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Bénéficiez de 10% de réduction supplémentaire avec mon code créateur TH10 😊
Toutes les infos ici :
https://skylum.evyy.net/c/6377989/2133251/3255
Dans cette vidéo, je vous propose une escapade photographique aux @LesRencontresdArles depuis chez vous ! En collaboration avec les éditions Atelier EXB, je vous présente quatre superbes livres sélectionnés pour le festival, dont certains liés directement aux expositions.
📚 Plan de la vidéo :
00:00 – Introduction & contexte de la vidéo
01:15 – Pourquoi j’aime les éditions Atelier EXB
02:55 – Livre 1 : Santa Barbara de Diana Markosian – Une quête intime de réconciliation avec le père
05:27 – Livre 2 : Photographie moderniste brésilienne (1939–1964) – Mon coup de cœur de la sélection
09:31 – La sponso !
11:34 – Livre 3 : Lumière des Roses – Éloge de la photographie anonyme
14:25 – Livre 4 : Eileen Gray, Le Corbusier, E1027 + 123 de Stéphane Couturier – Un ovni visuel entre photo, architecture et peinture
18:05 – Conclusion, bons plans et prochaines vidéos
Merci aux éditions Atelier Xavier Barral pour l’envoi de ces ouvrages et à @LuminarGlobal pour le soutien. On se retrouve en septembre pour la reprise, avec une vidéo en duo avec une autre créatrice de contenu photo. En attendant, bel été et bonnes photos !
Les livres dont je parle dans la vidéo 😀 :
– Father :
https://exb.fr/fr/home/657-father.html
– La photographie moderniste brésilienne 1939-1964 :
https://exb.fr/fr/home/672-la-photographie-moderniste-bresilienne-1939-1964-construction-deconstruction-reconstruction.html
– Eileen Gray / Le Corbusier Villa E-1027+123 :
https://exb.fr/fr/home/671-eileen-gray-le-corbusier-e1027-123-.html
– Lumière des roses :
https://exb.fr/fr/home/670-lumiere-des-roses-eloge-de-la-photographie-anonyme.html
🔽 Et pour dégoter des livres en promo, utilisez le Chineur :
https://apps.thomashammoudi.com/promos-livres-photos
🔵 Suivez-moi sur les réseaux sociaux :
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Le discord :
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02:55 – Livre 1 : Santa Barbara de Diana Markosian – Une quête intime de réconciliation avec le père
05:27 – Livre 2 : Photographie moderniste brésilienne (1939–1964) – Mon coup de cœur de la sélection
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11:34 – Livre 3 : Lumière des Roses – Éloge de la photographie anonyme
14:25 – Livre 4 : Eileen Gray, Le Corbusier, E1027 + 123 de Stéphane Couturier – Un ovni visuel entre photo, architecture et peinture
18:05 – Conclusion, bons plans et prochaines vidéos
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Les livres dont je parle dans la vidéo 😀 :
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– La photographie moderniste brésilienne 1939-1964 :
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– Eileen Gray / Le Corbusier Villa E-1027+123 :
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– Lumière des roses :
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Bonjour à tous, ici Thomas Amoui et je viens vous parler de photographie. Comme d'habitude, je vous avais dit lors de la dernière vidéo qu'il y aurait peut-être peut-être pas une vidéo pendant l'été. Enfin, je faisais une pause mais que j'hésitais à en faire une. Et en fait, cette vidéo, elle va se faire. C'est celle que vous êtes en train de regarder. Évidemment, vous l'avez compris. C'est une vidéo que je fais avec les éditions Xavier Baral ou Atelier Xavier Baral. Ils ont changé de nom suite au décès du fondateur, mais c'est la même maison, c'est le même catalogue. Et donc, il devait m'envoyer des livres qu'ils avaient sélectionnés pour le festival d'Arl. Donc c'est le plus grand festival de photos en France, je pense qui se situe dans le sud de la France comme son nom l'indique à Har. Ils y sont présents et en fait on était pas sûr que je reçoive les livres dans les temps, que j'ai le temps de faire la vidéo et cetera, que j'ai les communiqués de presse au bon moment. Bref, c'était pas certain. Et finalement, j'ai tout reçu un petit poil en retard, mais ça me permet quand même de la faire et de la sortir en juillet. Et donc l'idée, c'est quoi ? Bah, c'est de vous emmener à Harle grâce à Xavier Baral. Pourquoi ? parce que tout le monde ne peut pas y aller. C'est un super festival avec plein plein plein plein plein de choses à voir. Moi, j'ai jamais eu l'occasion d'y aller. Par exemple, c'est l'autre bout du pays très concrètement pour moi. Donc, c'est plus de 1000 bornes. C'est un peu technique pour pouvoir m'organiser entre le travail, la vie de famille, tout ça. Mais si comme moi, vous vous en voulez un petit bout et découvrir un petit peu de culture et de ce qui se passe là-bas, et ben cette vidéo est faite pour vous. Ils m'ont envoyé quatre livres dont on va parler dans cette vidéo. Ces quatre livres qui sont sélectionnés et qui sont présentés là-bas notamment dans le casadre d'exposition pour certains. Ça vous permettre de découvrir tout ça. Je précise deux choses avant de démarrer. Primo Xavier Baral, c'est sans doute mon éditeur préféré en France. Je pense qu'au comp global, je préfère peut-être ma couche Tidle. Voilà mon si on prend tous les éditeurs mondiaux qui existent. Xavier Baral en France, c'est vraiment difficile de faire mieux que ce qu'ils font tant en terme de qualité, de sélection, de d'innovation sur les formats, tout ça. Ils font vraiment des choses très très sympas. Et donc le fait que ce soit de mes petits préférés, ça me permet de vous donner deux informations. La première, euh je vous invite à aller visiter leur site, aller voir leur catalogue au global. Il y a plein de choses très sympa dedans, mais surtout à vous abonner à leur newsletter. Alors, je dis pas ça sans raison, je dis ça parce qu'en fait dans leur newsletter, très souvent ils proposent des livres signés au même prix que les livres normaux un petit peu en avance pour les abonnés de la newsletter. C'est comme ça par exemple que j'avais chopé des oiseaux de Salgado en signé parce qu'en fait dès que le livre est sorti, ils ont envoyé la newsletter, j'ai pu le choper tout de suite et l'avoir. Donc si vous aimez bien les livres comme ça un petit peu rare, c'est cool de s'abonner, on a les choses en priorité. Deuxième point, l'intégralité de leur catalogue, je l'ai récupéré et je l'ai intégré au shineur de livre photo. Donc si vous ne savez pas ce que c'est le chineur de livre photo, c'est mon appli qui permet de trouver des livres photos pas chers. En fait, il y a une grosse base de données qui est analysé tous les jours pour trouver les meilleures offres. Et dedans évidemment, j'ai mis tout le catalogue de Xavalier Baral. Donc si vous voulez choper leur bouquin à pas cher, bah faut faire une recherche sur le China et vous pouvez en trouver plein. Donc c'est l'occasion à la fois de soutenir un super éditeur français et en même temps de vous faire plaisir sur les livres. Que demander de plus ? Ah bah si, on sait que demander de plus la sélection des bouquins de cette vidéo. Et le premier livre dont on va parler c'est Fazer de Diana Marcosan. Marcosian peut-être, je suis pas sûr de savoir le dire correctement. Et vous connaissez la musique, le plus simple c'est de l'ouvrir et de regarder. Le livre Pasur de Diana Marcosien est un livre profondément intime qui raconte la quête d'une fille séparée de son père puis leur retrouvaille après 15 ans de silence. À travers une alternance de photographies documentaires, d'archives familiales, de textes et de documents d'époque, l'ouvrage explore les thèmes universels de l'absence, de l'exil, de la mémoire et de la réconciliation. Né à Moscou dans une famille d'origine arménienne, Dianne Marcosien a vu basculer sa vie à l'âge de 7 ans lorsque sa mère décide de quitter Moscou pour la Californie avec ses enfants sans prévenir le père. Elle se souvient et dit "Tout au long de ma vie, mon père n'a reprinté qu'une silhouette dans l'album de famille. À l'âge de 7 ans, ma mère nous a réveillé, mon frère et moi, dans notre appartement de Moscou et nous a dit de faire nos valises. Elle a découpé sa photo dans tous les albums de famille. Pour moi, ces espaces vides l'ont rendu plus difficile à oublier. Son père, désemparé par ce départ soudain, passera des années à chercher ses enfants allant jusqu'à écrire au président américain Bill Clinton. Ce n'est qu'en 2014 que Diana décide de partir à sa recherche en Arménie après avoir mis de longues années à en trouver le courage. Elle explique "Depuis notre arrivée en Amérique, je voulais voir mon père. Il m'a fallu 15 ans pour trouver le courage. J'ai voyagé en Arménie avec mon frère pour le chercher. Les retrouvailles sont bouleversantes. Pourquoi t'apprit si longtemps ?" lui demande son père, soulignant la douleur partagée de l'absence. Pendant près de 10 ans, Diana Marcosien multiplie les voyages en Arménie pour renouer avec cet homme qui lui est devenu un étranger, souvent sans appareil photo, simplement pour être là et petit à petit construire le lien. Elle confie. La photographie m'a permis de me confronter à mon père. J'ai documenté notre relation depuis le début. D'une certaine manière, la photographie me permis d'être proche de lui, de le voir comme un homme et de lui pardonner. L'ouvrage déroule ainsi le récit de ce parcours mêlant des photographies contemporaines à des archives d'enfance, des lettres et des documents administratifs qui témoignent des efforts du père pour retrouver ses enfants. Des détails intimes jaillissent au fil des pages, comme ce moment où l'artiste retrouve la maison de son père. Elle dit : "Sa maison ressemble au musée de mon enfance, les peintures à l'huile de mon grand-père et nos photos de famille décor les mieux. Des boîtes en fer blancs junchent les étagères de la cuisine. Les jeux d'enfance de mon père sont rangés dans un placard. L'un des gestes les plus forts du livre se trouve à la toute fin. Chaque exemplaire contient une enveloppe vierge. Diana Marcosan invite le lecteur à écrire sa propre lettre à un parent absent ou retrouvé et à l'envoyer à l'artiste. Ces lettres viendront nourrir une future exposition prolongeant le récit collectif autour de la perte et de la reconnexion. C'est une manière de figer ses retrouvailles afin que ce père évancent échappe plus. Il s'agit d'un voyage intime au confin de la mémoire, de l'écriture, d'un présent imparfait et de la tentative d'esquisser un futur ensemble. Ainsi, Finzer ne se contente pas de retracer l'histoire d'une famille, mais invite chacun à interroger ses propres absences, à revisiter ses souvenirs et écrire peut-être une nouvelle page de réconciliation. J'espère que ce livre vous aura plu. Euh, on va passer à celui qui est mon préféré de la sélection. Voilà, j'attends pas la fin pour vous le montrer, ce sera maintenant. C'est la photographie moderniste brésilienne de 1939 à 1964. C'est mon préfet pour deux raisons. Déjà, la sélection est trop bien et le sujet est vraiment bien. C'est quelque chose que je connaissais pas du tout. Ça, c'est la première raison. Et la 2ème, c'est que j'ai lu beaucoup beaucoup d'histoires de la photo et le fait que ce soit sur un sujet très spécifique comme ça, très pointu, donc une région du monde à un temps donné, euh moi ça m'a beaucoup plu. Donc de bonnes images que j'avais jamais vu, de raisons de l'aimer et je vous propose de le regarder maintenant. Le livre Photographie moderniste brésilienne de 1939 à 1964 Construction, déconstruction, reconstruction, éclaire une page méconnue de l'histoire de la photographie au Brésil à travers le regard de 33 artistes majeurs. Cette publication accompagne l'exposition présentée aux rencontres d'art l'été 2025 et se décline en deux versions françaises et anglaises. Elle réunit 240 pages et prête 190 photographies et documents mélang couleur et noir et blanc. À partir des années 1940, le Brésil traverse de profondes mutations. Le pays s'installe, attire une diaspora européenne fant le nazisme et devient un terrain fertile pour les avant-gardes artistiques. Dans cette effervescence, une nouvelle génération de photographes émerge s'appropriant le médium pour accompagner les bouleversements culturels esthétiques de leur époque. Leurs œuvres font écho à l'architecture d'Oscar Niye, au cinéma de Novo et à la Bosanova en mettant en scène des sujets inédits. ligne moderne de l'architecture, motif botanique au jeu d'ombre et de lumière, expérimentation plastique et perspectives abstraites. L'ouvrage met l'accent sur six figures centrales : Géraldo de Baros, German Loca, Gertrudes Alchul, Marcel Giro, José Oiti Philo et Thomas Farcast. Désolé pour les noms, ils explorent à la fois la puissance sociale, politique et esthétique de la photographie. Leurs images révèlent un Brésil en pleine transformation où la modernité s'incarne dans la ville, l'architecture et la vie quotidienne. Marcela le Grand Marreur, cocommissaire de l'exposition, explique à la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors qu'un grand nombre de pays sont en ruine, la modernisation du Brésil est en marche. C'est dans ce contexte que la photographie brésilienne qui se limitait jusqu'alors au pictoralisme se révèle grâce à des photographes amateurs qui s'intéressent au thème de la ville moderne et de l'urbanisation du pays. Leur démarche dévoile un pays nouveau qui se dote de construction officielle monumentale tout en valorisant également le quotidien. Ces photographes vont créer de nouvelles formes esthétiques qui confinent parfois l'expérimentation. La période couverte de 1939 à 1964 correspond à deux événements clés. La fondation du photo ciné club Banderante à Sao Polo, moteur du mouvement moderniste et le coup d'état de 1964 qui marque un tournant politique et artistique. Le livre et l'exposition sont structurées en trois temps inspirés de la poésie concrète de l'époque : construction, déconstruction, reconstruction. Selon la commissaire, la construction correspond au développement de la ville. La déconstruction repose sur une analyse critique de cette modernisation et la reconstruction s'attache aux nouvelles formes d'expérimentation photographique. Le rôle des photoglubs notamment le photiné club bandéranté et central, il favorise l'échange artistique, l'internationalisation de la photographie brésilienne et son entrée dans les musées. C'est aussi par leur biais que le travail de ces photographes est reconnu à l'étranger. Les œuvres rassemblées pour ce livre proviennent de collection publi et privé principalement du Brésil, de Suisse, mais aussi de France et d'Espagne avec notamment quelques images de la société française de photographie. L'architecture occupe une place essentielle de ce mouvement. La croissance démographique a amplifié la planification urbaine notamment à Sao Paulo, mais aussi à Brésilia. L'architecture a été un pilier important du modernisme brésilien non seulement dans la verticalisation des villes mais aussi à travers des constructions audacieuses qui démontraient que le Brésil était un pays moderne intégré au capitalisme mondial. L'ouvrage est introduit par un texte de Marcel le Grand Marur et Elouis Costa qui reviennent sur les temps forts du modernisme brésilien. Il est enrichi de deux essais, l'un de Raphaël Cardoso historien de là, et l'autre de Rulietta Pestarino, anthropologue et commissaire d'exposition. Le livre offici une vision à la fois historique, critique et sensible d'un pan essentiel de la photographie moderne. Personnellement, je l'ai adoré. La sélection d'images est vraiment d'une grande qualité. Chaque photographie est soigneusement choisie, raconte quelque chose de fort. Je ne connaissais pas du tout le sujet de la photographie moderniste brésilienne et c'est justement ce qui m'a plu. J'aime beaucoup découvrir l'histoire de la photo à travers des sujets très pointus comme celui-ci plutôt que de lire encore une fois des ouvrages génériques où là j'en ai beaucoup lu. Ici, on rentre vraiment dans une démarche originale avec des artistes et des mouvements qu'on voit rarement ailleurs. On sent que le travail de recherche et de sélection a été poussé et ça donne vraiment envie d'aller plus loin. Hop, voilà. J'espère qu'il vous aura plu. Je vous invite à le consulter si vous pouvez pour le coup. C'est vraiment un petit coup de cœur de la sélection. Et laissez-moi vous parler de petites minutes du sponsor de cette vidéo. C'est Skyloom et leur logiciel Luminar Néo. Donc nous voilà dans l'interface de Luminar. Comme vous le voyez, il y a pas mal de presets pour pouvoir gagner un peu du temps sur vos réglages. Notamment pour le paysage. C'est pas mal. L'interface, elle est assez minimaliste. Vous trouvez vite tous les réglages dont vous avez besoin sous la main. Comme vous le voyez, ils ont mis aussi en place pas mal d'intelligence artificielle dedans pour de certaines tâches. Là par exemple, ce que vous voyez, c'est pour la netteté. Donc c'est un petit moteur qui calcule et qui vous fait gagner du temps pour régler ça. Et j'ai fouillé un peu les différentes options. Il y en a pour améliorer les ombres, pour changer le ciel, pour travailler sur les contrastes, la netteté, tout ça. Donc c'est plutôt complet, plutôt intuitif même quand on n pas l'habitude de s'en servir parce que c'est pas un log du ciel que j'utilisais avant cet essai et c'est vrai que la prise en main est assez rapide de mon expérience. Et on retrouve aussi les presets sur l'interface mobile sous la forme de pellicule. Donc ça c'est plutôt sympa à utiliser. Il y a plein d'options et de réglages. Donc là évidemment je me suis amusé avec les différentiels, mais vous pouvez régler tout ce qui concerne votre photo dans le menu. C'est là aussi assez intuitif. Les interfaces sont sympas à utiliser. Ça fonctionne bien et pour mobile, ça permet de retoucher ses photos sans passer par l'ordinateur. Et moi, je trouvais ça assez cool à utiliser et assez pratique, notamment parce que les interfaces ont été pensées pour ça et on le sent vraiment que le design a été travaillé dans ce sensl. Donc tout d'abord, merci à Skylom d'avoir sponsorisé cette vidéo. C'est grâce à ce genre de partenariat avec ses contenu culturels et que la chaîne peut vivre. Donc c'est très chouette à eux de m'avoir fait confiance. Si vous voulez tester leur logiciel, il y a des super promos en ce moment. Euh vous avez Luminar Néo qui a 99 €. Donc c'est le logiciel que je vous ai montré. Vous avez Luminar Néo plus la version mobile à 129 € à vie hein. C'est une licence c'est une fois c'est pour le restant de votre vie. C'est pas tous les mois à payer. Donc ça vous êtes tranquille et c'est assez chouette comme formule. Et enfin, vous avez la version avec luminar néo, le mobile, des presets, des luttes, tout le teinttoin pour 139 €. Là encore à vie. Je vous mets le lien dans la description si vous utilisez le code TH10, il sera dans la description de toute façon. Euh ça vous donne droit à 10 % supplémentaires sur le logiciel parce qu'il y a déjà des super promos là pour l'été, ils ont beaucoup baissé les prix et grâce au petit code affilé de votre créateur préféré, en l'occurrence moi-même, vous avez 10 % en plus. Et on retourne dans la vidéo parler de bouquin et on va passer au suivant qui s'appelle Lumière des roses et loge de la photographie anonyme. C'est bien ça, je me suis pas trompé et je vous propose de regarder maintenant. Lumière des roses et loge de la photographie anonyme présente une plongée dans l'univers fascinant de la photographie anonyme à travers près de 200 images issu de la collection constituée par Marion et Philippe Jaquier pendant 20 ans. Ce livre accompagne l'exposition éponyme des rencontres d'Arl 2025 là encore et marque une étape importante. L'intégration pour la première fois en France d'un vaste fond de photographie vernaculaire au musée de Grenoble grâce à la donation de la fondation Antoine de Galbert. Marion et Philippe Jaquier se définissent comme des chercheurs d'image. Pendant 20 ans, ils ont exploré les marchés opus et brocantes à la recherche d'images susceptibles démonter leur regard. Ils disent qu'il fallait seulement se lever très tôt le weekend pour aller chiner au puces sans savoir ce que l'on cherchait vraiment. Le champ de la photographie anonyme est immense et il nous fallait l'explorer. Il faut être curieux. L'œil vif et au zagué. À la lampe de poche, j'exploré les étales des brocanteurs en quête d'un éclat argentique qui aimente mon regard. Ce qu'ils attient n'est pas la beauté évidente d'une photo, mais le trouble qu'elle suscite en nous. Quelque chose qui nous échappe que nous ne savons pas forcément nommer. Et à ce sujet, je vous renvoie ma vidéo sur barre qui parle de ça. Ce fond, de près de 10000 images argentiques couvre tous les sujets et toutes les techniques. Portrait, scènes familiales, photos scientifique, documentaire, historique intime ou érotique de la première photographie aux instantanées couleurs. Cette diversité témoigne de la liberté du photographe amateur et rend hommage à tous ces auteurs dont le nom est perdu mais dont les images disent-il nous font encore rêver aujourd'hui. L'accumulation s'est faite sans préméditation par pur plaisir de la découverte. Ce n'est que lorsque Antoine de Galbert qui a fait l'acquisition des 10000 photographies de notre fond pour en faire une donation au musée de Grenob a appelé cette collection Marion et Philippe Jaquier que nous avons pris conscience que nous possédions une collection sans le savoir, déclarent ceux qui ont rassemblé les images. Le livre distingue deux types de photographie anonymes : anonymes dont la photographie révèle du loisir et de la sphère privée et les photographes anonymes professionnels dont on ignore l'identité. Ils expliquent, ces deux collectionneurs expliquent la notion d'auteur a évolué avec le temps. Au début du 20e siècle, les photographes reporter exerçant dans des agences étaient considérés comme des simple employés et ne signaient pas leurs images. Quant aux photographes de quartier ou ambulant, il ne revendiquaient pas un statut d'auteur ou d'artistes tout comme les photographes scientifiques, publicitaires ou judiciaires. La sélection inelle s'est faite à la manière d'orpailleur, tamamiser des milliers d'images pour en récolter seulement quelques-unes. Pour cet ouvrage, nous avons opéré de la même manière dit-il, passé près de 1000 puis à 500 puis n'en retenir que 220 tout en gardant cet éclectisme propre à la photographie anonyme. Chaque double page inventa des récits nouveaux selon l'enchaînement des images. Et pour avoir lu le livre, j'ai trouvé ça très frais et très intéressant comme façon de les présenter. L'essai du philosophe Gillbergien présent dans l'ouvrage questionne que voyons-nous quand nous regardons ? Marion et Philippe Jackier partagent ce point de vue. Quand nous regardons une image, chacun voit ce qu'il veut y voir. Le livre invite donc le lecteur à se confronter à ses propres histoires, ses propres énigmes dans une déambulation libre et ouverte à l'imaginaire. Et j'ai trouvé ça très frais, ce qui est d'autant plus bien quand ça se passe à Harle et qui fait généralement très chaud. Et enfin, pour terminer l'ovni de cette sélection, c'est un livre de Stéphane Courtier, donc un grand photographe français qui s'appelle Hélène Legrayet le Corbusier E1027 + 123. Le titre est expliqué dans le livre. C'est un livre qui est intéressant parce qu'il mélange photographie, architecture, un peu art plastique et peinture. C'est assez unique et je vous propose de découvrir ça ensemble. Le livre Hélène Legré, le corps buusier E1027 + 123 de Stéphane Couturier rassemble une série inédite dédiée à la villa E1027 chez moderniste d'Élè Lé et de Jean Badovici à Rockbrun Cap Martin. Et je crois que cette vidéo ne m'aura pas épargné sur les noms de photographes et de lieux. À travers un jeu subtil de superposition entre architecture, fresque de le corbusier, mobilier et paysage méditerranéen, Stéphane Couturier compose des images denses et vibrante à la frontière de l'abstraction et du documentaire. Ce travail accompagne l'exposition présentée aux rencontres d'Arl aussi de l'été 2025. Le projet prolonge la réflexion de Stéphane Couturier sur la superposition d'images initiée dès 2005 avec sa série Meling Points à l'usine Toyota de Valencienne. Selon l'artiste, ce projet est la continuation d'un travail que je mène autour de la superposition de deux images. J'ai poursuivi cette recherche dans différentes villes et autour de l'œuvre de Le Corbuier. La Villa E1027 marquée par la dualité entre peinture et architecture s'inscrit parfaitement dans cette démarche notamment avec les interventions murales de le corbusier qui aujourd'hui encore suscitent le débat. Le titre même du livre E 1027 + 123 porte cette idée de la superposition et des couches temporelles. Stéphane Couturier précise E est celui de Hélène. Le 10 pour la 10e lettre de l'alphabet J qui correspond au prénom de Jean. Le 2 pour la lettre B qui est la première lettre du prénom de Jean Badovici le 7 pour le G de Gré et j'ai rajouté 123 soit 12 pour le L de le Corbusier et 3 pour le C de Corbusier. Il y a dans ce titre l'idée d'additionner les couches de temporalité que l'on peut voir dans cette ville-là et s'appelle un petit peu Motus dit comme ça. Dans son travail, l'architecture est abordée avant tout comme un organisme vivant en transformation constante. Stéphane Couturier explique "Je me suis toujours intéressé non pas spécifiquement à l'architecture mais à l'urbanisme et surtout à l'entre temporelle et aux mutations urbaines. La villa des lingré avec ses vies successives s'inscrit dans cette vision. À travers la superposition de deux images, il densifie l'information, déconstruit une image initiale et propose une reconstruction visuelle inédite. Il déclare : "Elles me permettent aussi de déconstruire l'image afin de reconstruire un nouvel espace visuel. Ainsi, ces nouvelles formes engendrent une nouvelle vision." Le livre joue aussi sur la dynamique combinatoire à partir de quatre éléments. L'architecture des Lingray et de Jean Badovici, les peintures murales de le corps vivier, la mer et la végétation environnante. Stéphane Couturier précise l'idée était de jouer sur la combinaison que l'on peut faire entre des différentes images à partir de quatre éléments bien distincts. L'architecture, les fresques, la mer et le végétal. Il fallait à travers ces photographies retranscrire ce contexte méditerranéen et cette double confrontation artistique et architecturale. La présentation des images dans l'ouvrage accompagne cette démarche. L'artiste explique s'être affranchi de ce dogme qui consiste à dire qu'il ne faut surtout pas recadrer les images. L'idée du livre était justement de se libérer de cette règle et de pouvoir rentrer dans la matière photographique tout en montrant les différentes palettes du site. Certaines images sont ainsi présentées sur une double page, chacune de ces parties restant autonome. Il cherche à maintenir une ambigué visuelle tout en conservant une racine documentaire forte. L'approche de Stéphane Couturier ne relève pas de la fiction mais d'une image augmentée où la dualité des images engendre une infinité de solutions plastiques entre opacité et transparence. Selon lui, les gens se demandent souvent combien il y a d'images dans mes photos, sauf qu'il n'y en a vraiment que deux. C'est cette idée de dualité qui m'intéresse surtout. Certaines images ont cité un ou 2 ans de travail alternant retour et ajustement afin de résoudre une intrigue picturale. J'aime beaucoup cette idée. Ce livre propose ainsi une plongée dans l'univers cinculier de la villa 1027 en révélant à la fois la recherche du site et la complexité des regards qui s'y croisent. Merci à tous d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout. Je vous mets toutes les infos dans la description pour retrouver ces livres sur le site de Xavier Baral. Je vous mets aussi leur Instagram si vous voulez les suivre. Encore une fois, merci à eux de m'avoir envoyé cette sélection. bah quelque part de vous permettre de découvrir un petit peu ces œuvres culturelles et d'aller aussi à Harle quelque part avec eux de façon dématérialisée, voilà, économe en carbone. Si vous voulez des bons plans des photos à pas cher, de Xavier Baral ou d'autres éditeurs, n'hésitez pas à consulter le chiner, il est mis à jour régulièrement, donc faut penser à aller le voir un peu tous les jours pour voir ce qui est intéressant et ce qui est pas cher. Avec le chiner, il y a une newsletter dédiée qui est complètement séparée de celle de la chaîne et du blog par lequel je vous envoie le contenu et les nouvelles vidéos. Cette newsletter vous envoie deux fois par mois les meilleurs bons plans que j'ai sélectionné pour les liv photos. Alors, il y en a qui partent très vite, donc faut être un peu vigilant. Il faut être le premier à l'ouvrir pour pouvoir avoir les bonnes affaires. J'ai régulièrement des mails d'abonnés qui me disent "Ah, j'ai cr lequ c'est pas le bon prix." Pas les premiers à cliquer dessus. C'est aussi disponible via le chiner. Donc tout ce dont vous avez besoin est en description. Hésitez pas à me dire en commentaire le livre qui vous parle le plus, qui vous intéresse le plus et cetera et même ceux de Xavier Baral qui vous plaisent. On peut en discuter. Je vous mets un lien vers mon livre qui s'appelle 10 outils indispensables pour votre projet photo. Celui-là, il est gratuit et vous pouvez le télécharger dans le lien sous la vidéo. Et après, je m'arrête là. Vous connaissez la musique, faut mettre un pouce bleu, faut liker, faut partager ami. Normalement ça vous le savez. Maintenant, cette vidéo va sortir du coup en juillet. Là, pour le coup, ce sera ma vraie vraie pause. Nous, on se revoit qu'en septembre. J'hésitais à faire cette vidéo comme je l'ai dit au début mais elle est sortie. Donc, on se revoit à la rentrée. On va démarrer avec une vidéo avec une autre créatrice de contenu qui tient un podcast assez connu sur la photo et avec lequel on a discuté. Je vous en dis pas plus, passez un bel été, prenez plein de photos et à très bientôt. Salut. Je t'interdis de garder ça au montage Julia. C'est juste qu'il fait chaud. Du coup, je mets un peu de poudre pour pas être tout brillant mais j'ai oublié de le faire. Donc je vais débriller tout au long de la vidéo. Ouais. [Musique]
# Collab skylum
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# Script
Bonjour à tous, ici Thomas Hammoudi et je viens vous parler de photographie.
– Mon éditeur Frnaçais préféré
– Je vous emmène à Arles, on va présenter leur sélection
– Abonez vous à leur newsletter y’a plein de promos, livres signés en exclu, moi j’adore.
– Ils m’ont envoyé leur sélection, merci à eux de faire vivre la culture photo ici, on est partis.
# Father
Father de Diana Markosian est un livre profondément intime qui raconte la quête d’une fille séparée de son père, puis leurs retrouvailles après quinze ans de silence. À travers une alternance de photographies documentaires, d’archives familiales, de textes et de documents d’époque, l’ouvrage explore les thèmes universels de l’absence, de l’exil, de la mémoire et de la réconciliation.
Née à Moscou dans une famille d’origine arménienne, Diana Markosian a vu sa vie basculer à l’âge de sept ans, lorsque sa mère décide de quitter Moscou pour la Californie avec ses enfants, sans prévenir le père. Elle se souvient : « Tout au long de ma vie, mon père n’a représenté qu’une silhouette dans l’album de famille. À l’âge de 7 ans, ma mère nous a réveillé mon frère et moi dans notre appartement à Moscou et nous a dit de faire nos valises. […] Elle a découpé sa photo dans tous les albums de famille. Pour moi, ces espaces vides l’ont rendu plus difficile à oublier. »
Son père, désemparé par ce départ soudain, passera des années à chercher ses enfants, allant jusqu’à écrire au président américain Bill Clinton. Ce n’est qu’en 2014 que Diana décide de partir à sa recherche en Arménie, après avoir mis de longues années à trouver le courage. Elle explique : « Depuis notre arrivée en Amérique, je voulais voir mon père. Il m’a fallu quinze ans pour trouver le courage. J’ai voyagé en Arménie avec mon frère pour le chercher. » Les retrouvailles sont bouleversantes : « Pourquoi ça t’a pris si longtemps ? » lui demande son père, soulignant la douleur partagée de l’absence.
Pendant près de dix ans, Diana Markosian multiplie les voyages en Arménie pour renouer avec cet homme qui lui est devenu étranger, souvent sans appareil photo, simplement pour être là, et petit à petit, reconstruire un lien. Elle confie : « La photographie m’a permis de me confronter à mon père. J’ai documenté notre relation depuis le début. D’une certaine manière, la photographie m’a permis d’être proche de lui, de le voir comme un homme et de lui pardonner. »
L’ouvrage déroule ainsi le récit de ce parcours, mêlant des photographies contemporaines à des archives d’enfance, des lettres et des documents administratifs qui témoignent des efforts du père pour retrouver ses enfants. Des détails intimes jaillissent au fil des pages, comme ce moment où l’artiste retrouve la maison de son père : « Sa maison ressemble au musée de mon enfance. Les peintures à l’huile de mon grand-père et nos photos de famille décorent les murs. Des boîtes en fer-blanc à pois jonchent les étagères de la cuisine. Les jouets d’enfance de mon frère sont rangés dans un placard. »
L’un des gestes les plus forts du livre se trouve à sa toute fin : chaque exemplaire contient une enveloppe vierge. Diana Markosian invite chaque lecteur à écrire sa propre lettre à un parent absent ou retrouvé, et à l’envoyer à l’artiste. Ces lettres viendront nourrir une future exposition, prolongeant le récit collectif autour de la perte et de la reconnexion : « C’est une manière de figer ces retrouvailles afin que ce père évanescent ne lui échappe plus. Il s’agit d’un voyage intime aux confins de la mémoire, de l’écriture d’un présent imparfait et de la tentative d’esquisser un futur ensemble. »
Ainsi, Father ne se contente pas de retracer l’histoire d’une famille, mais invite chacun à interroger ses propres absences, à revisiter ses souvenirs et à écrire, peut-être, une nouvelle page de réconciliation.
# La photographie moderniste brésilienne 1939-1964
Le livre Photographie moderniste brésilienne (1939-1964). Construction, déconstruction, reconstruction éclaire une page méconnue de l’histoire de la photographie au Brésil, à travers le regard de trente-trois artistes majeurs. Cette publication accompagne l’exposition présentée aux Rencontres d’Arles à l’été 2025 et se décline en deux versions, française et anglaise. Elle réunit 240 pages et près de 190 photographies et documents, mêlant couleur et noir et blanc.
À partir des années 1940, le Brésil traverse de profondes mutations. Le pays s’industrialise, attire une diaspora européenne fuyant le nazisme, et devient un terrain fertile pour les avant-gardes artistiques. Dans cette effervescence, une nouvelle génération de photographes émerge, s’appropriant le médium pour accompagner les bouleversements culturels et esthétiques de leur époque. Leurs œuvres font écho à l’architecture d’Oscar Niemeyer, au cinéma Novo et à la Bossa Nova, et mettent en scène des sujets inédits : lignes modernes de l’architecture, motifs botaniques aux jeux d’ombre et de lumière, expérimentations plastiques et perspectives abstraites.
L’ouvrage met l’accent sur six figures centrales : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, Marcel Giró, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Ils explorent à la fois la puissance sociale, politique et esthétique de la photographie. Leurs images révèlent un Brésil en pleine transformation, où la modernité s’incarne dans la ville, l’architecture et la vie quotidienne.
Marcella Legrand Marer, co-commissaire de l’exposition, explique : « À la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors qu’un grand nombre de pays sont en ruines, la modernisation du Brésil est en marche. C’est dans ce contexte que la photographie brésilienne – qui se limitait jusqu’alors au pictorialisme – se révèle grâce à des photographes amateurs qui s’intéressent au thème de la ville moderne et de l’urbanisation du pays. Leur démarche dévoile un pays nouveau qui se dote de constructions officielles monumentales, tout en valorisant également le quotidien. Ces photographes vont créer de nouvelles formes esthétiques, qui confinent parfois à l’expérimentation. »
La période couverte, de 1939 à 1964, correspond à deux événements clés : la fondation du Photo Cine Clube Bandeirante à São Paulo, moteur du mouvement moderniste, et le coup d’État de 1964, qui marque un tournant politique et artistique. Le livre et l’exposition sont structurés en trois temps, inspirés par la poésie concrète de l’époque : construction, déconstruction, reconstruction. Selon Marcella Legrand Marer, « la construction correspond au développement de la ville, la déconstruction propose une analyse critique de cette modernisation, et la reconstruction s’attache aux nouvelles formes d’expérimentations photographiques. »
Le rôle des photoclubs, notamment le Foto Cine Clube Bandeirante, est central : ils favorisent l’échange artistique, l’internationalisation de la photographie brésilienne et son entrée dans les musées. C’est aussi par leur biais que le travail de ces photographes a été reconnu à l’étranger.
Les œuvres rassemblées pour ce livre proviennent de collections publiques et privées, principalement du Brésil mais aussi de Suisse, d’Espagne et de France, comme la Banque Itaú, l’Instituto Moreira Salles ou encore la Société française de photographie.
L’architecture occupe une place essentielle dans ce mouvement : « La croissance démographique a amplifié la planification urbaine, notamment à São Paulo mais aussi à Brasilia. L’architecture a été un pilier important du modernisme brésilien, non seulement dans la verticalisation des villes, mais aussi à travers des constructions audacieuses qui démontraient que le Brésil était un pays moderne, intégré au capitalisme mondial. »
L’ouvrage est introduit par un texte de Marcella Legrand Marer et Helouise Costa, qui reviennent sur les temps forts du modernisme brésilien. Il est enrichi de deux essais, l’un de Rafael Cardoso, historien de l’art, l’autre de Julieta Pestarino, anthropologue et commissaire d’exposition. Le livre offre ainsi une vision à la fois historique, critique et sensible d’un pan essentiel de la photographie moderne.
J’ai adoré ce livre : la sélection des images est vraiment de grande qualité, chaque photographie est soigneusement choisie et raconte quelque chose de fort. Je ne connaissais pas du tout le sujet de la photographie moderniste brésilienne, et c’est justement ce qui m’a plu. J’aime beaucoup découvrir l’histoire de la photo à travers des sujets très pointus comme celui-ci, plutôt que de lire encore une fois des ouvrages plus génériques — là, on rentre vraiment dans une démarche originale, avec des artistes et des mouvements qu’on voit rarement ailleurs. On sent que le travail de recherche et de sélection a été poussé, et ça donne envie d’aller plus loin.
# Eileen Gray / Le Corbusier Villa E-1027+123
Le livre Eileen Gray / Le Corbusier [E1027 + 123] de Stéphane Couturier rassemble une série inédite dédiée à la villa E-1027, chef-d’œuvre moderniste d’Eileen Gray et Jean Badovici à Roquebrune-Cap-Martin. À travers un subtil jeu de superpositions entre architecture, fresques de Le Corbusier, mobilier et paysage méditerranéen, Stéphane Couturier compose des images denses et vibrantes, à la frontière de l’abstraction et du documentaire. Ce travail accompagne l’exposition présentée aux Rencontres d’Arles à l’été 2025.
Ce projet prolonge la réflexion de Stéphane Couturier sur la superposition d’images, initiée dès 2005 avec la série Melting Point à l’usine Toyota de Valenciennes. Selon l’artiste : « Ce projet est la continuation d’un travail que je mène autour de la superposition de deux images. J’ai poursuivi cette recherche dans différentes villes et autour de l’œuvre de Le Corbusier. » La villa E-1027, marquée par la dualité entre peinture et architecture, s’inscrit parfaitement dans cette démarche, notamment avec les interventions murales de Le Corbusier qui, encore aujourd’hui, suscitent le débat.
Le titre même du livre, E1027 + 123, porte cette idée de superposition et de couches temporelles. Stéphane Couturier précise : « Le E est celui d’Eileen, le 10 pour la dixième lettre de l’alphabet, J, qui correspond au prénom de Jean, le 2 pour la lettre B, qui est la première lettre du nom de Jean Badovici, et le 7 pour le G de Gray. J’ai rajouté 123, soit 12 pour L de Le Corbusier et 3 pour le C de Corbusier. Il y a, dès ce titre, l’idée d’additionner les couches de temporalité que l’on peut voir dans cette villa. »
Dans son travail, l’architecture est abordée avant tout comme un organisme vivant, en transformation constante. Stéphane Couturier explique : « Je me suis toujours intéressé non pas spécifiquement à l’architecture mais à l’urbanisme, et surtout à l’entre-deux temporel et aux mutations urbaines. La villa d’Eileen Gray, avec ses vies successives, s’inscrit dans cette vision. » À travers la superposition de deux images, il densifie l’information, déconstruit l’image initiale, et propose une reconstruction visuelle inédite : « Elles me permettent aussi de déconstruire l’image, afin de reconstruire un nouvel espace visuel. Ainsi, ces nouvelles formes engendrent une nouvelle vision. »
Le livre joue sur une dynamique combinatoire à partir de quatre éléments : l’architecture d’Eileen Gray et Jean Badovici, les peintures murales de Le Corbusier, la mer et la végétation environnante. Stéphane Couturier précise : « L’idée était de jouer sur la combinaison que l’on peut faire entre des différentes images à partir de quatre éléments bien distincts : l’architecture, les fresques, la mer et le végétal. Il fallait, à travers ces photographies, retranscrire ce contexte méditerranéen et cette double confrontation artistique et architecturale. »
La présentation des images dans l’ouvrage accompagne cette démarche. L’artiste explique s’être « affranchi de ce dogme qui consiste à dire qu’il ne faut surtout pas recadrer une image. L’idée du livre était justement de se libérer de cette règle et de pouvoir rentrer dans la matière photographique, tout en montrant les différentes palettes du site. » Certaines images sont ainsi présentées sur une double page, chacune de ses parties restant autonome. Il cherche à maintenir une ambiguïté visuelle, tout en conservant une racine documentaire forte.
L’approche de Stéphane Couturier ne relève pas de la fiction, mais d’une « image augmentée », où la dualité des images engendre une infinité de solutions plastiques entre opacité et transparence. Selon lui, « Les gens se demandent souvent combien il y a d’images dans mes photos, sauf qu’il n’y en a vraiment que deux. C’est cette idée de dualité qui m’intéresse avant tout. » Certaines images ont nécessité un ou deux ans de travail, alternant retours et ajustements, afin de résoudre « une intrigue picturale ».
Ce livre propose ainsi une plongée dans l’univers singulier de la villa E-1027, révélant à la fois la richesse du site et la complexité des regards artistiques qui s’y croisent.
# Lumière des roses
umière des roses. Éloge de la photographie anonyme présente une plongée dans l’univers fascinant de la photographie anonyme, à travers plus de deux cents images issues de la collection constituée par Marion et Philippe Jacquier depuis vingt ans. Ce livre accompagne l’exposition éponyme des Rencontres d’Arles 2025 et marque une étape importante : l’intégration, pour la première fois en France, d’un vaste fonds de photographie vernaculaire au musée de Grenoble, grâce à la donation de la Fondation Antoine de Galbert.
Marion et Philippe Jacquier se définissent comme des « chercheurs d’images ». Pendant vingt ans, ils ont exploré marchés aux puces et brocantes, à la recherche d’images susceptibles d’aimanter leur regard : « Il fallait seulement se lever très tôt le week-end pour aller chiner aux puces sans savoir ce que l’on cherchait vraiment. Le champ de la photographie anonyme est immense et il nous fallait l’explorer. Il faut être curieux, l’œil vif et aux aguets. À la lampe de poche, j’explorais les étals des brocanteurs en quête d’un éclat argentique qui aimante mon regard. » Ce qui les attire n’est pas la beauté évidente d’une photo, mais « le trouble qu’elle suscite en nous, quelque chose qui nous échappe, que nous ne savons pas forcément nommer. »
Ce fonds de plus de 10 000 tirages argentiques couvre tous les sujets et toutes les techniques : portraits, scènes familiales, photos scientifiques, documentaires, historiques, intimes ou érotiques, de la première photographie aux instantanés couleur. Cette diversité témoigne de la liberté du photographe amateur et rend hommage à tous ces auteurs dont le nom est perdu mais dont les images, disent-ils, « nous font rêver encore aujourd’hui ».
L’accumulation s’est faite sans préméditation, par pur plaisir de la découverte : « C’est n’est que lorsque Antoine de Galbert, qui a fait l’acquisition des 10 000 photographies de notre fonds pour en faire donation au musée de Grenoble, a appelé cet ensemble Collection Marion et Philippe Jacquier, que nous avons pris conscience que nous possédions une collection sans le savoir. »
Le livre distingue deux types de photographes anonymes : les « Amateurs Anonymes », dont la pratique relève du loisir et de la sphère privée, et les « photographes Anonymes », professionnels dont on ignore l’identité. Ils expliquent : « La notion d’auteur a évolué avec le temps : au début du XXe siècle, les photographes reporters exerçant dans des agences étaient considérés comme de simples employés et ne signaient pas leurs images. Quant aux photographes de quartier ou ambulants, ils ne revendiquaient pas un statut d’auteur ou d’artiste, tout comme les photographes scientifiques, publicitaires ou judiciaires. »
La sélection éditoriale s’est faite à la manière d’orpailleurs : « Tamiser des milliers d’images pour en récolter seulement quelques-unes… Pour cet ouvrage, nous avons opéré de la même manière. Passer de 1 000 puis à 500 images pour en retenir 220, tout en gardant cet éclectisme propre à la photographie anonyme. » Chaque double page invente ainsi des récits nouveaux, selon l’enchaînement des images.
L’essai du philosophe Gilles A. Tiberghien, présent dans l’ouvrage, questionne : « Que voyons-nous quand nous regardons ? » Marion et Philippe Jacquier partagent ce point de vue : « Quand nous regardons une image, chacun voit ce qu’il veut voir. » Le livre invite donc le lecteur à se confronter à ses propres histoires, ses propres énigmes, dans une déambulation libre et ouverte à l’imaginaire.
# Conclusion
Toutes les infos en description
allez voir ce qu’ils font, encore une fois c’est mes préférés en france quasi, super catalogue
pour les réduc pensez au chineur, y’a tous leurs livres dans la base 🙂
Merci à tous, 10 outils, abo, like.
# Mise en ligne IA
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# Retranscription

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