dans ce paysage une tragédie sous-jacente. Les habitants du Platteland sont souvent des victimes de forces politiques et de circonstances personnelles, luttant contre la pauvreté et l'isolement dans un environnement difficile.
L’époque que photographie Roger Ballen est marquée par des régions rurales confrontées à une crise économique, avec peu d'emplois disponibles pour les non-qualifiés. Le photographe rencontre divers personnages, des nomades aux fermiers en passant par les commerçants, tous cherchant à survivre dans ce paysage rural complexe. Les habitations sont souvent délabrées, avec des conditions de vie précaires.
Dans son livre “Platteland”, on retrouve son style distinctif : un format carré simple en noir et blanc avec des portraits que très bruts, très frontaux. Le terme “Freaks” c’est évidemment ce qui vient en tête, non pas de manière péjorative mais plutôt parce que Ballen parvient à travers ses photos a montrer une réalité qui nous est inconnue : Les modèles sont à la fois très touchants et très dérangeants par leur vie qu’on peut deviner dure, par leur singularité physique ou encore leurs regards uniques.
Pourquoi avoir choisi cette série plutôt qu’une autre ? Parce qu’avec ce format carré et les deux jumeaux, on pense immédiatement aux jumelles de Diane Arbus. Pour autant, les deux photographes, même s’ils traitent de sujet similaires sur certains point, n’en perdent pas leur style. Plus exactement, on ne peut pas dire que Ballen a copier-coller Diane Arbus.
alors est-ce qu’il s’est inspirer de Diane Arbus ? En tout cas c’est certain qu’il connaissait son oeuvre. Est-ce que son travail s’inscrit dans une sorte de continuité ou de pale copie. Non, je ne pense pas.
> Sources :
– lien shadow chamber : https://www.rogerballen.com/shadow-chamber/
– lien Plateland : https://www.rogerballen.com/platteland/
## Conclusion
Et voilà ! J'espère que cette vidéo vous a permis de découvrir ou de redécouvrir 3 artistes talentueux qui apportent un regard neuf et singulier sur le portrait photographique. Que ce soit en abordant la solitude et l'isolement de manières contrastées comme Jérôme Bonnet, en explorant la fragilité du corps face au temps comme Léa Crespi, ou en dévoilant un univers marginal teinté de surréalisme avec Roger Ballen, leurs travaux démontrent qu'il reste encore de l'espace pour renouveler les sujets, même les plus explorés.
Si comme eux vous souhaitez révéler l’identité de vos modèles photos mais que vous ne savez pas par où commencer, je vous invite à découvrir ma formation que j’ai faite chez Formation.Photo pour apprendre à faire du portrait en lumière naturelle en collaboration avec Laurent Breillat (oui je suis partout et vous ne le saviez pas encore).
J’espère que ma toute première vidéo sur la chaine de Thomas vous aura plu ! N'hésitez pas à me donner vos réactions en commentaires et même pourquoi pas des sujets que vous souhaiteriez que je traite à l’avenir !
A plus !
# Mise en ligne IA
> Voir Mes prompts pour les copier
## Titre
## Mots clés
## Description YT
## Mail d’annonce
# To do mise en ligne
[ ] Tourner voix Off
[ ] Tourner revue des livres en vidéo
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## Proposition de mail d’annonce
Salut à tous !
J'espère que vous allez bien. Je voulais vous annoncer une petite surprise : j'accueille une invitée sur la chaîne ! 🥳
Julia Guérin, photographe portrait de talent, nous a concocté une vidéo passion dans laquelle elle nous fait découvrir 3 photographes qui révolutionnent le portrait, chacun à leur façon. 📸
Au programme :
* 🕴️ Un artiste qui prouve qu'on peut traiter le thème de la solitude de manière toujours originale à travers deux séries aux antipodes l'une de l'autre.
* 🧘♀️ Une photographe qui sublime les lieux abandonnés en y insérant des autoportraits nus, pour un résultat aussi artistique que profond. Place à la subtilité !
* 👥 Un maître du portrait qui nous plonge dans l'Afrique du Sud rurale avec des clichés bruts et saisissants, sans pour autant copier ses illustres prédécesseurs.
Intrigué(e) ? Alors foncez découvrir la vidéo ! Julia y partage sa passion du portrait avec énergie et déconstruit au passage quelques idées reçues (dont certaines des miennes 😅).
Bref, faites lui le meilleur des accueils 😀
Je vous laisse entre ses mains expertes, et je vous dis à très vite pour de nouvelles aventures photo !
Thomas
PS : pour être très précis, Julia ne me remplace pas, ses vidéos seront complémentaires aux miennes. Ce sera donc, périodiquement, double ration pour vous 🙂. Mais j’explique tout ça dans la vidéo 😉
# Proposition description
> J’ajoute toujours ça à un truc par défaut, rajoute tes éléments @Julia
Retrouvez Julia sur :
– Instagram : https://www.instagram.com/_juliaguerin_
– Threads : https://www.threads.net/@_juliaguerin_
– Sa formation pour apprendre le portrait : https://formations.photo/cours/maitriser-le-portrait-en-lumiere-naturelle/?ref=21
Bonjour à tous, ici Julia Guérin pour ma première vidéo sur la chaîne de Thomas Hammoudi. Aujourd'hui, j'ai envie de vous présenter 3 photographes portraits parfois ignorés du grands public mais talentueux, tout en démontant quelques idées reçues sur la photographie.
Voici le plan de la vidéo :
* Jérôme Bonnet et ses deux séries contrastées sur la solitude et l'isolement, prouvant qu'on peut toujours traiter un sujet d'une manière nouvelle.
* Léa Crespi et ses autoportraits nus dans des lieux abandonnés, élevant le "nurbex" au rang d'art à travers une approche subtile et réfléchie.
* Roger Ballen et son projet "Platteland" explorant l'univers marginal des petites villes sud-africaines, démontrant qu'on peut photographier l'atypisme de manière unique sans tomber dans le cliché.
À travers ces exemples, je souhaite vous montrer qu'il reste encore de l'espace pour renouveler les sujets en portrait, même les plus explorés. Alors n'hésitez pas à sortir des sentiers battus et à affirmer votre propre regard !
Liens sources :
– Les Inrockuptibles : https://www.lesinrocks.com/arts-et-scenes/portfolio-exclusif-quand-jerome-bonnet-tire-le-portrait-de-noctambules-prives-de-nuit-293219-16-03-2021/
– Portfolio de Jérôme Bonnet : Isolation : https://www.modds.fr/photographer/jerome-bonnet/isolation
– Portfolio de Léa Crespi : https://pascoandco.com/lea-crespi/
– Portfolio de Roger Ballen : https://www.rogerballen.com/
# Mots clés
portrait, photographie, Jérôme Bonnet, solitude, isolement, célébrités, Léa Crespi, urbex, autoportrait, nudité, Roger Ballen, Afrique du Sud, marginalité, Platteland, Diane Arbus
# Retranscription

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